Judith Douillet

Niçoise d'origine, Judith Douillet vit à Jérusalem depuis 14 ans. Elle est traductrice hébreu-français, rédactrice et correctrice, et écrit pour Alliance depuis 3 ans. Sa passion? Les mots, tout simplement.

Les articles de Judith Douillet

Israël : briser le mythe et repenser la mort des premiers-nés en Egypte

Israël: briser le mythe et repenser la mort des premiers-nés en Egypte

La mort des premiers-nés est la dixième et dernière plaie. Immédiatement après, le peuple d’Israël s'est enfui d'Égypte. La Haggadah déclare que celui qui a frappé les premiers-nés était le Saint béni soit-il, qui est descendu en Égypte et a délivré son peuple, mais il s'avère que le rôle du Créateur du monde dans l'hécatombe n'est pas complètement accepté par la pensée israélienne ancienne.

"Dans la Haggada de Pessa’h, nous disons: 'Pas par l’intermédiaire d’un ange, pas par l’intermédiaire d’un serafin, pas par l’intermédiaire d’un messager, Moi, Hashem et personne d’autre », explique le Dr. Micha Royi, chef du département biblique du Collège Oranim. Mais D.ieu a-t-il vraiment frappé les premiers nés lui-même?" Selon lui, la question n’est pas simple, car il s’agit plutôt de la manière de percevoir le Créateur.

"Si nous examinons ce que dit la Torah à ce sujet, nous trouvons que la réponse n’est pas si simple. D'un côté, il est écrit: « Je parcourrai le pays d'Égypte, cette même nuit; je frapperai tout premier-né dans le pays d'Égypte... Je reconnaîtrai ce sang et je vous épargnerai et le fléau n'aura pas prise sur vous lorsque je sévirai sur le pays d'Égypte » (Exode 12: 12-13).

Mais ailleurs il est écrit: " Lorsque le Seigneur s'avancera pour frapper l'Égypte, il regardera le sang...et il passera devant la porte et il ne permettra pas au fléau d'entrer dans vos maisons pour sévir." (Exode 12:23).

"Je reconnaîtrai ce sang et je vous épargnerai..."

"Je reconnaîtrai ce sang et je vous épargnerai..."

"Il est possible de voir qu'il y a deux récits complètement différents ici: selon la première description, Dieu traverse lui-même le pays d'Égypte et frappe les premiers-nés. Quand il voit un linteau ensanglanté, il saute par-dessus et ne le frappe pas, et c’est ainsi que les premiers nés d’Israël ont été épargnés.

D'autre part, selon la deuxième description, Dieu protège les maisons des enfants d'Israël et ne permet pas à l'ange de la mort de frapper le premier-né dans ces maisons, sauvant ainsi le premier-né d'Israël.

Dr Royi explique que le débat ne porte pas uniquement sur la signification du mot Pessah - qu’il s’agisse de sauter, comme il apparaît dans certains versets, ou de défendre, comme il apparaît dans d’autres. "Ce débat porte sur une question beaucoup plus large, à savoir qui fait le" sale boulot" dans le monde."

"Nous connaissons tous l'image de "l'Ange de la Mort "qui vient prendre la vie des hommes pour qui l’heure est venue. Mais pourquoi a-t-on besoin d’un Ange de la Mort, pourquoi D.ieu ne peut-il pas le faire lui-même?

Il se trouve que certains pensent qu'il n'est pas approprié que D.ieu, qui est un D.ieu miséricordieux, accomplisse de telles actions terribles. Tandis que d'autres pensent que Dieu fait tout lui-même, même les choses les moins agréables, et que cela ne nuit pas à son honneur ni à sa miséricorde.

"Ce débat est l’un des innombrables débats internes de la Bible. Certains d’entre eux traitent de la compréhension de l’image et des voies de D.ieu dans le monde et certains traitent de sujets complètement différents ", conclut-il.

Source : Israel HaYom

Eurovision 2019 : le ministère israélien du tourisme attire les visiteurs avec un clip détonnant

Eurovision 2019 : le ministère israélien du tourisme attire les touristes avec un clip détonnant
Bikinis, pastèques, antiquités, Jérusalem, les plages de Tel Aviv, Sagi Beatbox et Shir Elmaliah - tout ce dont vous avez besoin pour faire venir en masse les touristes se trouve dans l'agenda publicitaire du ministère du Tourisme pour le Concours Eurovision de la chanson
Il semble que la moitié du pays se soit mobilisé pour pousser l'Eurovision 2019 à Tel-Aviv le plus haut possible et faire en sorte que chaque miette d'information positive soit récoltée pour Israël. Moins d'un mois avant la finale, le ministère du Tourisme se prépare pour le Concours Eurovision de la chanson 2019 à Tel Aviv, avec mannequins hommes et femmes, danseurs et Beat Box.

Cette fois encore, le ministère du Tourisme a recruté pour sa campagne sa présentatrice permanente, Shir Elmaliah, un mannequin israélien, filmée dans un clip participant à la promotion d'Israël.

Le clip, qui a été tourné sur les plages de Tel Aviv et à Jérusalem, sera prochainement diffusé dans toute l’Europe.

Source : Israel HaYom

Israël : L28, la plate-forme culinaire de Tel Aviv rassemble les chefs émergents

Israël : L28, la plate-forme culinaire de Tel Aviv rassemble les chefs émergents

S'agit-il d'une startup ? D’un restaurant ? Est-ce un hub ? En fait, c'est une plateforme culinaire. L28 est une création inédite qui fusionne le monde de l'innovation et de la technologie israélienne avec sa scène culinaire explosive.

Pour les consommateurs, c'est un nouvel endroit fantastique pour manger. Pour les chefs et les autres acteurs de l'écosystème culinaire local, c'est l'occasion de percer et de "faire une sortie".

L'idée de Start-Up Nation Central, l'association à but non lucratif qui sert de passerelle à la communauté israélienne de l'innovation, L28 (nommée d’après son adresse sise au 28 rue Lilienblum à Tel Aviv) rappelle beaucoup les autres start-ups.

L'entrepreneur est un jeune chef aux idées audacieuses et créatives qui, comme tout PDG en devenir, a besoin d'investissement initial, d'outils et de conseils. Il ou elle obtient tout cela sous la forme d'un restaurant magnifiquement conçu, qui regorge de cuisiniers, de serveurs, de personnel et d’équipement, ainsi que d'un investissement de départ.

Après six mois de dur labeur, le chef maintenant plus expérimenté est prêt à faire son entrée dans le monde. Puis, L28 se tourne vers un autre jeune chef et recommence le processus.

"Notre organisation fait deux choses principales : nous aidons et soutenons l'innovation israélienne dans le domaine de la technologie, puis nous la connectons là où elle est nécessaire dans le monde ", déclare Amir Mizroch, responsable de la communication de Start-Up Nation Central. "Nous appliquons ce modèle à l'innovation culinaire."

Un nouveau langage culinaire

L28 suit les vagues de la cuisine israélienne à travers le monde. Il semble qu'il ne se passe pas un jour sans qu'un chef israélien travaillant à l'étranger remporte un prix, qu'un livre de cuisine israélienne paraîsse, ou que quelqu'un essaie de préparer de la shakshuka et du tahini à la maison.

Chez L28, la cuisine change tous les six mois avec le chef cuisinier. Photo: courtoisie

Chez L28, la cuisine change tous les six mois avec le chef cuisinier. Photo: courtoisie

Pourtant, on ne sait pas encore très bien ce qu'est réellement la "cuisine israélienne" – qu’il s’agisse du résultat du regroupement des diasporas juives, de la tradition culinaire arabe locale ou de la création d'un langage culinaire nouveau et distinctif.

Ceux qui dirigent la L28 sont convaincus que c'est le dernier.

"Notre but ultime est de voir ce que c'est - cette cuisine israélienne - et de poser des questions, d'apprendre et de mettre en contact toutes les personnes intéressantes de l'étranger et d'ici aussi en Israël," dit Gabriel Israel, le directeur culinaire de L28.

Amir Mizroch est d'accord. Ce n'est que maintenant que nous voyons des chefs israéliens apposer leur marque à l'étranger avec ce qu'on appelle la "cuisine israélienne". En fait, nous croyons que c'est en train d'être créé ici et nous l'encourageons."

Israël recherche trois caractéristiques principales dans le choix des chefs. Tout d'abord, la créativité, qu'il s'agisse de design, de menus ou de combinaisons de plats. Deuxièmement, il y a le professionnalisme - leur façon de travailler, de cuisiner et d'agir. Dernier point, mais non le moindre, l'identité. L28 veut que ses chefs cuisiniers aient des plats typiques et créent leurs propres réalisations.

La chef galiléenne Shuli Wimer

Shuli Wimer, née en Galilée, a été la première cuisinière de la plate-forme. Sa cuisine est inspirée de la Galilée – avec des aliments israéliens et arabes, de la ferme à la table. Des repas de saison - avec un accent italien, car elle a travaillé pendant les six dernières années au célèbre River Café de Londres.

Ces deux influences sont très visibles dans les menus favoris d’Amir Mizroch et de Gabriel Israël. Pour Mizroch, c'est une soupe au pain à l'italienne, tandis que pour Israël, ce sont des quenelles farcies de fromage labaneh dans un bouillon de raisin.

A la mi-avril, Shuli Wimer a été remplacée au L28 par Stav Naveh, une jeune cuisinière de Jérusalem, qui promet un menu très centré sur Jérusalem pour les six mois à venir.

L'incubateur culinaire est situé au rez-de-chaussée du nouveau bâtiment de Start-Up Nation Central, au centre-ville de Tel Aviv. Un jardin sur le toit fournit au restaurant tous les légumes verts dont il a besoin.

Un jardin sur le toit fait partie de l’écosystème culinaire de L28. Photo: courtoisie

Un jardin sur le toit fait partie de l’écosystème culinaire de L28. Photo: courtoisie

Le jardin, tout comme les contacts étroits de L28 avec d'autres fournisseurs locaux, est en phase avec la philosophie générale de SNC : créer un écosystème d'entrepreneurs israéliens interconnectés et aider le monde à les découvrir.

Cette mission de découverte culinaire prend plusieurs formes. Un groupe de chefs célèbres et d'influenceurs de l'étranger a visité L28 et goûté des plats concoctés à partir de produits développés par l'industrie agroalimentaire locale, un autre domaine d'expertise de l'association.

La preuve est dans le pudding

L'innovation, c'est génial, c'est sûr. Mais quel goût ça a ? Plutôt bon, à en juger par les critiques élogieuses de L28 dans la presse locale et sa liste d'attente complète.

"La plupart des amateurs ici en Israël ont compris ce que nous essayions de faire ", dit Israël. "C’est la raison pour laquelle nous sommes complets une semaine à l’avance."

Il note également que le concept de " chef changeant" est excellent pour les clients. "C'est une expérience cool parce que les gens s'ennuient de manger toujours la même chose ", dit-il. Mizroch conclut que la nourriture et l'innovation intéressent une foule particulièrement nombreuse.

"Il y a toute l'histoire des liens qui unissent les Juifs et les Arabes, les Juifs américains et les peuples du monde entier qui ont un intérêt dans la cuisine israélienne", note-t-il.

"Comment rapproche-t-elle les gens ? La nourriture est une de ces choses rares, comme la musique, qui peut vraiment transcender."

L28, 28 rue Lilienblum, Tel Aviv. Ouvert du dimanche au jeudi de 8h à 11h, en soirée de de 19h à 23h; Vendredi et samedi soir, 19h-23h.

Source : Israel21c

Eurovision à Tel Aviv : alors que les prix des appartements s’envolent, l’accueil du Shabbat demeure pérenne

Israël : accueil du Shabbat pour le Concours Eurovision de la chanson à Tel Aviv

Alors que certains particuliers domiciliés à Tel Aviv se frottent d’ores et déjà les mains à l’idée du pécule qu’ils vont amasser en louant leur appartement à l’occasion de l’Eurovision (jusqu’à 10000 shekels…), la municipalité de Tel Aviv-Jaffa a lancé un appel aux habitants de la ville qui souhaitent accueillir des touristes arrivant en Israël pour l’événement, dans le but d’organiser une Kabalat Shabbat (accueil du Chabbat) israélienne.

"Nous travaillons avec diligence pour que le Concours Eurovision de la Chanson soit une expérience de qualité , et il est tout aussi important pour nous que nos résidents profitent du boom touristique de la ville", a déclaré le maire Ron Huldai. "L’initiative Kabbalat Shabbat est l’un des moyens de relier des milliers de touristes aux familles de Tel Aviv et de les exposer à l’atmosphère de fête de la veille du Shabbat en Israël."

Huldai a ajouté: "J'ai déjà informé Yael, ma femme, de réserver son vendredi avant la finale de l'Eurovision pour que nous puissions cuisiner."

Certaines des célébrités de la ville se sont déjà portées volontaires pour accueillir le Shabbat chez eux, notamment le comédien et acteur Zvika Hadar et son ami musicien Doron Medley, le pianiste Gil Shohat, l'acteur Tal Moseri, la journaliste et personnalité de la télévision Hila Korach et le chef Haim Cohen.

Les repas auront lieu le vendredi 17 mai au soir, la veille du concours Eurovision de la chanson.

Inscription et autres détails sur le site Web de la municipalité de Tel Aviv.

Travaux pour la mise en place du Concours Eurovision de la chanson au alais des expositions // Photo: Koko

Travaux pour la mise en place du Concours Eurovision de la chanson au alais des expositions // Photo: Koko

Comme nous le disions en introduction, près de la moitié des résidents de Tel Aviv ont déclaré être ouverts à la possibilité de louer leur appartement lors du Concours Eurovision de la chanson, selon une enquête du site Web Travlist.

L’enquête a révélé que 6% des personnes interrogées avaient déclaré qu’elles louaient leur appartement à des touristes lors du Concours Eurovision de la chanson et environ 41% envisageaient de louer.

D'autre part, 40% se sont déclarés fortement opposés à cette idée et 13% ne sont toujours pas certains. L’enquête comprenait 200 entretiens en ligne, représentant un échantillon représentatif de résidents de Tel Aviv et du centre, âgés de 25 à 64 ans.

Ceux qui possèdent un appartement de quatre pièces peuvent gagner jusqu’à 2 500 NIS par nuit (10 000 NIS pour quatre nuits). Pour cette somme astronomique, vous pouvez vous offrir un forfait vacances dans un hôtel de luxe cinq étoiles à Athènes, en demi-pension, au prix de 8300 NIS par couple. Et il vous restera 1700 shekel pour vos loisirs !

Source : Israel HaYom

Une startup israélienne repère de nouvelles tendances dans les repas de fête traditionnels

Une startup israélienne repère de nouvelles tendances dans les repas de fête traditionnels

Tastewise, une jeune entreprise israélienne qui utilise la technologie d'intelligence artificielle pour se tenir au courant de l'évolution des tendances alimentaires en parcourant des menus et des milliards d'articles, de photos et de recettes sur les médias sociaux, affirme que la soupe de kneidlekh avec une touche japonaise ou mexicaine, ainsi que les algues marines salées et les betteraves remplaçant le traditionnel os à moelle, seront les nouvelles stars cette année sur les tables du Seder de Pessa’h.

Dans un nouveau rapport sur les tendances de Pessa’h et de Pâques cette année, Tastewise, fondé en 2017 par Alon Chen et Eyal Gaon, utilise la technologie d’intelligence artificielle qui est spécialement concue pour lire et enregistrer les modifications effectuées dans plus de 150 000 menus de restaurants aux Etats-Unis. Lorsqu'il combine cette information avec des interactions réelles sur les médias sociaux, il est capable de prédire ce qui bouge pour les gourmets.

Pour Pessa’h, Tastewise a constaté une augmentation des mentions de la soupe de kneidlekh (boulettes de matzah). La matzah est une galette croquante que les Juifs mangent pendant la fête de la Pâque au lieu du pain ; les boulettes de matzah sont faites en mélangeant de la farine de matzah – de la matzah finement moulue - et des œufs pour former une boule molle qui est bouillie et servie dans une soupe bien chaude.

Nouilles asiatiques Ramen dans un bouillon avec de la viande (Lisovskaya; iStock de Getty Images)

Nouilles asiatiques Ramen dans un bouillon avec de la viande (Lisovskaya; iStock de Getty Images)

"Les boulettes de Matzah, traditionnellement considérées comme un aliment réconfortant, font l'objet d'une attention particulière avec de nouvelles fusions", indique le rapport, ajoutant que les mentions dans les médias sociaux de la soupe de boulettes de Matzah ont augmenté de 8,3 % par rapport à l'année dernière.

Les kneidlekh et les ramen, nouilles japonaises, "entrent en collision cette année, pour créer l'une des fusions saisonnières les plus exotiques", selon le rapport. Les ramens sont généralement servis dans un bouillon à base de viande ou de poisson, avec de la sauce soja ou miso.

Les "kneidlekh pozole" est également à la mode, selon le rapport, avec une augmentation de près de 89% des mentions dans les médias sociaux au cours des quatre derniers mois. La Pozole est une soupe mexicaine traditionnelle à base de grains de maïs séchés - et de viande et garnie de piments chili, d'avocat, de citrons verts et de salsa. Elle est traditionnellement servie par les Mexicains le soir du Nouvel An.

Salade japonaise aux algues wakame (alpaksoy; iStock de Getty Images)

Salade japonaise aux algues wakame (alpaksoy; iStock de Getty Images)

L'eau salée est une partie traditionnelle du seder juif, évoquant les larmes des Israélites pendant leur période d'esclavage en Egypte, et aussi de leur salut par la traversée de la Mer Rouge. Cette année,  les médias sociaux mentionnent le wakame, une algue saine et salée, en hausse de 37%.

Pour les végétaliens inébranlables, les betteraves rôties sont destinées à remplacer l'os traditionnel du plateau - un clin d'œil au sacrifice pascal des temps anciens. Cette approche relativement nouvelle est basée sur la recommandation du rabbin Rashi, spécialiste du 11ème siècle, qui a suggéré que les betteraves pourraient être utilisées à la place. Il y a une augmentation de 11% des mentions des médias sociaux sur le sujet, a déclaré Tastewise.

Les délices végétaliens sont également à la mode pour les fêtes de Pessa’h, selon le rapport, avec des châtaignes, des tomates séchées au soleil et des frittatas sans œuf également rapportés sur les réseaux sociaux.

Source : The Times of Israël - Nocamels

Comment les hôtels casher vont-il faire face à l'épidémie de rougeole pendant Pessa'h

Comment les hôtels casher vont-il faire face à l'épidémie de rougeole pendant Pessa'h

En janvier, avant qu'une épidémie de rougeole ne se propage dans les quartiers juifs orthodoxes de New York, Channie Klor a réservé un séjour pour Pessa’h dans un hôtel en Pennsylvanie pour sa famille de sept personnes.

Quatre mois plus tard, plus de 500 cas de la maladie se sont propagés à travers les Etats-Unis au travers d'une épidémie liée à des juifs orthodoxes, en particulier des Hassidim non vaccinés qui étaient infectés. Et la maladie est très contagieuse : un seul voyageur israélien orthodoxe, qui s'est rendu dans le Michigan via New York, aurait transmis la maladie à 39 personnes après avoir reçu un mauvais diagnostic.

Channie Klor s'est retrouvée confrontée à un véritable dilemme : rester à la maison, vacciner son bébé de 8 mois plus tôt que prévu ou rester à l'écart des lieux publics pendant toute la durée de son séjour à l'hôtel?

C'est un calcul que font actuellement plusieurs dizaines de milliers de Juifs religieux qui rempliront les hôtels pour la Pâque, mangeront et se croiseront dans un espace restreint pendant huit jours.

Cette année, les organisateurs du programme dans la région du Grand New York essaient de s'assurer que leur clientèle n'est pas porteuse de la maladie. Pourtant, personne ne réclame les carnets de santé à la réservation. Mais certains ont dit qu'ils avaient demandé à leurs clients de se faire vacciner avant leur arrivée à l'hôtel.

"Nous avons informé tous les clients que s'ils ne se faisaient pas vacciner, ils ne pouvaient pas venir à notre hôtel ", a déclaré Rabbi Motty Katz, directeur du programme Katz Pesach au Long Island Hilton à Huntington, New York. "Nous allons être très stricts à ce sujet. ... Si vous n’êtes pas vacciné, n'allez pas dans un lieu public."

Le rabbin Yitzchok Neger, l'un des responsables du programme pascal au Wyndham Golf Resort de Lancaster, en Pennsylvanie, a déclaré qu'il était " «plutôt confiant dans le fait que nous n’aurons aucun problème de contagion avec nos clients."

La plupart de ses 1300 clients ne sont pas des Hassidim.

"Nos clients ne viennent d'aucune communautés hassidiques, et les autres communautés juives sont très favorables à la vaccination ", a-t-il dit, suggérant que la vaccination est plus courante dans les communautés orthodoxes non-hassidiques. "Beaucoup de nos clients proviennent d'endroits où les rabbins ont envoyé une lettre à tout le monde pour leur demander de se faire vacciner. Certaines des synagogues d'ici avaient des cliniques gratuites."

Une affiche met en garde contre la rougeole dans la communauté juive orthodoxe de Williamsburg, Brooklyn, à New York, le 10 avril 2019. (Spencer Platt / Getty Images)

Une affiche met en garde contre la rougeole dans la communauté juive orthodoxe de Williamsburg, Brooklyn, à New York, le 10 avril 2019. (Spencer Platt / Getty Images)

Chaque année, des traiteurs casher et des entreprises de tourisme louent des hôtels entiers pour les fêtes, offrant à leurs clients des repas, des offices religieux, des conférences et des divertissements. Plus de 100 000 Juifs du monde entier, principalement orthodoxes, célébreront la fête dans un hôtel casher lePessa'h, selon Raphi Bloom, fondateur de TotallyJewishTravel.com, un site Web qui sert de centre d'information pour les réservations des fêtes de Pessa’h.

L'épidémie de rougeole a été liée à de faibles taux de vaccination. Jane Zucker, commissaire adjointe du Bureau de la vaccination de la ville de New York, affirme que la communauté hassidique de Williamsburg, à Brooklyn, a l'un des taux de couverture vaccinale les plus faibles parmi les jeunes enfants.

Agudath Israel of America, qui représente les Juifs haredi, insiste sur le fait que les quartiers orthodoxes avec des épidémies ont des taux de vaccination rivalisant avec ceux de "nombreuses autres municipalités", mais que leurs communautés peuvent être plus vulnérables pour d'autres raisons : ses membres voyagent fréquemment à l'étranger et ont de nombreux enfants à des âges plus sensibles à la maladie.

"Demander aux clients de ne pas venir s'ils ne sont pas immunisés est la meilleure marche à suivre", a déclaré L'via Weisinger, membre d'Emes, mot hébreu pour "vérité", un nouveau groupe d'infirmières orthodoxes encourageant la vaccination. Si Mme Weisinger avait théoriquement pu établir une politique dans un hôtel, elle aurait demandé à chaque client de se faire vacciner et aurait ensuite vérifié son carnet de vaccination à la porte.

"Cependant, avec des personnes provenant de toutes les communautés, de tous les différents programmes, d’endroits différents, c'est comme déchirer un oreiller de plumes et tenter ensuite de toutes les rassembler."

En fin de compte, Channie Klor a décidé d’administrer à son bébé le vaccin ROR plus tôt que prévu. Au total, environ 30 membres de sa famille élargie passeront la Pâque au Wyndham Golf Resort. Si elle n'avait pas pu vacciner ses enfants, dit-elle, elle aurait passé les fêtes à éviter les espaces publics de l'hôtel.

"L’espace d’un instant, j'ai pensé que nous devrions peut-être louer une maison à la place", explique Mme Klor, infirmière praticienne à South Bend, dans l'Indiana. "Mon bébé est prématuré, donc je le protège davantage. Si je n'avais pas pu lui obtenir ce vaccin, j'aurais probablement fini par y aller, mais j'aurais été extrêmement mal à l'aise tout le temps."

Même en dehors de l'industrie hôtelière de la Pâque, les fêtes amènent des individus à se rassembler dans les avions, dans les synagogues et les boutiques. Une collecte de vêtements avant Pessa’h à Baltimore a exigé de ses participants qu'ils signent une décharge légale de vaccination. Channie Klor a dit qu'à South Bend, les gens se sont précipités pour se faire vacciner avant les fêtes.

"Je suis en colère car je dois volontairement soumettre mon bébé à plus de douleur que nécessaire parce que je veux le protéger de la rougeole ", a écrit Mme Klor sur Facebook. "Quand vous choisissez de vacciner, cela va au-delà de vous, c'est une décision désintéressée qui protège notre population la plus vulnérable."

Israël : ce n'est pas une blague, ce pain est casher pour Pessa'h

Israël : ce n'est pas une blague, ce pain est casher pour Pessa'h

"Je suis le boulanger, mais le secret de la préparation du pain réside entre les mains de ma femme", explique Yehuda Luchter, 40 ans, musicien et propriétaire de la boulangerie Taffman à Bat Ayin, qui produit des pains cashers pour la Pâque juive (Pessa’h). Une véritable bonne nouvelle pour tous ceux qui ne peuvent passer Pessa’h sans produit de substitution véritable.

Bien qu'il soit considéré comme une graine d'un point de vue botanique, le teff ne l'est pas car il ne fait pas partie des cinq types de graines interdits à la Pessa’h - blé, orge, avoine, seigle et épautre. "Le teff est le grain le plus vieux du monde, il a 3000 ans", explique Yehuda, "et il n'a pas changé depuis, et certains affirment qu'il est originaire d'Israël et est arrivé en Ethiopie avec la reine de Saba.

Aujourd'hui, 95% de sa croissance dans le monde provient d'Éthiopie, où il constitue la composante majeure de l'alimentation quotidienne de la population et possède d'excellentes valeurs nutritionnelles. "Le teff que nous utilisons est une espèce particulière qui provient d’un endroit très spécifique en Éthiopie et j’accompagne moi-même le processus de mouture. En Israël aussi, nous essayons de cultiver du teff, au Kibboutz Sa'ad, mais il est différent de celui qui pousse en Éthiopie".

La personne qui a découvert comment transformer du teffe en pain est Liora, l’épouse de Yehuda qui est montée en Israël dans le cadre de l’opération Salomon. "Un jour, ma femme est venue vers moi avec une miche de pain et m'a dit de la goûter". Le goût était spécial, complètement différent de l'injera, ce que l’on prépare en général avec le teff.

"C’était une question de timing, comme en musique, il y a un moment où le pain lève et ma femme est parvenue à saisir ce moment. Nous avons commencé à vendre du pain sur les étals et tout est parti… comme des petits pains. Nous avons également vendu à la maison à l’occasion de festivals et le stock s’est écoulé très rapidement. Nous avons réalisé que nous détenions quelque chose de nouveau et d’intéressant. "

Yehuda Luchter et son pain de teff

Yehuda Luchter et son pain de teff

Yehuda et Liora ont transformé leur loisir en entreprise, créant une boulangerie qui produit aujourd’hui des centaines de pains par mois. Le pain est approuvé par le rabbinat de Gush Etzion et par le rabbin Shmuel Eliyahu, puisque tous les décisionnaires rabbiniques et érudits s'accordent pour dire qu'il est permis de manger du teff pendant Pessa'h, même lorsqu'il est fermenté, et même lorsqu'il est cuit sous forme de pain.

Étonnamment, les personnes issues du pays qui est à la source du teff  ne le mangent pas pendant Pessa’h. Les Juifs éthiopiens le considèrent comme ‘hametz et ne le consomment pas pendant la fête. Liora elle même s’abstient de consommer les pains et pâtisseries qu'elle prépare.

"Les Juifs éthiopiens sont partis en exil après le Premier Temple. Pour eux, le teff est du chametz. Ils n'en mangent pas du tout pendant Pessa’h. Cependant, si vous demandez à un Éthiopien s'il mange du pain de teff durant la Pâque, il vous dira que ce pain n'existe pas. Vous devrez lui montrer qu'il y a une famille à Bat Ayin qui en produit et même dans ce cas, il n'est pas sûr qu’il y croira car pour lui, le teff est de l’injera et non du pain.

"Le teff ne lève pas même si vous y mettez de la levure. Il n'y avait donc pas de pain de teff en Ethiopie, ma femme l'a inventé. Pour un éthiopien, manger du teff a Pessa’h est impensable, c'est comme si vous disiez à un ashkenaze de manger du riz, il sait que ce n'est pas du ‘hametz, mais il ne le mangera tout de même pas."

"Tout le pain que nous avons préparé pour Pessa'h est déjà vendu", conclut Yehuda. "Et nous nous sentons comme investis d’une mission, parce que notre pain fait du bien au peuple."

Source : Israel HaYom

Ces Hassidim qui offrent l'hospitalité aux visiteurs juifs en Europe de l'Est

L’hospitalité offerte gratuitement aux visiteurs Juif en Europe de l'Est

Imaginez vous atterrir dans un pays étranger, vous ne connaissez pas la langue, vous n’êtes pas familiarisé avec l’environnement et vous souhaitez seulement ôter un instant vos chaussures, siroter un café chaud, une soupe réconfortante ou simplement prendre un en-cas qui vous fera vous sentir un peu chez vous. Et si déjà, ce serait bien si vous pouviez en profiter sans même avoir à ouvrir votre portefeuille.

Si la situation suivante vous semble être de la science-fiction ou du domaine du rêve, vous seriez surpris de savoir que, dans des pays d'Europe de l'Est, une communauté juive dynamique a créée une initiative nommée "Hakhnassat Orkhim" (hospitalité juive) pour le bien des touristes juifs de pays étrangers à la recherche d'un endroit où poser la tête, prendre un repas léger et profiter de la compagnie des autres touristes.

Ces lieux, généralement proches des cimetières où reposent les grands rabbins d’Israël de la période hassidique, perpétuent la tradition d’Avraham Avinou, qui était assis à l’entrée de sa tente et attendait les visiteurs épuisés qui passaient devant sa maison.

Si la plupart d'entre vous n'ont pas la moindre idée de ce dont il s'agit, il est raisonnable de supposer que vous ne faites pas partie des Hassidim qui voyagent dans les pays d'Europe de l'Est. Les vols low-cost et les prix avantageux proposés en Pologne apportent la prospérité non seulement aux centres commerciaux de Varsovie et de Cracovie, mais aussi aux tombeaux des Justes qui y sont situés. Certains hassidim viennent pour formuler une requête et la plus grande partie d'entre eux pour prier pour le peuple d'Israël.

Un repas léger, gratuitement

Un repas léger, gratuitement

L’arrivée de ces hassidim en Europe de l’Est a amené les communautés juives qui y vivaient à penser que si déjà ils étaient ici pour prier pour un peuple entier, alors ils devaient être soignés de la meilleure façon possible.

Un invité juif est arrivé? Vous devez en prendre soin sans rien attendre en retour

Le concept de l'hospitalité est très important pour le peuple juif. On peut le voir au début de la Haggadah de Pâque avec l'apparition des versets - "Tous ceux qui ont faim mangeront". C’est-à-dire que même si une personne que vous connaissez peu ou que vous appréciez modérément est arrivée, vous êtes obligé de prendre soin de tous ses besoins sans réclamer d’argent.

Retournons en Pologne : comme mentionné ci-dessus, l'idée d'hospitalité visait principalement à apporter une réponse à tous ceux qui visitent les tombeaux des Justes dans tout le pays. En raison des limites imposées par la cacherout et du manque de temps, les hassidim préfèrent éviter les dépenses inutiles en hôtels de luxe et les repas coûteux, et péleriner sur le plus grand nombre de tombes possible dans les meilleurs délais.

Et au fait, toute personne qui pense à tort que Hakhnassat Orkhim sera un lieu pour manger des repas sans fin sera déçue. Aucun chef étoilé Michelin n’attend les clients. Alors, qu'y a-t-il à manger? Dans certains endroits, il y a une soupe chaude dans une grande marmite sur une plaque chauffante, ou des kugel de pâtes ou de pommes de terre. Parfois, il y a aussi du pain frais ou des gâteaux importés d'Israël.

Dans les endroits où il n'y a pas d'employé permanent, il y a généralement une grande cuisine, dont les armoires sont remplies d'une sélection de produits fermés tels que des conserves, du thon, divers cornichons, des plats ou des soupes instantanés pour une préparation rapide, des crackers, du lait UHT et, bien entendu, tout le nécessaire pour la préparation de boissons chaudes.

Soit dit en passant, dans certaines Hakhnassat Orkhim, vous pouvez parfois trouver un hôtel ou une maison d'hôtes cachère et abordable. Dans ces hôtels, il y a une mezouza dans chaque chambre, l'hôtel lui-même est casher dans son intégralité et respecte les lois du Shabat.

Attention, pas d'étoile Michelin au restaurant!

Attention, pas d'étoile Michelin au restaurant!

Qui est derrière ces initiatives ?

Pour la plupart, Hakhnassah Orkhim est une entreprise privée d’hommes d’affaires juifs ou de personnes fortunées qui souhaitent contribuer et partager leurs richesses avec le public. Au départ, il s’agit seulement d'un investissement financier important, mais avec le temps, les entrepreneurs confirment que ce sont des projets qui nécessitent du temps et de l'attention. Cependant, vous n'entendrez aucune plainte. Ils le font avec beaucoup d’amour et de joie, car ils ont la possibilité d’aider tous les Juifs, quels qu'ils soient.

Où?

Il existe plusieurs lieux d'Hakhnassat Orkhim pour les visiteurs à travers l’Europe. Le centre, est, bien sûr, la Galicie. Cependant, la Galicie actuelle est divisée entre la Pologne et l'Ukraine, de sorte qu'un nombre considérable de visiteurs peut être reçu à la fois ici et là. On trouve d’autres petits mouvements hassidiques dans toute la Hongrie, qui a également adopté l’idée de l’hospitalité.

Et malgré la tradition et la préservation des coutumes du passé, il existe dans le monde moderne une belle application appelée "Nessia Tova" (bon voyage) qui vous permet de savoir où vous pourrez être accueilli dans le monde, où se trouvent les tombes des Justes et les numéros de téléphone utiles pour ceux qui veulent rechercher leurs racines juives en Europe.

Source: Ynet

La croissance remarquable des communautés israéliennes proches de Gaza malgré les menaces terroristes quotidiennes

La croissance remarquable des communautés israéliennes proches de Gaza malgré les menaces terroristes quotidiennes

En période de tension et de violence entre Gaza et Israël, les médias internationaux ont tendance à se concentrer principalement sur les derniers dégâts et sur les morts, en particulier à Gaza, plutôt qu'aux conséquences psychologiques profondes de la guerre. "Si ça saigne, ça captive" comme l'a dit un jour le journaliste du magazine new-yorkais Eric Pooley.

Mais encore plus rare que le dialogue sur les conséquences sociales à long terme de la violence, le discours post-conflit sur les conséquences économiques des tensions et du terrorisme. Dans le contexte de la récente croissance économique de la région de l'enveloppe extérieure de Gaza, en Israël, les roquettes représentent un défi de taille - non seulement pour le bien-être physique et émotionnel des familles de la zone, mais aussi pour le bien-être économique de la région.

Au cours de l'année écoulée, la population des abords de Gaza a augmenté et, avec elle, des signes positifs de croissance économique. Malgré la menace de retombées de la "Marche du retour" palestinienne à la frontière de Gaza, qui a lieu presque tous les vendredis depuis un an, plus de 50 familles se sont réinstallées aux abords de Gaza et 20 dans la seule communauté frontalière de Kerem Shalom, au cours de cette même période.

Un nouveau maire a été élu à Sha'ar Hanegev, Ofir Libstein. Il oeuvre à stimuler la croissance économique dans la région. Plusieurs centaines de nouveaux lotissements sont en cours de construction à Sderot et dans les communautés environnantes, et de nouvelles entreprises ont vu le jour pour diversifier l'industrie locale.

De toute évidence, les communautés situées à proximité de Gaza voient les fruits de l'attention qu'elles portent au développement économique.

Mais alors qu'elles ont passé l'année écoulée à aller de l'avant, lorsque la tension montait - comme les communautés l'ont constaté lors de la dernière vague de roquettes palestiniennes en mars - les entreprises de la région ont souvent plongé dans le désarroi. Les roquettes posent divers défis à la poursuite de la croissance économique, en particulier pour les industries du transport maritime et de la fabrication qui sont courantes dans le Sud.

"Les problèmes de sécurité et les alertes rouges ont un impact négatif sur le développement économique régional", a déclaré Ofer Maimon, PDG d'Eshkol Regional Enterprises Company et directeur du parc industriel Avshalom. Il a déclaré à JNS : "Il y a un problème de transport quand il y a des alertes rouges ; les réunions sont annulées parce que personne ne veut prendre la route".

Le président du FNJ Russell Robinson, le chef du FNJ pour Israël, Eric Michaelson, le maire du conseil régional d'Eshkol, Gadi Yarkoni, et le membre du conseil national du FNJ, Ron Werner, posent les fondations du nouveau centre communautaire Halutza. Crédit: FNJ

Le président du FNJ Russell Robinson, le chef du FNJ pour Israël, Eric Michaelson, le maire du conseil régional d'Eshkol, Gadi Yarkoni, et le membre du conseil national du FNJ, Ron Werner, posent les fondations du nouveau centre communautaire Halutza. Crédit: FNJ

Malgré cela, Maimon a été témoin de la croissance des communautés et des entreprises de la région, ainsi que de la coopération commerciale avec ces entreprises, "non seulement comme un acte de charité, mais comme une bonne décision commerciale".

Faire fleurir le désert

De même, selon Itzhak Oppenheim, expatrié américain et propriétaire d'une usine d'appareils médicaux dans l'enveloppe extérieure de Gaza, la croissance économique dans la région augmente de 5 à 7 % par an, soit le double du taux de croissance du reste du pays (environ 3 %).

Il a décrit la région d'il y a cinq ou six ans comme "l'équivalent américain du Wyoming, avec beaucoup de sable, de poussière et un peu d'agriculture, mais pas beaucoup plus que cela ".

Oppenheim a confié à JNS qu'au cours de la dernière année, des startups se sont installées dans la région, notamment une société de technologie alimentaire, une brasserie et un centre de recherche et développement sur les appareils médicaux.

"J'ai vu un afflux considérable d'employés s'installer ici à la recherche d'opportunités économiques, pour poursuivre la vision sioniste et rechercher une qualité de vie meilleure qu'à Tel Aviv ", a-t-il affirmé, soulignant qu'il existe une forte demande pour vivre dans la région d'Eshkol, avec une liste d'attente pour beaucoup des moshavim et kibbutzim.

Mr Oppenheim a déménagé de Jérusalem à B'nei Nitzarim, une communauté située à moins de 15 kilomètres au sud de Gaza, en raison de la meilleure qualité de vie et pour réaliser sa "vision sioniste" de "faire fleurir le désert en vivant là où personne n'a vécu", a-t-il dit, rappelant son "allée de sable" quand il est entré.

"Et maintenant, nous avons le meilleur parc d'Israël ", a-t-il dit, faisant référence au parc national de HaBsor - un point vert et une source d'attraction pour les touristes dans le nord du Néguev, planté par le Fonds national juif, l'Autorité israélienne pour la nature et les parcs et le Conseil régional.

Malgré tout, Mr Oppenheim a reconnu qu'il y a de nombreux défis à vivre et à posséder des entreprises dans la région.

"Les cerfs-volants, les émeutes et les fusées nous agacent", a-t-il dit. "Si je n'ai pas dormi depuis deux jours parce que ma maison tremble, je peux me présenter au travail, mais je ne serai pas très productif, explique-t-il. Avec le traumatisme causé par les roquettes, poursuit-il, parfois les enfants de ses employés ne se sentent pas bien, et au lieu de les envoyer à l'école, les parents les emmènent avec eux au travail.

"Cela a également un impact économique sur la productivité d'une entreprise, a-t-il dit. Cependant, j'essaie de comprendre les difficultés de mes employés et de les laisser travailler selon des horaires flexibles.

Pour améliorer la qualité de vie en période de crise, M. Oppenheim a également mentionné les contributions du gouvernement et d'organisations comme le JNF qui favorisent la croissance et l'emploi dans la région.

"Je passe beaucoup de temps sur la route, et à chaque arrêt de bus, il y a un abri anti-bombes ", dit-il. "Quand je vois quelqu'un payé pour peindre les abris anti-bombes, je vois non seulement que mes employés seront plus à l'aise et en sécurité sur les routes, mais je vois aussi des opportunités et une croissance régionales.

Construire la périphérie

Yedidya Haroush, agent de liaison du JNF pour le développement communautaire du Néguev, a observé une croissance économique régionale, des défis et des motivations similaires après son installation dans la communauté de Halutza, dans le Néguev. Selon lui, sa communauté - composée en grande partie de familles relocalisées du Gush Katif, s'est agrandie depuis fin 2009, grâce à un partenariat avec le JNF. Avec la vision "d'aider les gens et de créer des emplois", les projets ont "permis de construire un centre médical de pointe, des écoles, des synagogues, des jardins d'enfants, un centre communautaire, un centre musical et artistique et un incubateur agricole".

Vivant sur un triangle frontalier avec l'Égypte et Gaza, Haroush dit que les communautés voisines ont été fondées et construites "tout en sachant que les menaces existent".

Tout comme Maimon et Oppenheim, Haroush soutient que la violence à la frontière "menace les entreprises et nuit à l'économie en raison de la baisse de la production, car les camions de livraison ne se risquent pas sur les routes qui sont exposées à des tirs de roquettes ".

Lorsque cela se produit, a dit M. Haroush à JNS, les habitants de la région se rassemblent en communauté, recueillent des fonds entre amis, contractent des prêts et cherchent à obtenir une compensation gouvernementale lorsque les entreprises sont touchées. En tant qu'agent de liaison régional, il encourage les communautés voisines à poursuivre leur vision d'être "les pionniers du 21ème siècle, construisant la périphérie pour faire quelque chose de significatif pour le pays", ainsi que l'objectif pratique de construire le Néguev "pour la prochaine génération qui ne pourra pas se permettre de vivre dans le centre d'Israël ".

Il encourage également les entreprises et les kibboutzim de la région à travailler ensemble pour diversifier l'économie, de sorte que toute la région ne soit pas trop affectée si un marché était confronté à des défis.

Selon Haroush, cet état d'esprit et cette résilience à l'adversité par le renforcement de la communauté peuvent servir de modèle à d'autres communautés périphériques en Israël et ailleurs. "Une fois que vous comprenez cela, dit-il, vous êtes capable d'accomplir de grandes choses".

Source : jns.org

Israël : suite à un mauvais diagnostic, un patient subit une ablation inutile

Israël : suite à mauvais diagnostic, un patient subit inutilement une ablation de poumon

Les médecins du centre médical Shaare Zedek à Jérusalem ont retiré un lobe de poumon d'un patient, un résident de la ville âgé de 50 ans, qu’ils soupçonnaient atteint d’une tumeur maligne. Cependant, à la fin de l'opération, il s’est avéré que l’ablation était inutile.

Le patient poursuit l'hôpital et affirme que l'opération inutile lui a causé une invalidité permanente. L'étendue de l'indemnisation réclamée est soumise à l'examen du tribunal.

L'homme est arrivé à l'hôpital il y a environ un an, souffrant de fortes douleurs au ventre. Après un examen médical, le médecin a déterminé qu'il existait "un risque élevé de malignité".

Il a prescrit au plaignant une opération pour retirer un lobe inférieur de son poumon gauche. Ce n’est qu’après l’opération qu’il s’est avéré que la tumeur n’était pas maligne et que l’opération avait été inutile.

Par l’intermédiaire de son avocat, Yashar Yacobi, le patient a intenté une action en justice auprès du tribunal, affirmant que cela avait été fait sans aucune autre alternative médicale.

L'hôpital Shaare Tzedek à Jérusalem

L'hôpital Shaare Tzedek à Jérusalem

Les tests pathologiques postopératoires étaient sans équivoque et ont permis de déterminer qu’il n’y avait aucun signe de malignité.

Après l'opération, le patient a commencé à souffrir d'essoufflement, même en cas d’effort minimal et a même cessé de travailler. Un médecin du travail qui l'a examiné a déterminé qu'il s'agissait d'une perte totale de capacité de travail, sans aucune attente de changement.

Selon un avis médical du professeur Oren Fruchter, spécialiste des maladies pulmonaires et de la médecine interne, joint au procès, il a été fixé: "Il est de coutume, dans tous les hôpitaux, de tenir un forum spécial comprenant des pneumologues, des médecins de l'institut d'imagerie, des pathologistes, des chirurgiens thoraciques et autres - en fonction des besoins cliniques Les décisions prises dans le forum sont documentées et expliquées au patient par la suite. "

L’expert a également déterminé que lorsqu’il y avait des délibérations, le patient se voyait proposer plusieurs alternatives avec avantages et inconvénients, afin de prendre des décisions éclairées conformément à la loi et à l’éthique médicale. Dans ce cas, a écrit l'expert, aucune procédure de ce type n'a été menée.

"L'ablation d'un lobe inférieur gauche de poumon sans nécessité entraîne une déficience pulmonaire permanente", a déclaré l'expert.

Le centre médical Shaare Zedek n'a pas encore déposé de recours.

Source : Israel HaYom