Rima Hassan défie Israël malgré une interdiction d’entrée de cent ans
Interdite d’entrée en Israël pour cent ans après avoir défié les autorités lors d’une précédente flottille, Rima Hassan récidive. En rejoignant une nouvelle expédition maritime vers Gaza, la députée européenne viole sciemment une interdiction judiciaire israélienne, transformant l’activisme en affront diplomatique.
La récidive d’une députée européenne en mer Méditerranée soulève une question de souveraineté nationale
Rima Hassan, députée européenne élue sur la liste de La France Insoumise, s’est illustrée en rejoignant une nouvelle flottille maritime destinée à briser le blocus de Gaza, au mépris d’une interdiction formelle d’entrée sur le territoire israélien prononcée contre elle pour une durée de cent ans.
Cette interdiction, imposée par l’État hébreu à l’issue d’une précédente incursion en juin dernier, découle directement de son refus de se conformer aux conditions d’expulsion posées par les autorités israéliennes lors de l’interception du navire Madleen.
Lors de cette précédente opération, la marine israélienne avait arraisonné le navire humanitaire Madleen, battant pavillon européen, alors qu’il faisait route vers Gaza.
À son bord se trouvaient plusieurs personnalités médiatisées, dont l’activiste Greta Thunberg et Rima Hassan elle-même.
Le gouvernement israélien, appliquant ses lois sur la protection de ses frontières et son blocus maritime légalement justifié, avait alors proposé aux passagers de signer un document de reconnaissance d’entrée illégale sur le territoire israélien. Ceux qui acceptaient cette clause voyaient leur expulsion facilitée.
D’autres, dont Rima Hassan, s’y opposèrent fermement, optant pour une confrontation politique et médiatique, au prix d’une détention et d’un bannissement immédiat.
Un geste politique qui viole le droit israélien
Le retour de Rima Hassan dans les eaux proches d’Israël, quelques mois à peine après sa première expulsion, constitue un acte de récidive manifeste, une provocation assumée dirigée contre l’autorité souveraine de l’État d’Israël.
Alors même qu’elle ne s’est jamais soumise au protocole de départ volontaire, la députée française foule aux pieds une décision judiciaire qui s’impose en vertu du droit israélien.
En agissant de la sorte, elle engage non seulement sa propre responsabilité personnelle, mais aussi celle des institutions européennes qui ferment les yeux sur un comportement susceptible d’attiser les tensions régionales.
Contrairement à Greta Thunberg, qui avait signé les papiers de sortie volontaire et accepté son expulsion avec une reconnaissance implicite des lois israéliennes, Rima Hassan avait refusé toute concession.
Le gouvernement israélien, à juste titre, avait alors pris acte de cette inflexibilité en prononçant une mesure exceptionnelle d’interdiction d’entrée valable pour une durée symbolique de cent ans. Cette sanction administrative, lourde de signification, visait à dissuader tout retour sur le territoire national de personnes contestant sa souveraineté ou soutenant ouvertement des mouvements prônant le boycott d’Israël.
Une stratégie d’évitement via la Tunisie
La nouvelle expédition maritime à laquelle elle participe aujourd’hui, baptisée Sumud, ne part pas de France mais semble avoir été organisée depuis la Tunisie.
Ce choix n’est pas anodin.
Si la France est tenue par des accords de coopération sécuritaire avec Israël, notamment en matière de lutte contre les réseaux pro-Hamas et les organisations BDS, la Tunisie, État non lié par ces accords, offre un terrain plus souple aux militants désireux d’éviter toute entrave judiciaire ou logistique.
En opérant depuis un port tunisien, Rima Hassan contourne toute obligation de déclaration, tout contrôle potentiel, et s’épargne le risque de voir ses activités bloquées par les autorités françaises, elles-mêmes prises dans un dilemme diplomatique.
En se lançant à nouveau dans une expédition de ce type, Rima Hassan ne cherche pas tant à acheminer de l’aide humanitaire qu’à affronter l’État d’Israël sur le terrain symbolique.
Sa présence sur cette flottille n’est pas neutre.
Elle instrumentalise les formes classiques de solidarité internationale pour engager un bras de fer avec un État qu’elle ne reconnaît que dans sa dimension accusatoire, jamais dans son droit légitime à se défendre ou à faire respecter ses lois.
Une provocation assumée contre la souveraineté israélienne
Le gouvernement israélien, par la voix de ses autorités judiciaires et militaires, a maintes fois rappelé que le blocus maritime sur Gaza est une mesure de sécurité indispensable, validée par le droit international dans le cadre des conflits asymétriques avec le Hamas.
Les flottilleurs, en franchissant les zones de sécurité établies, ne peuvent être perçus que comme des provocateurs, voire des collaborateurs des structures terroristes qui exploitent les convois dits « humanitaires » pour y dissimuler matériel, fonds ou propagande.
Rima Hassan, en choisissant la confrontation, s’affirme comme une militante engagée davantage contre Israël que pour la paix.
Son mépris pour la loi israélienne, son rejet de toute régularisation, et sa récidive dans les zones interdites ne sauraient être interprétés comme de simples gestes humanitaires.
Elle s’inscrit dans une logique de défi permanent à l’égard de la souveraineté israélienne, au mépris de toute légalité.
Dans ce contexte, Israël est parfaitement fondé à rappeler qu’aucun État démocratique ne peut tolérer l’intrusion répétée d’activistes étrangers en violation directe de ses décisions administratives et judiciaires.
Et si l’Union européenne persiste à couvrir ce genre de comportements, elle devra tôt ou tard répondre à la question essentielle : comment concilier le respect du droit international avec la promotion de figures politiques qui s’en affranchissent délibérément ?