la paracha de la semaine par Claude Layani . BECHALA'HLa priere comme arme de guerre

Paracha de la semaine - le - par .
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Notre Sidra se termine par la guerre d'Amalek. A propos de cette guerre la Torah rapporte ces paroles de Moïse à Josué: "Choisis-nous des hommes et va livrer bataille à Amalek, demain, je me tiendrait au sommet de la colline ; le bâton de D.ieu à la main"(Exode 17,9). La formulation de cette phrase - "choisis-nous", va  "je me tiendrai" - laisse sous entendre que l'action dans cette guerre contre Amalek, est menée simultanément, sur deux fronts différents, aussi bien par Josué, que par Moïse. Pour mieux comprendre cette simultanéité dans l'action, rappelons ce que dit le Midrach à propos de la phrase "Choisis-nous des hommes" Rabbi Josué l'explique  ainsi: choisis-nous des hommes forts, tandis que Rabbi Eléazar Hamodaï dit: chosis-nous des hommes justes, craignant D.ieu.

 

Or dit le Malbim, dans cette prière contre Amalek,on avait besoin d'hommes forts, vaillants, capables de faire physiquement la guerre, des hommes capables d'attaquer et de défaire l'ennemi par des moyens conventionnels, mais on avait besoin aussi, et de façon égale d'hommes capables de mener la guerre et la gagner par des moyens con-conventionnels, des moyens sortant de l'ordinaire: par la prière.

Pour cela, on avait besoin d'hommes justes, craignant D.ieu, capables de se dresser en prières et de faire remporter la victoire par la force de leurs voix et la conviction profonde de leur combat.

 

Josué avait besoin de la première catégorie de soldats, Moïse avait besoin de la deuxième catégorie. C'est pourquoi pendant que Josué menait sur un front la guerre contre Amalek, Moïse, soutenu par Aaron et par 'Hour fils de Myriam, ainsi que de tous ceux qui savaient prier luttaient sur l'autre front.

 

Ajoutons que pour que Moïse pût remporter la victoire sur le front qu'il défendait et qui s'avérait en fin de compte être plus important, il avait besoin du soutien très actif d'Aaron, symbole de l'unité du peuple d'Israël puisqu'il était en effet l'homme qui recherchait la paix dans le camp des Bené Yrsraël , mais aussi du soutien de 'Hour, symbole de la recherche de l'Unité de D.ieu , recherche qui lui a coûté la vie pour avoir voulu s'opposer à la fabrication du veau d'or.

 

Plusieurs siècles plus tard, la prophétesse Deborah dans la Haftara que nous lirons cette semaine (Juges 4 et 5 chap.) composera à l'exemple de Moïse un cantique célèbre qui rend gloire au triomphe de D.ieu.

Elle introduit son cantique en rendant hommage aux combattants: "Des chefs ont pris le commandement en Israël ; le peuple s'est offert pour combattre... Elle ne manque pas, certes, de glorifier Celui sans lequel l'effort des hommes demeure vain. Les versets suivants de son cantique sont de la même veine que ceux du Cantique de Moïse. Evoquant le triomphe contre les Cananéens, elle fait participer tout le cosmos à la bataille qu'elle revit en touches colorées"...La terre trembla aussi, les cieux se fondirent, aussi les nuées se fondirent en eaux..."

 

 

Il demeure que le chant de la prophètesse est surtout un témoignage politique. Cantiques en prosodie hébraïque, les deux chants expliquent vraisemblablement 

le choix fait par nos Sages, du texte prophétique pour accompagner la lecture de la sidra Bechala'h.

Notre conclusion à la lecture de la sidra et de la haftara de cette semaine, pour qu'Israël gagne une guerre, la puissance matérielle ne suffit pas. Il a besoin aussi et surtout du soutien de D.ieu reconnu UN par le peuple d'Israël UNI.

 

 

 

CLAUDE LAYANI

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