Yves Benjamin ATTALI

Né le 8 juin 1957 à Paris
Études secondaires en internat à l'école Maïmonide de Boulogne sur seine.
Aliyah en 1976, terminale au lycée français de Jérusalem.
Service militaire dans le génie combattant.
Marié avec une Israélienne, Hanna, père de 4 enfants (2 filles et 2 garçons). Habitons à Kfar Tavor en basse Galilée.
Licence en sociologie et ressources humaines de l'université de Bar-Ilan.
Amoureux des langues, considéré comme le plus Israélien des francophones de ma promotion.
J'ai collaboré pour la première fois avec Alliance en 1997. Aujourd'hui j'ai renoué avec le magazine juif qui est incontestablement le meilleur sur Web.

Les articles de Yves Benjamin ATTALI

L'Iran multiplie les attaques informatiques contre Israël (Netanyahu)

netay.jpgIsraël a été ces derniers mois la cible d'une multiplication d'attaques informatiques menées par l'Iran et les mouvements alliés Hamas et Hezbollah, a affirmé dimanche le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.

"Ces derniers mois, nous avons identifié une importante augmentation de l'étendue des attaques informatiques menées par l'Iran, soit directement soit par le Hezbollah (libanais) et le Hamas (palestinien) interposés", a déclaré M. Netanyahu à une conférence sur la sécurité informatique à Tel-Aviv.

"Les cibles sont des systèmes essentiels", a ajouté le Premier ministre sans plus de précision, selon des propos retransmis par son bureau.

"Nous travaillons notre capacité à faire face aux attaques et nous repoussons la plupart d'entre elles, tout en visant à établir un +Iron Dome numérique+", a-t-il assuré, en référence au système de défense anti-missile.

Les attaques informatiques contre Israël ont été nombreuses ces dernières années, dont beaucoup menées par des pirates du monde entier expliquant agir en solidarité avec le peuple palestinien, sans pour autant provoquer de dégâts majeurs selon les autorités.

Israël accuse le président palestinien Abbas de refuser de négocier

JERUSALEM - Israël a accusé mercredi le président palestinien Mahmoud Abbas de refuser de négocier directement avec Israël et de préférer le recours à des démarches unilatérales.

Mahmoud Abbas n'est pas pressé de reprendre les négociations malgré les pressions exercées sur lui, car il pense que la voie unilatérale lui rapportera plus et qu'il n'aura pas ainsi à payer un prix politique, a affirmé le vice-ministre des Affaires étrangères Zeev Elkin, à la radio publique.

M. Elkin faisait allusion à de nouvelles démarches que pourraient entreprendre les Palestiniens comme celle de novembre 2012 qui a permis l'accession de la Palestine au statut d'Etat observateur à l'ONU, malgré l'opposition d'Israël et des Etats-Unis.

Il a également réaffirmé le refus d'Israël d'un retour aux lignes d'avant la guerre de juin 1967. Le peuple israélien n'est pas prêt à se suicider et à rééditer la même erreur commise lors du retrait de la bande de Gaza (en 2005).

Selon la radio publique et le quotidien Maariv , Yoram Cohen, le chef du Shin Beth, le service de sécurité intérieure, a affirmé que Mahmoud Abbas ne croit pas à un accord de paix avec Israël.

Le président palestinien pense qu'il ne gagnera rien à négocier avec le gouvernement de Benjamin Netanyahu et qu'il obtiendra beaucoup moins que ne lui avait proposé Ehud Olmert, a déclaré M. Cohen mardi devant la commission de la Défense et des Affaires étrangères du Parlement.

Selon les médias israéliens, M. Olmert au pouvoir entre 2006 et 2009 aurait proposé un retrait de plus de 90% de la Cisjordanie ainsi qu'un échange de territoires que M. Abbas aurait refusé.

Lors d'un débat parlementaire, M. Netanyahu a exhorté le président palestinien à retirer ses conditions et à venir discuter, répétant qu'Israël avait besoin de sécurité.

Israël n'est pas la partie qui évite des négociations ou qui place des obstacles à l'ouverture de négociations. Il y a un camp qui se rapproche des pourparlers et un camp qui s'en éloigne, a-t-il dit à l'adresse des Palestiniens.

Evoquant la récente relance de l'initiative de paix arabe de 2002, sous les auspices des Etats-Unis, M. Netanyahu a affirmé: Nous sommes prêts à discuter d'initiatives qui sont des suggestions et non des diktats.

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry tente depuis des mois de relancer les négociations gelées depuis près de trois ans. Il a mis en garde lundi Israël contre le risque de laisser passer la dernière chance de faire la paix avec les Palestiniens.

La direction palestinienne exige pour reprendre les négociations de paix un gel total de la colonisation israélienne et une référence aux lignes d'avant l'occupation israélienne des Territoires palestiniens en juin 1967 comme base de discussions.

Le point de vue de lapresse israèlienne de Valérie Karsenti du 02 juin. L'affaire Al Dura en vidéo et les enfants jihadistes

 

Tout d'abord et dans l'esprit de la fausse affaire Al Dura, voici une vidéo qui montre des terroristes palestiniens en train de lancer des "projectiles" (bombes lacrymogènes, cocktails Molotov et pierres, excusez du peu!)sur des soldats de Tsahal qui ont reçu les consignes classiques dans cette situation: s'abstenir de riposter .La semaine dernière, le site du journal Maariv : NRG a même publié un très long ET TERRIBLE article  à ce propos pour ceux qui lisent l'hébreu: http://www.nrg.co.il/online/1/ART2/470/159.html?hp=1&cat=875&loc=2

Mais l'intérêt de cette vidéo est de montrer, sans l'ombre d'un doute, et sans trucage Photoshop, puisque cette vidéo a été filmée par les palestiniens eux-mêmes, comment les terroristes se cachent derrière des journalistes et photographes en train de couvrir "l'évènement".

Cette vidéo, ne fera évidemment pas la une, ni les grands titres des medias. Cette réalité n'est pas politiquement correcte.

Un autre phénomène inquiétant et qui se répand trop rapidement : l'enrôlement des enfants (entre 5 et 10 ans selon ce qui semble ressortir des vidéos diffusées en Occident entre autre), comme un instrument de propagande pour l'enrôlement bien réel celui-là  de jeunes, partout à travers le monde.

L'article se trouve sur le site de RFI (Radio France Internationale):

http://www.rfi.fr/moyen-orient/20130528-propagande-jihadiste-videos-enfants-combattants-young-talibans

Vidéos d'enfants jihadistes: un phénomène difficile à endiguer 

Par Romain Mielcarek 

Que faire contre une vidéo de propagande montrant des mineurs s’entraînant pour le jihad armé ? C’est toute la difficulté rencontrée par la justice pour lutter contre un nouveau genre d’enfants soldats, brandis en étendards par des groupuscules passés maîtres dans le domaine de la communication numérique.

L’actualité de ces derniers mois pose de plus en plus fréquemment la question du rôle des enfants dans le jihad armé. Du Mali à la Syrie, leur emploi par des groupes jihadistes interroge sur un nouveau type d’enfants soldats, utilisés notamment à des fins de propagande.

C’est le cas d’une vidéo qui circule depuis quelques semaines sur la Toile. On y voit de jeunes enfants dont les âges semblent aller de cinq à dix ans, s’entraîner quelque part au Waziristan, dans les zones tribales du Pakistan où opèrent plusieurs mouvements terroristes. Le film montre ces petits s’échiner à utiliser pistolets et autres kalachnikov au son de chants jihadistes.

Ce document a été réalisé par l’organe médiatique d’un groupe baptisé Mouvement islamique du Turkestan oriental (MITO). Ses membres, principalement des Ouïghours originaires de la province autonome à majorité musulmane du Xinjiang, dans l’extrême-ouest de la Chine, sont pour la plupart réfugiés dans les zones tribales pakistanaises. Particulièrement actifs dans les camps d’entraînements jihadistes, ils sont dénoncés comme organisation terroriste et affiliés à al-Qaïda.

Yves Trotignon, consultant spécialisé sur le risque terroriste, décrit une organisation qui peine à préparer des actions face à une répression sécuritaire chinoise particulièrement efficace. Le MITO se rabat donc sur une propagande au sein de laquelle les enfants jouent un rôle primordial : " Il y a très peu d’enfants jihadistes, explique-t-il. Les adolescents peuvent prendre les armes mais pour ce qui est des enfants soldats, il n’y a rien dans le jihad de comparable à ce que l’on a pu voir dans les conflits qui agitent la région des Grands Lacs par exemple. Ils sont par contre très utilisés pour faire de la propagande."

Les enfants, espoirs du jihad

"Les jihadistes essaient d’utiliser les enfants depuis longtemps ", remarque Abdelasiem El Difraoui. Ce chercheur, auteur d’un ouvrage sur la propagande vidéo d’al-Qaïda, remarque que l’on retrouve ici tous les " grands classiques " de cette imagerie : fusils, profession de foi musulmane, drapeaux jihadistes, chants, citations de sourates coraniques … Des vidéos de ce type avaient déjà pu être observées lors du conflit en Bosnie, en 1994.

Les radicaux qui choisissent l’exil pour s’entraîner voyagent souvent en famille. Ils emmènent femmes et enfants pour défendre l’idée qu’ils ne sont pas des marginaux, mais une communauté à part entière, construite sur un certain équilibre. " Ils encouragent beaucoup les mariages entre jihadistes ", précise Abdelasiem El Difraoui.

Les auteurs de telles vidéos veulent " démontrer qu’il y a une génération prête à reprendre le flambeau ", explique-t-il. " C’est un signal à tous les jihadistes, du Mali jusqu’à la Chine, confirme Yves Trotignon. Ces vidéos montrent qu’il y a encore des combattants."

Impunité en France? 

Ces vidéos réapparaissent épisodiquement sur des sites français. Celle de ces enfants s’entraînant au Pakistan est ainsi hébergée sur la plate-forme communautaire Mon-islam.com. Ce site, qui veut rapprocher les musulmans et leur permettre de débattre sur les sujets qui les concernent, offre aux utilisateurs la possibilité de mettre en ligne leurs vidéos. C’est comme cela que le film du MITO a pu se retrouver à portée d’utilisateurs francophones.

L’éditeur du site nie tout soutien à l’embrigadement d’enfants dans le jihad armé. " J’essaie d’être ouvert sur ce que les gens diffusent sur le site ", nous confie Fouad Zaouche. Pour lui, ce type de vidéos permet d’ouvrir au sein de la communauté une discussion entre défenseurs et détracteurs de telles méthodes. Refusant d’assumer la responsabilité d’un tel contenu, il remarque simplement que" dans la culture afghane, on naît avec une arme." 

L’éditeur d’un site qui diffuse de telles images est pourtant pénalement responsable, explique Me Arnaud Dimiglio, spécialiste du droit d’internet. L’article 227-24 condamne " le fait de fabriquer, de transporter, de diffuser par quelque moyen que ce soit un message à caractère violent ou pornographique ou de nature à porter gravement atteinte à la dignité humaine ". Pour l’avocat, des images d’enfants s’entraînant au jihad entrent pleinement dans cette qualification. Si une mise en demeure suffit donc théoriquement à faire supprimer le document, les spécialistes s’accordent à dire que dans tous les cas, il aurait de grandes chances d’émerger de nouveau ailleurs, sur la Toile, sur des supports basés à l’étranger et plus difficilement contrôlables.

Valérie Karsenti

 

Netanyahu ordonne le silence sur la Syrie

netsyrie.jpgLe Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a ordonné à ses ministres de ne pas s'exprimer sur la Syrie et la possible livraison de missiles russes à ce pays, a indiqué mercredi la radio publique.

Cette consigne a été transmise à la suite des déclarations jugées menaçantes vis-à-vis de Moscou du ministre de la Défense Moshé Yaalon, a ajouté la radio.

Israël "saura quoi faire" si la Russie livre des systèmes de défense anti-aériens de type S-300 à la Syrie, avait affirmé mardi M. Yaalon.

"Les livraisons n'ont pas eu lieu, et j'espère qu'elles n'auront pas lieu. Mais, si par malheur, ils (les S-300) arrivent en Syrie, nous saurons quoi faire", avait-il ajouté.

Selon les médias israéliens, M. Yaalon a ainsi fait allusion à de nouveaux raids aériens que pourrait lancer Israël, comme il l'a déjà fait au début du mois près de Damas. Ces attaques visaient, selon des responsables israéliens, à empêcher des transferts d'armes au Hezbollah libanais.

Moscou a défendu mardi la livraison à Damas de S-300, des systèmes sol-air sophistiqués capables d'intercepter en vol des avions ou des missiles téléguidés, comme un facteur de dissuasion contre une intervention extérieure en Syrie.

Israël prépare sa population à une pluie de missiles

israelprepa.jpgIsraël a lancé un exercice destiné à préparer sa population à faire face à une pluie quotidienne de centaines de missiles et de roquettes, au moment où la tension monte dans la région avec les craintes d'un débordement du conflit syrien.

Les procédures d'évacuation et de sauvetage de victimes dans les décombres de bâtiments en cas d'attaques, notamment avec des armes chimiques, sont testés depuis dimanche jusqu'à mercredi. Au cours de cet exercice, les enfants dans leur école et les adultes sur leur lieu de travail ou à leur domicile ont été appelés à se réfugier dans les abris les plus proches en cas d'alerte.

Depuis le début de la guerre civile en Syrie (mars 2011), la situation s'est tendue sur le plateau du Golan, dont Israël occupe depuis 1967 quelque 1.200 km2, environ 510 km2 restant sous contrôle syrien.

Le 21 mai, l'armée syrienne a revendiqué pour la première fois des tirs qui ont touché un véhicule militaire israélien circulant sur la partie occupée du Golan.

La tension avec le régime de Bachar al-Assad est également montée d'un cran à la suite deux raids aériens israéliens au début de ce mois près de Damas. Ces attaques visaient, selon les responsables israéliens, à empêcher le transfert d'armes au Hezbollah libanais.

La Syrie avait réagi en avertissant qu'elle répliquerait "immédiatement" et de façon "douloureuse "à toute nouvelle attaque d'Israël contre son territoire.

"C'est la capacité de résistance et de sang-froid de l'arrière durant les guerres à venir qui nous permettra de remporter la victoire", a expliqué le général israélien Eyal Eisenberg, chargé de la défense passive.

"Tout le monde comprend que nos ennemis ne chercheront pas durant le prochain conflit à conquérir le territoire israélien, mais plutôt à tirer des missiles vers des objectifs civils", a affirmé le ministre israélien chargé de la défense civile, Gilad Erdan, au cours d'une visite d'inspection dans une école.

Un millier de missiles et de roquettes par jour

Selon les médias israéliens, l'exercice en cours simule une situation qui pourrait prévaloir au 15ème jour d'un conflit au cours duquel un millier de missiles et de roquettes seraient tirés chaque jour vers Israël à partir du Liban, de la Syrie et de la bande de Gaza.

Dans ce scénario, les batteries d'interception de roquettes "Iron Dome" ne suffiraient pas à protéger le territoire israélien d'un tel déluge.

"Nous testons les procédures de sauvetage en tenant compte des leçons de la +Deuxième guerre du Liban+ afin de nous assurer de la continuité du fonctionnement des services publics", a expliqué le général Eisenberg, en allusion à la guerre ayant opposé Israël au Hezbollah libanais à l'été 2006.

Durant ce conflit, qui a duré un peu plus d'un mois, le Hezbollah avait réussi, malgré des bombardements massifs israéliens, à tirer quelque 4.000 roquettes sur le nord d'Israël, forçant un million d'habitants à se terrer dans les abris ou à fuir vers le sud du pays. 41 civils israéliens avaient été tués et 583 blessés, selon des sources officielles israéliennes.

Selon des experts militaires cités par les médias, le Hezbollah, la Syrie, le mouvement palestinien Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, et l'Iran, considéré par Israël comme la principale menace à sa sécurité, disposeraient d'un arsenal de 200.000 roquettes et missiles.

"Israël est le pays le plus menacé au monde. Il subit la menace de missiles et de roquettes. Nous sommes préparés à tout scénario", a déclaré dimanche le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Le général Eisenberg s'est voulu rassurant. "L'armée israélienne suit les développements à la frontière nord. Nous serons prêts, et nous saurons réagir comme il le faut", a-t-il assuré.

Israël réagira si Moscou livre des missiles S-300 à la Syrie

Israël "saura quoi faire" si la Russie livre des systèmes de défense anti-aériens de type S-300 à la Syrie, a prévenu mardi le ministre israélien de la Défense Moshé Yaalon.

"Les livraisons n'ont pas eu lieu, et j'espère qu'elles n'auront pas lieu. Mais, si par malheur, ils (les S-300) arrivent en Syrie, nous saurons quoi faire", a affirmé M. Yaalon à l'issue d'une réunion de la commission de la Défense et des Affaires étrangères du Parlement.

Selon la radio militaire, M. Yaalon faisait allusion à de nouveaux raids aériens que pourrait lancer Israël, comme il l'a déjà fait au début du mois près de Damas. Ces attaques visaient, selon des responsables israéliens, à empêcher des transferts d'armes au Hezbollah chiite libanais.

Moscou a défendu mardi la livraison à Damas de S-300, des systèmes sol-air sophistiqués capables d'intercepter en vol des avions ou des missiles téléguidés, comme un facteur de dissuasion contre une intervention extérieure en Syrie.

"Nous considérons cette livraison comme un facteur de stabilisation", a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov.

"Des mesures de cette sorte dissuadent en grande partie certains esprits échauffés d'envisager des scénarios dans lesquels le conflit prendrait un tour international avec la participation de forces étrangères", a-t-il ajouté, au lendemain de la levée par l'Union européenne de l'embargo sur les livraisons d'armes aux rebelles syriens. Cette décision a été critiquée par Moscou, au moment où les efforts portent sur l'organisation d'une conférence internationale.

"Il est question d'une livraison d'armes défensives au gouvernement du pays, pour la défense des infrastructures et des armées contre le recours à des moyens dont, pour autant que je sache, les rebelles et les forces d'opposition ne disposent pas", a souligné M. Riabkov, en allusion à une intervention étrangère.

L'installation d'un tel système compliquerait toute nouvelle frappe israélienne en Syrie, et tout projet des États-Unis ou de leurs alliés d'établir une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Syrie ou d'intervenir pour sécuriser ou démanteler des armes chimiques.

Le 14 mai, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait tenté de convaincre le président Vladimir Poutine lors d'une rencontre en Russie de ne pas livrer ces équipements.

M. Netanyahu a également évoqué la possibilité que ces S-300 tombent dans les mains du Hezbollah chiite liibanais, ce qui pourrait remettre en cause la liberté de manoeuvre de l'aviation israélienne dans l'espace aérien libanais.

Le président Poutine avait pour sa part mis en garde M. Netanyahu contre tout acte qui déstabiliserait davantage la situation en Syrie.

La Syrie avait réagi aux raids aériens israéliens en avertissant qu'elle répliquerait "immédiatement" et de façon "douloureuse "à toute nouvelle attaque d'Israël contre son territoire.

L'extrême droite donne de la voix

edl.jpgL'attentat de Woolwich donne aux nationalistes une lumière médiatique inespérée et pourrait leur faire gagner quelques sympathisants supplémentaires.

A Londres, le 27 mai 2013, lors du rassemblement de l'EDL, le leader Tommy Robinson a lancé : "Ils ont eu leur Printemps arabe. Le temps est venu d'avoir le Printemps anglais". (AFP / LEON NEAL)

Moins d'une semaine après le meurtre à l'arme blanche d'un soldat britannique dans le quartier de Woolwich (Londres), par un homme qui a revendiqué avoir agi au nom d'Allah, le réveil des groupuscules d'extrême droite ne s'est pas fait attendre et les actes racistes visant les musulmans se sont multipliés.

Dès jeudi soir, quelques 250 militants de la Ligue anglaise de défense (EDL) se sont rassemblés à la gare Woolwich Arsenal et se sont attaqués à plusieurs mosquées. Samedi, entre 1.500 et 2.100 personnes ont manifesté à Newcastle et à Manchester et l'EDL a appelé à de nouvelles manifestations, dont l'une a rassemblé un millier de personnes lundi devant Downing Street "en soutien aux forces militaires". Ce mouvement nationaliste, proche des hooligans, s'est fait connaître par ses slogans violemment anti-musulmans. Ses dirigeants affirment vouloir "dénoncer pacifiquement l'extrémisme islamique", mais cachent mal leur islamophobie.

De son côté, les nationalistes du British National Party (BNP), discrets ces derniers temps, sont de nouveaux entrés en scène. Adam Walker, l'un des leaders, a ainsi affirmé que cet assassinat signifiait "le début de la guerre civile". Et comme pour le servir, un sondage, publié par le "Guardian" samedi, révèle que près de deux tiers des personnes interrogées pensent qu'il aura "un choc des civilisations" entre Britanniques musulmans et Britanniques blancs. Une part qui a augmenté de 9% par rapport à l'année dernière.

La tradition de tolérance de la Grande-Bretagne n'est pour l'heure pas écornée et l'extrême-droite reste marginale. Mais l'attentat de Woolwich donne aux nationalistes une lumière médiatique inespérée et pourrait leur faire gagner quelques sympathisants supplémentaires.
Des radicaux en première ligne

L'organisation qui lutte contre les extrémismes, "Faith Matters", a dénombré environ 150 incidents contre les musulmans au cours des derniers jours, alors qu'habituellement, quatre à huit affaires sont signalées. Le "Guardian" a rapporté que le nombre de soutien sur la page facebook de l'EDL avait triplé depuis jeudi, passant à plus de 75.000 fans. A la BBC, le directeur de l'organisation craint la "propagation de ces incidents", limités à l'origine à Woolwich, l'un des quartiers les plus mélangés de Londres. "Ils viennent de tout le pays", dit-il avant d'ajouter :" Certains d'entre eux sont très agressifs".

Parmi eux de nombreux militants de l'EDL, principale formation d'extrême droite, créée en juin 2009. On les reconnaît à leur cagoule, qui porte un blason représentant une croix rouge sur fond blanc et rappelle la croix de Saint-Georges. "L'EDL est un mouvement qui s'est voué à la lutte contre l'islamisme, mais plus particulièrement contre l'islam. Il est violent, habitué aux manifestations. Sa méthode consiste à organiser des rassemblements publics, sans raison particulière, en prenant prétexte par exemple de la situation internationale ou des projets de construction de mosquées", explique Jean-Yves Camus, chercheur à l'Iris et spécialiste des nationalismes et extrémismes en Europe.

Leur logiques est la suivante : "L'objectif est d'aller provoquer les communautés musulmanes partout à travers l'Angleterre. Chaque fois que l'EDL manifeste, il y a une volonté d'en découdre. Cela génère chez les groupes islamistes radicaux une réaction tout aussi violente et on entre alors dans un cycle infernal." Très rapidement après le meurtre du soldat, les musulmans de Woolwich ont désamorcé toute tentative de récupération, ont dit refuser les amalgames et appelé au calme face à un acte "barbare". David Cameron a appuyé sur l'unité et dénoncé un assassinat qui est "une trahison de l'islam et des communautés musulmanes qui apportent tant à notre pays". Pour contrer les militants les plus violents, les autorités britanniques ont déployés les forces de sécurité nécessaires.
British national party en embuscade

Mais, la bataille pourrait se faire sur un plan plus politique. Sentant l'aubaine, le British National Party, a, sans surprise, participé aux manifestations de ces derniers jours et appelé à un grand rassemblement le 1er juin. Le parti est encore très actif à l'échelle locale, malgré son faible score aux dernières municipales et compte capitaliser sur la peur provoquée par le meurtre de Woolwich. "Le gouvernement doit commencer un programme d'expulsion pour régler le problème sinon la situation va s'aggraver", a alarmé le British National Party.

"Je ne pense pas que cela peut lui profiter", relativise Jean-Yves Camus. "Le BNP est en pleine déroute électorale, en pleine débâcle financière et en proie à des turbulences interne énormes. L'un de ses deux députés européens, Andrew Brons, a quitté le mouvement et a fondé en décembre 2012, une formation concurrente. On est face à un parti en fin de course."

En revanche, le spécialiste évoque la possibilité pour d'autres groupes de sortir du lot. "Le BNP est déconsidéré, mais la formation de souverainiste de droite, anti-européenne, entre la droite conservatrice et l'extrême droite, Ukip, est en phase d'ascension. Il se peut que le mouvement déplace son agenda sur les questions d'immigration et de l'islam pour attirer des voix conservatrices déçues par David Cameron sur ces questions-là".

Israël premier exportateur mondial de drones, selon une étude

dronesis.jpgIsraël, qui utilise des drones pour protéger son territoire, est le premier exportateur mondial de ces appareils sans pilotes, loin devant les Etats-Unis, et va conserver cette position, selon une étude récente du cabinet Frost and Sullivan.

De 2005 à 2007, les firmes israéliennes ont exporté quelque 4,6 milliards de dollars de drones et de services liés à ces engins, essentiellement à usage militaire, a indiqué jeudi à l'AFP l'auteur de cette étude, Mike Blades, basé aux Etats-Unis.

A titre de comparaison, sur la même période les exportations de drones américains ont atteint 2,9 à 3 milliards de dollars, selon M. Blades. L'expert relève d'ailleurs que cette somme comprend des drones de surveillance à haute altitude Global Hawk destinés à l'Otan dont la facture de 1,2 milliards de dollars sera en grande partie payée par les Etats-Unis.
Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian, a annoncé dimanche que la France discutait avec les Etats-Unis et Israël de l'acquisition de drones de surveillance à moyenne altitude (MALE) qui lui font cruellement défaut dans ses opérations au Mali.
"Les producteurs de drones en Israël commercialisent de manière agressive leurs plateformes dans le monde entier. Ces firmes tirant la plus grande partie de leur chiffre d'affaires de l'exportation, cette tendance va continuer et s'accentuer", prévoit l'étude.
Les firmes américaines, qui bénéficient d'un large marché domestique, sont moins tournées vers l'exportation où elles sont handicapées par un processus d'approbation très complexe, a souligné M. Blades.
Les constructeurs israéliens n'exportent pas seulement les plateformes, mais louent leurs services ou vendent des licences pour produire leurs drones à l'étranger, précise l'étude.
Parmi les pays qui fabriquent des drones israéliens sous licence, M. Blades cite l'Azerbaïdjan, qui produit un drone tactique (pour la surveillance du champ de bataille) conçu par Aeronautics Defense Systems (IAI), la Grande-Bretagne, où le drone tactique Watchkeeper est produit par Thales sur une plate-forme Hermes de Elbit Systems, le Brésil et la Russie.
Les seules drones MALE Harfang que possède la France sont basés sur le drone Heron TP de IAI, modifié par le groupe européen EADS.
Israël n'est pas signataire des accords de contrôle des exportations mis en place par Washington et ses alliés, pour éviter la prolifération des missiles et des drones. Mais M. Blades relève qu'Israël a modifié en 2007 sa législation sur les exportations, sous la pression des Etats-Unis, pour l'aligner sur ces accords.
A côté des plus connus de fabricants israéliens de drones, Elbit Systems, IAI et ADS, M. Blades dénombre six autres producteurs: BlueBird Aerosystems, Aerotactics, Innocon, UAS Technologies, UVision, Top I Vision et deux producteurs spécialisés dans les hélicoptères sans pilotes, Steadicopter et Urban aeronautics.

Cyber-guerre: L’armée électronique syrienne attaque Israël

Une organisation se faisant appeler l’armée électronique syrienne a mené il y a deux semaines une cyber-attaque visant le système de distribution d’eau de Haïfa, la troisième ville israélienne, a révélé samedi un expert israélien.

Cette attaque, qui a échoué, a été menée par cette organisation dont on sait pas exactement qui est derrière, a affirmé le professeur Yitzhak Ben-Israël, président du Conseil national pour la recherche et le développement, cité par la radio israélienne.

Par la suite, Yitzhak Ben-Israël a indiqué lors d’une interview à la radio que l’armée électronique syrienne agit apparemment sur ordre du gouvernement syrien.

A l’origine, cette organisation a été utilisée contre les rebelles pour s’assurer que les habitants ne puissent pas utiliser Internet librement et transmettre des informations, sur ce qui se passe sur le terrain, a-t-il ajouté.

L’attaque contre le réseau de distribution de l’eau à Haïfa a été lancée en représailles à plusieurs raids attribués à l’aviation israélienne en Syrie depuis le début de l’année, a ajouté ce professeur de l’université de Tel-Aviv et ancien conseiller du Premier ministre Benjamin Netanyahu pour les questions de cyber-guerre, sans donner plus de détails.

Le professeur Ben-Israël a également affirmé que des centaines de cyber-attaques ont lieu à chaque instant contre les systèmes informatiques de l’armée, de compagnies d’énergie et de transports ainsi que contre des institutions financières telles que des banques ou la bourse israéliennes.

Il y a quatre mois, l’armée électronique syrienne avait mené des attaques contre le quotidien israélien Haaretz et le ministère des Transports.

En avril, des sites officiels israéliens y compris celui du ministère de la Défense avaient par ailleurs été la cible de cyber-attaques du groupe de pirates informatiques Anonymous.

Exportations de gaz: Israël est sous pression

Les gisements de gaz sous-marins au large des côtes israéliennes sont d'une telle richesse qu'ils alimentent un âpre débat sur l'éventuelle exportation d'une partie de cette énergie, y compris au sein du gouvernement qui devrait trancher dans les prochaines semaines.

Au moins deux champs offshore particulièrement prometteurs ont été découverts ces dernières années: Tamar, avec des réserves estimées à 250 milliards de m3 (BCM), dont l'exploitation a commencé en mars, et Leviatan, avec 540 BCM, dont la production débutera en 2016.

Lors du début de l'exploitation de Tamar, le quotidien Haaretz a salué la meilleure nouvelle inattendue de la décennie, alors qu'Israël était jusqu'à présent dépendant de ses importations de gaz.

En cas de problème, nous n'avons pas d'alternative parmi nos pays voisins, a souligné le président de la compagnie nationale israélienne d'électricité IEC, Eli Glickman, interrogé par l'AFP dans la salle de contrôle de la principale centrale électrique du pays, à Hadera, au nord de Tel-Aviv.

La découverte de ces gisements gaziers met fin à une longue période d'incertitude dans le domaine de l'approvisionnement en énergie, souligne le vice-président d'IEC, Yasha Hain.

Jusqu'à 2011, Israël importait 43% de son gaz d'Egypte via un gazoduc traversant la péninsule du Sinaï. Mais les livraisons de gaz égyptien ont été totalement interrompues à la suite d'une série d'attentats contre ce gazoduc dans le Sinaï.

La découverte et le début de l'exploitation du gisement de Tamar, à 80 kilomètres à l'ouest du port israélien de Haïfa, étaient donc particulièrement bienvenues.

La production de ce gisement a été réservée au marché intérieur israélien et sera suffisant au moins pour les 50 prochaines années, a expliqué M. Hain à l'AFP.

Le gaz de Léviathan, gisement deux fois plus important que celui de Tamar, pourrait en revanche être exporté, même si ce choix se heurte aussi à la difficulté de faire parvenir la manne à d'éventuels clients.

L'une des possibilités serait d'utiliser le gaz pour produire de l'électricité destinée à l'exportation. D'ici 5 ans, un câble sous-marin doit relier Israël à Chypre à cet effet. Depuis Chypre, le câble reliera la Crête et la Grèce, puis l'Italie en 2021, a assuré M. Hain.

L'exploitation des nouveaux gisements est cependant l'objet d'une controverse politique entre, d'un côté, ceux qui veulent en tirer le profit maximum et, de l'autre, les défenseurs de l'environnement et les partis de gauche qui souhaitent que les ressources soient avant tout destinées au marché intérieur pour faire baisser les prix de l'énergie pour les consommateurs israéliens.

En avril, la moitié des 120 députés du Parlement ont signé une lettre adressée au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour faire valoir que le Parlement devait débattre et légiférer sur les exportations de gaz en raison des ramifications financières, sociales et environnementales du dossier.

Parmi les compromis envisagés figurent l'instauration d'un quota de gaz réservé pour la consommation intérieure ou la préservation de réserves de gaz suffisantes les générations futures.

Le recours au gaz pour produire de l'électricité est beaucoup moins polluant que le charbon et le fioul aujourd'hui utilisés pour 60% de la production d'électricité en Israël.

Découvert en 2009, le site de Tamar est conjointement exploité par le groupe énergétique américain Noble Energy et par trois compagnies israéliennes -- Delek, Isramco et Dor Alon.