Yves Benjamin ATTALI

Né le 8 juin 1957 à Paris
Études secondaires en internat à l'école Maïmonide de Boulogne sur seine.
Aliyah en 1976, terminale au lycée français de Jérusalem.
Service militaire dans le génie combattant.
Marié avec une Israélienne, Hanna, père de 4 enfants (2 filles et 2 garçons). Habitons à Kfar Tavor en basse Galilée.
Licence en sociologie et ressources humaines de l'université de Bar-Ilan.
Amoureux des langues, considéré comme le plus Israélien des francophones de ma promotion.
J'ai collaboré pour la première fois avec Alliance en 1997. Aujourd'hui j'ai renoué avec le magazine juif qui est incontestablement le meilleur sur Web.

Les articles de Yves Benjamin ATTALI

Syrie: Netanyahu va tenter de dissuader Moscou de livrer des missiles à Damas

moscounet.jpgLe Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est attendu mardi en Russie pour tenter de dissuader le président Vladimir Poutine de faire livrer des missiles sol-air S-300 promis au régime de Damas, une question qui est venue troubler les efforts diplomatiques pour mettre fin à la guerre civile en Syrie.

Cette entrevue devrait avoir lieu à Sotchi, sur les bords de la mer Noire.

"La situation en Syrie sera bien entendu au centre des pourparlers", a déclaré le porte-parole de M. Poutine, Dmitri Peskov.

Selon les médias israéliens, la visite de M. Netanyahu a plus particulièrement pour objet la livraison prévue à la Syrie des systèmes S-300, des armes sophistiquées capables d'intercepter en vol avions ou missiles guidés, un équivalent russe des Patriot américains.

Un membre du gouvernement israélien a souligné dimanche que M. Netanyahu était "tout à fait déterminé" à empêcher ces livraisons.

L'installation d'un tel système de défense sol-air compliquerait tout projet des États-Unis ou de leurs alliés de procéder à des frappes aériennes, d'établir une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Syrie ou d'intervenir pour sécuriser ou démanteler des armes chimiques.

L'information avait été donnée dans la presse américaine quelques jours après qu'Israël avait bombardé des cibles proches de Damas, selon un responsable israélien, pour empêcher le transfert d'armes sophistiquées au Hezbollah libanais allié du régime de Bachar al-Assad.

Les dirigeants russes ont confirmé vendredi la perspective de ces livraisons, trois jours à peine après avoir reçu le secrétaire d'Etat américain John Kerry et donné des espoirs d'une solution négociée.

Moscou et Washington ont ensemble appelé à l'organisation d'une nouvelle conférence internationale pour amener le régime syrien et l'opposition à trouver une solution politique.

Vendredi, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a indiqué que Moscou s'apprêtait à "finaliser" ces livraisons.

Selon le quotidien Kommersant, M. Poutine a confirmé au Premier ministre britannique David Cameron, qui s'est lui aussi rendu en Russie pour parler de la Syrie, que Moscou avait bien l'intention de livrer ces systèmes à Damas.

Les analystes étaient partagés lundi sur les effets de cette menace russe, et sur sa mise en oeuvre.

"Dans la logique des choses, après deux frappes de l'armée de l'air israélienne en Syrie, Netanyahu va avoir du mal à dissuader le président russe de livrer des armes de défense", a estimé Boris Dolgov, de l'Institut russe des études orientales.

Mais pour Viktor Kremeniouk, de l'Institut USA-Canada de Moscou, Benjamin Netanyahu, en soulevant la question des missiles, "avertit indirectement qu'Israël détruira ces S-300 quand ils seront livrés".

En définitive, pour Igor Korotchenko, du Centre d'analyse du marché mondial des armes, "la question de savoir si la Russie va honorer son contrat de livraison reste ouverte".

Il s'agit d'un marché conclu en 2010 pour la livraison de quatre batteries de missiles S-300, comprenant six rampes de tir et 144 missiles d'une portée de 200 kilomètres, pour un montant de 900 millions de dollars, d'après des informations de source israélienne du Wall Street Journal.

Après son passage à Moscou, John Kerry avait mis en garde contre une livraison "potentiellement déstabilisante" pour la région.

La perspective d'une nouvelle conférence internationale pour un règlement politique en Syrie s'est par ailleurs avérée incertaine en raison de divergences persistantes sur les conditions posées et sur la légitimité des représentants des deux parties, selon une source diplomatique russe.

Après MM. Kerry et Cameron, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon est lui aussi attendu en Russie du 16 au 19 mai.

La guerre civile en Syrie a fait depuis mars 2011 plus de 80.000 morts, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Manifestations en Israël contre les mesures d'austérité à venir

maniflapid.jpgArticle paru dans "Le Monde"

Plusieurs milliers d'Israéliens ont défilé, samedi 12 mai au soir à Tel-Aviv et dans d'autres villes, pour protester contre le budget d'austérité qui va être présenté lundi par le ministre des finances au gouvernement libéral-conservateur de Benjamin Netanyahu. Ces défilés, dans un climat d'inquiétude socio-économique, faisaient écho à la vague de contestation sociale sans précédent qui avait secoué Israël pendant l'été 2011.

Les manifestants avaient, comme tête de turc, le nouveau ministre des finances, Yaïr Lapid, populiste sorti grand vainqueur des récentes élections législatives en se présentant comme le champion des classes moyennes et de l'égalité sociale. Pour limiter le déficit budgétaire à 4,65 % du PIB cette année et à 3 % pour 2014, M. Lapid a proposé une hausse de 1,5 % des impôts directs pour les particuliers – limitée à 1 % pour les entreprises –, ainsi qu'une augmentation de la TVA (+ 1 %) et une réduction des allocations familiales.

Les médias israéliens ont fait état de 10 000 manifestants à Tel-Aviv, haut lieu de la contestation en 2011, et de plusieurs centaines à Jérusalem, Haïfa, Modiin, Rishon LetZion et Ashdod. "Il faut prendre aux magnats, pas à nous", pouvait-on lire sur les pancartes. Sur la sellette, Yaïr Lapid a mis en garde les manifestants contre le risque d'un effondrement de l'économie israélienne, jusque là relativement épargnée par la crise internationale. La mobilisation pour la "justice sociale", en sommeil ces deux dernières années, avait culminé le 3 septembre 2011 avec près d'un demi-million d'Israéliens dans la rue.

Manifestation contre l'austérité à Tel-Aviv, le 11 mai.

COUPES CLAIRES DANS LA DÉFENSE

Au moment où grandit la polémique sur ces mesures d'austérité, les principaux ministres israéliens et le chef de l'armée se sont réunis dimanche pour discuter d'éventuelles coupes claires dans l'intouchable budget de la défense. Les finances préconisent une réduction des dépenses de défense de l'équivalent de 860 millions d'euros.

Tous les ministres des finances ont cherché ces dernières années à réduire le poids de la défense, qui représente 8 % du PIB (en incluant les salaires et pensions), selon le gouverneur de la Banque d'Israël. Mais, à chaque fois, le lobby militaro-industriel a fait échouer leurs projets. Depuis 2006, l'armée a même obtenu des rallonges budgétaires. Ainsi en 2012, les dépenses initiales prévues dans la loi de finances étaient de 55,5 milliards de shekels (12 milliards d'euros) – y compris les 3 milliards de dollars d'aide militaire américaine annuelle – et ont finalement dépassé les 60 milliards de shekels (13 milliards d'euros).

Pour 2013 et 2014, la hiérarchie militaire est bien décidée à contrer une nouvelle fois les souhaits des finances. Selon les médias, elle réclame même un supplément de plusieurs centaines de millions d'euros pour son programme quinquennal d'équipement "Oz" (2014-2019) et faire face à la montée des périls au Moyen-Orient. "En cas de guerre, s'ils coupent dans les dépenses de défense, les politiciens devront assumer leurs responsabilités", ont prévenu des hauts gradés cités par la radio de l'armée.

PÉRILS POUR LA SÉCURITÉ NATIONALE ?

Parmi les "périls" évoqués figurent la brusque montée de tension face à la Syrie et au puissant mouvement chiite libanais Hezbollah, ainsi que les troubles dans le Sinaï égyptien, d'où des groupes djihadistes ont tiré des roquettes contre le territoire israélien. Sans oublier que M. Netanyahu ne cesse de proclamer qu'il n'exclut aucune "option", y compris militaire, pour empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire.

Mais l'ambitieux Yaïr Lapid, accusé d'avoir renié ses promesses électorales et en chute libre dans les sondages, a prévenu que si l'armée ne se serrait pas la ceinture, il devrait imposer des coupes encore plus sévères dans la santé, l'éducation et les budgets sociaux pour les plus démunis.

D'après le Trésor et la Banque d'Israël, il est possible de réduire le budget de la défense sans mettre la sécurité du pays en danger. "Tout Israélien qui a fait son service militaire peut parler des gaspillages (...) Je sais l'importance de la sécurité nationale pour Israël, mais il ne faut pas exagérer", a récemment argué le gouverneur central Stanley Fischer.

Israël et la Chine développeront leur coopération dans les secteurs technologique et manufacturier

Israël et la Chine développeront leur coopération dans les secteurs technologique et manufacturier, a commenté mardi à Shanghai le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors de sa rencontre avec le maire de Shanghai Yang Xiong.
Il a en outre rappelé que tous les juifs à travers le monde attachaient des sentiments spéciaux envers l'amitié avec Shanghai.

M. Yang a présenté à M. Netanyahu certains programmes aériens et aérospatiaux en cours ainsi que les domaines compétitifs de Shanghai, dont la bio-médecine, les technologies de l'information, les ressources en énergies nouvelles et l'architecture.

M. Netanyahu a indiqué que la force scientifique et technologique d'Israël signifiait que son pays pouvait solidement coopérer avec la Chine, qui a un fort secteur manufacturier et un accès au marché international.

Israël espère appliquer ses succès technologiques à l'immense marché chinois afin de continuer d'améliorer son propre niveau d'innovation, a-t-il ajouté.

M. Netanyahu est arrivé à Shanghai lundi, entamant sa visite officielle en Chine. Au cours de sa visite, il s'est rendu au Musée des réfugiés juifs de Shanghai et a rencontré des représentants des entrepreneurs israéliens en Chine.

Kerry retournera en Israël le 21 ou 22 mai 2013

Le secrétaire d’État américain John Kerry a annoncé mercredi à Rome qu'il se rendrait pour la quatrième fois en Israël le 21 ou 22 mai dans le cadre de ses efforts pour relancer le processus paix israélo-palestinien. Toutes les parties "travaillent sur des questions préliminaires" avec "un engagement renouvelé", a-t-il affirmé avant un entretien avec la ministre israélienne de la Justice Tzipi Livni, chargée du dossier des négociations avec les Palestiniens. Il rencontrera le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le présidient palestinien Mahmoud Abbas "le 21 ou 22 de ce mois" a-t-il dit.

Israël veut être un "laboratoire" technologique pour la Chine

Israël peut devenir un "laboratoire de recherche et de développement" pour la Chine grâce à ses technologies, a affirmé jeudi à Pékin le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, accueilli par le président chinois Xi Jinping. 

Israël peut devenir un "laboratoire de recherche et de développement" pour la Chine grâce à ses technologies, a affirmé jeudi à Pékin le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, accueilli par le président chinois Xi Jinping.
M. Netanyahu a été reçu au Grand Palais du peuple, au coeur de la capitale chinoise, par le chef de l'Etat chinois, dans le cadre de son déplacement de cinq jours censé permettre de doper le commerce d'Israël avec le géant asiatique.

"Votre visite est d'ores-et-déjà fructueuse", a déclaré M. Xi, selon qui la Chine "attache une grande importance" à sa relation avec Israël.
"La Chine est une grande puissance mondiale dans tant de domaines et Israël est un centre technologique mondial", a répondu le Premier ministre israélien. "Je propose qu'Israël soit sous bien des formes un laboratoire de recherche et de développement pour la Chine".
La veille, M. Netanyahu avait proposé à son homologue chinois Li Keqiang qu'Israël devienne le "partenaire junior parfait" pour la Chine.
Arrivé lundi en Chine, Benjamin Netanyahu s'est par ailleurs rendu à la Grande Muraille, une visite quasi-incontournable pour les leaders étrangers en déplacement à Pékin.
Les deux pays n'ont établi des relations diplomatiques qu'en 1992 et la dernière visite d'un Premier ministre israélien en Chine remonte à 2007, du temps d'Ehud Olmert.
En 2012, Israël a importé pour 5,32 milliards de dollars de produits chinois et exporté pour 2,74 milliards de dollars vers l'Empire du milieu, selon des chiffres officiels israéliens. L'objectif israélien est que le commerce bilatéral atteigne les 10 milliards de dollars d'ici trois ans.

Israël se prépare à des représailles syriennes

masquegaz.jpgArticle paru dans "Le dauphine"

Cette étudiante israélienne est allée récupérer un masque à gaz dans un centre de distribution de Bat Yam hier. Photo AFP

Dimanche à 2 heures du matin, des missiles, tirés à partir de chasseurs bombardiers israéliens, ont détruit un centre de recherche militaire à Jamraya près de Damas, la capitale syrienne. Dans ce centre militaire, placé sous la garde d’une unité d’élite (le New York Times croit savoir que des dizaines de soldats syriens ont été tués) étaient entreposés des missiles sol-sol extrêmement sophistiqués de fabrication iranienne, des Fateeh 110 d’une portée de 300 km. Ces missiles sont capables d’atteindre des cibles en profondeur sur le territoire israélien. Ils étaient destinés, affirme Israël, à équiper le Hezbollah libanais, l’allié de l’Iran dans la région. Tout indique que ces missiles ont été pulvérisés.
Espace aérien fermé

C’était le deuxième raid israélien en Syrie en 48 heures et dimanche à la mi-journée, le ministre adjoint des Affaires étrangères de Syrie, Faiçal Mekdad, réagissait en termes menaçants : « L’attaque israélienne est une déclaration de guerre. » Aussitôt, l’état d’alerte était décrété dans les unités israéliennes stationnées à proximité des lignes libanaises et syriennes.

Les militaires ont déployé des missiles dans les zones proches et ont fermé l’espace aérien du nord d’Israël. Et puis les demandes de masques à gaz ont quadruplé en l’espace de quelques jours, selon la radio de l’armée israélienne. C’est dire le niveau d’anxiété d’une partie de la population. La localité de Kiriat Shmona a essuyé dans le passé de nombreux tirs de roquettes à partir du territoire libanais. Son maire s’attend à une riposte du Hezbollah ou de la Syrie, ou des deux à la fois.

Pour nombre de commentateurs, les deux raids israéliens peuvent cependant être considérés comme un avertissement adressé en priorité à Téhéran et non à Damas.
Avertissement à Téhéran

Il s’agirait de démontrer aux dirigeants iraniens qu’ils font fausse route s’ils pensent qu’Israël restera les bras croisés devant leur volonté de renforcer les capacités militaires du Hezbollah ou devant leurs efforts pour se doter de l’arme atomique.

Benjamin Netanyahu aurait fait transmettre un message « conciliant » au président al-Assad avant de s’envoler à destination de Pékin : « Israël ne cherche pas à s’immiscer dans les affaires intérieures syriennes, ne cherche pas à faire monter la tension sur les lignes d’armistice israélo-syriennes, mais s’opposera par la force à toute livraison d’armes non-conventionnelles au Hezbollah ». La chute d’Assad pourrait porter au pouvoir à Damas un salafiste ou un proche d’Al-Qaida : le cauchemar d’Israël !

Un responsable israélien confirme deux raids en Syrie en trois jours

Israël a mené deux frappes aériennes en trois jours en Syrie contre des armes destinées au mouvement chiite libanais Hezbollah, a affirmé dimanche à l’AFP un haut responsable israélien.

Cela porte à trois le nombre de raids aériens menés par Israël en Syrie depuis fin janvier. Un raid a eu lieu vendredi avant l’aube contre des armes destinées au Hezbollah, à proximité de l’aéroport de Damas, au sud-est de la capitale syrienne, a déclaré le haut responsable israélien sous couvert de l’anonymat.

Un deuxième a été mené dans la nuit de samedi à dimanche, a-t-il ajouté. Cette «attaque a visé des missiles iraniens destinés au Hezbollah, au nord de Damas», a-t-il indiqué.

L’aviation israélienne avait lancé un raid dans le même secteur en janvier, touchant un centre de recherches scientifiques.

«Chaque fois que des informations parviendront à Israël sur le transfert de missiles ou d’armements de Syrie au Liban, ils seront attaqués», a assuré le responsable israélien, en allusion au Hezbollah, le puissant mouvement libanais allié du régime de Bachar al-Assad.

«L’armée de l’air est en état d’alerte très élevé, comme elle ne l’a pas été depuis des années afin de répondre à toute éventualité», a-t-il poursuivi, alors que la guerre civile fait rage en Syrie voisine.

A Damas, l’agence officielle Sana a fait état d’une attaque israélienne dimanche contre le centre de recherches scientifiques de Jamraya, au nord-ouest de Damas.

L’attaque, pour laquelle aucun bilan n’a été donné à ce stade, a été conduite au moyen de missiles, selon Sana.

Le précédent raid israélien, vendredi, n’a pas été confirmé par les autorités syriennes. Des médias américains en avaient fait état et au Liban, une source diplomatique, avait dit à l’AFP que cette attaque avait détruit des missiles sol-air récemment livrés par la Russie et qui étaient entreposés à l’aéroport de Damas.

L’armée israélienne et les services du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ont refusé de confirmer toute information concernant des attaques israéliennes en Syrie.

«Ce que nous voulons c’est nous assurer que le Hezbollah ne profite pas du chaos syrien pour se renforcer», a déclaré à la radio militaire le député du Likoud (droite) Tzahi Hanegbi, un proche de M. Netanyahu, sans confirmer le raid.

Israël et le Hezbollah, qui contrôle une grande partie du sud du Liban, s’étaient livrés une guerre dévastatrice et meurtrière en 2006.

Israël: Netanyahu veut un référendum en cas de paix avec les Palestiniens

NETAY.jpgLe Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé jeudi qu'il souhaitait soumettre tout accord de paix avec les Palestiniens à un référendum.
"Si nous parvenons à un accord de paix avec les Palestiniens, je souhaiterais le soumettre à un référendum", a affirmé M. Netanyahu, lors d'une rencontre avec le ministre suisse des Affaires étrangères Didier Burkhalter, selon un communiqué de ses services.

M. Netanyahu a rappelé sa position au moment où les Etats-Unis tentent d'encourager une relance des négociations entre Israël et les Palestiniens gelées depuis l'automne 2010.
En septembre 2010, il s'était déjà déclaré favorable à un référendum sur tout accord conclu avec les Palestiniens.
Les commentateurs avaient estimé à l'époque que le Premier ministre tentait ainsi de neutraliser les "durs" de sa coalition, opposés à toute concession territoriale en Cisjordanie occupée, en laissant la décision finale aux électeurs.
En novembre 2010, le Parlement israélien a adopté une proposition de loi imposant pour la première fois la validation par référendum de tout retrait des territoires sur lesquels s'exerce la loi israélienne, dont le plateau syrien du Golan et Jérusalem-Est, occupés et annexés par Israël, avant la ratification d'éventuels traités de paix respectivement avec la Syrie et les Palestiniens.
Cette loi prévoit toutefois une dispense de consultation populaire si une majorité qualifiée des deux tiers des députés (80 sur 120) se prononce pour un retrait.
A droite, le ministre du Commerce et de l'Industrie, Naftali Bennett, qui dirige le Foyer juif, un parti nationaliste religieux fervent partisan de la colonisation des Territoires palestiniens, s'est lui aussi prononcé ces derniers mois pour un référendum en cas d'accord avec les Palestiniens.
En revanche, la ministre de la Justice Tzipi Livni, chargée du dossier des négociations avec les Palestiniens, s'est déclarée totalement opposée à l'idée d'un référendum. Interrogée au début de la semaine, elle a répondu que le Parlement était seul habilité à statuer sur une telle question.
"Les élections générales constituent le vrai référendum", a affirmé Mme Livni dirigeante de HaTnouha, un petit parti centriste qui a fait de la relance d'un processus de paix sa priorité.
Selon les médias israéliens, Mme Livni devait rencontrer jeudi à Washington le secrétaire d'Etat américain John Kerry. Mme Livni est accompagnée de l'envoyé spécial de M. Netanyahu pour les pourparlers de paix, l'avocat Yitzhak Molcho.
Israël et les Palestiniens ont tempéré mercredi les espoirs de reprise des négociations éveillés par la reformulation de l'initiative de paix arabe, appuyée par les Etats-Unis, qui valide désormais explicitement le principe d'un échange de territoires.
M. Netanyahu a relativisé la portée de cette inflexion. "Le conflit israélo-palestinien n'est pas territorial mais porte sur l'existence même de l'Etat d'Israël", a-t-il réaffirmé.
Un de ses proches, le ministre des Communications Gilad Erdan, a d'ailleurs répété le refus d'Israël de négocier sur la base des lignes d'avant l'occupation israélienne des Territoires palestiniens (Cisjordanie, Jérusalem-Est et bande de Gaza) en 1967.

Israël/diplomatie: Lieberman chargé par son ex-numéro deux lors de son procès

liber.jpgJERUSALEM - L'ancien vice-ministre israélien des Affaires étrangères Danny Ayalon a témoigné jeudi contre l'ex-chef de la diplomatie Avigdor Lieberman, jugé pour fraude et abus de confiance, personnage controversé dont l'avenir politique dépend du verdict.

Considéré comme le principal témoin à charge, M. Ayalon a accusé devant le tribunal de Jérusalem M. Lieberman de lui avoir demandé en 2009 de soutenir la nomination d'un ambassadeur qui aurait rendu service à ce dernier en l'informant des détails d'une enquête de la police israélienne diligentée contre lui.

Selon M. Ayalon, M. Lieberman, alors ministre des Affaires étrangères, l'a pressé de nommer ce diplomate, Zeev Ben Arieh, qui était en poste au Bélarus, ambassadeur en Lettonie. Le procureur et la police considèrent que M. Lieberman a ainsi voulu récompenser M. Ben Arieh.

A l'ouverture du procès, le 17 février, M. Lieberman, chef du parti ultranationaliste Israël Beiteinou et allié du Premier ministre Benjamin Netanyahu, avait plaidé non coupable.

M. Ayalon a réaffirmé jeudi au tribunal, comme il l'a déjà fait publiquement et devant les enquêteurs, qu'Avigdor Lieberman au cours d'une rencontre imprévue lui avait demandé de nommer, en sa qualité de président de la commission des nominations au ministère, l'ambassadeur Ben Arieh le meilleur candidat pour le poste en Lettonie, a précisé la radio publique.

La défense présentera ses arguments à la fin du mois avec notamment le témoignage de M. Lieberman lui-même.

Lors d'interviews, M. Lieberman a reconnu que Zeev Ben Arieh lui avait effectivement transmis des documents confidentiels. Mais après en avoir pris connaissance, je les immédiatement jetés dans les toilettes et j'ai tiré la chasse d'eau, a affirmé M. Lieberman en assurant avoir réprimandé Zeev Ben Arieh.

Le témoignage compromettant de M. Ayalon a été mis en cause par la défense qui affirme que l'ancien vice-ministre a des raisons d'en vouloir personnellement à M. Lieberman, qui l'a exclu de la liste d'Israël Beiteinou aux dernières élections législatives alors qu'il était numéro deux de ce parti.

Interrogé sur ce point par les juges, M. Ayalon a assuré qu'il ne cherchait pas à se venger de son ancien patron.

M. Lieberman, 54 ans, a démissionné le 14 décembre 2012, au lendemain de son inculpation, avec l'espoir d'être blanchi afin de revenir au gouvernement, au même poste.

Depuis, Benjamin Netanyahu assume le portefeuille des Affaires étrangères dans l'attente d'un éventuel retour d'Avigdor Lieberman, qui entre-temps préside la puissante commission de la Défense et des Affaires étrangères du Parlement.

Mais si les trois juges condamnent ce dernier à une peine supérieure à trois mois de prison ou de travaux publics, il ne pourra plus être député pendant une période de sept ans, ce qui compromettra la poursuite de sa carrière politique.

Les délits de fraude et d'abus de confiance sont passibles de trois ans de prison ferme en Israël.

Né dans la république soviétique de Moldavie, Avigdor Lieberman a émigré en 1978 en Israël, où il a rejoint le Likoud (droite nationaliste), dont il a gravi les échelons avant de créer en 1999 Israël Beiteinou (Israël notre maison).

Dans les années 2000, il s'est illustré par des déclarations à l'emporte-pièces, prônant par exemple un bombardement du barrage d'Assouan pour inonder l'Egypte, premier pays arabe à avoir signé la paix avec Israël, en cas de soutien à l'Intifada palestinienne.

Israël maintient son refus de négocier sur la base des lignes de 1967

JERUSALEM - Israël continuera à refuser de négocier avec les Palestiniens sur la base des lignes de 1967, c'est-à-dire la Cisjordanie, Jérusalem-Est et la bande de Gaza, a affirmé mercredi un ministre en réponse à une inflexion de l'initiative de paix de la Ligue arabe.

Si Israël accepte de venir à la table des négociations en affirmant à l'avance qu'elles se dérouleront sur la base des lignes de 1967, il ne restera pas grand chose à négocier. On ne peut pas commencer à discuter en acceptant d'avance de renoncer à tout, a averti Gilad Erdan, le ministre des Communications et membre du cabinet de sécurité, à la radio publique.

J'espère que Abou Mazen (Mahmoud Abbas, le président palestinien) ne pense pas qu'Israël doit renoncer à ses positions, et accepter de transmettre tous les territoires (palestiniens) dans lesquels nous pensons avoir le droit de nous installer, a ajouté ce proche collaborateur du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Lors d'une réunion à Washington entre une délégation de la Ligue arabe et le secrétaire d'Etat américain John Kerry, le Premier ministre et chef de la diplomatie du Qatar, Hamad ben Jassem al-Thani, dont le pays préside le comité de suivi de l'initiative de paix arabe, s'est dit lundi favorable à un échange mineur de territoire comparable et mutuellement accepté.

De tels échanges, déjà discutés lors des précédentes négociations de paix, permettraient à Israël de conserver les grands blocs d'implantations où vit la majorité des colons tandis que les Palestiniens recevraient des territoires actuellement sous souveraineté israélienne.

La position de M. Erdan contraste avec la réaction positive à la décision de la Ligue arabe exprimée mardi par la ministre de la Justice Tzipi Livni, chargée du dossier des négociations avec les Palestiniens. Mais, selon les commentateurs, la position de Mme Livni ne reflète pas la position du gouvernement Netanyahu.

A la tête de Kadima puis de HaTnouha, un petit parti centriste (six députés sur 120), elle a fait de la reprise des négociations avec les Palestiniens sa priorité, alors que le Likoud, le parti de M. Netanyahu ou Foyer juif, un parti religieux nationaliste de la coalition et fervent partisan de la colonisation, acceptent seulement l'idée d'une reprise des négociations gelées depuis septembre 2010, sans conditions préalables.

Shelly Yachimovich, la dirigeante du parti travailliste, principale formation de l'opposition a soutenu la décision importante de la Ligue arabe en soulignant à la radio qu'elle pouvait permettre une relance des négociations.

Si l'on s'approche d'un accord et que Foyer juif menace de quitter le gouvernement de Benjamin Netanyahu, nous envisagerons positivement la possibilité de prendra sa place au sein du gouvernement. Les Travaillistes ne seront pas ceux qui empêcheront un accord, a assuré Mme Yachimovich.

M. Kerry a pour sa part salué mardi la décision de la Ligue arabe.

Contrairement à la proposition d'origine qui ne parlait que des lignes de 1967 et de rien d'autre, ils (les pays arabes, ndlr) ont déclaré hier qu'ils étaient prêts à accepter les frontières de 1967 avec des ajustements reflétant un accord mutuel sur des échanges de territoires, a expliqué le chef de la diplomatie américaine.