Yves Benjamin ATTALI

Né le 8 juin 1957 à Paris
Études secondaires en internat à l'école Maïmonide de Boulogne sur seine.
Aliyah en 1976, terminale au lycée français de Jérusalem.
Service militaire dans le génie combattant.
Marié avec une Israélienne, Hanna, père de 4 enfants (2 filles et 2 garçons). Habitons à Kfar Tavor en basse Galilée.
Licence en sociologie et ressources humaines de l'université de Bar-Ilan.
Amoureux des langues, considéré comme le plus Israélien des francophones de ma promotion.
J'ai collaboré pour la première fois avec Alliance en 1997. Aujourd'hui j'ai renoué avec le magazine juif qui est incontestablement le meilleur sur Web.

Les articles de Yves Benjamin ATTALI

Un israélien tué par un Palestinien, incidents en Cisjordanie

israelientue.jpgArticle paru dans "7/7"

Source: AFP © epa.
Un colon israélien a été assassiné à coups de couteau mardi matin par un Palestinien au sud de la ville de Naplouse (nord de la Cisjordanie), ce qui a déclenché des heurts entre Israéliens et Palestiniens dans la région, selon la police et des témoins.

"Un Palestinien a poignardé un Israélien assis à une station d'autobus près du carrefour de Tapouach et l'a tué", a déclaré à l'AFP la porte-parole de la police, Louba Samri. "Il s'est saisi de l'arme (de la victime) et s'en est servi contre les gardes-frontières qui se trouvaient à proximité et avaient commencé à tirer dans sa direction. Ces derniers l'ont blessé et neutralisé", a-t-elle expliqué, en précisant qu'il avait "été évacué vers un hôpital israélien".

Selon la police israélienne, la victime décédée est un Israélien de 32 ans, Eviatar Borovsky, père de cinq enfants, qui habitait l'implantation de Yitzhar, non loin de Naplouse. "Je tiens à exprimer ma douleur et le chagrin de toute la nation à la famille d'Eviatar Borovsky", a déclaré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dans un communiqué.

"Le terroriste auteur de l'assassinat a été capturé et nous continuerons à agir sur ce front pour protéger nos citoyens", a-t-il assuré.

L'auteur présumé de l'attaque est un Palestinien originaire de la région de Tulkarem (nord de la Cisjordanie), Salam Mohammad al-Zaghala, âgé de 23 ans, libéré d'une prison israélienne le mois dernier après avoir purgé une peine de trois ans, ont précisé des sources de sécurité palestiniennes.

Peu après l'incident, des colons ont afflué sur le lieu de l'attaque et ont attaqué des voitures palestiniennes à coups de pierres, a témoigné un correspondant de l'AFP. Selon une porte-parole militaire, des dizaines de colons se sont livrés à des violences anti-palestiniennes. Des autobus ont été caillassés et trois passagers palestiniens légèrement blessés. Des colons ont également mis le feu à des champs, a ajouté la porte-parole.

Quinze colons accusés de s'être livrés à des violences anti-palestiniennes ou d'avoir agressé des membres des forces de l'ordre ont été arrêtés, a indiqué un porte-parole de la police qui a été placée en état d'alerte en Cisjordanie et à Jérusalem-est. "Après 18 mois de calme, un Palestinien a attaqué un Israélien. La menace que représente le terrorisme est toujours présente", a expliqué aux journalistes le capitaine Barak Raz, porte-parole de l'armée israélienne pour la Cisjordanie.

"Colère" des colons
Un porte-parole des colons, David Ha'ivri, a fait part de leur "colère" et "exigé des forces de sécurité israéliennes qu'elles assurent notre sécurité". "Nous attendons qu'Israël et la communauté internationale sanctionnent l'Autorité palestinienne qui soutient et encourage le terrorisme", a-t-il dit.

La dernière attaque meurtrière contre un Israélien en Cisjordanie remonte à septembre 2011. Des Palestiniens avaient jeté des pierres sur le véhicule d'un colon israélien, qui avait perdu le contrôle de sa voiture et avait trouvé la mort ainsi que son enfant, âgé de 18 mois. En mars 2011, un couple et trois de leurs enfants avaient été tués à coups de couteaux à leur domicile dans la colonie d'Itamar, dans le nord de la Cisjordanie.

Le carrefour de Tapouach, près de Naplouse, où se croisent quotidiennement Palestiniens, soldats et colons, a été le théâtre de violences ces dernières années, dont une attaque au couteau en janvier au cours de laquelle un Israélien avait été blessé. Par ailleurs, à Jérusalem, la police a ouvert une enquête après l'agression d'un éboueur arabe, blessé à coups de couteau, dans le quartier juif ultra-orthodoxe de Mea Sharim. Les motifs de l'attaque n'ont pas été établis.

Une roquette tirée vers Israël, pas de victimes-armée

Une roquette tirée de la bande de Gaza est tombée dans le sud d'Israël lundi, sans faire de dégâts ni de blessé, a rapporté une porte-parole de l'armée israélienne.

Le tir de roquette, qui a atterri dans un champ, n'a pas été revendiqué.

En réponse à un tir similaire, l'aviation israélienne a mené dimanche un raid contre un site d'entraînement du Front démocratique de libération de la Palestine à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, sans faire de blessés ni dégâts, selon l'armée israélienne et le FDLP. (voir )

"Les tirs sporadiques de missiles et de roquettes trouveront une réponse très agressive", a déclaré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu après la frappe.

Des islamistes ont tiré par intermittence des roquettes en direction d'Israël ces dernières semaines, malgré la trêve intervenue après huit jours d'affrontements en novembre. (Ari Rabinovitch; Hélène Duvigneau pour le service français)

Une roquette tirée vers Israël

Une roquette tirée de la bande de Gaza est tombée dans le sud d'Israël aujourd'hui, sans faire de dégâts ni de blessé, a rapporté une porte-parole de l'armée israélienne.

Le tir de roquette, qui a atterri dans un champ, n'a pas été revendiqué. En réponse à un tir similaire, l'aviation israélienne a mené hier un raid contre un site d'entraînement du Front démocratique de libération de la Palestine à Rafah (FDLP), dans le sud de la bande de Gaza, sans faire de blessés ni dégâts, selon l'armée israélienne et le FDLP.

"Les tirs sporadiques de missiles et de roquettes trouveront une réponse très agressive", a déclaré le premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou après la frappe.

Des islamistes ont tiré par intermittence des roquettes en direction d'Israël ces dernières semaines, malgré la trêve intervenue après huit jours d'affrontements en novembre.

Israël: la justice en faveur du mur de séparation dans la vallée de Crémisan

La justice israélienne s'est prononcée en faveur de la construction du mur de séparation israélien dans la vallée palestinienne de Crémisan, près de Bethléem, a indiqué vendredi une association catholique qui réclamait l'abandon du projet.

Une commission spéciale d'appel israélienne, statuant sur les confiscations de terres, a approuvé cette semaine un tracé du mur qui va couper en deux la vallée de Crémisan, a précisé la Société Saint-Yves de Jérusalem dans un communiqué, en jugeant la décision "très problématique et injuste".

La commission a ainsi rejeté les recours présentés par les propriétaires fonciers de la vallée de Crémisan et par la Société Saint-Yves, qui représentait les religieuses d'un couvent salésien également affectées par le tracé du mur.

Depuis plus d'un siècle, les Palestiniens chrétiens de Beit Jala, à proximité de Bethléem en Cisjordanie occupée, cultivent les coteaux de Crémisan, célèbres pour leur vignoble --qui produit le vin de messe de Terre sainte-- et leur communauté monastique salésienne.

Mais la construction de la barrière israélienne, que les Palestiniens ont baptisé "mur de l'apartheid", doit séparer Bethléem, Beit Jala et les villages voisins de la vallée de Crémisan qui va basculer du côté israélien de la clôture.

Les Palestiniens de la région sont convaincus que le tracé du mur a pour objectif de les spolier de leurs terres. Ils accusent Israël d'avoir programmé l'annexion des zones limitrophes de Bethléem afin de séparer cette ville palestinienne de Jérusalem, distante de seulement cinq kilomètres.

En octobre 2012, l'Assemblée des évêques catholiques de Terre sainte avait condamné le tracé planifié par le projet du mur dans la vallée de Crémisan en indiquant que "les décisions de confiscation affecteraient le village d'Al Walaja, ainsi que la vie de 58 familles chrétiennes de Beit Jala, dont la subsistance dépend essentiellement de cette terre". Deux congrégations locales salésiennes, installées depuis 1891, sont également touchées par le projet de barrière.

La plainte des agriculteurs de Crémisan, un vallée pittoresque de 170 hectares, remontait à 2006. Les plaignants n'ont plus comme seul recours que de saisir la Cour suprême israélienne.

Dans un avis rendu le 9 juillet 2004, la Cour internationale de justice (CIJ) a la barrière illégale et exigé son démantèlement, de même que l'Assemblée générale de l'ONU. Israël excipe de raisons sécuritaires pour justifier sa construction.

Israël abat un drone venu du Liban, accuse le Hezbollah qui dément

Israël a annoncé jeudi avoir abattu un drone entré dans son espace aérien en provenance du Liban, accusant le Hezbollah, qui a démenti son implication alors qu'il avait déjà envoyé un drone en Israël en octobre.

"Un avion sans pilote repéré alors qu'il approchait de la côte israélienne a été intercepté par l'aviation israélienne à cinq milles nautiques au large de Haïfa (nord)", affirme un communiqué militaire qui précise que l'appareil a été abattu vers 14H00 (11H00 GMT).

"C'est la deuxième fois qu'un avion sans pilote est intercepté dans l'espace aérien israélien en sept mois", selon le communiqué.

"Je considère avec une extrême gravité cette tentative de violer notre frontière. Nous continuerons à faire tout le nécessaire pour protéger la sécurité des citoyens israéliens", a réagi le Premier ministre Benjamin Netanyahu dans un bref communiqué.

M. Netanyahu se rendait vers le nord du pays pour assister à une cérémonie au moment où le drone a été repéré et son hélicoptère s'est posé jusqu'à l'interception, sur instruction des services de sécurité, a rapporté la radio publique.

"C'est une nouvelle tentative du Hezbollah de faire pénétrer un avion sans pilote en Israël", a déclaré à la radio militaire le vice-ministre israélien de la Défense Danny Danon.

"On voit le Hezbollah agir sur tous les fronts, que ce soit avec des drones, ou par son aide massive aux forces du président Bachar al-Assad en Syrie", a-t-il ajouté, faisant allusion aux accusations de l'opposition syrienne qui affirme que des combattants du parti libanais appuient les troupes syriennes dans leur guerre contre les rebelles.

"Nous sommes prêts et nous agirons en conséquence. Il y aura une réaction israélienne. Le Hezbollah sait qu'il ne faut pas nous provoquer", a assuré le ministre israélien.

Le Hezbollah libanais a affirmé jeudi qu'il n'avait envoyé aucun drone survoler Israël. "Le Hezbollah dément avoir envoyé un drone en direction de la Palestine occupée", a affirmé la chaîne de télévision du puissant mouvement chiite.

Auparavant, le porte-parole de l'armée israélienne, le lieutenant-colonel Peter Lerner avait précisé que le drone abattu se déplaçait "du nord au sud le long de la côte libanaise et a été repéré peu après 13H00" (10H00 GMT).

"Nous ne savons pas d'où l'appareil est parti ni où il allait", a-t-il indiqué, faisant état d'une enquête et de recherches en cours des débris.

Le 6 octobre, un drone envoyé par le Hezbollah avait survolé la Méditerranée avant d'entrer dans le ciel israélien à proximité de la bande de Gaza, pour être finalement abattu par un avion de combat israélien au-dessus du désert du Néguev, où se trouvent les installations nucléaires israéliennes.

L'ancien chef de l'aviation israélienne le général de réserve Eitan Ben Eliyahu a estimé à la radio militaire que la destruction du drone à proximité de la frontière libanaise traduisait "les énormes progrès réalisés par notre système de défense par rapport à la première tentative d'infiltration", lorsque le drone du Hezbollah avait pénétré profondément en territoire israélien avant d'être abattu.

Le site du quotidien Haaretz indique pour sa part que selon les estimations de l'armée israélienne, le Hezbollah disposerait d'une dizaine de drones.

Le chef d'état-major, le général Benny Gantz, avait pour sa part affirmé le mois dernier que le Hezbollah avait "un nombre significatif d'avions sans pilote" et évoqué la possibilité que le mouvement chiite tente une nouvelle infiltration dans l'espace aérien israélien.

Israël et le Hezbollah, qui contrôle une grande partie du sud du Liban, s'étaient livrés une guerre dévastatrice et meurtrière durant l'été 2006.

Les Juifs de France s’offrent une guerre inutile dans une période de grandes turbulences

Article paru dans "Atlantico"

L’élection à la présidence du CRIF (Conseil Représentatif des Institutions juives de France) qui aura lieu fin mai donne l’image d’une communauté agitée par des tensions internes.

Une vieille blague juive pose la question : pourquoi, quand il n’y a que deux Juifs, faut-il trois synagogues ? Réponse : parce qu’il en faut bien une où l’on ne met jamais les pieds ! Si les Juifs de France sont généralement unis dans l’adversité, un peu comme les Gaulois version Astérix, ils adorent se bagarrer entre eux. Sauf qu’en la circonstance, la bataille qui se profile pour la présidence du CRIF (1) tombe au plus mal. Inquiets pour leur sécurité depuis les massacres commis par Mohamed Merah qui ont entrainé de nombreuses exactions antisémites depuis un an, affaiblis par les mensonges du grand rabbin de France sur son CV et ses "emprunts" littéraires, les Juifs de France ont besoin de retrouver un leadership politique rassurant en attendant qu’une personnalité incontestable succède à Gilles Bernheim pour porter une parole morale dans la cité. Or, l’élection à la présidence du CRIF qui aura lieu fin mai risque de donner l’image d’une communauté agitée par des tensions internes essentiellement dictées par des ambitions personnelles.

Un candidat aurait pu et dû s’imposer à tous : Arié Bensemhoun, président de la communauté juive de Toulouse, qui a su gérer avec sang froid et responsabilité la période difficile qui a suivi la tuerie de l’Ecole Otzar Hatorah, est engagé au CRIF depuis très longtemps. Brillant orateur, homme de tolérance et d’ouverture, défenseur zélé mais équilibré de la cause sioniste, il incarne la rénovation des institutions juives qui en ont bien besoin. Il n’a, au fond, qu’un seul handicap, son accent chantant rappelant qu’il n’est pas parisien, contrairement à la plupart des présidents du CRIF qui se sont succédés depuis la création de cette organisation. Deux candidats s’opposent cependant à lui : Roger Cukierman, 77 ans, qui a déjà été président il y a douze ans - c’est un peu comme si Giscard s’était présenté contre Sarkozy en 2007…- et Gil Taïeb, candidat à tout ce qui passe depuis vingt ans (Consistoire de Paris, Fonds Social Juif Unifié, député des Français de l’étranger, etc), au point qu’on ne sache plus très bien s’il a envie de représenter les Juifs de France auprès des pouvoirs publics ou l’inverse !

Encore une fois, cette guéguerre d’égos aurait pu, en d’autre temps, prêter à sourire. Mais dans cette France où la montée de l’islamisme et de tous les communautarismes semble stimuler la cote du Front Nationa sondage après sondage, elle n’amuse personne.

(1) (Conseil Représentatif des Institutions juives de France)

Un Israélien en prison en Egypte pour espionnage déclare une grève de la faim

Article paru dans "L'Orient le jour"

Un bédouin israélien qui purge depuis douze ans en Egypte une condamnation pour espionnage a entamé mardi une grève de la faim, selon une lettre adressée aux autorités israéliennes, dont l'AFP a obtenu copie mercredi.

"Je demande à son Excellence, l'ambassadeur de l'Etat d'Israël et représentant du Premier ministre en Egypte de transmettre cette information sur ma grève de la faim au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et au président égyptien Mohamed Morsi", écrit-il dans la lettre en arabe, remise mardi au consul d'Israël au Caire.

Aucun commentaire n'a pu être obtenu dans l'immédiat de la part des autorités égyptiennes.

Ouda Tarabin, emprisonné au Caire depuis son arrestation en 2000, a été condamné par contumace à 15 ans de prison par un tribunal égyptien, à son insu selon lui, pour assistance dans la collecte d'informations au profit d'Israël.
Originaire de la ville de Rahat, dans le sud d'Israël, majoritairement peuplée de bédouins, Ouda Tarabin, âgé de 19 ans lors de son arrestation, a toujours clamé son innocence.
Sa libération a plusieurs fois été annoncée comme imminente lors d'accords d'échanges de prisonniers.
Interrogé par l'AFP, un porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères a dit ne pas souhaiter faire de commentaires.

La sentence a été prononcée "sans que me soit donnée la possibilité légale ou le droit, définis par la Charte des droits de l'Homme des Nations Unies (...) de me défendre des accusations portées contre moi, de faire appel et d'être l'objet d'un procès juste et équitable", écrit Ouda Tarabin dans la lettre.
Ce n'est que lors de son arrestation qu'il a été informé par les autorités égyptiennes de sa condamnation par contumace, a affirmé à l'AFP son avocat, Yitzhak Meltzer.
"Il est emprisonné dans des conditions inhumaines. Il n'y a pas d'eau courante dans sa cellule. Il ne peut parler à personne", a indiqué M. Meltzer.

Israël compte environ 260.000 bédouins, dont la plupart vivent dans le désert du Néguev dans des conditions d'extrême pauvreté. Plus de la moitié habitent dans des villages non reconnus et sans service public.

Israël - Fin de la grève des compagnies aériennes, l'Etat paiera

aeroportbe.jpgArticle paru dans "Israel-infos"

Les compagnies aériennes israéliennes ont décidé de mettre fin au mouvement de grève qui paralysait le ciel israélien après un accord intervenu avec le ministère des Finances.

[israel open sky] L'accord va permettre à des milliers de passagers perdu dans le chaos.
La grève avait débuté alors que le gouvernement avait ratifié l'accord "Open Sky" avec l'union européenne, qui ouvre le ciel israélien à la concurrence étrangère.

Les trois compagnies aériennes israéliennes, El Al, Arkia et Israir estimaient que cet accord entrainerait des milliers de suppressions d'emplois sous l'effet d'une concurrence accrue, alors que les compagnies européennes ne sont pas soumises aux mêmes exigences sécuritaires.

L'accord intervenu fait intervenir le ministère des finances qui paiera le surcoût des dépenses de sécurité engagées par les compagnies israéliennes, estimées à environ 110 millions d'euros.

D'autant que les compagnies israéliennes ne pourront ouvrir toutes les routes aériennes qu'elles souhaitent puisqu'elles ne desservent pas les aéroports européens dont les standards de sécurité sont trop bas. Sauf si l'état d'Israël y installe ses propres systèmes de sécurité.
L'accord est intervenu alors que le mouvement de grève devait se durcir mardi.

Open Skies devrait, à moyen terme, se traduire par une "guerre des prix" entre compagnies concurrentes, avec comme effets une baisse de ces prix, au bénéficie des voyageurs.
L'accord avait été signé avec l'Union européenne en juillet dernier, après trois années d'âpres négociations; il a été ratifié par le conseil des ministres dimanche par 16 voix contre 3.

Pour Benjamin Netanyahou, la baisse des prix devrait permettre d'augmenter encore le nombre de touristes accueillis – si tant est que le pays en ait la capacité hôtelière.

Une zone « juive libérale » (prière mixte homme-femme) au Kotel ? Carte blanche de Netanyahu !

kotelmixte.jpgArticle paru dans "JSS"

Le Président de l’Agence Juive Natan Sharansky a reçu « carte blanche » de la part du Premier Ministre Benjamin Netanyahu pour mettre en place un plan « d’équité » au Mur des Lamentations.
Le plan de Sharansky. De gauche à droite: Homme, femme, Pont Mughrabi, zone mixte

Netanyahu a demandé à Sharansky de « continuer à travailler pour installer de manière permanente une équité dans l’espace de prière installée sur l’esplanade du Kotel. »

Netanyahu et Sharansky se sont vus la semaine dernière, lors des funérailles de Margaret Thatcher. Ils ont profité du voyage pour parler des projets concernant le Mur.

Dans le projet, en plus de la partie réservée aux hommes et de celle réservée aux femme, Sharansky a prévu la création d’un espace de prières mixte qui se situerait au sud du mur, là ou se trouve l’Arche de Robinson. Ainsi, l’esplanade du mur serait agrandie pour permettre aux libéraux d’aller y prier. Ces derniers seraient séparés des autres par le Pont de Mughrabi.

Sharansky s’est vu chargé de cet épineux dossier l’an passé pour trouver une solution aux tensions actuelles dans la partie des femmes. En effet, un groupe de femmes, principalement venues des Etats-Unis, prient avec des châles de prières et des Sefer Torah, ce qui est interdit par le rabbinat. Ces prières causent la colère des religieux.

« Un Kotel pour Un peuple Juif » a dit Sharansky à la suite dune de ses présentations tenue à New-York. « Ainsi, le Kotel va de nouveau devenir le symbole d’unité du peuple juif et non plus une source de discorde. »

Israël accuse la Syrie d'utiliser des armes chimiques

Un responsable du renseignement militaire israélien a accusé mardi le régime du président syrien Bachar al-Assad d'utiliser des armes chimiques dans sa guerre contre les rebelles.

Le général Itaï Brun, chef du département de recherche et d'analyse au sein de la division du renseignement de l'armée, a formulé ces conclusions lors d'une intervention à une conférence internationale sur la sécurité, alors que le secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel achevait une visite de trois jours en Israël avant de se rendre en Jordanie puis en Arabie saoudite.

Assad utilise des armes chimiques en Syrie, a affirmé le responsable militaire dont la déclaration a été diffusée sur le compte Twitter officiel de l'armée israélienne.

Pour autant que nous sachions en fonction de notre expertise, le régime a utilisé des armes chimiques mortelles contre les rebelles lors d'une série d'incidents ces derniers mois, a-t-il dit, selon une retranscription de ses propos fournie par l'armée israélienne.

Les pupilles qui se contractent, l'écume qui sort de la bouche et d'autres signes que nous avons vus attestent de l'utilisation d'armes chimiques mortelles, a-t-il ajouté, précisant fonder ces observations sur des photos prises dans les zones concernées.

Quelles armes chimiques? Apparemment du sarin, a poursuivi le général israélien.

Toutefois, la Maison Blanche a vivement réagi en assurant que les Etats-Unis ne sont pas parvenus à la conclusion de l'utilisation d'armes chimiques par le régime du président syrien Bachar al-Assad.

Nous soutenons une enquête, nous surveillons (cette affaire) et nous ne sommes pas parvenus à la conclusion que (des armes chimiques) ont été utilisées, a précisé le porte-parole de l'exécutif américain, Jay Carney, en répétant qu'un tel recours serait inacceptable.

De son côté, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a indiqué que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu n'avait pas pu lui confirmer l'utilisation par la Syrie d'armes chimiques.

Je ne sais pas pour l'instant quels sont les faits et personne ne sait, a ajouté M. Kerry en marge d'une réunion de l'Otan à Bruxelles.

Interrogé mardi à plusieurs reprises, le porte-parole de M. Netanyahu s'est refusé à tout commentaire.

L'administration américaine a prévenu que le régime syrien devrait rendre des comptes en cas de recours aux armes chimiques mais M. Hagel s'est contenté lundi de confirmer que les agences de renseignement (américaines) examinaient ce qui s'est produit ou non, sans autre indication.

Le 18 avril, un haut responsable américain a affirmé que les agences de renseignement américaines enquêtaient sur l'utilisation éventuelle d'armes chimiques par le régime syrien contre les rebelles, évoquée par des pays européens

Selon certaines informations, un agent chimique très suspect pourrait avoir été utilisé lors de récents combats en Syrie, mais les services d'espionnage évaluent ces informations et n'ont pas encore tiré de conclusion, a dit à l'AFP ce responsable sous couvert d'anonymat. Il est possible que des armes chimiques aient été utilisées d'une manière limitée et très localisée.

A l'ONU, des diplomates avaient pour leur part confié que les pays occidentaux avaient des preuves solides que des armes chimiques avaient été utilisées au moins une fois dans le conflit syrien, dont le régime et la rébellion s'accusent mutuellement.

Selon le Washington Post et la revue Foreign Policy, la France et le Royaume-Uni ont informé le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon que des examens du sol, des entretiens avec des témoins et des rebelles montraient que des agents neurotoxiques avaient été utilisés dans et autour d'Alep (nord), de Homs (centre) et peut-être à Damas.