Israël se prépare à des représailles syriennes

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masquegaz.jpgArticle paru dans "Le dauphine"

Cette étudiante israélienne est allée récupérer un masque à gaz dans un centre de distribution de Bat Yam hier. Photo AFP

Dimanche à 2 heures du matin, des missiles, tirés à partir de chasseurs bombardiers israéliens, ont détruit un centre de recherche militaire à Jamraya près de Damas, la capitale syrienne. Dans ce centre militaire, placé sous la garde d’une unité d’élite (le New York Times croit savoir que des dizaines de soldats syriens ont été tués) étaient entreposés des missiles sol-sol extrêmement sophistiqués de fabrication iranienne, des Fateeh 110 d’une portée de 300 km. Ces missiles sont capables d’atteindre des cibles en profondeur sur le territoire israélien. Ils étaient destinés, affirme Israël, à équiper le Hezbollah libanais, l’allié de l’Iran dans la région. Tout indique que ces missiles ont été pulvérisés.
Espace aérien fermé

C’était le deuxième raid israélien en Syrie en 48 heures et dimanche à la mi-journée, le ministre adjoint des Affaires étrangères de Syrie, Faiçal Mekdad, réagissait en termes menaçants : « L’attaque israélienne est une déclaration de guerre. » Aussitôt, l’état d’alerte était décrété dans les unités israéliennes stationnées à proximité des lignes libanaises et syriennes.

Les militaires ont déployé des missiles dans les zones proches et ont fermé l’espace aérien du nord d’Israël. Et puis les demandes de masques à gaz ont quadruplé en l’espace de quelques jours, selon la radio de l’armée israélienne. C’est dire le niveau d’anxiété d’une partie de la population. La localité de Kiriat Shmona a essuyé dans le passé de nombreux tirs de roquettes à partir du territoire libanais. Son maire s’attend à une riposte du Hezbollah ou de la Syrie, ou des deux à la fois.

Pour nombre de commentateurs, les deux raids israéliens peuvent cependant être considérés comme un avertissement adressé en priorité à Téhéran et non à Damas.
Avertissement à Téhéran

Il s’agirait de démontrer aux dirigeants iraniens qu’ils font fausse route s’ils pensent qu’Israël restera les bras croisés devant leur volonté de renforcer les capacités militaires du Hezbollah ou devant leurs efforts pour se doter de l’arme atomique.

Benjamin Netanyahu aurait fait transmettre un message « conciliant » au président al-Assad avant de s’envoler à destination de Pékin : « Israël ne cherche pas à s’immiscer dans les affaires intérieures syriennes, ne cherche pas à faire monter la tension sur les lignes d’armistice israélo-syriennes, mais s’opposera par la force à toute livraison d’armes non-conventionnelles au Hezbollah ». La chute d’Assad pourrait porter au pouvoir à Damas un salafiste ou un proche d’Al-Qaida : le cauchemar d’Israël !

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