Laurent Bartoleschi

Je m'appelle Laurent Bartoleschi, actuellement attaché de production à Radio France International( RFI).
J'ai connu Alliance en 2009, tardivement donc, d'où j'avais proposé à Mme la Présidente-Claudine Douillet, de rédiger quelques articles cinéma. Chose établie puisque jusqu'à aujourd'hui, après en avoir réalisé plusieurs, de couvrir les festivals de Cannes et de Deauville, ainsi que maintes interviews, je suis reconnu par les professionnels de la profession, étant donné qu'ils me délivrent chaque année, depuis 2010, ma carte de critique. Une belle reconnaissance, à vrai dire. Merci à toute l'équipe d'Alliance, en espérant que cette collaboration ne soit qu'un début.

Les articles de Laurent Bartoleschi

Interview exclusif d'Amanda Sthers...

9-amanda-sthers.jpgArtiste quasi complet, Amanda Sthers, que l'on connaît comme écrivain (Le vieux juif blonde, Chicken street...), metteur en scène de théâtre (Thalasso,...) et de cinéma avec Je vais te manquer, reviendra en octobre prochain sur les planches, sous une casquette originale, la  comédie musicale avec à la partition un certain Sinclair. Amanda Sthers nous raconte en exclusivité pour alliance, ce à quoi ressemblera le spectacle de la rentrée prochaine: Lili Lampion

L.B: Parlez nous un peu de cette parisienne Lili Lampion. Serait-elle une sorte d'Amélie Poulain?

Amanda Sthers:
C'est amusant car cela m'a déjà été dit... c'est un immense compliment. Ce qu'elles ont de commun c'est ce bonheur contagieux... Mais pour moi, Lili est une héroïne moderne et surtout c'est une enfant avec ce que cela peut avoir de pureté et de violence. Disons que la vie n'est pas traitée à travers le prisme de l'expérience ou de la désillusion qu'on tente de surmonter comme dans Amélie Poulain, mais à travers celui de l'émotion et ... de l'humour.

L.B: Qu'est ce qui pourrait la distinguer des autres?

A.S: Elle a un univers à elle qu'elle admet au lieu de le rejeter qui fait partie intégrale de sa vie. Il n'y a pas de filtre entre son imaginaire et son quotidien avéré. Donc la couleur déborde tout le temps dans le monde gris qui nous entoure trop souvent.

L.B: Sur scène, en librairie, aurons-nous la surprise de retrouver Lili sur les écrans?

A.S: Peut-être? on me l'a déjà proposé mais chaque chose en son temps...

L.B :
Si Lili Lampion devait être transposée au cinéma, qui verriez vous pour le rôle-titre?

A.S: Une petite fille inconnue... Malicieuse.. Émouvante... Avec de la beauté dans le regard. Nina en fait... La fille de Sinclair! Jamais elle ne sera plongée dans ce monde là par ses parents, mais elle a beaucoup de lili Lampion en elle...

L.B: Et alors justement, qui a-t-il de Lili Lampion en vous et qu 'avez-vous d'elle?

A.S: Je suis bien incapable de grandir au fond... Et Lili a des parents divorcés comme moi, et une crevette adoptive qui vit dans son caniveau, comme moi....

L.B: Il était inévitable que la musique soit signée par votre "chef" Sinclair?

A.S: L'idée de la comédie musicale vient de lui donc dans ce cas précis, il était impossible que ce soit quelqu'un d'autre. Et puis nous ne faisons pas cela juste par amour mais surtout parce que nous admirons notre travail réciproquement. Nous nous sommes rencontrés comme cela puisqu'il a signé la musique de mon premier film "je vais te manquer".

L.B:
Du théâtre, de la comédie musicale, le retour au cinéma avec La Reine mère sera prévu pour quand? On peu en avoir un avant-goût?

A.S: Ce n'est pas à l'ordre du jour, en tout cas pas comme réalisatrice. En ce moment j'écris le premier long métrage d'un jeune réalisateur qui a un talent incroyable: Tristan Séguela. Et c'est une joie d'être juste une plume au service de l'imaginaire des autres... Et puis un autre roman, pour "les grands" cette fois ci....

Laurent Bartoleschi

Musique : Yemen Blues aux FrancoFolies - Une découverte majeure

ravidk.jpgArticle paru "ledevoir.com"

Ravid Kahalani
Photo : Laurent Burst
Ravid Kahalani

À retenir

Sur la scène multiculturelle des Francos, dimanche 12 juin à 18h et à 20h; renseignements: 514 876-8989.

Révélé l'an dernier en Europe, Yemen Blues incarne la plainte profonde qui se perd dans la nuit des temps, bien au-delà de toute frontière officielle ou de cette forme musicale qu'on appelle maintenant le blues. Mais dans ses nombreuses déclinaisons, le blues se retrouve néanmoins partout dans cette musique qui tire ses origines dans les chants yéménites et qui se recrée avec mordant à travers l'âme du Sahara et du Mandingue.

Le groupe se produit dimanche sur la scène multiculturelle des FrancoFolies de Montréal. La découverte laissera des traces.

Il y a aussi ce fort personnage, Ravid Kahalani, un chanteur charismatique qui joue du guimbri à ses heures. Il se raconte: «Je suis né et j'ai vécu en Israël, mais mon père vient du Yémen. Arrivé en Israël, il a arrêté de parler arabe, mais il nous a fidèlement transmis les chants des juifs yéménites interprétés en arabe. Cela représente une sorte de conflit pour moi. Je n'ai jamais parlé l'arabe, mais je l'ai toujours chanté depuis mon enfance.»

Avec ses échelles propres, ses hautes tonalités et son swing très soul, ce chant yéménite est unique. Si Ravid Kahalani s'en inspire fortement, son art s'est naturellement transformé au fur et à mesure de découvertes. «Quelque chose de naturel est arrivé à mon chant. À la suite de coups de coeur que j'ai éprouvés pour les artistes de l'Afrique du Nord et de l'Afrique de l'Ouest, je me suis mis à chanter comme eux. Mais cela m'a ramené vers mes racines et je me suis trouvé à chanter quelque chose comme une sorte de blues arabe africain. Je vois du blues dans chaque culture. Ça vient du même endroit, ça va au même endroit et ça m'a amené à un endroit où je peux chanter ma propre culture au sein de ça.»

Mais Yemen Blues crée aussi du neuf sur le plan musical.

Habilement orchestré par le bassiste oudiste Omer Avital, le groupe insuffle à ce blues pénétrant des harmonies de jazz avec trompette, trombone et flûte, de même que des effluves plus classiques avec violoncelle et alto, ou de la multipercussion moyen-orientale et latine. Une lourde claque dramatise une voix très aiguë. Les instruments interviennent en alternance ou ensemble par petits mouvements pendant les accélérations et décélérations, qui sont explorées par phase. L'effet de transe est parfois manifeste avec le gnawa en rappel. Et si le répertoire est surtout interprété en arabe yéménite, il est ponctué d'hébreu, de marocain et même de créole.

C'est à la fois profond, incantatoire, intemporellement contemporain. Et le message de Ravid Kahalani est transcendant: «Qu'importe d'où tu viens, ta langue est la mienne. Qu'importe quel Dieu tu pries, la musique est ma religion.» Et son art de vivre!

Cinéma, Festival, Film : 3,50 euros la place de ciné pour fêter Cannes

ugc.jpgPour célébrer le Festival de Cannes, les cinémas UGC proposent du 11 au 17 mai, toutes les séances à 3,50€. A l'occasion de la 64e édition du Festival de Cannes du 11 au 22 mai, les cinémas UGC proposent aux amateurs de venir célébrer le cinéma à leur manière.

Ainsi du 11 au 17 mai, les spectateurs pourront voir tous les films à 3,50€. Durant la semaine UGC, Minuit à Paris de Woody Allen, Le Dilemme de Ron Howard ou encore Stone avec Robert De Niro seront à l'affiche tout comme Et soudain tout le monde me manque avec Mélanie Laurent et Michel Blanc. Et pour cette 4e édition, les cinémas UGC organisent des "Séances de rattrapage UGC" afin de permettre aux spectateurs de (re)voir certains films.

Séléction DVD :Le voyage du directeur des ressources humaines

drh.gifInterview d'Eran Riklis

Suite à la mort accidentelle d’une de ses employées, le directeur des ressources humaines de la plus grande  boulangerie de Jérusalem –lui qui est reconnu comme étant un homme bougon, égoïste et mari et père quasi absent-est accusé d’inhumanité et d’indifférence par un quotidien local. Aussi, afin de redorer l'entreprise, et lui-même par l'occasion, ne va-t-il pas faire un voyage pour le moins original? Celui de sa vie.

Un parcours initiatique? Une rédemption? En tout état de cause, il ne l'oubliera pas de sitôt! Et nous, spectateurs, non plus. Le réalisateur Eran riklis nous entraine aussi bien dans les rues mystiques de la vielle ville d'Israël, que dans des étonnantes contrées de la Roumanie.  Un road movie ou un périple? Librement adapté du très beau roman d'A.B. Yeoshoua, le réalisateur de la fiancée syrienne ou encore des citronniers garde son charme poétique mais avec un style différent. Totalement fous sont les personnages que notre chef d'entreprise croisera sur son chemin. Tous originaux les uns que les autres. Il se rendra dans le fin fond de la Roumanie.

Le film d'Eran Riklis détient d'intéressantes allusions à la mythologie où le personnage principal pourrait interpréter une sorte d'Ulysse. Apres un début qui pourrait comparer le film à du Ken Loach avec tout le regard social, le Directeur des ressources humaines se transforme petit à petit à un chef d'œuvre d'Emir Kusturica. A l'arrivée, on est émerveillé par ce mélo aussi déchirant que touchant où la couleur locale phagocyte à merveille le récit pour notre plus grand plaisir. Royalement interprété par Mark Ivanir (remarqué en 1998 par Steven Spielberg, dans la liste de Schindler, puis dans le Terminal aux côtés de Tom Hanks et Catherine Z.Jones.

Et l'année prochaine, il sera dans le tant attendu Tintin), vu récemment dans l'excellent Jewish Connection réalisé par Kevin Asch.  Le Voyage du directeur des ressources humaines a été élu meilleur film, meilleur réalisateur et meilleur scénario de l'année aux Isreali Academy Awards, les Oscars israéliens.

Disponible en dvd et blu ray chez pyramide Vidéo

Laurent Bartoleschi

Chronique Cinéma , Festival de Cannes: vingt films à la conquête de la Palme d'or

fest2011.jpgVingt films brigueront la Palme d'or du 64e Festival de Cannes, qui aura lieu du 11 au 22 mai. "La Piel que habito" de Pedro Almodovar, "The Tree of Life" de Terrence Malick, "Le gamin au vélo" des frères Dardenne, "Melancholia" de Lars Von Trier et "La source des femmes" de Radu Mihaileanu figurent parmi les prétendants pour succéder à "Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures" du Thaïlandais Apichatpong Weerasethakul.

Quatre films français font partie de la sélection: "L'apollonide - Souvenirs de la maison close" de Bertrand Bonello, "Pater" d'Alain Cavalier, "The Artist" de Michel Hazanavicius (initialement prévu hors compétition) et "Polisse" de Maïwenn. "La source des femmes", du Franco-Roumain Radu Mihaileanu, avec notamment Leïla Bekhti et Hafsia Herzi, concourt sous la bannière marocaine.

Du côté des "habitués" du festival, les Belges Luc et Jean-Pierre Dardenne seront en course pour une troisième Palme d'or, après avoir été consacrés par le festival en 2005 pour "L'enfant" et en 1999 pour "Rosetta". Deux autres cinéastes brigueront une deuxième Palme d'or: l'Italien Nanni Moretti, récompensé en 2000 pour "La chambre du fils", et le Danois Lars von Trier, couronné en 1999 pour "Dancer in the Dark".

De retour également sur la Croisette: le Turc Nuri Bilge Ceylan pour "Il était une fois en Anatolie", le Finlandais Aki Kaurismäki pour "Le Havre" et l'Italien Paolo Sorrentino pour "This Must Be the Place". Le très attendu "The Tree of Life" de l'Américain Terrence Malick fait aussi partie des longs métrages sélectionnés.

Dans la catégorie des nouveaux venus figurent l'Autrichien Markus Schleinzer ("Michael") et l'Australienne Julia Leigh ("Sleeping Beauty"), qui feront découvrir leur premier film.

Fait rare: quatre réalisatrices seront en compétition cette année. Outre Julia Leigh et la Française Maïwenn, la Japonaise Naomi Kawase présentera "Hanezu no Tsuki" et la Britannique Lynne Ramsay "We Need to Talk about Kevin".

Hors compétition, c'est "La Conquête" de Xavier Durringer qui devrait faire sensation. Ce film, qui raconte l'ascension de Nicolas Sarkozy, incarné par Denis Podalydès, jusqu'à la présidence, sera projeté le 18 mai, jour de sa sortie. "Pirate des Caraïbes: la fontaine de jouvence", avec Johnny Depp et Penélope Cruz, réalisé en 3D, sera également présenté hors compétition, tout comme "The Beaver" ("Le complexe du castor") de Jodie Foster, avec Mel Gibson.

Le film "Midnight in Paris" ("Minuit à Paris"), du réalisateur américain Woody Allen, avec notamment Carla Bruni-Sarkozy, fera l'ouverture du festival, alors que "Les Bien-aimés", de Christophe Honoré, sera projeté en clôture, à l'issue de la cérémonie de remise des prix.

L'actrice américaine Uma Thurman, l'acteur anglais Jude Law et le réalisateur français Olivier Assayas font notamment partie du jury, présidé par l'acteur et réalisateur américain Robert De Niro, qui décernera la très convoitée Palme d'or.

La comédienne française Mélanie Laurent fera office de maîtresse de cérémonie pour les soirées d'ouverture, au cours de laquelle une Palme d'or d'honneur sera décernée au cinéaste italien Bernardo Bertolucci, et de clôture.

Parmi les nouveautés de l'édition 2011, le principe d'un pays invité chaque année sera inauguré par l'Egypte, avec notamment la projection d'une oeuvre collective, "18 jours". Des hommages seront aussi rendus le 14 mai à Bollywood, avec la projection hors compétition d'un long-métrage produit par Shekhar Kapoor (membre du jury cannois l'an dernier), "Bollywood, la plus belle histoire d'amour jamais contée", et le 17 mai à l'acteur français Jean-Paul Belmondo, en sa présence.

Les cinéastes iraniens Jafar Panahi et Mohammad Rasoulof, condamnés à six ans de prison dans leur pays et interdit d'exercer leur métier pendant 20 ans, seront quant à eux présents dans la sélection officielle du festival avec deux films réalisés "dans des conditions semi-clandestines", selon les organisateurs. Les deux hommes ont déposé un recours devant la justice iranienne pour obtenir la levée de leur condamnation, et attendent toujours la décision.

Jafar Panahi devait faire partie du jury cannois l'an dernier, mais il avait été arrêté quelques mois plus tôt par les autorités iraniennes et n'a pu quitter son pays.

Interview exclusive de Joann Sfar pour la sortie du film :Le chat du rabbin.

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Après avoir reçu le César de la première œuvre pour Gainsbourg, Joann Sfar, assisté d'Antoine Delesvaux, nous revient avec l'adaptation de sa bande dessinée culte le chat du rabbin.

Chers novices de la BD (tout comme votre serviteur), n'ayez crainte d'être perdus,  car le film d'animation, qui sortira le 1er juin, est plus qu'accessible à tous. D'ailleurs,  qui mieux que Joann Sfar lui-même pour en parler.

Sortie prévue dans le 01 juin 2011 du film Le chat du rabbin

Joann Sfar:
C'est un récit universel, celui d'un petit animal qui découvre la spiritualité humaine et qui s'en moque un petit peu à sa façon. Le propos est relativement important. Qu'es ce qu'on fait de la religion aujourd'hui pour ne pas se taper dessus? Que fait-on pour amener un message "aimant"?

L.B: Quel est l'intérêt de l'utilisation de la 3D?


J.S:
Tout d'abord, il faut se dire que le film est en 3D et non en relief. Le but est avant tout de faire un divertissement familial qui s'adresse aux enfants puisque ça parle de l'enseignement de la religion.

Maintenant, si on ne fait pas de 3D aujourd'hui pour un film d'animation, on n'obtient pas les salles familiales. Le chat du rabbin est proposé dans deux types de cinémas. Elle ne nous a pas été imposée. On s'était dit avec Antoine, testons, mais surtout quelques plans (ceux qui nous plaisaient, en général) et qu'est ce que cela pouvait apporter. On a tout de suite été bluffés par le résultat! Il y avait du volume et de la gestion, contrairement à un dessin animé classique où les personnages restent "coller" aux décors.

L.B: C'est un dessin animé qui réunit de l'humour, et de la religion bien sûr, mais aussi de lalechat.jpg politique et de la culture, un peu comme un conte philosophique à la Candide de Voltaire, non?

J.S: C'est un élève de Candide et peut être également un de Molière et du Roman de Renart. La différence entre le Candide et le Chat résulte justement que ce dernier n'est pas candide; il serait davantage Voltaire, il râle, il pique des colères. Il aime son confort. Parfois, il est même courageux et très conscient des injustices du monde.    

L.B: D'où vous vient cette idée de faire parler un chat? Pourquoi un chat?


J.S:
C'est parce que c'est mon chat tout simplement! C'aurait été Antoine, vous auriez eu un chien. Mis à part ça, on ne dessine que ce que l'on connait et j'ai ce chat sur mon bureau tout le temps.

L.B: Un moment dans le film, un des personnages dit que les juifs préfèrent les chats aux chiens. D'où provenez-vous cette "hypothèse"?

J.S: Cette histoire vient de mon cousin très religieux de Bnei Brak qui me racontait ça petit et qui me disait que chez les juifs, on aime mieux les chats que les chiens. Je ne l'ai pas inventé, mais les juifs s'imaginent tous, qu'ils ont la vérité sur tout le judaïsme: c'est le leur, et celui des autres est forcément une erreur. Une chose vraie: à Nice où j'ai grandit il y avait un rabbin- le Rabbin Assayag-  avec un défaut de prononciation  qui possédait un perroquet. Il disait avec beaucoup d'humour: "mon oiseau parle mieux que moi!". Une anecdote qui a un peu influencé le début de l'écriture et du film, comme vous avez pu vous en rendre compte.

L.B: En tout cas, comme Candide, il y a le pouvoir de la parole et du langage. Le chat dit même que l'on peut tout régler par le dialogue; un vrai message actuel et universel en somme.

J.S: Il le dit mais cela ne marche pas. Toute l'idée du film, l'unique chose est de parler. La mode d'aujourd'hui, est de débattre sur la laïcité et la religion. Il faut bien comprendre une chose, on ne peut pas débattre si on se déteste, donc la première chose du chat serait de ramener les hommes à discuter ensemble autour d'un repas par exemple. Après le café alors, on peut garder une place à parler de spiritualité. Ces débats qui vont régler les choses peuvent se "régler" que si les gens sont disposer à s'entendre.

L.B: Y aurait-il un personnage en qui vous vous retrouvez plus particulièrement? Il y a un rabbin et un cheik qui portent votre nom, Sfar.


J.S:
Oui un vieux juif et un vieil arabe qui porte mon nom me va très bien. Ce n'est pas un hasard si dans ce film se sont deux vieux qui sont plus sages que les jeunes excités qu'on va croiser parce qu'ils savent garder la religion dans le domaine de l'intime. J'avais un cousin très religieux qui me disait souvent que la foi ne se mesurait pas à la longueur de la barbe. Et moi personnellement, je crois beaucoup à la religion comme un phénomène intérieur. Si la religion devient un concours de qui à la plus grande kippa, la plus grande barbe ou le plus grand voile, on va dans le domaine du sport de combat dans lequel je me sens moins à l'aise.

L.B: Durant l'une des dernières séquences du film, on assiste à une sorte d'exode; et l'un des personnages compare ce périple à l'épisode de l'Arche de Noé, or je vois personnellement une ressemblance avec Israël et ses peuples aux diverses religions.

J.S: Bien sûr! Ce qui est joli, c'est de s'apercevoir qu'on peut construire quelque chose avec nos utopies maintenant. Je me sens très sioniste si Israël constitue comme il a été pour les premiers sionistes le refuge possible pour des gens "pourchassés". Les rêves d'"âge d'Or" par contre, je n'y arrive pas. Theodore Herzl non plus, il expliquait que le sionisme consiste en la possibilité pour les juifs d'émigrer là où ils pourront survivre. Ca, ça me plait beaucoup! Le thème du chat du rabbin est de dire qu'il y a 70ans en Algérie c'était tout autant le bordel que maintenant. Alors n'attendons pas d'excuses avec des rêves essayons de dédramatiser sans employer les utopies. Je suis très pragmatique là-dessus; cela se voit non?

L.B: Et sinon, l'équipe d'Alliancefr.com (et les autres) sera invité à la bar mitzvah du chat?

J.S: Ah, c'est son grand rêve; mais je ne sais pas si ça viendra puisque le prochain drame serait de voir sa maîtresse mariée avec des enfants autours d'elle. Lui qui est terriblement jaloux. Ce n'est pas un hasard si l'une des chansons qu'interprète admirablement bien Enrico Macias dans le film s'appelle" qu'elle ne se marrie pas, qu'elle n'ait jamais d'enfants".  

Interview proposée par Laurent Bartoleschi

Actualité Internationale: La Suisse gèle des avoirs de Ben Ali, Moubarak et Kadhafi

La Suisse a annoncé lundi avoir gelé des dizaines millions de francs suisses d'avoirs appartenant aux anciens présidents tunisien et égyptien Zine ben Ali et Hosni Moubarak ainsi qu'au dirigeant libyen Mouammar Kadhafi.

Selon le ministère suisse des Affaires étrangères, 360 millions de francs suisses d'avoirs potentiellement illégaux liés au n°1 libyen et à son entourage ont été retrouvés.

Pour Hosni Moubarak, les fonds sont évalués à 410 millions de francs suisses et à 60 millions pour Ben Ali, a précisé Lars Knuchel, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

"Dans le cas de la Libye, cela s'élève à 360 millions de francs suisses. Ces sommes sont gelées en Suisse sur ordre du gouvernement visant des avoirs potentiellement illégaux", a-t-il dit.

Les nouvelles autorités tunisiennes et égyptiennes sont actuellement en contact avec la justice helvétique à propos de leurs demandes officielles d'entraide juridique en vue d'obtenir la restitution des fonds cachés en Suisse, a-t-il ajouté.

En revanche, aucun contact de ce genre n'existe entre la Suisse et la Libye, où Mouammar Kadhafi s'accroche au pouvoir malgré une rébellion d'une partie de la population et des raids aériens de l'Otan.

La Suisse, attachée à sa neutralité légendaire, avait auparavant annoncé le gel de tout avoir lié aux trois dirigeants arabes précités, demandant ainsi aux organismes financiers et autres de signaler tout mouvement de fonds suspect.

En janvier, les autorités de Berne avaient gelé les avoirs appartenant au président sortant ivoirien Laurent Gbagbo, aujourd'hui déchu et placé en résidence surveillée dans le nord de son pays.

Ces dernières années, la Suisse s'est efforcée d'améliorer son image de refuge pour biens mal acquis.

Interview , Femmes de paroles : Mélanie Laurent

melanie-laurent.jpgCésarisée pour Je vais bien, ne t'en fais pas de Philippe Lioret, a tourné pour Klapisch, Audiard, Depardieu ou encore Tarantino, sortira son premier album prochainement et son premier film en tant que réalisatrice arrivera dans les salles à l'automne 2011; elle n'a pas encore 30ans et elle sera dans le second film de Jennifer Devoldère, Et soudain tout le monde me manque. Elle, c'est Mélanie Laurent qui répond à nos questions. 

L.B: Et soudain tout le monde me manque marque votre deuxième collaboration avec Jennifer Devoldère. Qui a-t-il d'elle en vous et vice et versa?

Mélanie Laurent: Je pense que l'on se ressemble peu. On se complète peut être. J'ai beaucoup de points communs. En deux longs métrages, on a appris à se connaitre, à se faire rire mutuellement, mais on reste toutefois différentes et c'est cela même qui reste passionnant. Moi qui suis plutôt déconneuse ou fofolle, elle est plutôt timide et réservée.  Mais vous savez, les réalisateurs projettent des sentiments sur les acteurs qui nous dépensent forcément. Et puis, et surtout, on partage la même passion de la mise en scène. Elle m'a donné récemment des conseils pour mon premier film (qui sortira à l'automne 2011, NDLR).

L.B: Il est question de rencontres hasardeuses dans le film. Reconnaissez-vous plutôt dans: le Hasard, c'est D.ieu qui se promène incognito d'après la formule d'Albert Einstein; ou bien, créer, selon Albert Camus, est une forme du destin?

M.L: Alors tout d'abord, je ne crois pas en D.ieu, ce qui élimine la première citation. Puis, je ne crois pas non plus au hasard, ni au destin. Je crois en la chance. Et je crois que la chance se provoque, on provoque le hasard; et dans ce métier surtout, rien n'arrive par hasard…

L.B:
Pourtant votre rencontre avec Gérard Depardieu (Alors qu'elle accompagnait une amie sur le tournage d'Astérix et Obélix, Gérard Depardieu lui demande tout bêtement si elle désirait faire du cinéma; un an plus tard, elle tourne à ses côtés  dans Un pont entre deux rives…, NDLR)

M.L:
Moi je vois ça comme un coup de bol! Je me dis par exemple que peut être que je l'aurai rencontré deux mois plus tard et qu'il y aurait eu le même impact.

L.B: Second thème majeur du film le rapport Père/fille. Comme dans Tout ce qui brille de votre "consœur" Géraldine Nakache, le père est un être encombrant pour une fille lorsqu'elle arrive à l'âge adulte? Et y aurait-il un lien (in)direct avec l'un des titres, Papa, de votre premier album qui sortira le 21 avril prochain?

M.L: Le père dans ce genre de situation est surtout maladroit vis-à-vis de sa fille et des rencontres qu'elle peut faire: et les gens maladroits, en général font beaucoup de mal parce qu'ils disent ce qu'ils pensent. Le rapprochement éventuel avec le titre Papa de mon album est faible, puisque la chanson est une véritable déclaration d'amour à mon père, j'ai un rapport extraordinaire avec lui alors que dans le film, je m'emporte, je m'emporte tout au long avec Eli joué admirablement par Michel Blanc. Du coup, jouer de cette sorte devient un vrai rôle de composition pour moi.

L.B: Justement, parlez nous un peu de Michel Blanc avec qui vous aviez déjà été dirigée dans Embrassez qui vous voudrez.

M.L: Michel est aussi bien un grand acteur qu'un metteur en scène intelligent. On était très contents de se retrouver. Sur les scènes difficiles à tourner, il était là pour m'assister et surtout à les rendre plus accessibles. Le rôle d'Eli lui va à merveille puisque comme lui, c'est quelqu'un de très sensible.

L.B: Vous avez des origines juives ashkénaze et séfarade et pourtant vous affirmez dans une interview avoir appris votre judéité assez tard. C'est-à-dire? 

M.L: Ca serait une trop longue histoire…

Laurent Bartoleschi

Bien-être, forme :Phyto, 6 plantes qui font les jambes légères

jambes.jpgArticle paru dans "Top Santé"

Adieu jambes lourdes, chevilles gonflées et douloureuses ! Les plantes contiennent une foule d'actifs qui stimulent la circulation sanguine et soulagent l'insuffisance veineuse. A vous de choisir celle que vous préférez!

1. Le mélilot fluidifie le sang

Courant en Europe, le mélilot, qui pousse dans les pâturages, est connu sous le nom de petit trèfle jaune ou encore de luzerne bâtarde. La tige, longue de 50 cm à 1 m, porte des petites feuilles oblongues. Les fleurs de couleur jaune s'épanouissent de mai à septembre en petites grappes. Son secret ? De la coumarine, un anticoagulant naturel léger, qui fluidifie naturellement le sang, et des flavonoïdes qui protègent les vaisseaux. Il est aussi diurétique et antispasmodique.

Bon à savoir. Les fleurs de mélilot sont utilisées dans les infusions. Elles sont aussi concentrées dans les compléments nutritionnels et les crèmes de soin.

2. La vigne rouge fortifie les vaisseaux

Cette sauvageonne pousse naturellement dans les régions méditerranéennes. Ses feuilles prennent en automne une teinte rouge caractéristique. Ce sont elles que l'on utilise pour leur richesse en flavonoïdes et en tanins. Des microconstituants qui resserrent les tissus, augmentent la résistance des vaisseaux et des capillaires, et favorisent le retour veineux.

Bon à savoir. On peut acheter la vigne rouge en vrac chez l'herboriste pour en faire des infusions (10 min dans de l'eau bouillante) ou en décoction pour un bain de pied (faire bouillir dans de l'eau froide). Si vous êtes gênée par son goût un peu âcre, vous pouvez l'acheter en gélules.

3. Le petit houx décongestionne

Très commun en Europe, le petit houx, appelé ruscus ou fragon, pousse sur des terres calcaires. Cet arbuste est reconnaissable à ses feuilles vertes et plates, à l'extrémité pointue. Riche en saponosides, des substances anti-inflammatoires, il décongestionne les veines et évite les gonflements. Vasoconstricteur et tonifiant, le petit houx, grâce à ses propriétés diurétiques, est apprécié pour ses effets drainants.

Bon à savoir. La plante doit être consommée en décoction, non en infusion, à condition toutefois de supporter le goût amer des racines (sinon, optez pour une prise en gélules).

4. Le cyprès tonifie la circulation

Caractéristique des régions méditerranéennes, le cyprès, qui fait 15 à 20 m de haut, est traditionnellement planté à côté des mas provençaux. Il est particulièrement riche en flavonoïdes et en tanins, qui resserrent les vaisseaux et les capillaires, et boostent le retour veineux. Ce sont les cônes du cyprès qu'on utilise en phytothérapie. Il existe sous la forme de gélule ou de crème.

Bon à savoir. Le cyprès est formellement déconseillé aux femmes enceintes, car ses propriétés peuvent s'avérer néfastes pour le foetus.

5. Le marronnier d'Inde fait dégonfler

Introduit en France dès le XVIIIe siècle, le marronnier d'Inde orne jardins et parcs. Ses saponosides, aux vertus décongestionnantes, préviennent les oedèmes et soulagent la douleur provoquée par l'inflammation des veines. La présence de coumarine stimule le tonus veineux. L'écorce, qui possède toutes ces particularités, peut être consommée en décoction.

Bon à savoir. Si le goût du marron d'Inde, terriblement amer, vous rebute, optez pour une cure de gélules et pensez aux crèmes pour soulager vos jambes.

6. L'hamamélis consolide les veines

Originaire des Etats-Unis, l'hamamélis est un arbuste appelé aussi noisetier de la sorcière, car son bois était utilisé par les sorciers indiens comme baguette de divination. Ses qualités astringentes en ont fait un remède populaire utilisé pour apaiser les brûlures. Concentrée en tanins qui, en quelque sorte, resserrent les « mailles » du tissu veineux, la plante accroît la résistance de la paroi des vaisseaux et des capillaires. Elle améliore leur perméabilité et « muscle » le retour veineux. Efficace aussi pour apaiser les inconvénients de la couperose.

Bon à savoir. L'hamamélis est facile à trouver dans les herboristeries, sous la forme de feuilles sèches que l'on utilise alors en infusion.

7. Plantes: en tisane ou en crème?

Non seulement les tisanes participent à une bonne hydratation de l'organisme mais, en plus, les principes actifs sont solubles dans l'eau chaude. Elles sont d'autant plus efficaces qu'on peut associer les plantes, telles l'orthosiphon ou la piloselle, dont les effets drainants sont très appréciables pour les personnes qui cumulent surpoids et troubles de la circulation.

Pratiques, les gélules permettent de bénéficier des principes actifs de toutes les plantes, y compris celles dont le goût est amer. Les crèmes offrent une sensation de frais appréciable en été, et le massage donne une occasion supplémentaire de stimuler la circulation.

8. Plantes: 3 semaines de cure

Les tisanes, comme les gélules, se prennent sous forme de cures de trois semaines. Les bienfaits se font sentir au bout de trois ou quatre jours, à condition de boire suffisamment (un litre par jour environ). Les cures, à faire régulièrement, évitent l'évolution défavorable de l'insuffisance veineuse.

Avec la collaboration du Dr Laurent Chevalier, médecin et phytothérapeute

Actualité Internationale : L'arrestation de Laurent Gbagbo est un signal envoyé aux tyrans du monde...

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Rodham Clinton a estimé lundi que l'arrestation du président sortant de Côte d'Ivoire Laurent Gbagbo était un signal adressé aux dictateurs et tyrans du monde entier.

"Ils ne pourront pas mépriser la voix de leur propre peuple lors d'élections libres et équitables", a déclaré Mme Clinton. "Il y aura des conséquences pour ceux qui s'accrochent au pouvoir".

Laurent Gbagbo a été arrêté lundi dans sa résidence d'Abidjan où il s'était retranché avec son épouse Simone et quelques fidèles. Il a ensuite été emmené à l'hôtel du Golf, celui-là même où il avait assiégé pendant quatre mois Alassane Ouattara, le président élu reconnu par la communauté internationale.