Laurent Bartoleschi

Je m'appelle Laurent Bartoleschi, actuellement attaché de production à Radio France International( RFI).
J'ai connu Alliance en 2009, tardivement donc, d'où j'avais proposé à Mme la Présidente-Claudine Douillet, de rédiger quelques articles cinéma. Chose établie puisque jusqu'à aujourd'hui, après en avoir réalisé plusieurs, de couvrir les festivals de Cannes et de Deauville, ainsi que maintes interviews, je suis reconnu par les professionnels de la profession, étant donné qu'ils me délivrent chaque année, depuis 2010, ma carte de critique. Une belle reconnaissance, à vrai dire. Merci à toute l'équipe d'Alliance, en espérant que cette collaboration ne soit qu'un début.

Les articles de Laurent Bartoleschi

Rebecca Wengrow dédicacera son dernier ouvrage, à la fête du Livre de la Wizo.

fete_du_livre_2011_pour_site.jpgPar BSC PUBLISHING.COM Rebecca Wengrow dédicacera " Le désespoir des heures de pointe" le jeudi 22 septembre à la 58ème fête du livre au Forum de Grenelle à Paris. Vous pourrez également retrouver en dédicace les auteurs suivants : Laurent Seksik, Charlotte Blum, Marek Halter, Olivier Todd, Laurent Binet, Olivia Elkaïm, Anne Goscinny, Maryse Wolinski, Françoise Laborde, NAthalie Rheims...
Cette fête du livre est organisée avec le Concours de la Librairie Lamartine et en partenariat avec Radio J.
58ème Fête du livre - Jeudi 22 septembre 2011 - de 12h à 18 heure - Forum de Grenelle - 5, rue Croix Nivert - 75025 Paris Métro Cambronne

 

 

"Le désespoir des heures de pointe" Ouvrage que nous vous avons présenté  sur Alliancepour relire cet article cliquez-ici

Claudine Douillet

RSA: Daubresse veut imposer sept heures obligatoires de travail hebdomadaire

Article paru dans "20 minutes"

L'ancien ministre Marc-Philippe Daubresse propose d'imposer aux bénéficiaires du Revenu de solidarité active (RSA) au moins sept heures de travail par semaine, rémunérées au Smic, et de fusionner ce dispositif avec la prime pour l'emploi (PPE).

Dans un rapport qu'il rend ce mercredi au président Nicolas Sarkozy, le secrétaire général adjoint de l'UMP ne va cependant pas aussi loin que le ministre de l'Enseignement supérieur, Laurent Wauquiez, qui suggérait en mai de demander à ces bénéficiaires cinq heures de service social gratuit par semaine. Cette proposition avait suscité un tollé dans l'opposition de gauche mais aussi dans une partie de la majorité, notamment chez les centristes, dont l'ancien ministre des Solidarités actives est un des représentants à la direction de l'UMP.

Des activités «socialement utiles»

Environ 1,15 million de personnes sont aujourd'hui éligibles au RSA socle. Marc-Philippe Daubresse propose d'imposer à celles qui sont en état de travailler un «contrat unique d'insertion (CUI) de sept heures par semaine».

Il s'agirait d'activités «utiles socialement», n'entrant pas en concurrence avec des emplois ordinaires mais couvrant des besoins aujourd'hui négligés comme le bricolage, la collecte et la valorisation des déchets, la maintenance du patrimoine rural, des services aux particuliers et aux entreprises (livraisons, dépannage et aides à domicile, activités de guide lors de manifestations ...) etc.

En septembre et octobre :Diplomatie de Cyril Gely

diplomatie.jpgNazis sur scènes, à la rentrée

Diplomatie va entamer sa seconde saison au Théâtre de la Madeleine. La pièce raconte un épisode évoqué dans le fameux livre de Lapierre et Collins, Paris brûle-t-il ?: le consul de Suède à Paris Raoul Nordling tente de dissuader le général von Choltitz d'exécuter l'ordre de Hitler de détruire la capitale. Sur un tel sujet, avec un tel suspense, on rêverait d'un dialogue plus orageux. Mais le triomphe de ce spectacle est dû pour une bonne part au talent des deux acteurs : dans le rôle du général nazi, naturellement obtus et discipliné, Niels Arestrup est superbe et effrayant. André Dussollier, en diplomate obstiné, est parfait.

La joute qui oppose entre eux ces deux personnages s'est-elle déroulée ainsi dans la réalité ? Ce n'est pas sûr. Sans doute Nordling n'a-t-il pas été ce sauveur providentiel de la capitale, et le général von Choltitz, sachant la guerre perdue pour les nazis, n'était-il pas aussi résolu à obéir aux consignes démentielles du Führer.

Peu importe :
nous sommes au théâtre où il est recommandé de forcer le trait. Dès le début de septembre, nous verrons une pièce intitulée Collaboration qui met en scène à l'heure du nazisme le dramaturge Stefan Zweig et le musicien Richard Strauss. Ces deux génies ont conçu un opéra intitulé La femme silencieuse,inspiré d'une comédie élisabéthaine. Ronald Harwood, l'auteur de cette Collaboration, a écrit nombre de scénarios et de pièces, notamment Le pianiste, film réalisé par Roman Polanski, et L'habilleur, qui fut l'un des grands succès de Laurent Terzieff. Harwood, né en Afrique du Sud, est arrivé à Londres à 17 ans et a exercé ce métier d'habilleur. Il aime porter à la scène des personnages de l'Histoire, comme Sarah Bernhardt, héroïne d'un autre de ses succès intitulé Après les lions. Collaboration a été l'un des événements de la saison 2008-2009 à Londres : Français et Anglais partagent la même fascination pour cette Seconde Guerre mondiale qui a martyrisé nos deux pays.

Diplomatie de Cyril Gely, Théâtre de la Madeleine, 19 rue de Surène, Paris 8e, à partir du 1er octobre. Collaboration de Ronald Harwood, Théâtre des Variétés, 7 boulevard Montmartre, Paris 2e, à partir du 6 septembre. 

Jewish Connection de Kevin Asch disponible en DVD

jewish1.jpg(Pyramide Vidéo)

C'était il y a un an tout juste votre serviteur vous parlez d'un film sélectionné au 36ème Festival Américain de Deauville. Après une sortie cinéma très discrète, il faut le dire, la première œuvre du jeune réalisateur Kevin Asch Jewish Connection sort en DVD chez Pyramide Vidéo. Vers la fin des années 90, de jeunes hassidim "passaient" des pilules d'ecstasy entre New York et Amsterdam; pas très catholique me direz vous? Et pourtant, le film s'inspire de faits réels! D'un côté la fureur de la religion, de l'autre, le goût du risque avec cette pointe d'incrédulité naturelle qui se dégage chez Sam Gold. Kevin Asch enlace avec brio l'itinéraire (authentique donc) de ce jeune orthodoxe qui se voit petit à petit entrainer dans le monde de la drogue voire de la débauche.

Sobrement interprété par Jesse Eisenberg (oubliez le temps du film son étiquète d'ancien nerd de Harvard, Mark Z., dans le très bon film The Social Network, de David Fincher) et surtout d'un excellent quatuor de comédiens, de Justin Bartha (Very Bad Trip), Mark Ivanir ( l'inoubliable Directeur des Ressources Humaines) et Danny Abeckaser (Rien que pour vos cheveux), Jewish Connection s'apparente à un thriller notamment avec ses séquences dans les bas fonds newyorkais, où Sam affronte cette atmosphère nuiteuse et ses acteurs, menée par un Q-Tip (leader du groupe de Hip Hop culte Tribe called quest) protégé (si Jewish2.jpgbien) par une Maguen David autour de son cou.

Fortement inspiré par ce cinéma américain des années 70, Kevin Asch avait pour but de "retrouver la texture particulière de ces films, leur absence de vernis, leur authenticité", déclarera t-il. On respirera ce parfum des chefs d'œuvre de W. Friedkin et de S. Lumet, voire même du James Gray, lorsque le metteur en scène rentre dans l'intimité. Rigueur, rythme: Jewish Connection est du solide, un nouveau réalisateur est né, il faut le suivre de très prés.

Laurent Bartoleschi

Steve Lawler en Israël

steve.jpegAvis aux fêtards!  Steve Lawler débarque à Tel-Aviv. Son histoire : Steve Lawler organise ses premières soirées dès l’âge de 17 ans à Birmingham où il rencontre son premier succès, il part alors vers de nouvelles aventures et dépose ses valises à Ibiza en 1990. Steve Lawler est immédiatement séduit par l’ambiance et y revient tous les étés pour sa résidence au Space. Grace à son succès, il lance la soirée Code qui devient rapidement l’une des plus importantes d’Angleterre.

Laurent Garnier, John Digweed, Pete Tong, Sasha, Danny Tenaglia, Carl Cox se sont tous passé le flambeau pour cette soirée !
En 2002, Steve Lawler veut promouvoir sa conception musicale originale à travers les disques Light Out qu’il sortira jusqu’en 2004 sur le label Global Underground. En 2005, Steve Lawler lance les soirées «Viva», qui représente son Label au Space d’Ibiza et qui sont depuis un rendez-vous incontournable...


Quand : le 2 septembre
Où : au Haoman 17, 88 Abarbanel St Tel Aviv-Yafo
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Actualité Internationale : Les étudiants vont enfin toucher le 10e mois de bourse

etudiantsfac.jpgPromis de longue date, il sera versé à partir de la première quinzaine de septembre, a assuré le ministre Laurent Wauquiez.

Le 10e mois de bourse, "c'est décidé" et "les versements commenceront dès la première quinzaine de septembre", a annoncé jeudi le ministre de l'Enseignement supérieur Laurent Wauquiez dans un entretien à 20 minutes et au quotidien Ouest-France, alors que le financement était jusqu'alors incertain.

Il s'agit d'un "signe politique fort (..), mieux gérer nos dépenses ne se fait pas au détriment de la jeunesse", a ajouté Laurent Wauquiez. Le 10e mois de bourse était un engagement du président Nicolas Sarkozy et "il sera tenu".

"Tous les étudiants ayant complété leur dossier dans les temps, bénéficieront donc de dix mois de bourse sur l'année universitaire 2011-2012", a précisé le ministre, en ajoutant "s'être beaucoup battu sur le sujet, avec l'appui de Nicolas Sarkozy et de François Fillon".

Durant l'été, le ministre de l'Economie François Baroin avait émis des réserves sur la possibilité de financer cette promesse, en raison des impératifs de maîtrise du déficit budgétaire.

Le 10e mois de bourse, mesure estimée à environ 160 millions d'euros par an, est une revendication de longue date des organisations étudiantes, en particulier la première d'entre elles, l'Unef.

"Par ce signe politique fort, le gouvernement montre qu'il ne mène pas une politique d'austérité aveugle et qu'il n'est pas sourd aux réalités du terrain", a encore dit Laurent Wauquiez.

Jusqu'en 2009, les bourses étudiantes n'étaient versées que sur neuf mois (octobre-juin). Les organisations se sont battues pour obtenir un 10e mois, car les universités ont peu à peu rallongé l'année de cours et surtout parce que le mois de septembre est celui de frais lourds (loyer, caution, sécurité sociale, frais d'inscriptions, etc.).

Laurent Wauquiez a rappelé que les boursiers étaient passés de 470.000 en 2007 à 600.000 en 2011, le gouvernement ayant créé un échelon "0", avec exonération des frais d'inscriptions.

Selection DVD : Une particularité des vacances d'été ne serait elle pas de revenir bronzé ou ...

black.jpgUne particularité des vacances d'été ne serait elle pas de revenir bronzé ou plus familièrement black? Pendant que le soleil (en France) joue à cache cache, des films "black" sont cependant disponibles dans les bacs à DVD.

Commençons par le sublime Black Swan (Fox Pathé)  de Darren Aronofsky. En cinq films il impose un style plus qu'efficace et volontiers lyrique. Avec son précédent film Wrestler où l'on (re)découvre un Mickey Rourke explosif, Black Swan aujourd'hui, Darren explore une nouvelle fois le corps, ses forces et ses faiblesses où excelle une Natalie Portman habité (doublement) par un rôle taillé sur mesure. La particularité du ballet réside dans le fait qu'il s'agit d'une seule et unique personne qui doit jouer les deux rôles, le cygne blanc et le cygne noir.

Alors que le premier est plutôt pur et innocent, le second n'est autre que son contraire machiavélique. Ce personnage donc possède deux facettes aussi intéressantes que contradictoires; d'où un véritable challenge pour Natalie Portman. Le travail effectué par Natalie est époustouflant: elle qui a pour habitude de rôle de douce et de pudique, Aronofsky l'a bel et bien transformé!

L'engagement physique, là où le regard et les expressions ne suffisent, tout son corps devait s'exprimer par le mouvement nous explique le réalisateur dans l'édition proposée. Black Swan est un bel objet filmique, une œuvre maitrisée tablant constamment sur l'habilité de son réalisateur, son savoir faire, qui ancre essentiellement son inspiration dans l'univers cinématographique: le sien propre d'abord (les autocitations ne manquent pas, de The Wrestler à son premier film Pi) et celui des (chefs d') œuvres de Brian de Palma ou encore Dario Argento, n'ayons pas peur des mots!

Dans un registre totalement différent, mais toujours black, Miracle à Santa Anna (LCJ éditions) miracle.jpgdébarque (enfin!) dans les bacs. En effet, malgré une belle prestation au dernier festival du film américain de Deauville, le film du réalisateur le plus black de tous, Spike Lee, est resté totalement invisible dans les salles de cinéma en France.

Du coup, TF1 Droits audiovisuels a été condamnée à payer 32 millions d'euros pour n'avoir pas distribué En effet, la branche distribution de la première chaine estimant que la version qu'on lui proposait n'était pas conforme à ce que On My Own, la société productrice, lui avait promis. Bref, le film sort en belle édition accompagné d'un DVD supplémentaire exclusivement consacré aux bonus. L'histoire véridique durant la Seconde Guerre mondiale, dans les montagnes toscanes, une escouade exclusivement composée de soldats noirs américains est encerclée dans un village italien.

Mais loin de s'enfermer dans le registre factuel de la reconstitution, la fiction atteint une autre dimension en s'accordant des libertés avec l'histoire, qui lui permettent de creuser le thème de la solitude de ce bataillon.  En tout cas, on peut dire qu'en réalisant cette esquisse de ce portrait de cette fratrie unie, Miracle à Santa Anna reste sans aucun doute le meilleur film de Spike Lee depuis Malcolm X.

gulliver.jpgEnfin le dernier DVD proposé est tout simplement interprété par le Grand Jack Black dans le Voyage de Gulliver (Fox Pathé). L'histoire tout le monde est censé être connue, n'est ce pas? Non? Au cours de son exploration, l'écrivain Lemuel Gulliver, atterrit dans le Triangle des Bermudes et plus précisément sur l'île de Liliput. Alors que tous les habitants sont minuscules, Gulliver, lui, est devenu un géant...Le film, très rythmé bénéficie de la prestation de Jack Black (Soyez sympa rembobinez, l'amour extra large…), remarquable de présence dans tous les sens du terme. Par un physique consciencieux, l'acteur utilise au mieux les possibilités rocambolesques qui lui sont offertes et semble s'amuser beaucoup à remettre en cause l'American way of life. Les voyages de Gulliver est un film très familial, assez divertissant dans son genre. Pour petits et grands et même très grands!

Laurent Bartoleschi

Chronique Cinéma : Cars 2

cars2.jpgRe bienvenu dans le monde peuplé… d'autos rudement captivantes, bienvenue dans l'univers de Cars 2. Mené à fond la caisse par le réalisateur phare John Lasseter et son complice producteur de Ratatouille Brad Lewis. Alors que la mode au cinéma n'est autre que celle des James Bond, Ethan Hunt ou encore Jason Bourne, il fallait bel et bien que les studios Pixar s'y mêlent à leur manière. Chose faite avec la sortie tant attendue de ce nouvel opus.

Pendant que notre bolide Flash Mc Queen  concoure à plusieurs grands prix à travers le monde, son fidèle compagnon Martin va mener sans le vouloir une double vie. Aussi ne se verra t-il pas camper dans la peau d'un espion, malgré (ou finalement grâce à) son comportement si maladroit? Ainsi ça n'est plus Flash qui franchit la ligne, mais plutôt la vielle dépanneuse ringarde qui devient agent secret, n'hésitant pas à s'enfariner le réservoir de wazabi!

Il profitera pour dérober la première place sur le podium  attention ça déménage! A contrario du premier épisode qui était relativement au ralenti, celui-ci risque l'excès de vitesse! Apres un virage éclair au pays du soleil levant, nos amis les quatre roues se retrouvent sur le vieux continent, de la riviera italienne en passant par les rues de Paris pour arriver dans celles de Londres où les attendront une certaine Majesté la Reine. De nouveaux personnages à quatre roues font l'apparition: le duo d'agents Finn Mc Missile et Holley et l'adversaire de Flash, l'italien Francesco (jamais sans sa mama!).

Concernant les doublages français, on retrouve Guillaume Canet et Gilles Lellouche mais aussi Mélanie Doutey et Lambert Wilson. Comment ne pas succomber de plaisir face aux décors gigantissimes; à ces poursuites dignes d'un James Bond meilleur cru. A cette vive allure, Cars2, peut être facilement comparé à un bel hommage des films d'espionnage (notez la séquence d'ouverture sur un bateau!) 

A l'arrivée, Cars 2 reste un nouveau chef d'œuvre Pixar comme on les aime, où humour et action font bon ménage où il est impossible de prendre le temps de bailler, sinon gare au virage!

Rendez vous au cinéma le 27 juillet

Laurent Bartoleschi

Interview exclusive d'Elisa Tovati pour son nouvel album

elisatovati.jpgOn la connait tous sous les traits de Shoshana Boutboul dans la vérité si je mens. Mais Elisa Tovati détient un second talent après actrice celui de chanteuse. Le saviez vous que Le syndrome de Peter Pan n'est autre que son troisième album! Rencontre avec cette femme-mère-enfant.

L.B: Le Syndrome de Peter Pan, voyez vous cela comme une maladie, un "manque" lié à votre jeunesse ou finalement êtes vous victime de nostalgie aiguë?

Elisa Tovati:
C'est aucun des trois en fait. Ayant travaillée très jeune (à l'âge de douze ans), j'ai côtoyé le monde des adultes rapidement. Par la suite, je suis devenue maman. A trente ans, c'est un peu la croisée des routes. Du coup, on ne peut s'empêcher de regarder dans le rétroviseur et d'explorer ses souvenirs de jeunesse sucrés. Nos illusions du monde adulte peuvent très bien nous faire replonger dans notre enfance. Tout mon album est une métaphore sur ce thème qui me touche profondément aujourd'hui; les titres de mes chansons sont révélateurs: ABCD, Barba papa, la femme du magicien, etc. Le syndrome de Peter Pan est une chanson qui dit que je vois les hommes avec des yeux d'enfants un moyen d'utiliser ce champ lexical sur l'enfance. Du coup, l'Amour devient pour moi, comme un jeu d'enfant.

L.B:
Avoir un enfant, cela vous permet de retomber dans l'enfance ou bien au contraire de devenir plus adulte?

E.T: Il y a une espèce de vérité par rapport à un enfant. Devant lui, on ne peut se montrer que telelisa-tovati-le-syndrome-de-peter-pan.jpg que l'on est. Et probablement, ce que l'on a enfoui en nous, comme la fragilité par exemple qui refait vite surface. On ne peut pas tricher devant un enfant! Ca ma aidé justement à refaire surgir cette partie d'enfant que j'avais en moi profondément.

L.B: Qui a-t-il d'enfant en vous justement?

E.T: Mon entourage pourra vous le confirmer que j'ai une certaine naïveté avec probablement une certaine fraicheur. Tout ceci qui permet d'avoir la foi dans le futur.

L.B:
Pourtant dans le dossier de presse il est dit "il était une fois, une fille devenue femme…". C'est un peu paradoxal avec tout ce que vous dîtes…

E.T: Je ne suis faite que de paradoxe!

L.B: Le titre "la fille dans la glace" ne serait pas un peu vous finalement? Vous dîtes ne pas la connaître. Ne serait elle pas cette fille qui vous empêcherez de grandir?

E.T: C'est plutôt cette personne qui m'a empêché d'aller chercher mon Moi profond; c'est-à-dire que je suis perpétuellement en quête d'authenticité avec une certaine pudeur  et une sensibilité que l'on met de côté et que l'on ferme à double tour. Aujourd'hui justement essayer d'ouvrir "cette porte" et laisser place à ses défauts, les reconnaître et ainsi devenir plus humaine.

L.B: Si "la vie n'est pas une barbe à papa" comme vous le chantez, à quelle sucrerie compareriez vous la vie?

E.T:
Mais la vie n'est justement pas une friandise; pour rester dans le thème de la fête foraine ça serait plutôt un grand huit ou un manège dans un parc d'attraction d'enfants.   

L.B: Ambiance foraine, slave, presqu'une atmosphère décalée à la Kusturica. Vous nous le confirmer?

E.T: Absolument oui! Il y a cette âme qui plane tout au long de l'album. On ne croît pas comme ça mais j'ai des origines slaves ashkénazes par ma mère qui est russo-polonaise.

L.B: Un petit mot sur la Vérité III…

E.T: On vient de finir de tourner, que le film tant attendu sortira le 1er février 2012, que le scénario toujours écrit par la même équipe est formidable. On a réussi à réunir la même équipe autour d'une même passion qui est ce film et qu'en plus on s'entend tous très très bien. On a eu l'impression de se retrouver en colonie de vacances et qu'au résultat on a le sentiment d'avoir réaliser une belle chose.

Laurent Bartoleschi