Selection DVD : Une particularité des vacances d'été ne serait elle pas de revenir bronzé ou ...

Selection DVD - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest

black.jpgUne particularité des vacances d'été ne serait elle pas de revenir bronzé ou plus familièrement black? Pendant que le soleil (en France) joue à cache cache, des films "black" sont cependant disponibles dans les bacs à DVD.

Commençons par le sublime Black Swan (Fox Pathé)  de Darren Aronofsky. En cinq films il impose un style plus qu'efficace et volontiers lyrique. Avec son précédent film Wrestler où l'on (re)découvre un Mickey Rourke explosif, Black Swan aujourd'hui, Darren explore une nouvelle fois le corps, ses forces et ses faiblesses où excelle une Natalie Portman habité (doublement) par un rôle taillé sur mesure. La particularité du ballet réside dans le fait qu'il s'agit d'une seule et unique personne qui doit jouer les deux rôles, le cygne blanc et le cygne noir.

Alors que le premier est plutôt pur et innocent, le second n'est autre que son contraire machiavélique. Ce personnage donc possède deux facettes aussi intéressantes que contradictoires; d'où un véritable challenge pour Natalie Portman. Le travail effectué par Natalie est époustouflant: elle qui a pour habitude de rôle de douce et de pudique, Aronofsky l'a bel et bien transformé!

L'engagement physique, là où le regard et les expressions ne suffisent, tout son corps devait s'exprimer par le mouvement nous explique le réalisateur dans l'édition proposée. Black Swan est un bel objet filmique, une œuvre maitrisée tablant constamment sur l'habilité de son réalisateur, son savoir faire, qui ancre essentiellement son inspiration dans l'univers cinématographique: le sien propre d'abord (les autocitations ne manquent pas, de The Wrestler à son premier film Pi) et celui des (chefs d') œuvres de Brian de Palma ou encore Dario Argento, n'ayons pas peur des mots!

Dans un registre totalement différent, mais toujours black, Miracle à Santa Anna (LCJ éditions) miracle.jpgdébarque (enfin!) dans les bacs. En effet, malgré une belle prestation au dernier festival du film américain de Deauville, le film du réalisateur le plus black de tous, Spike Lee, est resté totalement invisible dans les salles de cinéma en France.

Du coup, TF1 Droits audiovisuels a été condamnée à payer 32 millions d'euros pour n'avoir pas distribué En effet, la branche distribution de la première chaine estimant que la version qu'on lui proposait n'était pas conforme à ce que On My Own, la société productrice, lui avait promis. Bref, le film sort en belle édition accompagné d'un DVD supplémentaire exclusivement consacré aux bonus. L'histoire véridique durant la Seconde Guerre mondiale, dans les montagnes toscanes, une escouade exclusivement composée de soldats noirs américains est encerclée dans un village italien.

Mais loin de s'enfermer dans le registre factuel de la reconstitution, la fiction atteint une autre dimension en s'accordant des libertés avec l'histoire, qui lui permettent de creuser le thème de la solitude de ce bataillon.  En tout cas, on peut dire qu'en réalisant cette esquisse de ce portrait de cette fratrie unie, Miracle à Santa Anna reste sans aucun doute le meilleur film de Spike Lee depuis Malcolm X.

gulliver.jpgEnfin le dernier DVD proposé est tout simplement interprété par le Grand Jack Black dans le Voyage de Gulliver (Fox Pathé). L'histoire tout le monde est censé être connue, n'est ce pas? Non? Au cours de son exploration, l'écrivain Lemuel Gulliver, atterrit dans le Triangle des Bermudes et plus précisément sur l'île de Liliput. Alors que tous les habitants sont minuscules, Gulliver, lui, est devenu un géant...Le film, très rythmé bénéficie de la prestation de Jack Black (Soyez sympa rembobinez, l'amour extra large…), remarquable de présence dans tous les sens du terme. Par un physique consciencieux, l'acteur utilise au mieux les possibilités rocambolesques qui lui sont offertes et semble s'amuser beaucoup à remettre en cause l'American way of life. Les voyages de Gulliver est un film très familial, assez divertissant dans son genre. Pour petits et grands et même très grands!

Laurent Bartoleschi

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi