Interview , Femmes de paroles : Mélanie Laurent

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melanie-laurent.jpgCésarisée pour Je vais bien, ne t'en fais pas de Philippe Lioret, a tourné pour Klapisch, Audiard, Depardieu ou encore Tarantino, sortira son premier album prochainement et son premier film en tant que réalisatrice arrivera dans les salles à l'automne 2011; elle n'a pas encore 30ans et elle sera dans le second film de Jennifer Devoldère, Et soudain tout le monde me manque. Elle, c'est Mélanie Laurent qui répond à nos questions. 

L.B: Et soudain tout le monde me manque marque votre deuxième collaboration avec Jennifer Devoldère. Qui a-t-il d'elle en vous et vice et versa?

Mélanie Laurent: Je pense que l'on se ressemble peu. On se complète peut être. J'ai beaucoup de points communs. En deux longs métrages, on a appris à se connaitre, à se faire rire mutuellement, mais on reste toutefois différentes et c'est cela même qui reste passionnant. Moi qui suis plutôt déconneuse ou fofolle, elle est plutôt timide et réservée.  Mais vous savez, les réalisateurs projettent des sentiments sur les acteurs qui nous dépensent forcément. Et puis, et surtout, on partage la même passion de la mise en scène. Elle m'a donné récemment des conseils pour mon premier film (qui sortira à l'automne 2011, NDLR).

L.B: Il est question de rencontres hasardeuses dans le film. Reconnaissez-vous plutôt dans: le Hasard, c'est D.ieu qui se promène incognito d'après la formule d'Albert Einstein; ou bien, créer, selon Albert Camus, est une forme du destin?

M.L: Alors tout d'abord, je ne crois pas en D.ieu, ce qui élimine la première citation. Puis, je ne crois pas non plus au hasard, ni au destin. Je crois en la chance. Et je crois que la chance se provoque, on provoque le hasard; et dans ce métier surtout, rien n'arrive par hasard…

L.B:
Pourtant votre rencontre avec Gérard Depardieu (Alors qu'elle accompagnait une amie sur le tournage d'Astérix et Obélix, Gérard Depardieu lui demande tout bêtement si elle désirait faire du cinéma; un an plus tard, elle tourne à ses côtés  dans Un pont entre deux rives…, NDLR)

M.L:
Moi je vois ça comme un coup de bol! Je me dis par exemple que peut être que je l'aurai rencontré deux mois plus tard et qu'il y aurait eu le même impact.

L.B: Second thème majeur du film le rapport Père/fille. Comme dans Tout ce qui brille de votre "consœur" Géraldine Nakache, le père est un être encombrant pour une fille lorsqu'elle arrive à l'âge adulte? Et y aurait-il un lien (in)direct avec l'un des titres, Papa, de votre premier album qui sortira le 21 avril prochain?

M.L: Le père dans ce genre de situation est surtout maladroit vis-à-vis de sa fille et des rencontres qu'elle peut faire: et les gens maladroits, en général font beaucoup de mal parce qu'ils disent ce qu'ils pensent. Le rapprochement éventuel avec le titre Papa de mon album est faible, puisque la chanson est une véritable déclaration d'amour à mon père, j'ai un rapport extraordinaire avec lui alors que dans le film, je m'emporte, je m'emporte tout au long avec Eli joué admirablement par Michel Blanc. Du coup, jouer de cette sorte devient un vrai rôle de composition pour moi.

L.B: Justement, parlez nous un peu de Michel Blanc avec qui vous aviez déjà été dirigée dans Embrassez qui vous voudrez.

M.L: Michel est aussi bien un grand acteur qu'un metteur en scène intelligent. On était très contents de se retrouver. Sur les scènes difficiles à tourner, il était là pour m'assister et surtout à les rendre plus accessibles. Le rôle d'Eli lui va à merveille puisque comme lui, c'est quelqu'un de très sensible.

L.B: Vous avez des origines juives ashkénaze et séfarade et pourtant vous affirmez dans une interview avoir appris votre judéité assez tard. C'est-à-dire? 

M.L: Ca serait une trop longue histoire…

Laurent Bartoleschi

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