Julien Pellet

Je suis né en 1982 à Lausanne (Suisse) dans une famille juive traditionaliste et peu pratiquante. A l'âge de 16-17 ans, les discussions autour de l'actualité proche-orientale avec mes amis non-juifs me poussent à m'intéresser d'avantage à mes racines juives et à me rapprocher de la communauté.
Ce rapprochement s'accentue pendant mes études de droit, au cours desquelles je suis actif, entre autres, au sein de l'association locale des étudiants juifs.
Mon Bachelor en poche, je délaisse le droit pour me consacrer à la lutte contre l'antisémitisme avec l'association CICAD, basée à Genève. Puis, en 2010, les montagnes suisses cèdent la place aux collines de Jérusalem, où j'étudie à la yéshiva Machon Meir.
Une expérience qui durera 2 ans et au terme de laquelle je rentre en Suisse pour partager mon temps entre la CICAD et l'école juive de Lausanne, où je découvre les joies (et parfois les peines !) de l'enseignement.
Mais Jérusalem me réclame à nouveau et c'est grâce à celle qui finira par devenir ma femme que j'y fais mon grand retour à l'été 2014, accueilli comme il se doit par les roquettes du Hamas.

Les articles de Julien Pellet

Programme TAVOR: comment se préparer pour les unités d’élite de Tsahal ?

Les efforts fournis par les étudiants du programme préparatoire à l'armée Tavor lors du dernier cycle d'étude ont porté leurs fruits: sur 20 étudiants, quatre ont été acceptés à l'Ecole de pilotes, deux vont intégrer le commando naval Shayetet, trois l'unité d'élite Sayeret Matkal, deux (dont une femme) entreront dans une unité d'élite des renseignements et un intégrera l'Académie navale.

Le programme Tavor a été conçu en 2012 par Amichai Shikli, l'actuel directeur, et est rapidement devenu l'un des programmes préparatoires à l'armée les plus populaires parmi les 40 recensés dans le pays. Plusieurs dizaines d'étudiants, hommes et femmes, intègrent le programme chaque année. La demande est très élevée et les tests d'entrée ne retiennent que 40 % des candidats. [...]

"Nous choisissons les candidats en nous basant principalement sur trois critères: l'optimisme, l'excellence et la capacité à diriger", explique Shikli. [...]

Le programme Tavor dure 10 mois, de septembre à juin, et coûte 10 000 NIS à chaque étudiant. Le programme comprend des études théoriques, qui permettent aux étudiants de se familiariser avec les sujets brulants de l'actualité israélienne et d'en apprendre plus sur la sécurité, la société, l'économie, la religion et le pays. Une grande partie des études est également consacrée à l’identité juive et sioniste. [...]

 

Source: Ynet News, 12 avril 2015

Traduction et adaptation: Julien Pellet

 

 


Liberman exclut de se joindre à un gouvernement d'unité nationale

Le Ministre des affaires étrangères Avigdor Liberman a déclaré dimanche 12 avril que son parti, Israel Beïtenu, ne participerait pas à un gouvernement d'union nationale si un accord était conclu entre le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le parti de gauche Ma'hané Hatsioni.

"Netanyahu a le droit de conclure un accord avec Herzog et Livni [à la tête du Ma'hané Hatsioni, NdT]" a déclaré Liberman sur les ondes de la radio israélienne. "Mais nous ne ferons pas partie d'un tel gouvernement; cela je peux l'assurer. Il a gagné les élections. Nous serons heureux de servir la nation dans l'opposition. Je ne suis pas né au Ministère des affaires étrangères et je ne suis pas obligé d'être ministre." [...]

Des réunions en vue de former une coalition sont prévues aujourd'hui (12 avril) entre le Premier ministre et les partis religieux Yahadut haTorah, Baït Hayehudi et Shas. [...]

 

Source: Jerusalem Post, 12 avril 2015

Traduction et adaptation: Julien Pellet


Drones-kamikazes: la nouvelle arme de l'Iran, du Hamas et du Hezbollah

L'Iran est actuellement en train de mettre sur pieds une flotte de "drones kamikazes", tout en fournissant à ses alliés, les groupes terroristes Hamas et Hezbollah, le savoir-faire et les instructions leur permettant de faire de même, selon un rapport publié par l'armée américaine.

Le rapport, cité par le quotidien américain Washington Times, note "qu'aucun aspect du programme militaire iranien n'a connu un développement aussi intense ces dix dernières années que les systèmes d'appareils volants non-habités." [...]

Ce développement n'est pas sans importance pour Israël; le Hamas et le Hezbollah ont en effet tous deux tenté, par le passé, d'utiliser des drones afin de pénétrer l'espace aérien israélien.

Jusqu'à présent, ils n'ont réussi à causer aucun dommage; des drones équipés d'explosifs pourraient cependant infliger des pertes militaires et civiles sérieuses. [...]

 

Source: Jerusalem Post, 9 avril 2015

Traduction et adaptation: Julien Pellet


Israël: premier Marathon biblique

Le vainqueur du premier Marathon biblique, qui s'est tenu jeudi 9 avril à Binyamin, s'appelle Ariel Rosenfeld et vient de Kfar Saba. Yossef Fish, de Mevasseret Zion, et Zion Neger, d'Ashkelon, sont arrivés respectivement en 2ème et 3ème position.

Le Marathon biblique, dont c'était cette année la première édition, retrace un épisode biblique relaté dans le Livre de Samuel et lors duquel un homme de la tribu de Binyamin, s'étant échappé après une bataille désastreuse contre les Philistins, avait couru jusqu'à la ville de Shiloh, alors capitale du Royaume d'Israël, afin d'annoncer la mort des fils du Grand Prêtre Eli.

Les coureurs ont parcouru un tracé de 42,2 km, partant de Even Ha'ezer et se terminant à Shiloh.

Un demi-marathon était également organisé, ainsi que deux autres courses, de 15 et 5 km respectivement.

 

Source: Israel National News, 9 avril 2015

Traduction et adaptation: Julien Pellet


Israël: l'hiver fait son retour !

De fortes pluies, accompagnées de vents violents et d'orages, sont tombées sur Israël ce Shabbat, forçant de nombreuses personnes à annuler leurs plans de randonnées ou de pique-niques prévus pour la fin des vacances de Pessa'h.

Après un mercredi exceptionnellement chaud pour la saison [voir notre article du 8 avril], les températures ont commencé à baisser jeudi matin et ont continué à descendre, jusqu'à atteindre un niveau anormalement bas samedi. Des chutes de neige ont été constatées dans le nord, sur le Mont Hermon. [...]

Les prévisions pour dimanche font été d'averses occasionnelles du nord au Négev, d'orages isolés, de vents violents et d'un froid exceptionnel pour la saison. La neige va continuer à tomber sur le Mont Hermon et certaines zones situées à basse altitude connaissent un risque de crue subite.

Les températures devraient légèrement remonter lundi et mardi, tout en restant plus basses que la normale saisonnière. Des averses locales sont également attendues jusqu'à mardi.

 

Source: Jerusalem Post, 11 avril 2015

Traduction et adaptation: Julien Pellet


Le bluesman israélien Dov Hammer sort un nouvel album

A 48 ans, ce natif de Chicago qui a depuis longtemps élu domicile à Tel Aviv vient à peine de sortir un nouvel album avec le quartet des Blues Rebels. Dans cet opus, The Open Road, Hammer s'illustre en tant que chanteur et virtuose de l'harmonica. [...]

L'influence de Chicago, que certains appellent la capitale mondiale du blues, se fait clairement sentir dans les paroles de Dov et se mêle à une toile de fond à caractère religieux. [...] Ainsi, par exemple, les paroles d'ouverture de Before the Jubilee: “Feel like a stranger, traveling in my land. Feeling in danger, fighting God and man. Times are hard, people fear to speak their minds. Grab what they can, leave the rest behind." [Je me sens comme un étranger, voyageant sur ma terre. Je me sens en danger, luttant contre D-ieu et les hommes. Les temps sont durs, les gens n'osent pas dire ce qu'ils pensent. Ils prennent ce qu'ils peuvent et laissent le reste derrière eux.]

Encore plus émouvantes, et aux références clairement religieuses, ces paroles tirées de Devil by my Side: “I was born on the eve of the seventh day. The first song they taught me to sing was a prayer. Tried to keep me in line but I wouldn’t stay. Well, you know how the road to hell is paved. Running with the devil by my side.” [Je suis né à la veille du septième jour. La première chanson qu'on m'ait apprise était une prière. Ils ont essayé de me garder dans le rang, mais je ne voulais pas. Enfin, vous savez de quoi est pavée la route pour l'enfer. Je cours, côte-à-côte avec le diable.]

Décidément, Hammer ne donne pas dans les paroles de blues classiques et les lamentations du style "Ma chérie est partie ce matin, je n'ai plus rien à part cette bouteille" ! [...]

The Open Road est le troisième opus des Blues Rebels. [...] Il s'agit d'un album beaucoup plus personnel que les précédents; les textes de Hammer parlent de ses expériences, mais pas uniquement: pour lui, chacun peut en retirer quelque chose. "Quand on chante le blues, on parle de ses propres problèmes. Mais je pense que si on le fait bien, même en parlant de soi-même, on peut faire en sorte que les gens ressentent qu'on parle d'eux. Mais pour ça, il faut être bon."

Les fans pourront juger par eux-mêmes si Hammer et son quartet font du bon blues: rendez-vous leur est donné au Shablul Jazz Club de Tel Aviv, samedi 11 avril à 21h30.

 

Source: Jerusalem Post, 8 avril 2015

Traduction et adaptation: Julien Pellet


La peine de mort est-elle kasher ?

Après les libérations de prisonniers de l'année dernière et les cas de récidives concernant plusieurs terroristes libérés en échange de Gilad Shalit en 2011, la nécessité de prévenir de tels échanges à l'avenir a conduit un certain nombre de personnes à réclamer l'établissement de la peine de mort en Israël. Certaines de ces personnes ne réalisent peut-être pas que la peine de mort existe déjà dans le cadre légal israélien mais que, suivant une règle non-écrite, les procureurs ne réclament jamais son application. L'unique exception à cette règle, historique, avait trait au criminel nazi Adolf Eichmann.

Les partis politiques appelant à une application plus large de la peine de mort sont Baït Hayehudi (droite religieuse) et le parti russophone Israel Beïtenu. Ce dernier a déjà soumis à la nouvelle Knesset une motion demandant l'application de la peine capitale pour toute personne reconnue coupable de meurtre dans le cadre d'un acte de terrorisme.

Pour le rabbin et docteur Jeffrey Woolf, professeur au Département de Talmud de l'Université Bar Ilan, "il n'y a aucun doute quant au fait que la tradition rabbinique soit allergique à la peine de mort, bien que la Torah l'autorise. Concrètement, la tradition rabbinique subordonne la peine capitale à tellement de conditions et précautions que son exécution est rendue impossible."

"La peine de mort devient ainsi purement théorique et ne peut véritablement servir de moyen de dissuasion", ajoute le rav Woolf […], en s'appuyant sur la dixième mishna [loi, NdT] du premier chapitre du traité talmudique Makkot:

"Un Sanhedrin [tribunal siégeant à l'époque du Temple et, en principe, seul habilité à appliquer la peine capitale, NdT] qui met à mort une personne tous les sept ans est appelé meurtrier; Rabbi Eliezer ben Azaria dit: même une personne tous les 70 ans. Rabbi Tarfon et Rabbi Akiva disent: eussions-nous été membres du Sanhedrin, personne n'aurait jamais été mis à mort." (Makkot 1;10)

La Halacha [loi juive, NdT] n'a pourtant pas entièrement retiré aux juges ou gouverneurs juifs la possibilité de recourir à des exécutions afin de gouverner.

"Nous avons une mishna dans le traité talmudique Sanhedrin (9:5) qui indique que, si le meurtrier échappe à la peine capitale en raison d'un point technique, on le met en prison jusqu'à ce qu'il meure de mort naturelle, ce qui, dans les faits, revient à le condamner à mort."

Cependant, il existe un autre principe permettant à un tribunal juif de recourir à la peine capitale même en l'absence des conditions généralement requises par la Halacha.

"Un tribunal a le droit d'imposer des peines ou des punitions qui ne sont pas justifiées ou requises par la loi. Il y a pléthore de cas où quelqu'un a été surpris à cheval pendant Shabbat et a été exécuté pour cela. Cela n'était pas justifié au regard de la loi, mais les juges ont estimé que l'exécution était alors nécessaire. De nombreuses peines ont été appliquées de la sorte tout au long du Moyen Âge."

"C'était plus souvent le cas en Espagne qu'en terre ashkénaze [Europe centrale de l'est, NdT]. En Espagne, il y avait des cas de personnes mettant en danger l'ensemble de la communauté juive en passant des accords avec les autorités ou en se livrant à la délation. Dans de tels cas, le tribunal est autorisé à recourir à la peine capitale."

Menachem Ratson explique, dans le journal Hebraic Political Studies, que "la compétence du tribunal à administrer des peines exceptionnelles dépend d'une situation dans laquelle "les gens sont devenus négligents" dans un certain domaine".

"Lorsque le Rosh (Rabbenu Asher [l'un des codificateurs les plus importants de la loi juive, NdT]), a fuit en Espagne, il a été surpris (de constater que la communauté locale procédait à des exécutions) mais n'a pas critiqué le principe", souligne le rav Woolf. […]

"Ce que je veux démontrer, c'est que la base constitutionnelle pour la peine capitale existe bel et bien mais qu'il y a une allergie fondamentale quant au fait de l'utiliser", ajoute-t-il. […]

 

Source: Israel National News, 7 avril 2015

Traduction et adaptation: Julien Pellet


Un petit avion prend feu à l'aéroport Ben Gurion

Un incendie s'est déclaré mercredi 8 avril à bord d'un avion léger de catégorie 4XCZO, quelques instants avant son décollage de l'aéroport Ben Gurion. L'état d'urgence ayant été déclaré, tous les passagers ont pu être évacués sans subir de blessures.

Les pompiers ont ensuite réussi à maîtriser le feu, qui s'était déclaré du côté droit de l'avion alors que celui-ci se trouvait à la fin de la piste de décollage.

L'avion devait faire route à destination de la Russie, avec à son bord une équipe médicale.

De tels cas, relevant de l'état d'urgence, sont relativement peu fréquents à l'aéoroport Ben Gurion.

Le dernier cas date de septembre 2014, lorsqu'un problème s'était déclaré à bord d'un avion à destination du Canada, une demi-heure après son décollage. Un atterrissage d'urgence avait alors dû être entrepris, après quoi l’aéroport avait pu reprendre son activité.

 

Source: Walla News, 8 avril 2015

Traduction et adaptation: Julien Pellet


Santé: grenades et dattes, le duo gagnant !

Boire un demi-verre de jus de grenade accompagné d'une poignée de dattes fournit tellement d'anti-oxydants que ces deux fruits semblent former le duo gagnant pour une protection maximale contre l’athérosclérose, autrement dit: l'encrassement des artères coronaires. C'est c'est qu'indique une étude menée conjointement par le Technion, l'Institut israélien de technologie, et le Centre médical Rambam de Haïfa et dont les résultats ont récemment été publiés dans la revue Food & Function de la Société royale britannique de chimie.

Le professeur Michael Aviram et son équipe ont découvert que la combinaison de jus de grenade et de dattes - avec leurs noyaux - fournit une protection maximale contre l'apparition de plaques sur  l'endothélium des artères, ce qui peut provoquer une attaque cardiaque ou un AVC. [...]

Il a été démontré que le jus de grenade, riche en anti-oxydants phénoliques (dérivés des plantes), réduit de manière significative le stress oxydant. Les dattes, qui sont une source importante d'anti-oxydants épurateurs de radicaux phénoliques, permettent également d'empêcher l’oxydation du LDL (ce que l'on appelle "le mauvais cholestérol") et de débarrasser de leur cholestérol les cellules artérielles chargées de lipides. [...]

Les chercheurs concluent que les personnes ayant un haut risque de développer une maladies cardiovasculaire, de même que les individus en bonne santé, peuvent tirer un bénéfice de la consommation d'un demi-verre de jus de grenade (118 ml) accompagné de trois dattes. Idéalement, les noyaux devraient être moulus et consommés également; même sans les noyaux, cependant, le mélange des deux fruits se révèle plus bénéfique que la consommation de chacun des fruits séparément.

 

Source: Jerusalem Post, 8 avril 2015

Traduction et adaptation: Julien Pellet


Un terroriste reçoit son diplôme en prison !

Maslama Thabet, responsable du meurtre de deux Israéliens, est le dernier terroriste palestinien en date à recevoir un titre de Master après avoir entrepris des études au cours de sa peine de prison.

L'agence de presse palestinienne Ma'an a rapporté que Thabet, condamné à 25 ans de réclusion pour meurtre en 2002, avait reçu son diplôme lors de sa 13ème année d'emprisonnement. Celui-ci récompense un cursus en Etudes Israéliennes, effectué dans le cadre des cours par correspondance de l'Université Al-Quds de Jérusalem.

Thabet a été condamné pour sa responsabilité dans l'enlèvement et le meurtre de Moti Dayan, 27 ans, et Etgar Zaitouna, 34 ans, en janvier 2001. Thabet était, à l'époque des faits, chef des Brigades des Martyrs d'Al-Aqsa, bras armé du Fatah.

L'agence Ma'an a relevé que Thabet n'était pas le premier terroriste palestinien emprisonné en Israël à entreprendre des études par correspondance et à obtenir ainsi un diplôme. […]

Le Service israélien des prisons a payé les cotisations et autres frais d'étude pour Thabet jusqu'en juin 2011. A ce moment, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a annoncé qu'en réponse à l'arrêt des négociations diplomatiques par l'Autorité Palestinienne, les prisonniers palestiniens ne seraient plus autorisés à poursuivre des études par correspondance. A la fin de l'année 2012, la Cour Suprême a confirmé cette décision, notant que le droit à une formation universitaire gratuite ne s'applique pas aux personnes condamnées pour terrorisme. La Cour a cependant appelé les autorités pénitentiaires à faire preuve de bon sens par rapport aux prisonniers qui avaient déjà entrepris un cursus académique avant juin 2011.

 

Source: Israel National News, 8 avril 2015

Traduction et adaptation: Julien Pellet