Le bluesman israélien Dov Hammer sort un nouvel album

Actualités, Culture, Israël, Musique, Sorties - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest

A 48 ans, ce natif de Chicago qui a depuis longtemps élu domicile à Tel Aviv vient à peine de sortir un nouvel album avec le quartet des Blues Rebels. Dans cet opus, The Open Road, Hammer s'illustre en tant que chanteur et virtuose de l'harmonica. [...]

L'influence de Chicago, que certains appellent la capitale mondiale du blues, se fait clairement sentir dans les paroles de Dov et se mêle à une toile de fond à caractère religieux. [...] Ainsi, par exemple, les paroles d'ouverture de Before the Jubilee: “Feel like a stranger, traveling in my land. Feeling in danger, fighting God and man. Times are hard, people fear to speak their minds. Grab what they can, leave the rest behind." [Je me sens comme un étranger, voyageant sur ma terre. Je me sens en danger, luttant contre D-ieu et les hommes. Les temps sont durs, les gens n'osent pas dire ce qu'ils pensent. Ils prennent ce qu'ils peuvent et laissent le reste derrière eux.]

Encore plus émouvantes, et aux références clairement religieuses, ces paroles tirées de Devil by my Side: “I was born on the eve of the seventh day. The first song they taught me to sing was a prayer. Tried to keep me in line but I wouldn’t stay. Well, you know how the road to hell is paved. Running with the devil by my side.” [Je suis né à la veille du septième jour. La première chanson qu'on m'ait apprise était une prière. Ils ont essayé de me garder dans le rang, mais je ne voulais pas. Enfin, vous savez de quoi est pavée la route pour l'enfer. Je cours, côte-à-côte avec le diable.]

Décidément, Hammer ne donne pas dans les paroles de blues classiques et les lamentations du style "Ma chérie est partie ce matin, je n'ai plus rien à part cette bouteille" ! [...]

The Open Road est le troisième opus des Blues Rebels. [...] Il s'agit d'un album beaucoup plus personnel que les précédents; les textes de Hammer parlent de ses expériences, mais pas uniquement: pour lui, chacun peut en retirer quelque chose. "Quand on chante le blues, on parle de ses propres problèmes. Mais je pense que si on le fait bien, même en parlant de soi-même, on peut faire en sorte que les gens ressentent qu'on parle d'eux. Mais pour ça, il faut être bon."

Les fans pourront juger par eux-mêmes si Hammer et son quartet font du bon blues: rendez-vous leur est donné au Shablul Jazz Club de Tel Aviv, samedi 11 avril à 21h30.

 

Source: Jerusalem Post, 8 avril 2015

Traduction et adaptation: Julien Pellet


Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi