Judith Douillet

Niçoise d'origine, Judith Douillet vit à Jérusalem depuis 16 ans. Elle est traductrice hébreu-français, rédactrice et correctrice, et écrit pour Alliance depuis 3 ans. Sa passion? Les mots, tout simplement.

Les articles de Judith Douillet

L'épouse du Président israélien Rivlin a fait une surprise à de jeunes soldates sans famille

 

La femme du Président israélien Nehama Rivlin a invité les parents de jeunes soldates de Tsahal sans famille pour qu'elles puissent passer les fêtes en famille.

Cinq jeunes combattantes émues se sont rendues à la demeure présidentielle, invitées par la femme du Président, Nehama Rivlin, qui souhaitait honorer leur dévouement en tant que soldates ayant choisi d'immigrer en Israël et de s’engager alors que leurs familles restaient à l'étranger.

« Je suis très heureuse de vous rencontrer aujourd’hui. C’est une occasion pour moi de vous remercier pour ce que vous accomplissez en faveur de l’Etat d’Israël », a commencé Mme Rivlin.

Elle a ensuite invité les filles à parler d'elles et à partager les raisons qui les ont amenées à monter en Israël et à servir le pays.

Etaient présentes les soldates Levana Bitton venue de France, Haya Weiterpel du Canada, Elisheva Rubinstein de Hollande, Tal Dover de Floride et Yael Tsovra de Suède.

Nehama Rivlin a poursuivi : « J’ai cherché de quelle manière vous exprimer ma reconnaissance et nous avons organisé, en l’honneur de la fête de Pessah, une petite surprise ».

Nehama Rivlin

Nehama Rivlin

C’est alors que la porte de la salle s’est ouverte… sur les parents des cinq soldates. Ces dernières ont littéralement sauté sur leurs pieds pour enlacer tendrement ceux qu’elles n’avaient pas vus depuis bien longtemps.

Elles ont serré dans leur bras leurs parents, venus célébrer avec elles le Seder de Pessah. L’émotion a étreint tous les cœurs, y compris celui de Mme Rivlin qui a difficilement contenu ses larmes.

Lorsque tous eurent repris leurs esprits, la femme du Président a repris la parole : « En tant que maman, je peux comprendre ce que vous ressentez et ce que ressentent vos parents qui ont traversé les mers pour vous rejoindre ici. Rien ne remplace les parents. Ce n’est pas facile d’être soldat et encore plus lorsque l’on est sans famille ».

« En tant que mère d'enfants qui ont servi dans l'armée, je me souviens des préparatifs à l’occasion de l'arrivée des enfants, de mes soldats, à la maison, après une semaine passée à l'armée. Je suis certaine que ce n’est pas facile d’arriver dans une maison où aucun repas chaud ne vous attend, une maison où vous devez laver vous-même votre uniforme et le repasser. Faire vos courses. Je sais que votre famille vous manque et j’admire votre dévouement. Vous êtes des femmes courageuses ! »

« Lorsque je cuisinais le vendredi en attendant mes soldats, j’écoutais une émission, « La voix de maman » sur la radio militaire. Ils retransmettaient parfois une rencontre avec des parents de soldat isolé et je pleurais à chaque fois de concert avec eux. Je suis vraiment heureuse d’avoir pu participer à cette rencontre aujourd’hui », a déclaré Mme Rivlin au terme de l’événement.

Source : Arutz 7

87% de la population juive non religieuse va célébrer le Seder de Pessah en Israël

 

Nous sommes à la veille de la fête de Pessah. Demain soir, la majorité de la population juive en Israël participera au Seder (93%). Il n’est pas seulement question des Juifs pratiquants mais également d’une grande majorité du public laïc (87%).

Ces données émanent d’un sondage effectué par l’institut américain PEW et publié en 2016. Il révèle également que 67% de la population des Juifs laïcs en Israël ne mange pas de porc et cela même s’ils ne respectent pas scrupuleusement les règles de cacheroute.

60% des Juifs laïcs déclarent croire en D.ieu même s’ils soutiennent la séparation de la religion et de l’Etat.

Selon la même enquête, la population juive en Israël se compose de 9% d’orthodoxes, de 13% de national-religieux, de 29% de traditionalistes et de 49% de personnes qui se définissent comme non-religieuses.

Pour la majorité des Juifs laïcs, les traditions sont importantes

Pour la majorité des Juifs laïcs, les traditions sont importantes

Environ 60% des israéliens laïcs se définissent tout d’abord comme israéliens, puis comme  Juifs à l’inverse des populations orthodoxes, national-religieuses et traditionalistes qui expriment tout d’abord leur appartenance au judaïsme, puis leur nationalité.

Le Dr Shlomo Fisher, chercheur principal pour « l’Institut pour la politique du peuple juif » et responsable en charge du domaine social et sociologique note que même parmi la population laïque en Israël, il existe une majorité de personnes qui respecte la tradition et qui est intéressée à la préserver.

Le Dr Fisher a souligné qu’en dépit de nombreuses critiques parmi les laïcs au sujet de ce qu'ils nomment « l’institution religieuse établie », il existe un désir d’accomplir les rites de la fête et de garder la tradition. Selon lui, pour les laïcs, la tradition juive est acceptable tant qu’elle n’est pas dictée par « l'établissement religieux ».

Source : Arutz 7

Israël : La Haute Cour a permis la tenue de la "Bénédiction des prêtresses"

 

La Haute Cour a rejeté ce matin la requête visant à éviter la tenue d’une «Bénédiction des prêtresses» organisée par les femmes du Mur au Kotel Hamaaravi (Mur occidental) pendant les jours de demi-fête de Pessah. L’association «Betsedek» a l’intention d’attaquer la Cour suprême.

La principale raison du rejet de la requête est, selon les juges, qu'elle a été déposée en «dernière minute».

Les femmes du Mur veulent organiser une "Bénédiction des prêtresses"

Les femmes du Mur veulent organiser une "Bénédiction des prêtresses"

L’association «Betsedek » qui avait soumis la requête, a transmis : « Nous regrettons que la Cour Suprême permette la tenue de cette cérémonie fabriquée de toute pièce dont l’objectif unique est la provocation dans le but de bafouer la tradition juive et la sainteté du Mur des Lamentations et ce, pour la simple raison que notre plainte a été déposée en dernière minute ».

Comme cela a d’ores et déjà été annoncé, le Rav du Mur et des lieux saints Rabbi Shemuel Rabinowitz a envoyé une lettre au procureur général Avihai Mandelblitt, le priant de bien vouloir empêcher la tenue de la cérémonie. Il a déclaré : « Cette cérémonie offensive tourne en dérision l'esplanade du Mur occidental. Elle est conçue pour attiser les tensions, créer la discorde et provoquer des conflits ».

Source : Kikar Hashabat

Comment célébrer la fête de la liberté lorsque l’on se trouve derrière les barreaux

 

Nous nous nous préparons à passer les fête en famille, confortablement installés, mais cela ne sera pas le cas de tout le monde. Certains célébreront la fête de la liberté derrière les barreaux. A quoi ressemble une nuit du Seder en prison ? Voici un aperçu des préparatifs au centre pénitentiaire Hadarim.

"Le Harosset (pâte constituée de dattes et de noix) rappelle la vie juive. D’un côté, il est sucré, et de l’autre, il symbolise le mortier et l’esclavage d’Egypte. Notre vie est ainsi".  Cette explication pittoresque émane d'Ygal Laloum, 38 ans, le Rav du complexe Hadarim, affairé cette semaine à rappeler les principes de la fête à des dizaines de prisonniers parmi les 800 que compte l’institution.

Ce dernier mois a été particulièrement intense au sein du complexe Hadarim qui comprend plusieurs prisons, Hadarim, Hasharon, Rimonim et Ofek, pour les mineurs, dans le nettoyage de Pessah et la cacherisation.

Le centre pénitentiaire Hadarim

Le centre pénitentiaire Hadarim

« Notre cuisine produit plus de 2300 plats à chaque repas. Nous passons un mois entier au milieu des produits dégraissants », explique Laloum dans un sourire.

Ygal Laloum vit en Samarie. Ce père de 7 enfants qui a commencé à organiser le Seder de Pessah à Hadarim à l’âge de 18 ans, arbore une kippa tricotée et travaille actuellement à son doctorat. Il est entouré par des détenus de différents âges, certains bien plus vieux que lui. « Je sens que si je ne me bats pas pour cette nuit de Seder, les 300 « fils » de cette prison ne recevront rien »

« On sent la fête approcher. Pessah est l’une de mes fêtes préférées car je vois comment les enfants d’Israël sont passés de l’esclavage à la liberté. C’est comme cela que je voudrais me voir », confie l’un des prisonniers qui ajoute avoir appris ici que la notion de liberté est intérieure. « Peu importe les barreaux. Parfois je me sentais en prison avec ma femme et mes enfants. Ici, j’ai appris que la liberté, c’est dans le cœur et dans la tête ».

Moshe Ohayon, commandant du centre de détention, a souligné l'importance de « Hadarim » comme lieu de réadaptation et pas seulement punitive. « Au-delà de la symbolique et des rituels, il y a des dérivés, liés à la signification de termes comme liberté, annulation du Hamets (levain), esclavage etc. Nous les traduisons en concepts adaptés au monde des prisonniers. Les connaissances pratiques de ces concepts sont les valeurs que nous ajoutons, comme étape supplémentaire vers leur réhabilitation ».

Source : Israel Ha Yom

Un alpiniste israélien à la conquête de l’Himalaya

 

Danny Gordin, un alpiniste israélien, célébrera la nuit du Seder de Pessah en grimpant dans la chaine de l’Himalaya, sur le septième plus grand sommet au monde.

Lorsque vous lirez ces lignes, l’alpiniste Dani Gordin se trouvera dans un avion, en partance pour conquérir son prochain objectif, le mont Dhaulagiri situé dans l’Himalaya.

Lorsqu'il n’escalade pas d’immenses montagnes, Gordin travaille dans la haute technologie et juste quelques minutes avant son départ, il a déclaré: « Cela fait 15 ans que je fais de l’escalade, je suis impatient de me retrouver là-bas, sur le sommet ».

le mont Dhaulagiri

le mont Dhaulagiri

Avec l’enthousiasme d’un enfant qui découvre le monde, Gordin nous raconte sa nouvelle destination qui culmine à 8167 mètres. Elle est classée septième plus haut sommet du monde et sixième de la chaîne de l'Himalaya. "Il s’agit d’une expérience cathartique et édifiante. Une beauté sauvage, une blancheur que l’œil ne peut se représenter."

Avant d’entreprendre ce voyage, Gordin s’est soumis à une préparation intensive. « Je me suis entraîné pendant des mois », explique-t-il.

L’expédition prévue présente des risques ainsi qu’un pourcentage élevé d’échec. « Je sais que cela va être difficile, il n’y a aucune garantie de succès », conclut Danny.

Vous pouvez suivre le parcours de Dani en parcourant sa page Facebook : « Danny Gordin mountaineer » :

https://www.facebook.com/DannyGordinMountaineer/

Source : Israël Ha Yom

Israël : Des cigarettes cachères pour Pessah

 

La société israélienne Dubek qui commercialise plusieurs marques de cigarettes produit des cigarettes cachères pour Pessah.

Pour la quatrième année consécutive, Dubek a ouvert ses portes aux inspecteurs de la cacherout des Rabbins Yossef Zaritski et du Rav Yehiel Abouhatsera (Rav de la ville de Ramle) et propose une surveillance rabbinique méticuleuse pour la fête de Pessah.

Suite à l'intérêt croissant des communautés juives du monde entier pour la surveillance des cigarettes pour la Pâque, la société s’est tournée vers les autorités rabbiniques ainsi que vers le comité EK « Centre rabbinique européen » sous la supervision du Rabbin Yosef Minsky et leur a demandé de venir vérifier la production dans le but d’accorder leur permission pour la Pâque et pour le reste de l'année aux marques de cigarettes qu’ils produisent.

Aucun risque de Hamets dans les cigarettes de la société Dubek

Aucun risque de Hamets dans les cigarettes de la société Dubek

Les cigarettes cachères ont été accueillies favorablement par les fumeurs à la lumière de la prise de conscience des différents problèmes qui existent dans leur élaboration. Une solution rigoureuse a été trouvée et en cette veille de fête la demande a d’ores et déjà été fort nombreuse dans les magasins fréquentés par la population orthodoxe.

Le Rav Zaritski,  qui accorde sa surveillance à la société Dubek pour Pessah et le reste de l’année, répond aux nombreuses interrogations et détaille la liste complète des cigarettes fabriquées et commercialisées par Dubek Ltd.

Les cigarettes ont été soigneusement vérifiées et ne présentent aucun risque de Hametz (pâte levée interdite à Pessah) ni de Kitniot (légumineuses que les communautés ashkénazes et hassidiques principalement s’abstiennent de consommer à Pessah).

Voici la liste des marques autorisées :

Time – Golf (à l’exclusion des Golf Slims) – Noblesse – Montana – Europe – Sherton – Nelson – Broadway – Mustang – Royal.

Source : Kikar Hachabat

Israël : Démantèlement d’un vaste réseau de blanchiment d’argent

 

Une enquête d'infiltration de la police a conduit à l'arrestation de dizaines de suspects, y compris des citoyens israéliens résidant dans le pays et à l'étranger sur des soupçons de blanchiment d'argent totalisant plus de 200 millions de dollars.

Une unité de la police nationale a bouclé son enquête dans le cadre d’une vaste investigation à l’échelle mondiale. Elle a fourni des preuves montrant que des dizaines de réseaux étaient concernés et annoncé qu’il était question de sommes atteignant les 200 millions de dollars.

Cette enquête secrète a été menée par un groupe de travail mis en place spécialement et s’est basée sur des soupçons à l’égard de citoyens israéliens, certains résidant dans différents pays du monde, certains étrangers, ayant créé un réseau systématique de blanchiment d'argent à très grande échelle, en utilisant une variété de méthodes pour cacher la source des fonds. A cela s’ajoute toute une liste de fraudes, notamment fiscale, pour cacher leurs profits aux autorités.

Un vaste réseau de blanchiment

Un vaste réseau de blanchiment

Il y a dix-huit mois, après une longue enquête secrète utilisant une variété de dispositifs technologiques, de renseignements, d'enquête et d'interventions dans le monde entier, les résultats ont commencé à apparaître au grand jour avec l'arrestation et l'interrogatoire de nombreuses personnes impliquées.

Plus de cent personnes ont été entendues, des recherches ont été effectuées, des preuves saisies, des sommes d'argent ainsi que des biens et des comptes bancaires confisqués.

Les conclusions de l'enquête fondent leurs soupçons sur plusieurs dizaines de personnes dont de nombreux israéliens membres d’une organisation bien huilée de blanchiment évitant les déclarations au fisc et le paiement des impôts. Au centre de cette affaire, plusieurs bureaux de change, certains légaux, d’autres non.

Le dossier va être transmis au bureau du Procureur de Tel Aviv qui a suivi cette enquête pour examen et prise de décision

Source: Mako tv

Israël : Le Président Reouven Rivlin participe aux colis pour les nécessiteux

 

La grande salle du Beit Hanassi (Maison Présidentielle) accueille régulièrement des événements officiels et festifs mais ce matin, des centaines de mains, y compris celles du Président, y ont rempli des cartons de denrées pour les nécessiteux à l’occasion de la fête de Pessah.

Le Président Reuven (Rouvi)  Rivlin a lui aussi mis « la main à la pâte » en association avec les bénévoles de l’organisme « Leket Israël ». A leur côté se tenait le directeur de la Maison Présidentielle, Harel Tovi, le président fondateur de "Leket Israël", Joseph Guitler ainsi que le directeur de l’organisme Guidi Krokh.

« C’est la maison du peuple d’Israël, de nous tous. A mes yeux, il est très important, en particulier en cette veille de fête, de nous soucier de tous nos frères. Nous sommes tous réunis ici pour accomplir et perpétrer le commandement de soutien mutuel. Il ne s’agit pas ici de charité, mais de devoir », a déclaré le Président.

Au Beit Hanassi, tout le monde met la main à la pâte

Au Beit Hanassi, tout le monde met la main à la pâte

Le directeur de la Maison Présidentielle a ajouté : «  Ce lieu ouvre ses porte à des événements d’importance et bien sûr à « Leket Israël » qui œuvre toute l’année et en particulier en cette veille de Pessah. Cette activité particulièrement importante tisse un lien social de sécurité et nous louons « Leket Israel » ainsi que tous les autres organismes et associations qui s’y attellent tout au long de l’année ».

« Il y a ici une pleine participation de la Maison Présidentielle en tant que corps national avec les organismes de la société civile qui jour après jour, heure après heure, déploient de grands efforts pour tous ceux qui en ont besoin et tous ceux qui ne peuvent pas se permettre d’acheter ce qui leur est nécessaire pour la fête.  Je félicite toutes les personnes qui prennent part à cette action ", a-t-il ajouté

Source : Arutz 7

Israël : Sur la ligne 12, au lendemain de l’attentat, la vie continue.

 

Moins de 24 heures après l’explosion d’une bombe dans un bus Egged de la ligne 12 à proximité de Talpiot à Jérusalem, les habitants du quartier tentent de revenir à la normale. Ils sont extrêmement préoccupés mais, disent-ils ce mardi matin, la vie doit continuer.

Svetlana, qui patiente à l’arrêt de bus, témoigne : « «Je craignais de venir ici ce matin, mais je n’ai simplement pas d'autre choix. Je n’ai pas de voiture, donc je prends le bus». Elle explique que cet attentat survenu hier lui a rappelé les pires moments. « Nous avons vécu des moments difficiles, c’était très effrayant. Surtout pour les enfants. Je ne laisse pas mes enfants prendre le bus, ma fille est toujours avec moi. Elle a des activités extra-scolaires mais je ne la laisse pas, jamais ».

Yinon vit dans le quartier et prend tous les matins le bus 12 pour aller travailler. «La première chose qui a traversé mon esprit quand j'ai entendu parler de l'attaque était : « Je ne voyagerai plus jamais sur cette ligne. Pourtant, je suis ici", dit-il. "Il n’y a rien à faire, c’est la seule qui m’emmène au centre commercial."

"Nous continuerons à attendre le bus, c'est la réalité de Jérusalem"

"Nous continuerons à attendre le bus, c'est la réalité de Jérusalem"

« Nous vivons ici, dans le coin. Autour de nous, des arabes, des juifs, des musulmans, il n’y a rien à craindre », explique –t-il. « Tout de suite après l'attaque, ma mère m'a appelé pour vérifier où j’étais, si j’allais bien. Que peut-on faire, c’est la réalité dans laquelle nous vivons."

Bar, elle aussi, utilise chaque jour la ligne 12 pour aller travailler et malgré son appréhension, elle est venue aujourd’hui, comme tous les matins, attendre son bus. « J’ai peur », dit-elle, « si la situation redevient ce qu’elle a été, je ne prendrai plus le bus, j’achèterai une voiture ».

Elle reconnait que son ressenti est pénible mais souligne que la vie continue et qu’elle doit malgré tout se déplacer: «Je suis toujours attentive à ce qui se passe dans le bus et si je vois quelque chose de suspect, je descends tout de suite ».

Ce matin, Tamar est montée sans crainte dans le bus n°12. Elle décrit cela comme « la réalité de Jérusalem ». « Il y a eu une longue accalmie mais aujourd’hui, c’est revenu, une nouvelle fois, et il n’y a rien à faire. Ma famille m’a dit d’être prudente mais cela peut se produire sur n’importe quelle ligne, même dans le tramway. Vous sortez de chez vous et vous vous dites : « Pourvu que je revienne en paix à la maison ».

« Je n’ai pas peur, mais je suis aux aguets » ajoute Esther. « Je vais poursuivre ma vie normalement. C’est mon pays, mon Etat, et je vis ici avec confiance ».

Source : mako tv

Israël :Shimon Peres salue le talent de l'actrice Ronit Elkabetz

 

La célèbre actrice et réalisatrice Ronit Elkabetz est décédée mardi matin des suites d’un cancer. Elle avait 51 ans. Elle laisse son mari et ses deux enfants.

Née à Beer Sheva en 1964 de parents originaires d’Essaouira au Maroc, elle était l'aînée de quatre frères et sœurs.

Elle a commencé sa carrière comme styliste, mais en 1990, elle se rend à une audition alors qu'elle n'a jamais pris aucun cours de comédie. Elle obtient pourtant le premier rôle dans le film « Le Prédestiné » de Daniel Wachsmann. Par la suite, en 1994, elle a gagné le prix Ophir pour son rôle dans « Sh’Chur ».

Ronit Elkabetz a également connu un succès international, notamment en France où elle a joué dans plusieurs films et pièces de théâtre. En 1997, elle déménage à Paris où elle commence à étudier chez Ariane Mnouchkine au Théâtre du Soleil. En 2001, elle a joué dans le film français « Origine Contrôlée ».

L'actrice Ronit Elkabetz est décédée à l'âge de 51 ans

L'actrice Ronit Elkabetz est décédée à l'âge de 51 ans

En 2004, elle écrit, réalise et joue dans le film « Prendre femme », un drame semi-autobiographique qui fut le premier volet d'une trilogie qui raconte l’histoire d’une femme embourbée dans un mariage malheureux. Il a été suivi par « Shiva » en 2008, puis par « Gett: Le procès de Viviane Amsalem » en 2014.

Amos Gitai, qui a travaillé avec Ronit Elkabetz a déclaré dans une interview à la radio militaire mardi matin: «Il n’est pas étonnant qu'elle ait captivé l'attention du monde, elle a été aimée par tout le monde ... elle était tout simplement spectaculaire."

L'ancien président Shimon Peres a pleuré sa mort, qualifiant Ronit Elkabetz  "d’ambassadeur culturel extraordinaire pour l'Etat d'Israël."

Peres a poursuivi":  "Dans le monde entier, Ronit a représenté les citoyens et l'Etat d'Israël avec une grande fierté, beaucoup de créativité et une immense beauté." Il ajouté qu’elle était « une personnalité spéciale, qui a combiné talent d'écriture et talent d’actrice avec une signature unique."

Le cercueil de Ronit Elkabetz sera exposé au public au théâtre de la Cinémathèque à Tel Aviv ce mercredi 20 Avril 2016 de 11 h à 13 h.  Ses funérailles auront lieu au cimetière Kiryat Shaul de la ville à 15 h.

Source: Jpost