Niçoise d'origine, Judith Douillet vit à Jérusalem depuis 16 ans. Elle est traductrice hébreu-français, rédactrice et correctrice, et écrit pour Alliance depuis 3 ans. Sa passion? Les mots, tout simplement.
Niçoise d'origine, Judith Douillet vit à Jérusalem depuis 16 ans. Elle est traductrice hébreu-français, rédactrice et correctrice, et écrit pour Alliance depuis 3 ans. Sa passion? Les mots, tout simplement.
Une jeune fille portant une pancarte dénonçant la fermeture du Mont du Temple aux Juifs le jour de Yom Hashoah a été arrêtée par les forces de l'ordre.
Une mineure de 17 ans membre de l’organisation « Hozrim Lahar » a été arrêtée ce matin (jeudi) sur des soupçons de violation de la paix publique.
Elle a été interpelée après avoir accroché à proximité de la porte Hamougrabim à l’entrée du Mont du Temple des panneaux de protestation au sujet de la fermeture des lieux le jour de Yom Hashoah.
Sur l’un d’entre eux, on pouvait lire « Entrée interdite aux Juifs et aux chiens », phrase utilisée pendant la Shoah en Europe par des commerçants à l’entrée de leurs échoppes et dans des lieux publics.
Sur un autre, les mots suivants : «Aujourd'hui, Yom Hashoah, le Mont du Temple est fermé aux Juifs, à l’image de dizaines d'endroits fermés aux Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale en Europe".
La police présente sur place a arrêté la jeune fille et l’a conduite au poste sur des soupçons de violation de la paix publique. L’avocate Rehavia Paz de l’organisme « Honnenou » s’est rendu au poste de police pour l’assister juridiquement.
Après enquête, elle sera relâchée avec une injonction d’éloignement du Mont du Temple et de ses accès.
Source : Arutz 7
L’hôpital Rambam de Haifa a mis en place des séances de Pilates pour les patients venus suivre leur traitement de dialyse.
Les personnes qui viennent tous les jours au Rambam Health Care Campus à Haïfa pour des traitements de dialyse ont enfin cessé de regarder l'horloge égrener lentement ses minutes. Ils sont trop occupés à leurs exercices d'étirement avec un instructeur de Pilates leur montrant les mouvements d'entraînement.
L'hôpital a récemment inauguré ce projet unique avec les patients en dialyse, ce qui en fait l'endroit le plus improbable pour une séance de Pilates.
De nombreux rapports sur la santé montrent que l'exercice aide physiquement et émotionnellement les patients atteints d'insuffisance rénale et améliore même leur traitement. Les patients inactifs se retrouvent souvent avec des incapacités secondaires et ont besoin d'une canne ou un fauteuil roulant pour se déplacer.
«Le projet est destiné à fonctionner pendant quelques mois», explique le Dr Guy Millo, médecin traitant au département de néphrologie et d'hypertension. «L'objectif est de capitaliser les longues heures que dure le traitement avec des exercices physiques qui ont de fortes chances d’améliorer l'état physique et émotionnel du patient."
En lieu et place de l’habituel tapis de sol, les patients ont un bras relié à la machine de dialyse tandis que l’autre l'est à des bandes de résistance. La séance d'entraînement de Pilates comprend également des exercices de respiration appropriée et des exercices effectués avec des ballons.
Les organisateurs du nouveau projet au sein de l’hôpital Rambam ont expliqué que ce dernier était mis en place de manière individuelle pour chaque patient en dialyse en fonction de ses besoins de santé.
Source : Israël21c
Rire ou ne pas rire, là est la question qui se trouve au centre du documentaire « The last Laugh ». Malgré le consensus qui permet de se moquer des nazis, parmi les comédiens, les rescapés et les militants anti-racisme, l'opinion est divisée. Qu’est ce qui a changé depuis l'époque du « Dictateur" de Charlie Chaplin?
La Shoah est-elle un sujet approprié à l'humour? Le film documentaire de Fern Perlstein, "The Last Laugh", dont la première a eu lieu le mois dernier au festival du film de Tribeca, traite de ce sujet. Le film met en scène des survivants de la Shoah, des militants anti-racisme, des artistes, des écrivains et des comiques. Il comprend également des extraits de films et des spectacles de stand-up traitant de l'Holocauste.
La combinaison Shoah/humour est taboue depuis des décennies. Très peu de films ont osé toucher le sujet de manière humoristique, comme l’a fait par exemple, Charlie Chaplin dans "Le dictateur" en 1940. Cependant, à partir des années 90, avec l’arrivée des 2èmes et 3èmes générations sur les planches, une nouvelle mémoire a commencé à prendre forme, combinant humour et satire sur la Shoah au cinéma, à la télévision, dans des spectacles de stand-up et sur Internet.
"The Last Laugh" se concentre sur Borne Firestone, 91 ans, survivante de l'Holocauste. Mengele a mené ses horribles expériences sur ses sœurs et toute sa famille est morte dans l'Holocauste. Malgré le terrible traumatisme qu’elle a vécu, elle est d’avis que perdre son sens de l'humour – même au sujet de la Shoah – revient à laisser la victoire aux nazis. Elle affirme que sa vengeance contre Hitler réside dans le fait qu'elle a survécu et qu’elle peut se gausser de lui.
Au cours des dernières décennies, de plus en plus de comédiens ont osé aborder la question de l'Holocauste. On se souvient principalement de l’épisode "Soup Nazi" dans la série "Seinfeld", où la comédienne Joan Rivers a flatté le top model allemand Heidi Klum: "La dernière fois que l'Allemagne a eu si chaud, c’est quand ils ont poussé les Juifs dans les fours." Rivers a provoqué la colère de la ligue Anti- diffamation dont les membres affirmé qu’elle avait profané la mémoire de la Shoah.
Le consensus général que le film parvient à définir est le suivant : si il est établi que l’on peut rire de la Shoah, alors seuls les juifs y sont autorisés.
"The Last Laugh" tente de répondre à cette question, entre autres, en discutant du film controversé "La vie est belle" de Roberto Benigni. Selon Mel Brooks, comédien et acteur juif estimé ("Les Producteurs", 1968), le décrit comme le pire film jamais fait, à cause de la façon dont il gère la Shoah. Cependant, Abraham Foxman de la ligue Anti- diffamation, a condamné la remarque de Rivers, car selon lui le film oscarisé est merveilleux.
Il y a également une brève discussion sur le film de Jerry Lewis "Le jour où le clown a pleuré," qui a été annulé avant d'arriver sur les écrans. Il était question d’un clown chargé de divertir les enfants cheminant vers les chambres à gaz d’Auschwitz. L'échec du film montre pourquoi ces sujets doivent être manipulés avec soin.
The Last Laugh" élargit la discussion sur l'humour et le tabou et couvre des sujets supplémentaires tels que le racisme et la catastrophe du World Trade Center.
Bien que le film ne donne pas de réponse claire à la question de savoir si on peut se moquer ou de l'Holocauste, il présente cependant une variété de points de vue et d’opinions. En fin de compte, même si nous sommes d'accord que l'humour est nécessaire pour survivre, où est la limite? Tout dépend de l'œil du spectateur.
Source : nrg.co.il
Les étudiantes du Département de design de l'École supérieure d'Arts "Emouna" ont fait le lien entre souvenir et design en participant au concours "Concevoir la mémoire" de Yad Vachem.
Chaque année, Yad Vashem se tourne vers des designers et des étudiants en design en Israël et dans le monde pour les faire participer à un concours nommé "Concevoir la mémoire". Le but: concevoir une affiche pour marquer Yom Hazikaron et Yom Hashoah.
Les participants au concours sont invités à s’exprimer sur un sujet spécifique. Cette année, la compétition avait pour thème la continuité de la vie après la Shoah.
Des étudiantes en design de l’école supérieur des arts « Emouna » ont participé à la compétition dans le cadre de leurs cours de conception sous la direction de l'artiste Meir Eshel.
Le processus de travail comprenait une journée de séminaire au sein même de l’école. Des dames de la section éducation de Yad Vashem sont venues sur place et se sont exprimées au sujet de la signification du Jour du Souvenir et de la compétition elle-même. Après le séminaire, les étudiantes ont été invitées à visiter le musée Yad Vashem.
Dans le cadre du programme, des heures de cours ont été consacrées à l’étude de la Shoah. Entre autres, les étudiantes ont effectué un voyage nommé « De la Shoah à la renaissance ». Cette expérience, comprenant une journée de séminaire et la visite du musée, a eu un fort impact sur l’atmosphère de la classe. Les étudiantes se sont consacrées totalement au sujet choisi et au concours.
Le fait que l'affiche sélectionnée à la fin du concours ne figurait pas parmi les œuvres du groupe des étudiantes de « Emouna » n’a pas changé d'un iota leur sentiment sur le fait que ce sont le travail et le dévouement à la mémoire qui sont vraiment importants.
Source : Arutz 7
Le tribunal rabbinique de Haifa a tranché : envoyer des émoticônes en forme de cœur n’est pas considéré comme tromper son conjoint.
Un jeune couple s'est brusquement séparé au lendemain de leur union. Motif : Le jeune marié a trouvé un message contenant des cœurs dans le téléphone de sa femme. Il en a déduit qu’elle le trompait. Au terme de la courte procédure engagée, les époux ont divorcé.
La jeune épouse, représentée par une avocate spécialisée dans le droit matrimonial, ne s’est pas contentée de ce divorce et a présenté une demande auprès du tribunal rabbinique de Haifa pour recevoir la somme inscrite sur son contrat de mariage et des indemnités, pour motif que son mari avait souhaité divorcer sans motif valable.
Le mari, un médecin, a fait valoir devant les juges que sa femme l’avait trompée et a présenté à titre de preuve le message qu’elle avait reçu le lendemain du mariage, de la part de l’un de ses collègues de travail : « Câlins et baisers » accompagné de petits cœurs.
La femme a répondu qu'il s’agissait d’un collègue qui est venu au mariage et qui lui avait, somme toute, envoyé ses vœux de bonheur.
Les juges ont exprimé leur opinion, expliquant que ce genre de relation entre les deux sexes n’était pas considéré pour eux comme idéale mais que, malgré tout, une telle situation ne pouvait être comptée comme un acte de tromperie.
"Malheureusement, à notre époque, des messages texte déclarant « je t’aime » ou l’envoi de petits cœurs ne peuvent compter comme une trahison, surtout quand ils sont envoyés par une connaissance le lendemain d’un mariage », ont écrit les juges.
Le tribunal a jugé que le mari se devait de payer des indemnités à son ex-épouse d’un montant de 18.000 shekel. La même somme de 18.000 shekel lui a également été demandée en compensation du fait qu’il avait «brisé le mariage sans cause visible ».
Source : nrg.co.il
Le label Manischewitz produisant un vin casher d’excellence qui a longtemps été considéré comme un aliment de base dans les foyers juifs trouve maintenant une place sur la table de nombreux Américains d'origine asiatique.
Ce célèbre vin doux Concord est devenu plus qu'une boisson populaire. Utilisé pendant les fêtes juives, en particulier pendant Pessah, il a aujourd’hui gagné une popularité certaine parmi les populations non-juives, selon les déclarations du WSJ (Wall Street Journal) hier mardi.
Une bouteille de vin Manischewitz est vendue $ 4.99 à Shun Fat Supermarket dans la région de Los Angeles, qui, selon le WSJ vend des centaines de bouteilles de ce produit à ses clients chinois et vietnamiens chaque année.
« Je ne vois personne de type caucasien acheter cette boisson » ajoute Huy Trieu, le gérant du magasin à WSJ, .
Constellation Brands, propriétaire de la cave Manischewitz depuis 1987, explique que cette marque est le vin casher le plus vendu aux États-Unis. Selon la société, les principaux marchés d'exportation du vin sont l'Amérique latine, les Caraïbes et la Corée du Sud.
Le WSJ a également interroger un courtier en douane, Tony Chen, qui a ajouté qu’il avait remarqué depuis des années que les marchés asiatiques de la région de Los Angeles privilégiaient le vin qui adhère aux réglementations alimentaires juives.
Selon Chen, ce vin ressemble à une boisson fermentée que les gens boivent dans le nord de la Chine.
Alors que cette boisson pourpre cashère est source de plaisanterie parmi les Juifs qui la comparent souvent à du sirop pour la toux, cette nouvelle clientèle ouvre un nouveau panel de possibilités commerciales non négligeable pour Manischewitz.
Source : Jpost
Le tribunal a tranché, Yossef Haim Ben David a été condamné à perpétuité plus 20 années supplémentaires pour le meurtre de Mohammed Abu Kdheir, perpétré en représailles de l’assassinat des trois adolescents.
Yossef Haim Ben David, chef de file d'un groupe qui a battu et brûlé vif un adolescent palestinien en 2014, a été condamné à une peine à perpétuité plus 20 ans supplémentaires.
Le Procureur de l'État Uri Korb avait réclamé la perpétuité pour le meurtre de Mohammed Abu Khdeir, ainsi que 20 ans pour son enlèvement et 15 autres années pour d'autres crimes - y compris une tentative d'enlèvement sur un enfant.
« C’est un homme méchant et cruel qui ne représente pas notre société civilisée», a déclaré Korb lors d'une audience précédant le verdict aujourd’hui mardi. Il a ajouté que cet homme avait « jeté la honte sur notre société et offensé nos valeurs".
En acceptant la plupart des arguments de l'accusation, le juge a également condamné Ben-David à payer 150.000 shekel (39.000 $) à la famille d'Abu Khdeir, et 20.000 shekel supplémentaires (5000 $) à la famille d'un autre enfant arabe qu’il avait tenté d'enlever.
Ben-David, portant une kippa bordeaux et une chemise noire, a déclaré au tribunal qu'il était «désolé».
«Je suis désolé pour la famille. Cela ne me représente pas. Je ne contrôlais pas», at-il dit.
Abu Khdeir avait 16 ans quand il a été enlevé et battu à Jérusalem le 2 Juillet 2014. Son corps brûlé a été retrouvé heures plus tard dans une forêt de la partie occidentale de la ville.
Le rapport médico-légal a montré la présence de fumée dans ses poumons, ce qui indique qu'il était vivant quand il a été brûlé.
Il a été tué par une bande de trois extrémistes, pour se venger de l'assassinat des adolescents israéliens Naftali Frenkel, Gilad Shaer et Eyal Yifrach, enlevés alors qu’ils faisaient du stop dans le Gush Etzion par des terroristes arabes et exécutés de sang-froid peu de temps après.
Le père d'Abu Khdeir s’est exprimé avant le verdict et a déclaré qu’aucune punition ne sera suffisante. « Quoi qu'ils décident, nos blessures ne guériront pas, le garçon ne reviendra pas," at-il déclaré à l'AFP.
Ben-David, âgé de 31 ans, a été trouvé en Novembre et reconnu comme ayant mené l'assaut, mais ses avocats ont présenté des documents de dernière minute en soutenant qu'il souffrait d'une maladie mentale.
Le tribunal, le condidérant sain d'esprit, a rejeté l'appel le mois dernier et l'a reconnu coupable du crime.
En Février, un tribunal a condamné ses deux jeunes complices, à perpétuité et 21 ans de prison pour le meurtre faisant partie d'une spirale de violence dans la perspective de la guerre de Gaza en 2014.
Source : Arutz 7
Une enquête menée par l’organisme "Hasde Naomi" montrerait que les israéliens, principalement jeunes et laïcs, pensent qu'il est préférable de vieillir à l'étranger.
Une enquête menée avant Pessah par l’association « Hasde Naomi » qui distribue de la nourriture aux nécessiteux est publiée aujourd’hui (mardi) et montre que la majorité des israéliens pensent qu’il serait préférable pour eux de vieillir à l’étranger.
72% des personnes interrogées ont répondu qu’il serait mieux pour eux de vieillir dans un pays autre qu’Israël, 60% ont répondu qu’ils préféreraient un pays d’Europe comme l’Allemagne ou la Hollande et 12% ont répondu qu’elles préféreraient les Etats-Unis.
L’enquête, menée par l’institut « Raphi Smith » a été effectuée par téléphone sur un éventail de 500 personnes. Selon les résultats, les jeunes aimeraient moins Israël : - 23% des personnes âgées de 30 ans et moins ont noté qu'il aimeraient devenir vieux en Israël, contre 38% des personnes âgées de 50 ans et plus . En outre, seulement 13% des laïcs aimeraient vieillir en Israël, contre 56% des religieux interrogés.
La répartition des personnes ayant répondu au sondage montre que 44% de ceux qui gagnent moins que la moyenne choisissent Israël comme étant le lieu préférable à leur vieillissement. 35% de ceux qui se situent dans la catégorie des revenus moyens ont fourni la même réponse contre 20% pour ceux qui ont des revenus élevés par rapport à la moyenne du pays. En résumé, 80% des personnes interrogées soutiennent qu’il serait préférable de vieillir à l’étranger contre 55% parmi les personnes qui gagnent un salaire moyen ou en dessous de la moyenne du pays.
Selon Moshe Cohen, PDG de « Hasde Naomi », « l’association rencontre chaque jour des personnes âgées et des rescapés de la Shoah qui vivent dans des conditions très difficiles ». « Il ne fait aucun doute que la situation s’aggrave », a-t-il ajouté.
Source : nrg.co.il
Un homme juif résidant en Thaïlande a demandé à ce que son corps soit incinéré. Sa famille en Israël en a décidé autrement et réussi à le rapatrier en Israël.
Une famille juive a appris la mort d’un de ses proches qui vivait en Thaïlande. Le défunt a laissé un testament dans lequel il demandait que son corps soit incinéré sur place pour éviter les frais importants que nécessiterait le rapatriement de sa dépouille en Israël.
La famille a décidé de maintenir la dignité du défunt (l’incinération est contraire à la loi juive NDT) et de le rapatrier en Israël pour l’enterrer. Cependant le Ministère des affaires étrangères a réclamé une ordonnance du tribunal confirmant leur volonté.
La famille s’est tournée vers l’organisme israélien Zaka pour obtenir une aide dans l’obtention de ce document. L’homme de loi Dror Shusheim du service juridique a présenté une demande urgente à la Cour du district de Jérusalem pour approuver les souhaits de la famille.
Sur décision de la cour, la famille a été autorisée à libérer le corps pour pouvoir l’acheminer en Israël en vue de l’enterrement.
Il convient de noter que le Ministère des affaires étrangères travaille actuellement à accélérer le processus pour amener au plus vite le corps en Israël.
Source : Kikkar Hachabat
L’ancien Ministre de l'éducation, le Rav Shay Piron s’est entretenu avec l’ancien Président Shimon Peres qui s’est confié au sujet de Yom Ha Shoah (la Journée de l'Holocauste).
Shay Piron s’est entretenu sur la chaine Arutz 2 avec le neuvième Président d'Israël, Shimon Peres, à l’approche de Yom Hazikaron (Jour du souvenir) et de Yom Hashoah.
Peres a déclaré que selon lui, visiter les camps de la mort en Europe était une obligation pour aider à digérer l'ampleur de l’abomination. «J’y suis allé, j’ai vu les châles de prière, les chaussures et les cheveux. Le comble de l'horreur, sans précédent."
Péres a précisé que le génocide a toujours existé et existera dans le monde mais une Shoah, il n’y en a eu qu’une. « Une telle cruauté diabolique perpétrée si sauvagement –il n’y en a eu qu’une seule".
L’ancien président a un souvenir marquant de son grand-père assassiné pendant la Shoah. « Je me souviens, enfant, de la prière de Kol Nidre (prière du soir de Yom Kippour NDT). Mon grand-père avait une voix hors pair. J’étais sous son talit, j’entendais sa prière en cette soirée déterminante pour notre destin et, le petit garçon que j’étais alors a supplié D.ieu en silence : « Ne lève pas Ta main sur nous… Aie pitié de Ton peuple ».
Le grand-père de Peres a étudié à la Yeshiva de Volozyn jusqu’à sa mort. « En 1934, nous avons émigré en Israël. Nous étions sur le quai de la gare, c’était très émouvant. Mon grand-père se tenait à mes côtés, peiné, sans un mot. Avant de nous séparer, il m’a serré dans ses bras et m’a dit : « Mon fils, sois un Juif ». Ce ne sont pas des mots, c’est un testament. J’entends toujours ses paroles, où que je me trouve ».
Son grand-père a été assassiné par les nazis avec 2060 membres de sa communauté dans le village de Vyshneve en Août 1942. « Les nazis ont rassemblé la population du village dans le synagogue qui était en bois. Ils ont tué tout le monde et mis le feu à l’édifice ».
Ce n’est que trois années plus tard que la famille a découvert ce qui s’était passé. « Avez-vous pleuré ? » a demandé Shay Piron ? « Je n’ai pas l’habitude de pleurer, je pense que les pleurs sont intérieurs, c’est une plainte amère ».
Le neuvième Président a précisé que suite à la Shoah, son attachement à la religion et à D.ieu n’a pas faibli. Il raconte que Ben Gourion lui a demandé en son temps de mener les négociations pour libérer les étudiants de Yeshiva de l'armée. « Dans chacun de ces étudiants de Yeshiva, je voyais mon grand-père ».
Peres ajoute : Malgré la terrible Shoah, nous nous devons de nous souvenir avec fierté de la renaissance. Mon grand-père a gardé la loi de Moïse et l’a protégée avec des milliers d’autres juifs. Sans judaïsme, quel est le contenu de nos vies ? Le judaïsme n’est pas une religion, c’est une foi. Ce n’est pas un mécanisme, ce n’est pas un culte, c’est se persuader profondément qu’au fond de nous existe une conscience ».
Source : Arutz 7