Shimon Peres : le testament de son grand-père, assassiné par les nazis

Actualités, Alyah Story, Antisémitisme/Racisme, International, Israël - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest

 

L’ancien Ministre de l'éducation, le Rav Shay Piron s’est entretenu avec l’ancien Président Shimon Peres qui s’est confié au sujet de Yom Ha Shoah (la Journée de l'Holocauste).

Shay Piron s’est entretenu sur la chaine Arutz 2 avec le neuvième Président d'Israël, Shimon Peres, à l’approche de Yom Hazikaron (Jour du souvenir) et de Yom Hashoah.

Peres a déclaré que selon lui, visiter les camps de la mort en Europe était une obligation pour aider  à digérer l'ampleur de l’abomination.  «J’y suis allé, j’ai vu les châles de prière, les chaussures et les cheveux. Le comble de l'horreur, sans précédent."

Péres a précisé que le génocide a toujours existé et existera dans le monde mais une Shoah, il n’y en a eu qu’une. « Une telle cruauté diabolique perpétrée si sauvagement –il n’y en a eu qu’une seule".

L’ancien président a un souvenir marquant de son grand-père assassiné pendant la Shoah. « Je me souviens, enfant, de la prière de Kol Nidre (prière du soir de Yom Kippour NDT). Mon grand-père avait une voix hors pair. J’étais sous son talit, j’entendais sa prière en cette soirée déterminante pour notre destin et, le petit garçon que j’étais alors a supplié D.ieu en silence : « Ne lève pas Ta main sur nous… Aie pitié de Ton peuple ».

"Mon fils - sois un Juif"

"Mon fils - sois un Juif"

Le grand-père de Peres a étudié à la Yeshiva de Volozyn jusqu’à sa mort. « En 1934, nous avons émigré en Israël. Nous étions sur le quai de la gare, c’était très émouvant. Mon grand-père se tenait à mes côtés, peiné, sans un mot. Avant de nous séparer, il m’a serré dans ses bras et m’a dit : « Mon fils, sois un Juif ». Ce ne sont pas des mots, c’est un testament. J’entends toujours ses paroles, où que je me trouve ».

Son grand-père a été assassiné par les nazis avec 2060 membres de sa communauté dans le village de Vyshneve en Août 1942. « Les nazis ont rassemblé la population du village dans le synagogue qui était en bois. Ils ont tué tout le monde et mis le feu à l’édifice ».

Ce n’est que trois années plus tard que la famille a découvert ce qui s’était passé. « Avez-vous pleuré ? » a demandé Shay Piron ? « Je n’ai pas l’habitude de pleurer, je pense que les pleurs sont intérieurs, c’est une plainte amère ».

Le neuvième Président a précisé que suite à la Shoah, son attachement à la religion et à D.ieu n’a pas faibli. Il raconte que Ben Gourion lui a demandé en son temps de mener les négociations pour libérer les étudiants de Yeshiva de l'armée. « Dans chacun de ces étudiants de Yeshiva, je voyais mon grand-père ».

Peres ajoute : Malgré la terrible Shoah, nous nous devons de nous souvenir avec fierté de la renaissance. Mon grand-père a gardé la loi de Moïse et l’a protégée avec des milliers d’autres juifs. Sans judaïsme, quel est le contenu de nos vies ? Le judaïsme n’est pas une religion, c’est une foi. Ce n’est pas un mécanisme, ce n’est pas un culte, c’est se persuader profondément qu’au fond de nous existe une conscience ».

Source : Arutz 7

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi