Comment célébrer la fête de la liberté lorsque l’on se trouve derrière les barreaux

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Nous nous nous préparons à passer les fête en famille, confortablement installés, mais cela ne sera pas le cas de tout le monde. Certains célébreront la fête de la liberté derrière les barreaux. A quoi ressemble une nuit du Seder en prison ? Voici un aperçu des préparatifs au centre pénitentiaire Hadarim.

"Le Harosset (pâte constituée de dattes et de noix) rappelle la vie juive. D’un côté, il est sucré, et de l’autre, il symbolise le mortier et l’esclavage d’Egypte. Notre vie est ainsi".  Cette explication pittoresque émane d'Ygal Laloum, 38 ans, le Rav du complexe Hadarim, affairé cette semaine à rappeler les principes de la fête à des dizaines de prisonniers parmi les 800 que compte l’institution.

Ce dernier mois a été particulièrement intense au sein du complexe Hadarim qui comprend plusieurs prisons, Hadarim, Hasharon, Rimonim et Ofek, pour les mineurs, dans le nettoyage de Pessah et la cacherisation.

Le centre pénitentiaire Hadarim

Le centre pénitentiaire Hadarim

« Notre cuisine produit plus de 2300 plats à chaque repas. Nous passons un mois entier au milieu des produits dégraissants », explique Laloum dans un sourire.

Ygal Laloum vit en Samarie. Ce père de 7 enfants qui a commencé à organiser le Seder de Pessah à Hadarim à l’âge de 18 ans, arbore une kippa tricotée et travaille actuellement à son doctorat. Il est entouré par des détenus de différents âges, certains bien plus vieux que lui. « Je sens que si je ne me bats pas pour cette nuit de Seder, les 300 « fils » de cette prison ne recevront rien »

« On sent la fête approcher. Pessah est l’une de mes fêtes préférées car je vois comment les enfants d’Israël sont passés de l’esclavage à la liberté. C’est comme cela que je voudrais me voir », confie l’un des prisonniers qui ajoute avoir appris ici que la notion de liberté est intérieure. « Peu importe les barreaux. Parfois je me sentais en prison avec ma femme et mes enfants. Ici, j’ai appris que la liberté, c’est dans le cœur et dans la tête ».

Moshe Ohayon, commandant du centre de détention, a souligné l'importance de « Hadarim » comme lieu de réadaptation et pas seulement punitive. « Au-delà de la symbolique et des rituels, il y a des dérivés, liés à la signification de termes comme liberté, annulation du Hamets (levain), esclavage etc. Nous les traduisons en concepts adaptés au monde des prisonniers. Les connaissances pratiques de ces concepts sont les valeurs que nous ajoutons, comme étape supplémentaire vers leur réhabilitation ».

Source : Israel Ha Yom

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