Judith Douillet

Niçoise d'origine, Judith Douillet vit à Jérusalem depuis 16 ans. Elle est traductrice hébreu-français, rédactrice et correctrice, et écrit pour Alliance depuis 3 ans. Sa passion? Les mots, tout simplement.

Les articles de Judith Douillet

La crise de foi des jeunes israéliens

Pourquoi un quart des diplômés des établissement scolaires secondaires du mouvement sioniste religieux abandonne-t- il sa foi?

Les hauts responsables des établissements d'enseignement de la mouvance sioniste religieuse organisent de nombreuses réunions et discussions autour du thème de l’abandon de la pratique religieuse parmi les jeunes.

On y entend la voix de nombreux experts mais pas celle des jeunes du milieu, potentiellement concernés pas le phénomène.

Deux jeunes hommes, diplômés de lycée-yeshiva et étudiant maintenant en deuxième année de yeshiva (études juives) ont analysé ce problème qu’ils connaissent bien, dans une tentative de retracer les raisons de l'abandon de la religion d’un quart des diplômés des établissements scolaires sionistes religieux.

Ils ont demandé à rester anonymes afin de ne pas causer de tort aux établissements dans lesquels ils ont étudiés. Ils se sont eux même renommés « Moshe et Yaacov ».

Etudes à la yeshiva

Etudes à la yeshiva

Le principal argument le plus repris par les éducateurs et les enseignants du secondaire serait que ceux qui ont choisi d'abandonner leur religion l'ont fait parce qu'ils ont cédé à la luxure. Selon Moshe et Yaacov, le fait de se livrer à des pratiques immorales provient d’une absence de réponse appropriées de la part du corps enseignant à des questions portant sur la foi et la pensée juive.

Ils reconnaissent avoir rencontré ce problème chez certains de leurs camarades de classe. Certains ont abandonné la pratique du judaïsme et d’autres sont restés dans la communauté religieuse, poursuivant leurs études à la yeshiva avec au fond du cœur un doute grandissant et une incompréhension.

« Les enseignants n’ont souvent pas le temps de traiter ce genre de questions. Certains n’en ont pas la capacité », témoignent-ils. « Souvent, ils ne connaissent pas assez bien les dangers d’Internet ».

Ils citent le cas d’un élève qui avait posé une question concernant le monde futur et ce qu’il advenait dans l’au-delà après la mort. Le Rav lui a conseillé d’aller se renseigner sur Google plutôt que de traiter le sujet en classe. L’élève a été confronté à des sources chrétiennes sur Internet et à du matériau non adapté à sa spiritualité ».

« La solution serait de faire de la formation pour les éducateurs », conseille Moshe, « sur les thèmes de la croyance et de la foi, pour éviter que les jeunes aillent chercher des réponses ailleurs et restent dans le chemin de la Torah ».

Ils conseillent que cela soit fait dès le plus jeune âge, dès la 5eme.

Un autre problème soulevé est le fait que certaines questions nécessitent d'être traitées en privé. En effet, posées en classe, elles entraînent parfois des débordements qui ne laissent pas la place à l’approfondissement du sujet. Pour ce faire, les éducateurs doivent encourager les élèves à communiquer avec eux après la classe, pour pouvoir soulever des questions et des discussions de ce genre dans un cadre informel.

Source : Arutz 7

Yom Ha Olé: l'aliya en chiffres

Mardi, une cérémonie organisée par le ministère de l'Intégration et l'Agence juive célébrera le premier « Yom Haolé » (journée de l’immigrant). A l’occasion de ce grand jour, le ministère de l'Intégration et le Bureau central des statistiques publient leurs chiffres.

Israël compte huit millions d’habitants. 40% d’entre eux sont nés à l'étranger. Depuis la création de l'Etat ont immigré quelque trois millions de personnes venues de 200 pays à travers le monde, depuis les États-Unis jusqu’au Mozambique.

En 1948, 101,828 personnes ont immigré en Israël - la plupart d'entre eux des survivants de l'Holocauste qui se trouvaient dans des camps en Europe : des communautés entières ont été transférées de Bulgarie, de Libye, de Pologne, du Yémen, d'Irak et de Roumanie.

Une nouvelle vague d’immigration est arrivée entre 1955 et 1957 avec avec environ 166.492 nouveaux immigrants dont 70 000 en provenance du Maroc. La vague suivante est arrivée dans les années 60 avec 228,793 immigrants, dont environ 160 000 Juifs du Maroc et de Roumanie.

Cours d'anglais au kiboutz Naot Mordehai en 1964

Cours d'anglais au kiboutz Naot Mordehai en 1964

Selon le ministère de l'Intégration, de 1972 à nos jours, près de deux millions d'immigrants sont montés en Israël. Près de 700 000 olim de l'ex union soviétique sont montés en Israël, principalement entre les années 70 et 90. Les Etats-Unis ont suivi, avec 117 000 immigrants. L’immigration en provenance des États-Unis est de plus en plus forte ces deux dernières décennies. Autre importante hausse de l'immigration, l'Ethiopie avec 93,246 nouveaux immigrants, et la France : 89.508.

Face à l’immigration importante de grands pays, les données montrent l’émergence de pays beaucoup plus petits. 46 600 membres de la communauté juive de Gibraltar, au large des côtes du Maroc ont immigré en Israël, 22 de la République de Maurice dans l'océan Indien, 11 de Nouvelle Calédonie dans le sud-ouest du Pacifique, 4 du Suriname et 8 de Polynésie dans le Pacifique Sud.

Certains pays ont assisté à ce jour au départ d'un seul immigrant : le Mali, les Seychelles, Haïti, la Grenade, la Malaisie, le Vietnam, les Fidji, la Mongolie, Melilla, les îles Turques et Caïques et la République du Bénin.

Tel Aviv, 1967

Tel Aviv, 1967

Alex Kushnir, directeur général Ministère de l'Intégration et de l’organisation « Netiv » a déclaré que le nombre d'immigrants en provenance d'Amérique du Nord est resté stable, environ 3000 par an. « L'aliyah est motivée principalement par deux facteurs : le sionisme et les motifs socio-économiques".

En 2000, la ville de Netanya était en tête dans le choix des immigrants de France avec 9827 nouveaux arrivants. Haifa est la ville où la plupart des immigrants de l'Union soviétique ont choisi de vivre avec 15,959 nouveaux immigrants. Petah Tikva est principalement choisie par les immigrants d'Ethiopie avec 3773 nouveaux immigrants.

En l'honneur de la "Journée de l’immigrant" ouvrira demain à la Knesset une exposition de photos montrant l’itinéraire de l’alyah jusqu’à aujourd'hui. L'exposition, "Am notsar veEretz kama" sera présentée pendant deux semaines. Elle est initiée par le ministère de l'Intégration et la GPO.

« Les immigrants constituent le rassemblement des exilés », a déclaré le ministre de l'Intégration Sofa Landver, « chaque années des dizaines de milliers d’olim arrivent en Israël et choisissent de construire ici, dans notre terre ancestrale, leurs maisons. L'objectif du ministère de l'Intégration est de déterminer si l'Etat fait tout ce qu’il peut pour maintenir l'augmentation, et bien sûr, pour faire que l’intégration soit la meilleure possible".

Source : Ynet

Jérusalem : l'occupation arabe, une réelle préoccupation

Le maire de Jérusalem  s’est tourné vers le procureur général, lui demandant si la décision de détruire Amona affecterait également les Arabes vivant sur des propriétés juives.

Le maire de Jérusalem Nir Barkat a contacté le procureur général Avichai Mandelblit pour lui demander d'examiner les conséquences de la décision de la Haute Cour de démolir la ville d'Amona sur la propriété à Jérusalem.

Barkat a envoyé une lettre au procureur général après avoir passé les dernières semaines à travailler avec le conseiller juridique de la ville sur la question de la terre à Jérusalem, constatant que la ville est confrontée à une situation semblable à celle d'Amona mais avec les rôles des Arabes et des Juifs inversés. C’est particulièrement vrai à Jérusalem-Est où il existe de nombreuses terres appartenant à des Juifs qui sont actuellement habitées par des Arabes.

Amona

Amona

Les Juifs vivaient et possédaient des biens dans la partie Est de Jérusalem avant que la Jordanie ne nettoie ethniquement la région des Juifs pendant la guerre d'Indépendance de 1948. Beaucoup de propriétés appartenant à des juifs avant l'instauration de l'Etat d'Israël sont actuellement occupées par des Arabes qui s'y sont installés pendant la période où leurs propriétaires ont été interdits dans la moitié orientale de la ville.

Selon les estimations, si les Arabes vivant sur des biens appartenant à des Juifs devaient être traités de la même façon que les résidents d'Amona le sont pour avoir vécu sur des biens prétendument propriété des Arabes, la ville serait obligée d'expulser des milliers d'Arabes de leurs maisons. Jérusalem-Est n'est pas reconnue par le monde comme étant sous la souveraineté israélienne, tout comme Amona.

Barkat a écrit au procureur général : «Mon soutien à Amona pour la normalisation des colonies est fondé sur le fait que la localité (Amona) a vingt ans et a été construite avec le soutien du gouvernement israélien.  L’évacuation de la communauté causerait une injustice grave aux quarante familles qui s’y sont établies de bonne foi. "

Source : Arutz 7

Israël: les fausses bonnes affaires dans les villages arabes

De plus en plus d’israéliens se rendent en Judée-Samarie pour acheter moins cher et sont victimes de vols.

Le phénomène des Israéliens entrant dans la zone B de Judée-Samarie, pour faire des affaires, est connu depuis des années. Dans le village Houssam dans le Gush Etzion, de Hizma au nord de Jérusalem, à Azaria à proximité de Jérusalem, Dir Kadis dans la région de Modiin, Fatei Tul Karel et dans la région de Turkemia, par exemple.

Ces endroits fourmillent de stations de lavage de voitures et de réparations de pneus, de pépinières, d’épicerie et de garages automobiles. Les prix y sont bas, presque comiques. Les israéliens cherchant à faire des économies s’y rendent et très souvent s’y font détrousser.

Depuis des années, l’armée et la police mettent en garde contre ce phénomène, car en plus de s’exposer à divers vols, les israéliens peuvent aussi être une cible facile pour les cellules terroristes comme cela s’est déjà produit dans le passé.

La police recommande d'éviter de faire ses achats en zone B

La police recommande d'éviter de faire ses achats en zone B

Bien que les zones B soient sous le contrôle de la sécurité israélienne, les villages voisins sont sous contrôle civil de l'Autorité palestinienne.

Durant l'année écoulée, depuis le début de la vague de terrorisme, il y a eu une nette diminution du nombre d'Israéliens se rendant dans ces villages. Cependant, des dizaines de plaintes pour vols et vols de véhicules sont tout de même parvenues à la police en 2016.

De nombreux israéliens ont dernièrement témoigné du vol d’objets de valeur dans leurs véhicules, comme de fortes sommes d’argent, des téléphones portables etc. La police a également reçu des plaintes concernant les véhicules volés pendant que leurs conducteurs effectuaient des achats.

Il y a deux semaines, dans un village de la région de Binyamin, un pistolet a été volé dans un véhicule qui attendait pour un lavage. Le propriétaire avait laissé l’arme dans un sac rangé dans le coffre. A ce jour, l’arme n’a toujours pas été retrouvée malgré les opérations de recherches déployées à cet effet. Personne ne souhaite qu’elle serve pour le prochain attentat.

Le vol de biens dans les voitures et les vols de voitures eux-mêmes sont sporadiques et sont en général l’œuvre de mineurs. Il existe aussi des vols bien planifiés, effectués par des cellules organisées qui détectent les patrons d'entreprises. Dernièrement, la police a arrêté pas moins de sept escouades de voleurs qui dévalisaient des israéliens.

La police est préoccupée par ce phénomène et recommande de ne pas pénétrer en zone B. « Il vaut mieux faire preuve de prudence et ne plus entrer dans les villages arabes », a déclaré un fonctionnaire de police.

Source: Israel HaYom

Les explications de la France sur son refus de soutenir Israël

La France a profité d'une intervention de Meyer Habib pour expliquer les raisons de son abstention au vote de la résolution de l’UNESCO.

Israël et la France sont considérés comme des amis mais il s’avère que du moment où l'affaire arrive aux forums internationaux, les liens chaleureux se refroidissent et l'atmosphère devient électrique.

La semaine dernière, une discussion s’est déroulée au sein du Parlement français. Le député juif Meyer Habib  a choisi de s’adresser au gouvernement français suite à la décision de la France de s’abstenir lors du vote sur la résolution de l’UNESCO il y a quelques semaines.

Habib a rappelé qu’il y a de cela quelques mois, Manuel Valls s’était excusé du soutien de la France à la précédente décision anti-israélienne et avait promis que cela ne se reproduirait pas.

Harlem Desir

Harlem Desir

Il a déclaré à l’attention du Premier Ministre : « Le 11 Mai de cette année, dans ce même endroit, vous exprimiez votre peine après le vote honteux de la France sur la décision de l'UNESCO niant tout lien entre le peuple juif et Jérusalem. Le Président français a lui-même répondu à la question le 22 Juin dans une lettre qui m’était personnellement adressée,  déclarant que lors du vote suivant, la question serait traitée avec un soin particulier. Rien n'a été fait depuis lors ".

Habib a poursuivi, expliquant la façon dont les Français n’ont rien fait pour empêcher les votes anti-israéliens. . "Le 13 Octobre, contrairement à l'Allemagne ou à l'Angleterre, la France s’est abstenue de voter, « islamisant » les deux sites les plus saints de Jérusalem pour les Juifs.  Le fait que l'UNESCO et l'Organisation des Nations Unies aient écarté de leurs objectifs la paix au profit de l’anti-sionisme est regrettable - mais le fait que la France, nation éclairée, s’abstienne face à 4000 ans d'histoire juive et chrétienne est tout simplement une honte".

Le Premier Ministre francais, présent dans la salle, a décidé de faire répondre un tiers à sa place.

Harlem Desir, le secrétaire du Ministère des affaires étrangères et du développement international, a expliqué que l’abstention de la France était due à son opposition à « l'occupation ».

"En dépit de l'amélioration du texte présenté, nous nous nous sommes abstenus. Nous avons demandé l’annulation des phrases inacceptables mais malgré cela nous n’avons pas pu nous prononcer pour. A cause de "l’occupation", nous ne pouvons nous occuper de réunir les conditions nécessaires à la reprise des pourparlers entre Israël et la Palestine, et cela fait évidemment partie du texte. Ce n’est qu’en respectant le statut de Jérusalem, ville sainte pour trois religions que nous soucierons d’une solution pour les deux Etats, une solution de sécurité, de paix, de justice pour les Palestiniens. Cela amènera un peu de calme dans la région », a déclaré le secrétaire du ministre.

Source : Arutz 7

Israël : des données médicales sensibles transmises illégalement

Le ministère de la Justice a enquêté sur des dizaines de personnes impliquées dans un commerce illégal de renseignements médicaux confidentiels avec des entreprises fournissant des services médicaux téléphoniques.

Des employés d’hôpitaux et de centres médicaux sont soupçonnés d’avoir transmis sur une durée de trois ans des renseignements médicaux sensibles de patients, a annoncé aujourd'hui (dimanche) le ministère de la Justice.

En effet, le département pour la justice, la technologie et information du ministère a terminé d’enquêter sur des dizaines d’employés, assistants sociaux, infirmiers et employés des hôpitaux, employés de centres de soins, gestionnaires et agents d’organisations de soins de santé et de télémédecine, soupçonnés d’avoir été associés dans une escroquerie consistant à vendre de l'information médicale sur les patients dans les hôpitaux et les cabinets médicaux.

un commerce de données révoltant

un commerce de données révoltant

Le ministère de la Justice a déclaré que les gestionnaires de soins et les bureaux de télémédecine ont acquis les informations  pour effectuer une campagne de marketing ciblé sur les patients. Les conclusions de l’enquête ont été transmises au département cyber du procureur qui a accompagné l'enquête, afin d'étudier et de formuler des recommandations pour des actes d'accusation.

Lors du traitement des patients dans établissement médical, des informations personnelles sensibles sur le patient étaient collectées. L'information comprend, entre autres, le nom et l'âge du patient, ses coordonnées, le service dans lequel il est traité, le fonds de santé dont il est membre, son assurance et les détails de l'hospitalisation et de traitement prodigué.

Ces renseignements ont un prix certain pour les entreprises qui offrent des services de soins infirmiers pour les personnes âgées après la chirurgie. En effet, le Bitouah Leoumi subventionne ces établissements et la concurrence est rude.

Contacter directement le patient ou sa famille pour lui proposer ces services augmente les chances de succès de la société. Les patients n’attendent pas en général de recevoir de meilleure offre. Faibles et vulnérables, ils acceptent facilement.

En outre, l'utilisation d'informations confidentielles porte atteinte aux capacités concurrentielles des entreprises qui ne violent pas la loi.

Source : walla.co.il

Israël : la cacheroute des cuisines de Tsahal menacée

L'organisation « Tzav 1 » signale dans un rapport qu'il est de plus en plus difficile pour les soldats religieux de Tsahal de faire respecter les préceptes de la loi juive dans les bases.

Ces derniers mois, l'organisation "Tzav 1", qui veille à ce que les soldats religieux de Tsahal soient en mesure de maintenir un mode de vie religieux dans l'armée, a noté un nombre croissant de plaintes de soldats concernant de graves problèmes dans la «cacheroute» des cuisines sur les bases de l'armée.

Toutes les cuisines de Tsahal sont officiellement censées être gérées selon les exigences des lois alimentaires casher.

la cacheroute menacée

la cacheroute menacée

Selon l'organisation, des violations graves qui ne sont pas pris en compte dans ce domaine ont été rapportées. Certaines des plaintes proviennent de petits avant-postes de l'armée aux confins d'Israël.

Les fonctionnaires au sein de l'organisation estiment que le nombre croissant de plaintes est lié à la décision de l'Armée de réduire le nombre d'inspecteurs de cacheroute, chargés de vérifier que les cuisines sont gérées conformément aux lois juives, ainsi qu'à de nouvelles procédures qui rendent plus difficile l’application des lois alimentaires.

D’après les rapports, l'organisation a envoyé environ 50 000 messages WhatsApp aux soldats et à leurs parents,  encourageant les soldats à se tourner vers l'organisation en cas de dilemme lié à la cacheroute sur la base.

L'organisation prévoit de rédiger un rapport plus systématique, dans lequel elle présentera des solutions possibles aux problèmes actuels qu'elle entend transmettre aux responsables du rabbinat militaire.

Source : Arutz 7

Israël: le mystère d'un naufrage datant du 19ème siècle résolu

Des chercheurs israéliens ont identifié l'origine d'un bateau inconnu découvert au large des côtes d'Israël en 1966.

Le naufrage dit de la « Tour d'Acre » ne cesse de mystifier les chercheurs israéliens depuis plus de 50 ans. Découvert en 1966 lors du premier relevé archéologique maritime effectué dans le pays à l'aide de la technologie de télédétection, le bateau naufragé a été repéré au large des côtes d'Israël.

À ce jour, les chercheurs étaient incapables de s'accorder sur son identité, et avec le temps, le mystère devenait de plus en plus opaque.

Il a été découvert par le regretté Dr. Elisha Linder, un pionnier de l'archéologie maritime en Israël et fondateur de l'Institut Recanati d'études maritimes de l'Université de Haïfa, qui a travaillé avec une équipe britannique.

Les chercheurs ont émis l'hypothèse que le navire a été coulé à l'entrée du port de St Jean d'Acre par les Britanniques lors de leur tentative d'empêcher l'entrée à la marine de Napoléon Bonaparte en 1799. Une carte trouvée dans une archive britannique, qui aurait appartenu à l'un des soldats ayant participé à la bataille, a indiqué que les Britanniques avaient en effet coulé un navire à cet endroit, ce qui a convaincu les chercheurs que leur hypothèse était correcte.

St Jean d'Acre

St Jean d'Acre

Cependant, au fur et à mesure que les années passaient, de nouveaux détails émergeaient, faisant planer le doute. Par exemple, Bonaparte est arrivé à Acre par voie terrestre. Il n'aurait donc pas eu besoin de couler le navire.

De plus, une exploration plus poussée du naufrage a révélé que le navire était plus petit qu'on ne l'avait cru à l'origine - 25 mètres au lieu de 45 - et il était probable qu'il s'agissait d'un navire marchand.

Pendant toute cette période, les chercheurs n'avaient aucune preuve scientifique solide étayant une hypothèse particulière.

Une étude récente entreprise par un étudiant sous la supervision d'un consortium de professeurs tels que Mme Deborah Cvikel et Yaacov Kahanov de l'Université de Haïfa, le Dr Dana Ashkenazi de l'Université de Tel Aviv, le Professeur Adin Stern de l’université de Ben Gourion et le Dr. Sabina Klein de l'Université de Francfort, a permis de changer la donne.

Au cours de l'étude, la première preuve scientifique du naufrage a été découverte.

Plus de 100 clous en laiton ont été trouvés à l'intérieur, la plupart enfoncés dans la coque en bois, et d'autres dispersés à l'intérieur du navire.

Deux différents types de clous ont été découverts, d’une longueur de 10 et 6.5 centimètres.

Les deux types de clous ont subi une série d'examens. Au cours de l'examen final, les chercheurs ont pris deux clous en laiton du navire et deux clous modernes en acier, puis les ont martelés pour examiner comment chacun pénétrait différents morceaux de bois.

Ce dernier essai a révélé de nombreux détails. Notamment,  la micro-structure des clous et la présence de silicium ont prouvé qu'ils avaient été fabriqués en utilisant le procédé de coulée au sable.

Les chercheurs ont également trouvé une forte proportion de zinc et d'autres substances dans l'alliage.

La composition et la rigidité des clous ont rendu plus clair le processus de fabrication, tandis que l'analyse des isotopes a identifié l'endroit le plus probable où ils ont été fabriqués.

En rassemblant tous leurs résultats, les chercheurs ont conclu que les clous étaient probablement fabriqués dans une fonderie européenne, utilisant des matières premières de Grande-Bretagne.

"À la lumière des résultats de la recherche, nous croyons maintenant qu'il s'agit d'un navire marchand européen qui a coulé au large des côtes d'Acre à un moment donné au cours de la première moitié du XIXe siècle", ont écrit les chercheurs.

Les résultats ont été publiés dans la revue « Metallography, Microstructure and Analysis » et l'International Metallurgical Society a décerné aux auteurs le prestigieux prix Buehler pour la meilleure étude métallurgique publiée en 2015.

Source :Jpost

Israël : un programme de mathématiques dès la maternelle

Après le nouveau programme visant à promouvoir cinq unités de mathématiques au baccalauréat, le Ministère de l'éducation se tourne maintenant vers le jeune public.

Un nouveau programme du ministère de l'Éducation va promouvoir les mathématiques pour les enfants âgés de 3 à 6 ans dans les jardins d'enfants à travers diverses activités, y compris des chansons et des jeux.

L’idée qui se tient derrière cette réforme en cours d’exécution s'appuie sur le fait que les enfants développeront des concepts mathématiques dès leur plus jeune âge en utilisant une variété de jeux, tels que les cartes, le chant et la danse, qui les aideront à apprendre à compter, à résoudre des problèmes et à se déplacer dans l’espace.

Une cour de maternelle

Une cour de maternelle

Après le programme "Latet 5" qui visait à augmenter le nombre d'étudiants validant 5 unités de mathématiques au baccalauréat, le Ministère de l'éducation en destine un nouveau à un public beaucoup plus jeune.

Le but, entre autre, est d’apprendre à la petite enfance à élargir son esprit mathématique à travers des jeux de cartes : l'enseignant distribuera à chaque élève une carte sur laquelle un certain nombre apparaîtra. En répétant les noms des chiffres, les enfants apprendront la séquence correspondant à la carte en leur possession. Les enfants joueront également à la balle selon une certaine règle combinant des nombres, pour apprendre tout en jouant.

D’autres jeux seront proposés, combinant des chants et des danses folkloriques et des idées mathématiques qui permettront à l'enseignant de cultiver les compétences en mathématiques des enfants d'âge préscolaire dans un contexte plus large pour renforcer l’alphabétisation, la langue et le développement dans l'espace.

Au cours de l'année, les enseignants recevront une formation et des cours qu’ils transmettront aux enfants pour leur fournir des connaissances de base en mathématiques au vu de leur entrée en cours préparatoire.

Sima Haddad, directrice de la division de l'éducation préscolaire, souligne que l'exposition des enfants aux principes de mathématiques à un âge précoce favorisera un sentiment de compétence et un désir d'apprendre les mathématiques à l'avenir.

«On dit souvent que les mathématiques sont partout. Cette déclaration nous oblige à examiner l'environnement éducatif qui entoure les enfants de maternelle en classe et dans la cour, et nous pousse à leur permettre de faire l'expérience des mathématiques dans la vie quotidienne, dans un lieu qui allie le plaisir à l'apprentissage: des activités ludiques et pleines de nouvelles expériences permettant de développer l’acquisition des chiffres, d'apprendre à connaître les représentations mathématiques, l'expérience de la géométrie de l'espace et de résoudre les problèmes. "

Source : Israel HaYom

Vote US: la secte Satmar contre la majorité juive israélienne

Selon les données récoltées au sujet des votes en Israël, le candidat républicain Donald Trump serait soutenu par 75% des électeurs ayant participé au vote.

Cela représente environ 100 000 Israéliens, parmi les 300 000 électeurs potentiels vivant dans le pays. Environ la moitié des électeurs sont coiffés d’une kippa tricotée, beaucoup d'entre eux vivent en Judée-Samarie, d'autres étant membres du secteur orthodoxe.

Dans d’autres sondages, qui n’ont pas encore entièrement examiné les votes des habitants de la Judée-Samarie et des Haredim, Trump remporterait également la victoire sur Hillary Clinton.

Selon les données, le pourcentage de soutien serait similaire à celui de Mitt Romney, le candidat républicain pour les élections de 2012.  Romney avait alors remporté près de 80% des voix en Israël. Le Parti républicain  a déclaré hier soir que "les taux de soutien devraient augmenter car les chiffres ne comprennent pas le vote de ces derniers jours. Au cours de la dernière semaine, un très grand réveil de la communauté haredi a été constaté, par exemple, et beaucoup d'entre eux ont voté à la dernière minute".

Clinton: le choix du groupuscule hassidique Satmar

Clinton: le choix du groupuscule hassidique Satmar

Les nouvelles données ont été recueillies par le siège du Parti républicain en Israël qui a opéré au cours des derniers mois une campagne massive comprenant un centre d'appels examinant les  habitudes de vote.

Le parti a également pris livraison ces derniers jours d'enveloppes de vote émanant d’électeurs israéliens ne faisant pas confiance aux services postaux, et a demandé d'effectuer une livraison personnelle de leurs bulletins de vote aux États-Unis. Un autre envoi devrait être personnellement livré à New York ce soir.

Le Président du Parti républicain en Israël, le procureur Marc Tsel, a noté: «Le mouvement de soutien pour Trump traverse tous les secteurs. Il est soutenu par près de 100% de la communauté religieuse, la Cisjordanie et chez les ultra-orthodoxes, mais aussi par le public laïc et traditionnel qui affiche un pourcentage de victoires un peu plus bas. "

En parallèle, il est intéressant de noter que le groupuscule hassidique anti-sioniste Satmar appelle ses fidèles à voter pour la candidate démocrate Hillary Clinton.

Selon leur porte-parole, le rival de Clinton, Donald Trump, milite pour Israël. C’est la raison pour laquelle il serait interdit de voter pour lui.

Un dépliant distribué aux hassidim explique que Clinton « s’est tenue aux côtés du judaïsme orthodoxe pendant de nombreuses années lorsqu’elle a servi comme première dame, puis plus tard en tant que sénateur de New York et secrétaire d'Etat."

Il convient de rappeler que les hassidim de Satmar ont tendance à manifester publiquement contre les événements juifs israéliens tenus à travers le pays tout au long de l'année.

Source : Arutz 7