Claudine Douillet

Claudine Douillet parisienne et juive de naissance de parents profondément sionistes (un père sur l’Altaléna ça laisse des traces).

Fondatrice du premier magazine Juif sur le net, Alliance, en 1997, avant Google !
220 000 lecteurs uniques par mois à son actif.

En 1999 création Alliance-Hosting LLC , une "Web Agency » conceptrice de sites internet pour les entreprises et leur migration sur le net. Formation d’internet pour chefs d’entreprise.

Alliance-Hosting LLC a permis grâce ses moyens techniques la retransmission en directe des 4 radios juives de France 94.8 FM sur le net ,dés 2000, pendant 12 ans.

Experte en communication digitale avec Alliancefr.com, et radiophonique avec "Internet sans prise de tête" sur judaïques FM 94.8 depuis 2000, ma passion est née de la découverte, dés 1996, du plus important moyen de communication avec le monde, internet.

Mon expérience est le résultat de 22 années au service des entreprises désireuses de migrer sur le net et des médias.

Rendre réel ce monde virtuel c’est l’alliance du savoir faire et du faire savoir.

Les articles de Claudine Douillet

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Israël: un témoin affirme avoir versé 150.000 dollars en liquide à Ehud Olmert

JERUSALEM ,le 27/05/08 - Le témoin clef dans une affaire de corruption impliquant Ehud Olmert a affirmé mardi à la justice avoir versé près de 150.000 dollars au Premier ministre israélien en liquide pour ses campagnes électorales et insisté sur le goût du dirigeant pour "la bonne vie et les hôtels de luxe". Le témoignage de l'homme d'affaires israélo-américain Morris Talansky est présenté comme crucial dans une procédure judiciaire qui pourrait à terme entraîner l'inculpation et la démission de M. Olmert.

"J'ai donné des sommes en cash à Olmert pour ses campagnes de 1991 et 1992 (...) Il m'a dit qu'il préférait du liquide, et je lui ai donné d'abord de l'argent sur mes fonds privés, puis des sommes collectées aux Etats-Unis à son intention", a affirmé M. Talansky, 75 ans, selon des journalistes admis au tribunal de district de Jérusalem.

"En 1998 également, des sommes, à chaque fois en général de 3.000 à 8.000 dollars, ont été données, toujours en liquide, car Olmert ne voulait pas de chèques. Il a expliqué que ces fonds seraient ainsi plus faciles à répartir", a ajouté M. Talansky.

L'homme d'affaires, qui vit à New York, a affirmé qu'il "n'attendait rien en échange", et indiqué avoir connu M. Olmert durant la guerre du Golfe (1990-91).

"Il était alors ministre de la Santé. C'était un prince du Likoud (droite), un homme intelligent que j'admirais (...) et qui, de mon point de vue, devait être aidé", a dit M. Talansky dans des propos rapportés par la radio publique.

M. Talansky n'a pas été en mesure de spécifier comment les fonds transférés à M. Olmert, soit quelque 150.000 dollars en 15 ans, avaient été utilisés, laissant entendre qu'une partie l'avait été à des fins privées.

A cet égard, il a indiqué avoir prêté de 25.000 à 30.000 dollars à Ehud Olmert pour un voyage en Italie.

"Je sais qu'il aimait la bonne vie, les hôtels de luxe, les cigares fins, les stylos coûteux et les montres, et je trouvais cela étrange", a-t-il dit, selon les journalistes au tribunal.

Convoqué vers 09H00 locales (06H00 GMT), M. Talansky devait répondre sous serment jusqu'à 16HOO locales (13H00 GMT) aux questions du Procureur de l'Etat, Moshé Lador, ainsi qu'à celles du Procureur du district de Jérusalem, Eli Abarvanel.

"A ce stade, il s'agit d'une enquête préliminaire. Le dossier peut évoluer, comme il peut être clos. Il peut y avoir d'autres décisions. J'espère qu'après ce témoignage, nous pourrons prendre la bonne décision", a déclaré à la presse M. Lador, avant le début de la déposition de M. Talansky.

Auparavant, il avait affirmé que M. Olmert était soupçonné de "fraude" et "d'abus de confiance", et souligné que la déposition de M. Talansky pourrait constituer une pièce maîtresse étayant l'éventuelle inculpation du Premier ministre.

M. Olmert est soupçonné d'avoir reçu de M. Talansky des "sommes importantes" et "non autorisées", notamment lorsqu'il était maire de Jérusalem (1993 à 2003), puis ministre du Commerce et de l'Industrie jusqu'en 2006.

L'homme d'affaires a indiqué avoir transmis ces sommes aussi bien en Israël qu'à l'étranger en liquide dans des enveloppes par l'intermédiaire de Shoula Zaken, l'ancienne directrice de cabinet du Premier ministre.

Les avocats de M. Olmert et de Mme Zaken doivent procéder au contre-interrogatoire de M. Talansky à une date qui n'a pas encore été arrêtée.

M. Olmert a publiquement reconnu avoir reçu des contributions destinées à financer ses campagnes électorales pour la mairie de Jérusalem et les primaires du Likoud, mais a affirmé sa probité et s'est engagé à démissionner si la justice décidait de l'inculper.

Il a déjà été interrogé deux fois à propos de cette affaire, et fait l'objet de trois autres enquêtes de police sur des transactions immobilières douteuses et des nominations politiques abusives à l'époque où il gérait le portefeuille du Commerce et de l'Industrie

Le plus grand dessin du monde réalisé à l'aide d'un G.P.S

Le 27/05/08, Erik Nordenankar, un jeune artiste suédois, a eu l'idée originale de faire voyager une valise G.P.S afin de réaliser le plus grand dessin du monde.

Cette valise G.P.S a été envoyée dans pas moins de 62 pays, et ce dans les 6 continents du monde. A chaque destination atteinte, le G.P.S a enregistré les coordonnées du pays en question, ce qui a constitué au final et après l'analyse des données un dessin de 40 000 km2.

Le périple, d'une durée totale de 55 jours, a débuté le 18 mars dernier. La valise G.P.S est ainsi passée en Irlande le 5 avril, au Brésil le 9 avril, en Malaisie le 17 avril, et en Slovénie le 29 avril.

La distance totale parcourue lors du voyage fut de 110 664 kilomètres.
La vidéo du voyage

Des manuels d’Histoire pour la guerre ou la paix ?

Article paru dans  "L'express"

Histoire de l’autre, Collectif israélo-palestinien,
Editions Liana Levi, 160 pages.

«Histoire de l’autre» est l’aboutissement d’un magnifique projet. Six professeurs de lycée israéliens et six professeurs de lycée palestiniens décident d’écrire un livre pour réunir l’histoire côté Palestiniens et côté Israéliens autour de trois dates clés : la déclaration Balfour de 1917, la guerre de 1948 et la première Intifada de 1987. Utilisé depuis 2002 dans les lycées d’Israël et de Palestine, cet ouvrage est un véritable défi et un pas vers la paix. Chacune de ses deux parties a été traduite dans la langue de l’autre – de l’hébreu par Rosie Pinhas-Delpuech, de l’arabe par Rachid Akel – pour que ce livre à deux voix puisse être publié dans les deux langues.

L’éditrice, Liana Levi se demande s’il n’est pas temps d’écouter ceux qui, confrontés quotidiennement au conflit et à ses conséquences tragiques, essayent de raison garder et d’écouter «l’histoire de l’autre». Quatre des initiateurs du projet, qui font partie du Collectif PRIME (Peace Research Institute in the Middle East), Sami Adwan, Dan Bar-On, Adnan Musallam et Eyal Naveh, écrivent dans l’Introduc-tion : «Les manuels scolaires se penchent en général sur les affrontements, les guerres, les pertes, la souffrance humaine, et ils négligent les périodes de paix et de coexistence entre deux pays. Les héros des uns sont les méchants des autres. C’est ainsi qu’un pays forme ses enseignants à être des émissaires culturels censés donner raison à un des camps au détriment de l’autre. Nous croyons qu’il est temps de former les professeurs à être des bâtisseurs de paix, à enseigner aux élèves leur propre histoire et celle de l’autre.»

Deux de ces trois dates illustrent la différence de perspective entre les Israéliens et les Palestiniens. D’abord, la déclaration Balfour. Pour les Israéliens, la naissance du sionisme est due à quatre facteurs : la montée de l’antisémitisme moderne, la déception des Juifs occidentaux devant l’inégalité des droits entre Juifs et Chrétiens devant la loi, les nouveaux mouvements nationaux européens et la nostalgie de Sion, partie intégrante de l’identité religieuse et nationale juive. La déclaration Balfour est attribuée à la recherche d’un appui dans le monde juif par la Grande-Bretagne, engagée dans la première guerre mondiale. Et à la confession religieuse du PM britannique, Lloyd George, et de son ministre des Affaires étrangères, Lord James Balfour, chrétiens pratiquants, prônant le retour du peuple d’Israël sur sa terre, conformément à l’esprit biblique.

Pour les Palestiniens, le projet d’établir un Etat juif en Palestine remonte à 1799, à l’époque napoléonienne, c’est-à-dire avant le mouvement sioniste. La déclaration Balfour concrétise la convergence des intérêts entre Britanniques et Sionistes. Les colonisation britannique trouve dans le sionisme un outil pour atteindre ses objectifs et protéger ses intérêts vitaux. A son tour, le sionisme trouve chez les Britanniques un soutien international et un appui concret pour réaliser son projet colonial en Palestine.

Cette différence de perspective est bien évidente lorsqu’on lit que la cause des événements de 1920 à Tel-Haï et à Jérusalem est attribuée par les Palestiniens à la «collusion» entre Juifs et Britanniques, et par les Israéliens à «l’incompétence» de ces mêmes autorités britanniques!

De même, les Palestiniens donnent la version suivante de l’éclatement de l’Intifada ( soulèvement populaire ) en 1987 : «Le soulèvement palestinien eut lieu le lendemain d’un accident provoqué intentionnellement, le 8 décembre 1987, par un camionneur israélien contre un véhicule arabe, accident qui fit les premiers martyrs de l’Intifada.» Ils rappellent le caractère spontané de l’Intifada, sans aucune organisation préalable et sans la moindre intervention de l’OLP. La revendication est exprimée dans une chanson populaire : «Droit au retour / Droit à un Etat / Droit à l’autodétermination / Jusqu’à une conférence internationale / L’intifada nous portera.» Le bilan dressé par le Palestiniens est lourd : 2 000 Palestiniens tués, 110 000 emprisonnés et 500 habitations détruites. Ce qui est intéressant, c’est qu’ils dressent également le bilan dans le camp israélien : 900 «collaborateurs», 80 militaires et 180 civils israéliens tués.

Selon les Israéliens, le récit de l’incident catalyseur de l’Intifada (secousse) est bien différent : «Le 8 décembre 1987, un camion israélien entra en collision avec une voiture palestinienne dans la bande de Gaza, tuant quatre de ses passagers. Mais les Palestiniens prétendirent que l’accident avait été provoqué et qu’il s’agissait d’un meurtre prémédité !» Ils reconnaissent la répression : «Selon les comptes établis sur le terrain, on frappait même les gens chez eux, sans raison, des familles entières étaient rouées de coups». Et ils trouvent une explication en trois points. Sur le plan personnel, les humiliations subies par les Palestiniens dans leurs contacts quotidiens avec les Israéliens. Sur le plan de la direction palestinienne, la découverte que leurs dirigeants, qui vivent hors des territoires, ne sont conscients ni de leur situation ni de leur souffrance. Sur le plan national, le désespoir et la colère des Palestiniens du fait de la prise de possession par les Israéliens des sources d’eau de Judée et de Samarie, et de l’annexion de nombreuses terres pour y créer de nouvelles colonies. Le résultat commun pour les deux camps ? «Les deux peuples se firent face pour la première fois en tant que partenaires obligés de régler leur conflit.»

A quoi servent deux histoires si elles ne sont que parallèles ? La réponse est donnée par l’historien Pierre Vidal-Naquet dans sa Préface : «Les deux peuples ont été traumatisés, les Israéliens par le souvenir du génocide, les Palestiniens par celui de l’expulsion. Il serait puéril de leur demander d’écrire la même histoire. Il est déjà admirable qu’ils acceptent de coexister dans deux récits parallèles.»

Une association de médecins allemands décore un ex-SS

Article paru dans www.radinrue.com le 27 mai 2008  par : Boris Kaczan

L’histoire n’a pas de mémoire, c’est en tous les cas ce que l’on peut se demander, devant la récente distinction aquise par un ex-SS accusé d’avoir euthanasié 900 enfants alors qu’il était SS au service du régime allemand nazi. Hans-Joachim Sewering a obtenu, de la part de l’Association des Internes allemand une reconnaissance des plus choquante : "pour la qualité de son action pour le système médical".

Hans-Joachim Sewering a été décoré par le BDI pour avoir, selon cet organisme, "pendant des décennies, rendu service mieux que quiconque à la liberté d’exercice et à l’indépendance de la médecine, ainsi qu’au système national de santé". Cette fédération de médecins allemands, compte pas moins de 25.000 membres et regroupe des spécialistes en "médecine interne", c’est-à-dire des angiologues, endocrinologues, gastro-entérologues, hématologues, pneumologues et cardiologues.

Le gros problème, dans tout cela, c’est que cet homme, le Docteur Hans-Joachim Sewering a fait partit, dès l’âge de 22 ans ( il en a 92 aujourd’hui ) des SS. Ce qu’il ne nie pas. Là où il réfute les accusations, c’est lorque l’on l’accuse ’avoir pratiqué des euthanasie, au service du III° Reich de 900 enfants handicapés.

Recevant de la part de la Fédération des Internes Allemand (BDI) la plus honorifiques des distinctions, - Le BDI refusant de commenter le passé SS du personnage (sic !) - il n’en demeure pas moins accusé de crimes, et pas par quelques allumés, mais par le très sérieux "Centre Wiesenthal", qui lutte pour faire comparaître en justice les criminels nazis de la seconde guerre mondiale.

Malgré ces accusations lourdes, le docteur Hans-Joachim Sewering passe de très bons moment dans sa demeure de Dachau, près de l’ancien camp de concentration…

En Grande-Bretagne "The Telegraph" a parlé de l’affaire, le 24 mai dernier en France Le Point publiait également un article sur l’affaire sur son site, en Allemagne à part Der Spiegel, les médias restent curieusement discrets…

La Fédération des Internes allemands, et une Association trés importante, il s’agit d’une des principales organisation médicale en Allemagne. En décernant à Sewering la médaille de Günther Budelmann, elle a mis de côté totalement consciemment les accusations qui pèse sur cet ancien SS.

Le centre Wiesenthal a regroupé de très nombreux documents sur le personnage qu’à été Sewering durant les années de la gloire d’Hitler et de la honte de l’Allemagne. Ce Centre n’hésite pas a porter l’accusation de la participation de Sewering à l’euthanasie de 900 enfants à Munich, plus précisément dans l’hôpital du nom de Englfing-Haar, la bas on assassinés les enfants dits "n’étant pas assez purs, afin de transmettre des gènes". Les enfants y étaient tués car malades psychiquement, souffrants de défaillances pathologiques au niveau génétique ou plus simplement handicapés.

Face à ses accusations, le docteur Hans-Joachim Sewering, a toujours réfuté l’accusation de cette pratique massive d’euthanasie.

Il y a quelques années pourtant il fut la cible première de l’opération "de la dernière chance" menée par le Centre Simon Wiesenthal.

Parmi ses détraceurs se trouve un autre médecin, un confrère, un docteur juif des Etats-Unis, le docteur Michael Franzblau. Ce dernier à depensé des milliers de dollars américains afin de pouvoir accusé et mettre face à la justice le docteur Sewering : - "J’aurais souhaité, que le milieu médical allemand, reconnaisse le fait que lui, ( Sewering -ndlr ), qui travaille encore, est pour eux une tâche sur l’honneur.", avait déclaré Franzblau lors d’une intervention aux USA.

Franzblau, parle de cet énorme responsabilité "qui pèse sur le médecin américain et juif" qu’il est, il a d’ailleurs été jusqu’à dépenser plus de 50.000 dollars US personnels pour éditer dans les pages du New York Times un avis, dans lequel il a posé la question : "Pourquoi le Lander Bavarois protége un homme accusé de crimes de guerre ?"

radinrue.com, source photo : www.badnazidoctor.com, on y voit Sewering dans son bureau.

Intel veut se construire sa propre centrale électrique en Israël

Article paru dans "theinquirer",le 27/05/08

La branche israélienne d’Intel cherche apparemment à gagner en puissance, et s’est lancée dans des discussions avec les fournisseurs locaux pour éventuellement se construire une centrale de 100 à 150 mégawatts au coeur de son centre de production de Kiryat Gat.
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D’après le Globes, la centrale, qui fournirait suffisamment d’énergie à l’usine, pourrait coûter dans les 150 millions de dollars, et le surplus éventuellement produit serait revendu aux compagnies d’électricité locales.

Intel n’est certes pas le premier à avoir eu l’idée de construire sa propre centrale, les usines chimiques, les grosses entreprises de papier ou les raffineries d’huile s’y sont mises récemment avec l’ouverture du marché privé de l’électricité.

L’usine de Kiryat Gat est de plus proche d’un pipeline de gaz naturel et la société Edeltek serait apparemment en bonne place dans les discussions avec Intel.

Israël et la Syrie prêts pour des négociations de paix

i85908Haaretz.jpgArticle paru dans le "Courrier International",le 27/05/08
   
Des contacts, qualifiés d'historiques par le Premier ministre israélien Ehoud Olmert, ont été établis avec la Syrie par l'intermédiaire de la Turquie. Ces efforts ont commencé en février 2007 sous les auspices du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, avant d'être confirmés, mercredi 21 mai, par des communiqués publiés de façon coordonnée par les parties impliquées dans ces échanges. Les discussions se poursuivront à Istanbul dans les semaines prochaines.

Espagne: des jumelles séparées à la naissance se retrouvent 28 ans après

MADRID ,le 27/05/08 - Des jumelles séparées à la naissance à la suite d'une erreur médicale sur l'île espagnole de Grande-Canarie se sont retrouvées par hasard 28 ans plus tard, a révélé mardi l'avocat de l'une d'elles, qui réclame 3 millions d'euros de dommages et intérêts pour sa cliente.

Les deux femmes sont nées dans un hôpital de Grande-Canarie, et l'une d'elles fut remise par erreur à une autre famille à leur sortie de l'incubateur.

Parallèlement, le bébé de cette deuxième famille fut confié aux parents des jumelles. Au total, deux des trois fillettes ont donc grandi dans une famille qui n'était pas la leur.

Les jumelles, aujourd'hui âgées de 35 ans, se sont retrouvées en 2001 à Grande-Canarie. "C'est arrivé par hasard", grâce à une amie d'une des deux jumelles, a raconté l'avocat de l'une d'entre elles, Sebastian Socorro, interrogé par la radio Cadena Ser.

"Cette amie travaillait dans un centre commercial. La deuxième jumelle est venue un jour y acheter des vêtements. La vendeuse s'est approchée d'elle pour lui faire la bise en croyant que c'était son amie, mais la cliente s'y est refusée. La vendeuse, surprise, a alors appelé son amie qui a assuré qu'elle ne s'était pas rendue dans son magasin".

La deuxième jumelle est repassée au magasin quelques jours plus tard et une première rencontre entre les deux soeurs a été organisée.

"La ressemblance est impressionnante", assure l'avocat, qui réclame aux autorités sanitaires 3 millions d'euros de dommages et intérêts pour sa cliente, la soeur séparée, pour "le préjudice moral" et "les mauvais agissements de l'administration" qui ont "affecté le développement personnel et familial" de sa cliente.

Sydney Pollack est mort

LOS ANGELES,le  27/05/08 - Il avait mis une robe à Dustin Hoffman, fait voler Robert Redford et Meryl Streep au-dessus de la savane: Sydney Pollack, réalisateur oscarisé d'"Out of Africa", est mort à l'âge de 73 ans. A la fois derrière et devant la caméra, il avait signé d'énormes succès populaires comme "Tootsie" mais aussi joué pour d'autres grands cinéastes, dont Stanley Kubrick ou Woody Allen.

Entouré de sa famille, l'acteur et réalisateur américain s'est éteint lundi après-midi dans sa maison de Pacific Palisades à Los Angeles, selon son agent Leslee Dart, succombant à un cancer diagnostiqué il y a neuf mois.

Sydney Pollack avait réalisé nombre des grands succès du cinéma des années 70 et 80, alternant thrillers politiques, comédies ou drames romantiques. Il avait été nommé pour l'Oscar du meilleur réalisateur, dès 1970 pour "On achève bien les chevaux", en 1982 pour "Tootsie", en 1986 pour "Out of Africa", film aux sept Oscars, dont celui du meilleur réalisateur et du meilleur film, qu'il avait décroché aussi en tant que producteur.

"Sydney rendait le monde un peu meilleur, les films un peu meilleurs, et même le dîner un peu meilleur", a déclaré l'acteur et réalisateur George Clooney qui avait joué récemment avec lui dans "Michael Clayton", également co-produit par Pollack.

Né à Lafayette (Indiana), Sydney Pollack était le fils d'émigrés juifs de  Russie de la première génération. Tombé amoureux du théâtre au lycée, il avait renoncé à l'université pour vivre sa passion à New York et faire l'Actors Studio.

Après quelques rôles dans des pièces de Broadway dans les années 1950, Sydney Pollack passe à la réalisation d'abord pour la télévision, avec des séries comme "Le Fugitif".

En 1962, il joue un film à petit budget, "War Hunt" avec comme partenaire Robert Redford, qu'il fera ensuite tourner dans sept de ses films, contribuant à en faire une star: "Propriété interdite", "Jeremiah Johnson", Nos plus Belles années" avec Barbra Streisand, "Les Trois jours du Condor", "Le cavalier électrique", "Out of Africa" avec Meryl Streep et "Havana".

"C'est facile de travailler avec Bob, je n'ai pas besoin d'être diplomate avec lui", confiait Sydney Pollack dans un entretien à l'Associated Press. "Je sais ce qu'il peut faire et ce qu'il ne peut pas faire. Je connais toute sa palette. J'ai toujours eu l'impression qu'il était un acteur de genre dans le corps d'un premier rôle".

Les meilleurs d'Hollywood avaient défilé devant sa caméra: Robert Mitchum dans "Yakuza", Sally Field et Paul Newman dans "Absence de Malice", Tom Cruise dans "La Firme" ou Sean Penn et Nicole Kidman dans "L'Interprète", tourné au siège des Nations unies.

C'est Dustin Hoffman qui avait convaincu Pollack de revenir à l'écran pour incarner l'agent de l'acteur travesti de "Tootsie" alors qu'il n'avait plus joué depuis 20 ans. Pollack racontait que l'acteur l'avait inondé de bouquets de roses accompagnés de petits mots implorant: "S'il te plait, soit mon agent. Affectueusement, Dorothy". Leur relation vira ensuite à l'aigre pendant le tournage, des divergences artistiques publiques qui n'empêchèrent pas "Tootsie" d'être acclamé par le public et de récolter 10 nominations aux Oscars, avec la statuette de la meilleure actrice pour Jessica Lange.

"Les stars sont comme des pur-sangs", expliquait-il au "New York Times". "Oui, c'est un peu plus dangereux avec elles. Elles ont plus de caractère. Il faut être prudent car on risque d'être désarçonné. Mais quand elles font ce qu'elles font le mieux -quel que soit ce qui a fait d'elles des stars- c'est très excitant".

Ces dernières années, il avait beaucoup joué pour d'autres, marquant de son 1,80m et sa forte présence des seconds rôles dans "Maris et Femmes" de Woody Allen, "The Player" de Robert Altman, ou "Eyes Wide Shut" de Stanley Kubrick. Il était apparu en grand cinéaste américain dans le film français "Fauteuil d'Orchestre" de Danièle Thompson et faisait des apparitions récurrentes dans des séries américaines dont "Will & Grace".

Son dernier rôle au cinéma est celui du père de Patrick Dempsey dans la comédie romantique "Le témoin amoureux" (sortie en France le 18 juin). Il s'était aussi lancé dans la production de films indépendants, avec le défunt réalisateur Anthony Minghella et une société de production, Mirage Enterprises.

Un nouveau lieu de mémoire à Berlin, pour les homosexuels victimes du nazisme

BERLIN ,le 28/05/08 - Berlin s'est enrichi mardi d'un nouveau lieu de mémoire: un monument pour les "Triangles roses", ces milliers d'homosexuels déportés ou torturés par les nazis, y a été inauguré non loin du Mémorial de l'Holocauste, qui commémore le massacre des juifs d'Europe.

A l'ombre des arbres du grand parc du Tiergarten, tout près de la Porte de Brandebourg, ce cube de béton de cinq mètres de haut est percé d'une fenêtre oblique à travers laquelle les passants peuvent regarder une vidéo mettant en scène un baiser entre deux hommes.

Le gouvernement allemand, qui a investi 600.000 euros dans ce projet, entend rendre hommage à une catégorie de victimes du nazisme largement ignorée de la mémoire collective après 1945, a souligné lors de la cérémonie d'inauguration, devant plusieurs centaines d'invités, le maire de la capitale Klaus Wowereit, lui-même homosexuel déclaré.

A l'époque nazie, plus de 50.000 personnes ont été condamnées du fait de leur orientation sexuelle, en vertu d'un article du code pénal abrogé seulement en 1969 - l'homosexualité n'étant totalement dépénalisée en Allemagne que depuis 1994.

Selon les estimations, entre 5.000 et 15.000 homosexuels ont été déportés dans les camps de concentration, où ils n'étaient pas assassinés immédiatement, mais où la grande majorité d'entre eux, contraints de porter un triangle rose qui les plaçait au plus bas de la hiérarchie des camps, est morte d'épuisement et de mauvais traitements.

Cette politique, que les nazis n'appliquèrent qu'aux Allemands - par volonté de "purifier" la race aryenne - a également donné lieu à des expérimentations médicales sur les déportés gays, soumis à des injections hormonales, voire des lobotomies ou des castrations.

La mémoire de ces atrocités ne peut plus aujourd'hui se transmettre par témoignage direct: Pierre Seel, un Français d'Alsace, annexée au Reich, qui fut longtemps le dernier survivant des victimes homosexuelles du nazisme, est mort en novembre 2005.

Déporté en mai 1941 à l'âge de 17 ans, il avait raconté, dans un livre-témoignage paru en 1994, comment son premier amour, Jo, 18 ans, avait été dévoré vivant par des chiens devant les prisonniers rassemblés.

"Nous voulions souligner que les différents groupes de victimes ont subi les mêmes atrocités, et qu'il n'y a pas de hiérarchie entre celles et ceux qui ont subi la terreur du régime nazi", ont expliqué dans la presse allemande les deux artistes scandinaves auteurs du projet, Ingar Dragset et Michael Elmgreen.

Car la mémoire des crimes commis sous le régime d'Hitler, à Berlin, est entretenue de manière parcellaire, si bien que la capitale est devenue l'une des villes d'Europe les plus riches en monuments commémoratifs.

Le plus imposant d'entre eux est le Mémorial de l'Holocauste, composé de 2.711 stèles de béton anthracite et dédié aux quelque six millions de victimes juives du nazisme.

Depuis janvier dernier, un autobus en béton rappelle de son côté le destin des milliers de malades mentaux et handicapés, "euthanasiés" au nom de l'eugénisme nazi.

Et la capitale doit encore se doter d'un monument aux tziganes assassinés entre 1933 et 1945.

En novembre dernier, l'influent hebdomadaire Der Spiegel avait brocardé avec ironie "l'inflation du souvenir" dont semble prise la capitale allemande.

Déjà très prisée des touristes pour son passé de ville divisée entre Est et Ouest, Berlin doit également accueillir dans les années à venir un centre de mémoire évoquant les souffrances des civils allemands expulsés d'Europe de l'Est après 1945, voire un monument... en souvenir de la Réunification en 1990.