Trump–Mamdani : la rencontre explosive après les accusations contre Israël

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Trump–Mamdani : la rencontre explosive après les accusations contre Israël

Après les attaques croisées, la poignée de main glaciale entre Trump et Mamdani à la Maison-Blanche.

Après des mois d’invectives et d’accusations violentes autour d’Israël, Donald Trump et Zohran Mamdani se sont finalement retrouvés face à face dans le Bureau ovale.
Entre réaffirmation du soutien américain à Israël, provocations du maire élu de New York, et tentative de normalisation politique, cette rencontre improbable révèle surtout l’écart abyssal entre un président pro-israélien et un élu radicalisé par ses propres outrances.

Une rencontre improbable après des mois de violence verbale

Donald Trump,  président des États-Unis, a reçu hier à la Maison-Blanche le maire élu de New York, Zohran Mamdani, au terme de mois d’invectives publiques. Cette rencontre, que Trump a décrite comme « professionnelle », s’est tenue malgré les attaques répétées de Mamdani accusant Israël de génocide et les propos de Trump le qualifiant de « communiste » et « antisémite ».

Au cours de l’entretien, Mamdani a répété son accusation selon laquelle les États-Unis « financent un génocide ». Une charge que Trump a immédiatement balayée, rappelant devant la presse qu’Israël rejette fermement cette allégation et que rien ne l’étaye. Pour le président, Mamdani s’enferme dans une rhétorique militante qui l’a déjà placé au centre de multiples polémiques pour ses attaques répétées contre l’État juif.

Mamdani persiste et signe devant les journalistes

Face aux médias, Mamdani a répété son accusation selon laquelle « Israël commet un génocide à Gaza » et que « notre gouvernement le finance ». Il a affirmé avoir été encouragé dans cette voie par des électeurs « des deux camps », soucieux selon lui de « mettre fin aux guerres pour toujours » et d’empêcher l’utilisation de l’argent du contribuable américain dans ce qu’il qualifie de « violations des droits de l’homme ».

Une position que Trump n’a laissé passer ni dans la salle ni devant les caméras, se démarquant clairement des outrances du futur maire, régulièrement accusé d’antisémitisme pour ses prises de position extrêmes.

Trump refuse d’ouvrir la polémique sur Israël et recentre la discussion

Trump n’a pas souhaité revenir sur la déclaration incendiaire de Mamdani, qui avait affirmé qu’il ferait arrêter Benjamin Netanyahu s’il se rendait à New York. Il a expliqué qu’il avait volontairement recentré la discussion sur des sujets concrets : le coût de la vie, la sécurité publique et l’application des lois fédérales sur l’immigration — des priorités qu’il a jugées essentielles pour les New-Yorkais.

Il a expliqué que la rencontre avait porté sur des sujets essentiels pour les habitants de la ville : coût de la vie, sécurité publique, application des lois fédérales sur l’immigration. L’objectif affiché : trouver un terrain d’entente au service de New York, malgré les divergences profondes.

Après l’entretien privé, Trump a invité les journalistes dans le Bureau ovale, se disant « surpris » par l’étendue des points sur lesquels ils avaient convergé. Il a félicité Mamdani pour sa victoire municipale, estimant que leur volonté commune était d’assurer la réussite de la ville. Mamdani a qualifié la réunion de « productive » et a évoqué le besoin de proposer des « prix avantageux » aux habitants.

Un face-à-face tendu lorsqu’on évoque la campagne

Un journaliste a rappelé les déclarations agressives échangées durant la campagne. Trump avait traité Mamdani de « fou d’extrême gauche ». Interrogé sur son éventuel jugement de Trump comme « fasciste », Mamdani a refusé de répondre. Trump l’a interrompu en lançant :
« Vous pouvez simplement dire oui ». Silence du maire élu.

Moyen-Orient : Trump fixe la ligne américaine, Mamdani esquive

À propos du Moyen-Orient, Trump a martelé que les États-Unis poursuivaient leur objectif de « désarmement complet du Hamas », ajoutant que le Hezbollah restait « un problème ». Mamdani a tenté de détourner la discussion vers les préoccupations locales, estimant que les New-Yorkais veulent voir les fonds publics consacrés à la vie quotidienne plutôt qu’à des « guerres ».

Il a également affirmé qu’il fallait « respecter les droits humains internationaux », prétendant qu’ils étaient « encore bafoués aujourd’hui », sans nuance ni contextualisation.

 Trump désamorce les accusations de la députée Stefanik

Interrogé sur les propos de la députée Alice Stefanik, qui avait qualifié Mamdani de « djihadiste », Trump a calmé le jeu. « Non, je ne le vois pas comme ça », a-t-il lancé, ajoutant que les campagnes électorales produisent parfois des mots qui ne « reflètent pas la réalité ».

Il a décrit Mamdani comme « une personne très rationnelle », sans développer davantage, comme pour sceller un cessez-le-feu verbal minimaliste.

 

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