Trump atterrit à Tel-Aviv : un tapis rouge pour l’homme de la dernière chance

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Trump atterrit à Tel-Aviv : un tapis rouge pour l’homme de la dernière chance

Trump atterrit à Tel-Aviv : un tapis rouge pour l’homme de la dernière chance

Un atterrissage sous haute tension à Ben Gourion

L’aéroport Ben Gourion est en alerte maximale. Ce dimanche, Donald Trump foulera de nouveau le sol israélien dans une atmosphère de gravité et d’attente nationale. Une arrivée millimétrée : cinquante mètres de tapis rouge déroulés, des dizaines de drapeaux israéliens et américains suspendus aux structures, des podiums installés pour la presse, et des agents de sécurité déployés sur chaque centimètre carré du site.

À la manœuvre, le département dit « de la confiance » du ministère israélien de la Défense, en charge des opérations logistiques. Son chef, Erez Tzidon, l’affirme sans détour :

« La visite du président des États-Unis dans le contexte du plan de libération de nos otages est accompagnée d’une grande émotion et d’une grande attente. Nos équipes travaillent jour et nuit pour que tout se déroule avec succès et dignité. »

Les services de sécurité israéliens, en coordination avec le Shin Bet et l’Autorité aéroportuaire, ont verrouillé tous les accès. Le public est prié d’emprunter les transports ferroviaires renforcés. Cette visite, brève et dense, est prévue pour durer quelques heures, le temps d’un discours à la Knesset et d’une rencontre confidentielle avec les plus hauts responsables israéliens.

L’ombre des otages plane sur la visite

Trump ne vient pas pour une simple visite protocolaire. Il vient dans un moment où le pays retient son souffle. Son arrivée coïncide avec l’entrée en vigueur d’un accord négocié dans le plus grand secret, censé permettre la libération d’un premier groupe d’otages israéliens détenus à Gaza. Ce timing n’a rien d’un hasard : il donne à la visite une dimension presque biblique, comme si l’Amérique débarquait pour arracher les enfants d’Israël des profondeurs des tunnels.

Le chef du gouvernement, Benjamin Netanyahou, reste volontairement discret, mais les regards sont braqués sur cette rencontre où les enjeux sont vitaux : quels otages seront libérés ? À quelles conditions ? Et surtout, quelles sont les garanties que la guerre ne reprendra pas une fois la mise en scène achevée ?

Trump, en position de médiateur autoritaire, a prévu de repartir dans la foulée vers Le Caire, où une cérémonie solennelle doit entériner un cessez-le-feu tripartite entre les États-Unis, l’Égypte et le Qatar. Israël, lui, ne signera pas l’accord mais y sera contraint de facto. Une paix sans Israël, mais avec ses ennemis.

Un symbole stratégique ou un écran de fumée ?

L’effervescence autour de cette visite contraste avec le scepticisme d’une partie de l’opinion publique israélienne. Car si Trump s’impose comme le garant d’un accord, aucun plan clair pour la démilitarisation de Gaza ni pour l’anéantissement des réseaux souterrains du Hamas n’a été présenté. L’opération « Am Kalavi », pourtant annoncée comme imminente par Tsahal, semble suspendue aux équilibres diplomatiques de cette nouvelle séquence.

Donald Trump joue ici une double carte : celle du sauveur, pour les caméras ; celle du stratège, pour les coulisses. Il sait que chaque otage qui reviendra, chaque enfant qui retrouvera les bras de sa mère, sera pour lui un point marqué dans l’histoire. Mais il sait aussi que cette paix négociée sans vainqueur peut très vite se transformer en trêve funeste.

 

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