Tribune juive : Quand la parole s’habille de faux-semblants de Lizee Nataneli

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Tribune juive : Quand la parole s’habille de faux-semblants de Lizée Nataneli melenchon en chute libre

Tribune juive :  Quand la parole s’habille de faux-semblants

Il existe des phrases qui, au lieu d’éclairer l’histoire, en obscurcissent brutalement les contours. Celle prononcée récemment par Jean-Luc Mélenchon appartient à cette catégorie.
Devant une commission, avec une assurance construite comme une posture, il a affirmé avoir aidé des Juifs à quitter l’URSS. Une déclaration à effet immédiat, conçue pour impressionner, provoquer un respect automatique, anesthésier la critique.

Mais dès que l’on cherche la moindre trace — la moindre — tout s’effondre.
Les archives ne disent rien.
Les journaux de l’époque ne disent rien.
Les associations juives engagées dans le combat pour les Refuzniks ne disent rien.
Les familles qui ont vécu cette lutte n’ont jamais entendu son nom.
Son parti de l’époque, dont les publications sont pourtant méticuleusement conservées, ne dit rien non plus. Le vide est total.

Et c’est précisément dans ce vide que se dévoile le mécanisme.
Mélenchon ne veut pas seulement déclarer : il veut fabriquer. Il remplace l’histoire par une version romancée de lui-même, érige une fiction héroïque destinée à camoufler une réalité autrement gênante.
La rhétorique devient voile, le sophisme devient outil, et le mensonge devient refuge.
Tout cela pour masquer ce qui s’observe à ciel ouvert : son mouvement est devenu l’un des principaux incubateurs de l’antisémitisme politique français, légitimant ses expressions les plus sourdes comme ses explosions les plus violentes.

Il faut une grande dose de cynisme pour prétendre un passé glorieux, inexistant, quand le présent de son parti raconte exactement l’inverse : complaisance, relativisation systématique de la haine antijuive, inversion accusatoire permanente.
Le récit imaginaire devient alors une stratégie : détourner le regard, effacer les fautes, dramatiser un soi héroïque pour mieux effacer les dérives qu’on refuse de nommer.

Or les faits ne se plient pas à la volonté d’un tribun. On peut proclamer ce que l’on veut, poser ce que l’on veut, théâtraliser ce que l’on veut : la réalité reste têtue. Et ici, elle se réduit à une évidence brutale : rien ne vient confirmer son histoire parce que cette histoire n’a jamais existé. Pas un document, pas un nom, pas une trace. L’héroïsme proclamé ne s’est jamais matérialisé ailleurs que dans sa bouche.

Dans cette confusion volontaire entre mémoire et mythe personnel, le citoyen n’a qu’une seule arme : la lucidité. Distinguer l’histoire des illusions, les actes des mots, le réel des mirages. car lorsque la parole se fait écran de fumée et que le récit sert d’armure à l’inaction ou à l’indulgence envers la haine, ne pas se laisser hypnotiser devient une obligation morale.

© Nataneli

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