Shoah : la rafle des Juifs par les nazis en Tunisie

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9 décembre 1942 : la rafle des Juifs de Tunis marque le début des persécutions nazies

C’est le 9 décembre 1942 que les Nazis organisèrent la première rafle des Juifs à Tunis.  Cet événement se passa entre  la première victoire des Alliés à Alger le 8 Novembre 1942
(« l’Operation Torch ») et la bataille à  El Alamein, ainsi que les combats sanglants contre les Russes à Stalingrad.

En fait, ces événements militaires marquent le déclin progressif de l’Allemagne nazie.

Cette rafle des Juifs de Tunis est un épisode peu connu de l’histoire juive et ne doit point tomber  dans l’oubli.

Rappelons qu’à cette époque vivaient en Tunisie près de 90 000 Juifs, dont la majorité dans la capitale, Tunis.

Malgré le fait que la Tunisie n’était qu’un protectorat français, les lois de Vichy y seront appliquées.

Le 17 Novembre 1942, l’Allemagne envahit le pays via la Libye

Il y aura plusieurs rafles, mais personne n’oubliera celle du 9 Décembre 1942 ; les Allemands avaient des intentions très précises en envoyant Walter Rauff, pour les questions juives ; ce dernier - de sinistre mémoire – fut celui qui inventa  les camions à gaz,  ancêtre des chambres à gaz, dans les camps d’extermination.

D’ailleurs soulignons qu’à la Conférence de Wanzee, en Janvier 1942, où fut décidée la solution finale, les Nazis tracèrent une carte des communautés juives, et celle de la Tunisie en faisait partie.

Les rafles ne cessèrent point, notamment aux abords de l’Ecole de l’Alliance Israelite ; durant ces rafles, les Juifs sont sommés de se constituer travailleurs obligatoires au service des Allemands, et ce, par le biais d’affiches publiées en trois langues – en français, en allemand et en arabe.

C’est ainsi que 5000 Juifs, âgés de 18 à 42 ans, seront envoyés dans les 32 camps, répartis dans le pays. Notons que celui de Bizerte fut un véritable enfer.

En Avril 1943, commencèrent les déportations vers l’Europe ; certes, il y en eut peu – telles celles du bâtonnier Cohen Hadria, de la famille Scemla , d’Edouard Dana. Heureusement, ce processus  a été arrêté par l’avancée des Alliés qui libérèrent la capitale le 7 Mai 1943.

L’Allemagne nazie échoua dans sa tentative d’extermination, pour plusieurs raisons – dont le manque de temps puisque la défaite de Rommel était imminente, le manque d’hommes puisque les Alliés firent 250 000 prisonniers allemands.

Pour ce qui était de la population arabe, elle fut divisée dans ses positions : certaines familles bourgeoises cachèrent et soutinrent la cause juive, telles  les Sakkat, les Chnik ou les Djellouli ; quant à l’ensemble de la population elle soutenait en général  les Allemands. Rappelons aussi, l’attitude bienveillante du Bey Moncef qui dira  « Vous êtes tous mes enfants. » Et enfin le leader du parti du Destour Habib Bourguiba, futur président de la Tunisie indépendante, il refusa de soutenir les forces de l’Axe.

Aujourd hui en Israël et en France, on  organise des commémorations de ces tristes épisodes.
Claude Sitbon 

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