Le ministre des affaires étrangères argentin quitte l’AMIA

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Il y a presque 11 ans, l'AMIA - Association Israélite Mutelle Argentine - était, parmi d'autres organisations juives, la cible d'une violente attaque terroriste qui avait fait 85 morts et des centaines de blessés.

Hector Timerman - ministre des affaires étrangères argentin - jusqu'alors membre de cette association, a décidé le mardi 18 avril de démissionner.

Timerman accuse les leaders de l’AMIA d’avoir bloqué l’accord avec l’Iran visant conjointement à enquêter sur la pire attaque terroriste perpétrée dans le pays. Il déclare aujourd’hui avoir honte de faire partie de l’association dont il fut autrefois très fier.

D'anciens officiers iraniens ont été listés sur interpole durant des années mais la justice argentine n’a jamais été en mesure de les questionner, bien que l’Iran ait toujours été perçu comme responsable de l’attentat.

Timerman avait par ailleurs présenté l’accord de 2013 avec l’Iran comme un moyen de faire le jour sur l’attaque de 1994 qui n’avait jamais été revendiquée.

En parallèle, Timerman avait récemment fait les gros titres dans l’affaire du procureur Alberto Nisman qui l’avait accusé d’avoir protégé les officiers iraniens prétendument à l’origine de l’attentat.
Nisman avait rédigé un mandat d’arrêt pour Timerman mais a été trouvé mort le 18 janvier, 1 jour avant qu’il ne s’exprime précisément sur les accusations qu’il avançait.
La justice argentine a abandonné ces accusations et l’Iran a nié toute responsabilité dans la mort de Nisman...

Je suis Nisman

Timerman accuse donc l’Amia de s’être opposée à l’accord avec l’Iran.
Pourtant, Israël se serait déjà fait justice en ayant tué la plupart des responsables des attentats que la justice argentine a laissé impunis. C'est ce qu'avait confié jeudi 2 janvier l'ex-ambassadeur de l'Etat hébreu en Argentine Itzhak Aviran, à l’Agence Juive d’Information:
« La grande majorité des coupables n'est plus de ce monde, et nous l'avons fait nous-mêmes »

Ces déclarations ont été recueillies alors que l’ex-ambassadeur était interrogé sur le fait que 20 ans après, l’affaire n’avait pas été élucidée. D’après lui, rien n’a jamais été fait pour connaitre les commanditaires de l’attaque du 18 juillet 1994 contre l'AMIA et l'ambassade dIsraël - symbole très fort lorsqu'on sait que l'Argentine est le pays d'Amérique Latine comptant la plus grande communauté juive. Deux ans plus tôt, le 17 mars 1992, 29 personnes avaient déjà trouvé la mort lors d'un attentat contre l'ambassade d’Israël.

« Nous savions qui étaient les auteurs de l'attentat de l'ambassade et ils l'ont fait une seconde fois », regrette Itzhak Aviran.


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