Israel : BIRKAT HACOHEN aidez cette association ALLIANCE vous aidera.

Israël - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest

Aidez Birkat Haochen et Alliance vous offre un mois de communication.

Lire notre précédent article sur Birkat Hacohen

BATSHEVA.jpgCette association existe depuis plus de 12 ans à Bat-Yam dans le sud de Tel-Aviv, elle donne littéralement  à manger et aide les plus démunis de Bat-Yam, 460 familles viennent ici le mercredi, le jeudi et le vendredi.

Ce ne sont pas des nombres, mais des hommes des femmes des enfants, qui sont nourris par cette association chaque semaine. Je les ai vus et je vais vous les présenter.

Il y a Batia une femme de 62 ans originaire de l'ancienne U.R.S.S,  qui a travaillé dans l'administration israèlienne mais pas suffisamment d'années pour percevoir de retraite.Le Betouar Leumi ,( caisse d'allocation familiale ) lui octroie une allocation mensuelle de 1200 NIS soit environ 250 euros par mois. Elle vit seule, dans ce quartier, où les loyers sont très bas , se nourrit grâce à cette association, elle ne târie pas d'éloge sur Avi Cohen et son fils le Rav Léon Cohen  Sans eux elle ne pourrait pas manger. Elle est cultivée , réservée, elle parle bien l'hébreu.

Elle me dira  "Ici les gens sont vraiment bons , tu le vois à leur visage, pas besoin de mots pour cela ,et tu vois ceux qui le sont moins... "  dit elle avec un sourire entendu.

A son sujet Avi Cohen dira simplement ce mot " He meskina" - elle est malheureuse.Elle ne le montre pas, ne se plaint pas et est prête à faire la promo de l'association Birkat Hacohen.

Il y a aussi cette jeune maman éthiopienne qui porte sur son dos son 6 ème enfant, belle comme le jour, habillée comme dans son pays d'origine, les couleurs claquent, elle sourit tout le temps et ne parle pas un mot d'hébreu.

Quand je demande à Avi Cohen " Mais pourquoi ne parle-t-elle pas l'hébreu ? "

Il me répond - On les a fait venir ici, on les a aidé un peu, mais l'aide s'arrête là...Mais ils sont toujours plus heureux ici qu'en Ethiopie, ils sont un toit et de quoi manger. Ca leur suffit.

Il y a aussi Myriam qui elle vient de Hongrie elle a vécu la Shoa et  les survivants de Hongrie commemyriam-bat-yam.jpg ceux de Roumanie ne perçoivent pas d'indémnnités de l'Allemagne comme pour les autres pays d'Europe de l'est, elle n'a pas de retraite, mais vient quand même  en tant que bénévole aider l'association et ainsi repartir avec son sac de provision. Une belle façon de garder la diginité de cette femme également cultivée et volontaire.

CD- Beaucoup de ces personnes sont encore en âge de travailler pourquoi ne travaillent-elles pas ?

Ma question ne le surprend pas, il connaît déjà la réponse pour se l'être posée plusieurs fois.

Avi Cohen- Parce qu'il ne sont pas capables de travailler. Parce que pour travailler il faut avoir une certaine force. Il faut se sentir bien. Eux ils se sont résigné à leur état de pauvreté.

CD - Depuis 12 ans que vous oeuvrez vous et votre fils pour votre association avez vu des changements ?

Avi Cohen - oui quelques familles s'en sortent une à deux par an. Ils s'en sortent grâce à eux. Nous sommes là juste pour ne pas qu'ils meurent de faim.

Son fils le rabbin Léon Cohen me raconte que lorsqu'il a été nommé  pour s'occuper de cette communauté, il était très content car il y avait tout à faire, mais très vite il a été confronté à des histoires de familles auxquelles il ne pouvait apporter aucune solution, un père qui a violé sa fille, l'autre qui vole la voiture d'un voisin, l'autre dont le mari est en prison laissant sans ressources femme et enfants. 

rav-leon-cohen.jpgIl avait encore  le choix et pouvait partir pour une autre communauté. Il s'est dit c'est ici que je vais pouvoir faire le maximum. Et il le fait avec beaucoup d'énergie et de fermeté. Il sait gérer les conflits , écoute les doléances de chacun. 

CD - Les personnes âgées n'ont pas d'enfants pour s'occuper d'elles ?

Avi Cohen -Elles ont des enfants, des petits-enfants, et même des arrières-petits enfants ! Mais beaucoup veulent rester indépendantes, ne veulent ou ne peuvent  pas dépendre de leurs enfants qui eux-mêmes ont des difficultés pour assurer leur propre famille. Nous devenons leur famille, leur soutien. Nous avons un contact direct avec eux et trois fois par semaine.

CD - Mais comment savez vous que ces personnes sont dans le vrai besoin, qu'il n'y a pas d'abus ?

Avi Cohen - Nous vérifions bien sûr. Nous leur demandons les justicatifs du Betouar Leumi, et régulièrement nous vérifions pour s'assurer que leurs conditions de vie n'ont pas changé. En général quand ça va mieux ils sont contents et viennent nous le dire. L'un part vivre chez un de ses enfants, un autre à trouvé un travail. Des couples se forment et parfois n'ont plus besoin de nous.

Le Rav Léon Cohen s'approche de nous et ajoute " De toute façon dans la mesure où ils demandent c'est qu'ils ont besoin" Nous ne pouvons pas refuser ceux qui ont besoin de manger, bien sûr nous donnons en priorité à ceux inscrit dans notre liste."

Pendant que nous parlons , des personnes de plus en plus nombreuse s'amassent derrière la grille, avec leur caddie, leurs sacs, ce qui est remarquable c'est leur sourire, ils sont gais, innocents, particulièrement ces familles étiopiennes avec leurs enfants.  

Des cuves entières de légumes sont disposés dans le jardin de l'association, des aubergines, des choux, tomates, poivrons, une dame assise  tout à côté ,une bénévole, me dit tout le bien de manger tous les jours de chacune des couleurs des légumes. On parle même de diététique ici. 

La pauvreté est là mais pas le misérabilisme. 

Chaque personne qui pénètre ici a sa propre histoire et Avi Cohen les connaît toutes, de Haï dont la maladie des poumons l'empêche de marcher plus de 100 mètres, de Sarah qui ne peut pas même lever son bras pour chasser une mouche et qui lui confie qu'elle pense devoir rentrer à l'hôpital  ce soir si elle ne peut plus bouger.

Le groupe commence à entrer, d'abord un par un ,puis par deux, par trois, pourquoi ne pas les faire rentrer d'un coup ? demandais- je 

Avi Cohen - Parce qu'ils se disputeraient certains ont plus de force que d'autres et les bousculades peuvent être dangereuses.

CD - Alors pourquoi ne pas faire entrer d'abord les femmes et les enfants d'abord ?

Avi Cohen - Ils ont un ticket, et rentre suivant leur inscription sur la liste.

CD - Que pense la mairie de Bat-Yam pour votre action et que fait-elle pour vous aider ?

Avi Cohen - La Mairie de Bat-Yam nous  a donné ce terrain où nous avons bâtit ce local qui nous sert de bureau, et de salle pour les fêtes.C'est ici que nous célébrons les fêtes les plus importantes, Rosh Hachana, Pessah,  la mairie paye l'eau et l'électricité. Et c'est à nous de nous débrouiller pour "rentabiliser "cet espace, c'est à dire pourvoir que chacun reparte avec ce qui lui est nécessaire.

Le jour où nous ne pourront plus faire face, alors la mairie reprendra son terrain.

CD - Mais qui vous donne l'argent pour acheter autant de nourriture, et nourrir 460 familles 3 fois par semaine ?

Avi Cohen - des amis, , des connaissances, ceux qu'ils veulent faire une bonne action mais ce n'est pas suffisant. Avant nous avions un riche donateur américain, mais il a vieillit et a cesser de nous verser chaque mois. Alors nous nous débrouillons.

CD - Alors comment faite vous pour acheter autant de marchandises ?

Avi Cohen - nous avons un réseau de restaurants,  qui nous donne leurs surplus de marchandises,des bénévoles qui nous donnent un coup de main  et qui sont prêt à se lever à 6 heures du matin pour préparer 40 sandwichs pour des écoliers , les enfants de ces familles  qui ne mangent rien  le matin, nous avons d'autres bénévoles qui vont les distribuer dans les écoles. Lorsque je reçois par exemple trop de légumes je les vends à bas prix à un primeur,  et avec cet argent j'achète des poulets pour préparer des repas. Ce type de transaction est rare. 

Un peu plus loin un stand avec des sacs de couvertures qui semblent neuves je demande ce que c'est à Avi Cohen

Avi Cohen - Ce sont des couvertures pour ceux qui n'ont pas de chauffage en hiver, nous ne pouvons les donner à tous car nous en avons reçu très peu.

A ce moment une dame âgée s'approche d'Avi et demande si elle a le droit de prendre une couverture , gentiment Avi lui répond que ce n'est pas possible qu'elles sont réservées à tel groupe de personne.

CD - C'est quoi ces groupes de personnes exactement ?

Avi Cohen - Il  y a 3 groupes ,  premier groupe de 60 à 90 ans qui sont les plus fragiles , puis vient les mamans seules avec leurs jeunes enfants, puis en dernier ceux de 55 ans à 65 ans. 

CD - Pourquoi les mamans et les enfants en second ?

AVI COHEN - parce que ce groupe perçoit plus de Betouar-Leumi que ceux qui vivent seuls et très âgès.

Avi continue à me raconter l'histoire des uns et des autres, brièvement, des brides de chacun sensés résumer leur vie, ou en tout cas justifié leur venue ici. Il me raconte avec émotion le dernier Pessah où ils ont cuisiné pendant deux jours , ici-même avec leurs bénévoles et où il s'est aperçu qu'il n'y avait pas assez pour tout le monde. " J'ai préféré partir avant la fin plutôt que de ne pouvoir donner"

CD - De quoi avez vous besoin pour continuer votre action ?

Avi Cohen - De tout !  En quantité suffisantes. des couvertures, de nourritures, fruits et légumes, conserves, et aussi de l'argent pour acheter ce qui est nécessaire.Tous les dons que nous recevons quelque soit leur nature sont immédiatement redonner aux familles , 3 fois par semaine . Suivant les arrivages les familles font avec , ça peut être un surplus de pommes de terre, d'aubergine comme aujourd'hui, nous les offrons avec d'autant plus de plaisir que nous savons qu'ils vont les manger.

CD - Avez vous un site où l'on peut vous faire un don directement comme pour les autres associations ?

Avi Cohen - non nous n'avons pas les moyens pour faire un site (me dit il avec un sourire surpris) ni pour faire des campagnes de communication, tout notre argent, toute notre énergie est donnée ici, comme vous avez pu le voir.

Nous n'avons pas de frais de fonctionnement. Toutes les personnes qui sont là sont des bénévoles parfois aussi pauvres que celles qui viennent s'approvisionner ici. Nous leur donnons à la fin de la journée à elles aussi un sac de fruits et de légumes.

Nous organisons aussi les bar-mitzvot, circoncision ici même dans cette salle. Chacun contribue aux fêtes et au mitzvot suivant ses moyens et nous ,nous complétons.Venez voir nos photos.

Une photo parmi tant d'autres montre des handicapés dans des chaises roulantes, autour d'une table et partageant un repas de fête.

Avi Cohen - Ces chaises ont été achetée avec les  dons reçus. Nous essayons de ne pas leur donner qu'à manger mais de les aider dans tous les aspects de leur vie. Nous n'avons pas une vocation comme beaucoup d'association d'être reconnue mais nous sommes connus par eux ,ceux qui sont dans le besoin qui savent qu'ils peuvent taper à cette porte et qu'ils seront toujours reçus et que nous allons trouver une solution à leurs problèmes immédiats. C'est notre unique vocation. 

Nous n'avons pas les moyens des associations reconnues  parce qu'ils ont à leur tête un rabbin plus connu ce qui fait qu'ils ont des donateurs plus riches, le rabbin ici c'est mon fils.

Dans notre association vous savez exactement où va votre argent. Nous avons une comptabilité totalement transparente pour tous les donateurs.Et puis il suffit de venir ici dans la semaine pour comprendre à quoi sert cet argent ou la marchandise, fruits, légumes, viande, qu'on nous vend à bas prix la plupart du temps.

CD - Que souhaitez vous que l'on demande à ceux qui sont prêt à vous aider ?

Avi Cohen - De nous aider à maintenir ce centre d'aide, qu'il ne soit pas fermer à cause d'un manque d'argent il faut que nous puissions aider ces 460 familles encore pour l'année 2013.

Claudine Douillet

Vous voulez verser un don à BIRKAT HACOHEN , Alliance s'engage à communiquer pour vous ,  pendant un mois sur Alliance le premier magazine de la communauté juive

Plus d'infos ? n'hésitez pas à nous appeler au 01 70 00 75 75

Pour vos dons : les coordonnées bancaires de l'association BIRKAT HACOHEN

Bank Leumi Le Israel BM Bat-Yam

IBAN :IL670108610000003255947

SWIFT : LUMIILIT

Bank : 010 Branch 861 account : 03255947


Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi