Alliances offensives contre Israël et “Accords de paix” suite(ABCD.)

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Alliances offensives contre Israël et “Accords de paix” suite  (ABCD.)

Bashar Al Assad a-t-il laissé ses troupes tirer impunément sur Israël? Ou bien assiste-t-on à des incidents de frontières, si répétés dans l’histoire que tous les grands conflits semblent naître de la nervosité des troupes assurant le contrôle des limites des Etats? Les tirs d’obus en direction du Golan seraient-ils des balles perdues d’un conflit interne, tels les tirs ayant frappe la Turquie? Tsahal vient de procéder à des tirs de semonce destinés à mettre en garde son voisin syrien, mais ces tirs israèliens s’appuient aussi sur un élément inquiétant, anomalique dans le contexte du gouvernement laïc syrien: la présence de “conseillers militaires iraniens depuis deux mois sur cette frontière, des soldats dont la présence, dans la situation de crise intérieure de la Syrie, paraît inutile sinon anomalique. 

La simultanéité de ces événements avec les tirs de Kassam 2 depuis la bande de Gaza sur Israël peut paraître banale, dans la mesure où le Hamas a toujours tenté de profiter des pressions extérieures sur Israël, que ce soit lors de émeutes égyptiennes contre l’ambassade d’Israël au Caire, ou lors de discussions internationales sur la crise du Moyen Orient qui rendait les ripostes israéliennes plus complexes. L’usage de roquettes anti-chars nous rappelle néanmoins que les forces du Hamas sont désormais en possession de matériel militaire puissant, et si les explosifs des attentats venaient depuis dix ans de Damas, le fournisseur actuel de ces armes performantes peut tout aussi bien se trouver en Egypte, au Liban, qu’en Iran. La période des "katiuhiot" de bricolage étant passé, force est de constater qu’une analyse de cette nouvelle situation s’avère nécessaire.

Constatons tout d’abord que les fronts des ennemis d’Israël, dissociés par les options religieuses, tells que le front iranien et le front syrien, qui avaient déjà trouvé une base commune avec le soutien direct ou implicite au Hezbollah, se fusionnent actuellement. Constatons également qu’aucune déclaration politique nouvelle entre Téhéran et Damas ne marque ce rapprochement, suggérant que l’entente actuelle est issue d’un alliance antérieure.

Rappelons que lors de la signature des accords de paix à Washington, la presse arabophone des différents pays concernés (Iran, Irak, Egypte, et Syrie) avait expressément mentionné la signature d’alliances militaire contre Israël, donnant à chacun des pays limitrophes d’Israël la tâche d’attaquer simultanément ses frontières, alors que l’Autorité palestinienne de Yasser Arafat s’engageait à mobiliser le plus possible les troupes israèliennes au centre du pays.

Dans la période euphorique qui avaient suivi la cérémonie de la pelouse de la Maison Blanche, bien peu de journalistes occidentaux ne s’étaient préoccupé de commenter les mouvements de troupes et exercices militaires qu’avaient effectué tour à tour l’Iran, puis l’Egypte et la Syrie. 

 

L’Iran, en particulier, avait procédé à des mouvements de troupe sur un plateau bien éloigné de toute frontière, et qui semblaient incompréhensibles lorsqu’on se contentait de les lire hors contexte, à des milliers de kilomètres du plateau du Golan.

 

La situation actuelle, avec l’attaque simultanée d’Al Qaeda depuis le Sinaï du Hamas depuis la bande de Gaza, et les obus tires depuis le Golan nous amène à réviser une opinion communément répandue selon laquelle la mort de Yasser Arafat et les changements de gouvernants en Syrie et en Iran, l’évolution de la situation sociale en Egypte rendraient ces alliances offensives caduques.

Tout porte au contraire à penser qu’en ce qui concerne la question israëélienne, la “politique extérieure” de ces pays n’a pas changé son agenda.

Bien au contraire, les perturbations violentes qui ébranlent actuellement la Syrie acculent désormais Bashar Al Assad à un déclenchement de conflit qui permettrait de détourner l’attention internationale des exactions intérieures enfreignant les droits de l’homme, tout en recréant un unité nationale contre l’ennemi sioniste. 

L’Iran, par une attaque d’Israël, détournerait l’attention de l’ONU de ses préparatifs nucléaires, tout en devançant une attaque israèlienne. 

Enfin le changement des régimes chinois et américains ayant assurés ces pouvoirs d’une réaction internationale très modérée dans sa défense d’Israël, la réactivation de ces alliances en renouvelle dramatiquement le sens et l’actualité.

ABCD

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