Israël retient son souffle : la libération des otages pourrait débuter dès dimanche

Actualités, Alyah Story, Antisémitisme/Racisme, Contre la désinformation, International, Israël - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest
Israël retient son souffle : la libération des otages pourrait débuter dès dimanche

Israël-Hamas : la libération des otages pourrait débuter dès dimanche, selon le cadre de l’accord

Un fragile espoir renaît. Alors qu’Israël et le Hamas ont approuvé le cadre d’un accord historique prévoyant la libération de tous les otages encore détenus à Gaza, les prochaines 72 heures s’annoncent décisives. Entre manœuvres du Hamas et diplomatie à haut risque, la promesse d’un retour des captifs pourrait devenir réalité dès dimanche — si le silence des armes tient.

Un compte à rebours enclenché à Jérusalem

Après des mois de négociations menées dans le plus grand secret, le cabinet israélien a validé l’accord de cessez-le-feu présenté sous médiation américaine, égyptienne et turque.

Selon plusieurs médias israéliens et américains, dont CBS et PBS, le texte engage le Hamas à libérer l’ensemble des otages dans les 72 heures suivant l’entrée en vigueur de la trêve. Ce délai place la première vague de libérations possibles autour de dimanche, sans qu’aucune autorité officielle ne confirme encore ce jour précis.

Le président américain Donald Trump, à l’origine du plan, a salué un « accord approuvé par les deux parties », tandis que Reuters souligne que la « première phase » concerne avant tout le retour des otages vivants, avant la libération des prisonniers palestiniens incarcérés en Israël.

Pour Israël, cette libération progressive représente plus qu’une victoire diplomatique : un acte de foi dans la parole d’un ennemi, après un an de guerre et de mensonges.

Le Hamas cherche à imposer ses noms dans la liste des prisonniers

Derrière les sourires de façade, les tractations se poursuivent.

Le Times of Israel et d’autres médias israéliens rapportent que le Hamas tente encore de modifier la liste des prisonniers palestiniens à libérer, réclamant la remise en liberté de figures de haut rang telles qu’Abdullah Barghouti, Ahmad Sa’adat ou Ibrahim Hamed.

Ces noms symbolisent le terrorisme de masse qui a ensanglanté Israël, et leur inclusion demeure inacceptable pour Jérusalem.

Les sources israéliennes parlent d’un “bras de fer discret” : Israël s’en tiendrait à une liste restreinte de détenus non impliqués dans des assassinats, tandis que le Hamas cherche à transformer l’échange humanitaire en triomphe politique.

Aucune de ces modifications n’a, pour l’heure, été validée par les médiateurs.

Les États-Unis consolident leur médiation sans grandiloquence

Côté américain, le climat reste à la prudence.

Si Steve Witkoff, proche conseiller de Trump, participe bien aux négociations, aucun média sérieux n’a confirmé qu’il prononcera un discours public ce soir sur la place des otages à Tel-Aviv, aux côtés de Jared Kushner.

Washington joue la carte du silence stratégique, conscient que tout mot mal pesé pourrait compromettre un processus déjà suspendu à un fil.

Une source diplomatique américaine citée par Politico confie : « Nous ne parlerons publiquement qu’une fois la première famille rentrée à la maison. »

Une cérémonie de paix en Égypte ? Hypothèse encore incertaine

Des articles du Guardian et de Reuters évoquent bien un déplacement prévu de Donald Trump en Égypte, dans le cadre de la signature formelle de l’accord.

Mais aucune confirmation officielle n’a été donnée quant à la date de lundi ni à la présence du président français Emmanuel Macron.

Pour l’heure, aucun agenda diplomatique ne mentionne de cérémonie de signature publique.

Plus important encore, plusieurs sources rapportent que Trump devrait également se rendre en Israël après son passage en Égypte.

Reuters indique que Trump a prévu de se rendre au Moyen-Orient dans les prochains jours et prévoit notamment de parler devant la Knesset à Jérusalem. 

Un rapport de Reuters précise que Trump dit qu’il ira en Égypte mais aussi qu’il prévoit de s’adresser à la Knesset une fois en Israël. 

Un autre texte signale : « Nous attendons que le président Trump se rende dans la région, possiblement dimanche, pour assister à une cérémonie de signature en Égypte. La police israélienne suggère qu’il pourrait aussi être invité à s’exprimer à la Knesset. » 

Ce flou n’est pas anodin : les médiateurs redoutent qu’une mise en scène prématurée de la paix ne fragilise un équilibre encore précaire entre les exigences israéliennes et les menaces du Hamas.

Entre promesse et incertitude

Ainsi, ce qui semble acquis sur le papier demeure incertain sur le terrain.
Les otages pourraient être libérés dès dimanche, mais aucune garantie n’existe tant que le Hamas conserve l’initiative du calendrier. Israël, de son côté, reste prêt à rouvrir les hostilités « en cas de trahison ».

Dans un rare moment d’unité, la société israélienne retient son souffle.

Chaque heure qui passe depuis la signature de cet accord fragile rappelle que la paix au Proche-Orient ne se signe pas seulement avec des stylos — mais avec la confiance, la douleur et la mémoire du sang.

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi