Esther Benbassa : un « diasporisme » d'extrême gauche qui sent le souffre

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antisémite et antisioniste Esther Benbassa

Esther Benbassa : un « diasporisme » d'extrême gauche qui sent le souffre

La haine de soi chez les personnalités juives, une spécialité française

Episode 3

Esther Benbassa, sénatrice du Val-de-Marne et militante écologiste, est en guerre, non pas contre sa propre identité, mais contre l'attitude des organisations juives et contre les responsables israéliens, qu'elle exècre - à de rares exceptions près.

Elle est en quelque sorte l'héritière du mouvement bundiste, né en Europe orientale au 19ème siècle, antisioniste, athée et prônant une émancipation diasporique dans le cadre du socialisme radical et universaliste en vogue à cette époque.

Un rêve que l'expérience historique du 20ème siècle a balayé. Ce décalage avec la réalité sociologique et politique du judaïsme contemporain la conduit à des excès de langage qui font d'elle, hélas, la caution des pires ennemis d'Israël et des antisémites français de la sphère islamo-gauchiste.

Son ressentiment est le produit d'une nostalgie : celle d'un « diasporisme » fantasmé, débarrassé de toute référence religieuse ou nationale, qui n'a jamais existé que chez les Juifs assimilés et animés par le rejet d'une histoire millénaire.

Un ressentiment... ou plutôt une hargne obstinée, dont les médias tiers-mondistes et anti-israéliens font leur miel, sur le thème : « C'est une universitaire juive qui le dit, donc c'est vrai ».

De fait, Esther Benbassa est une intellectuelle de premier plan. Elle connaît le poids des mots, ce qui ne l'empêche pas de défendre l'indéfendable. Mais on sait que le cerveau est souvent esclave du coeur et, en l'occurrence, d'une violente passion antisioniste.

Née à Istanbul dans une famille séfarade, elle émigre en Israël à l'âge de quinze ans, puis arrive en France en 1972.
Elle retourne brièvement à Jérusalem en 1988 pour terminer des études post-doctorales au département d'histoire du peuple juif de l'Université hébraïque. Titulaire d'une chaire sur le judaïsme moderne à la prestigieuse Ecole pratique des hautes études de Paris, elle devient sénatrice sur la liste Europe-Ecologie en 2011.

Membre du groupe d'amitié France-Palestine au Palais du Luxembourg, elle profite de son statut d'élue pour multiplier les déclarations anti-israéliennes.

Elle se déchaîne aussi régulièrement contre le CRIF qui, selon elle, « combat tout ce qui peut écorner l'image d'Israël, ce veau d'or moderne ».

Pour elle, l'organisation juive est « un groupuscule endogamique, un lobby agissant à sa guise, faisant plier les uns et les autres, tant par le biais de l'autocensure, sensible chez bien des journalistes, craignant d'être soupçonnés d'antisémitisme dès qu'ils oseront critiquer la politique israélienne, que par l'instrumentalisation de la culpabilité de la Shoah ».

Voilà résumée la doctrine antijuive classique selon laquelle le CRIF serait tout puissant, dicterait son idéologie aux médias et « instrumentaliserait » le génocide.

Trois contre-vérités qui reflètent la haine et sans doute la profonde désespérance d'Esther Benbassa à l'endroit du judaïsme organisé.

Faut-il rappeler ici que le CRIF dispose de moyens dérisoires (contrairement aux associations juives américaines), qu'il ne « fait plier » personne et surtout pas les journalistes ? C'est même l'inverse : la presse française ne cesse de vouer le cabinet Netanyahou aux gémonies, évidence que la sénatrice ignore visiblement. Enfin, le CRIF ne se sert nullement de la Shoah à des fins politiques.

C'est une invention dont l'origine remonte aux propagandistes de l'extrême droite révisionniste des années 80, et que l'islamo-gauchisme a par la suite tristement banalisée.

En ce qui concerne la Shoah, c'est Esther Benbassa qui l'instrumentalise, mais dans un sens contraire à l'éthique et à la vérité historique : pour elle, l'expulsion mouvementée de la jeune Leonarda et de sa famille roumaine, résidant illégalement en France en 2013, était une « rafle » (sic), qu'elle a comparée sans vergogne aux arrestations de Juifs sous l'Occupation. « Notre pays a-t-il perdu la mémoire de sa propre histoire ? » a-t-elle lancé, injuriant par cet amalgame le souvenir des victimes du nazisme. Des propos jugés à l'époque « ignobles » par le philosophe Alain Finkielkraut.

En 2014, la sénatrice a manifesté bruyamment contre la guerre à Gaza, aux côtés de ceux qui criaient « mort aux Juifs », occultant les provocations du Hamas et attribuant l'entière responsabilité des « crimes » au gouvernement israélien.

Elle en a profité pour vilipender Manuel Valls, accusé de se prendre pour un « prophète » sioniste et de « dénoncer le prétendu nouvel antisémitisme, qui viserait à diaboliser systématiquement Israël ». Pour elle, ce nouvel antisémitisme... n'existe pas. Une position qui se passe de commentaire.

Vos réactions

  1. IsraelEden@outlook.co.il'Israel Eden

    pourquoi faire un article sur elle ça lui fait de la pub… Dans l’antiquité ceux que l’on bannissait voyaient leur nom effacé de tous les document et de toutes les stèles, ils était même interdit de le prononcer…

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  2. roland.dajoux@gmail.com'YEHOUDA DJAOUI

    La haine de soi est une maladie bien connue chez certains juifs de l’exil. Cette pathologie est encore plus aigüe chez les yordims, c’est-à-dire ces israéliens qui quittent leurs pays pour vivre de nouveau en exil
    Sa réussite dans l’ascenseur social français la rend encore plus agressive a l’image des juifs convertis pendant l’Inquisition.
    Elle croit rejeter Israël alors que c’est la terre d’Israël qui vomit ce genre de renégats

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  3. weyh.alain@icloud.com'A. WEYH

    C’est idiot, je ne comprend pas le titre : que vient faire l’extrême gauche dans tout ça ? Les dirigeants écologistes sont plutôt du genre à aller à la soupe et à la chasse le strapontin ministériel, cette semi-élue (car sénatrice) ne se revendique pas de l’extrême gauche. Un curieux mélange des genres entre une frange de la sphère politique et une position personnelle. Un titre écrit à la va-vite, vue l’énormité orthographique qui le termine.

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