En Israël si on remplaçait -l'amende à mère- par la prime de la maternité ?

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En Israël si on remplaçait -l'amende à mère- par la prime de la maternité ?


Il est temps d'arrêter "l'amende de la maternité"
Pourquoi travaillons-nous gratuitement ?

Les mères, par nature, travaillent gratuitement au sein même de leur foyer et cela semble normal ne s'agit-il pas du plus beau métier du monde ?

Élever ses enfants, les accompagner sur le chemin de la vie, ne peut-être rémunérer, ce serait indécent, particulièrement puisqu'il ne s'agit pas d'un travail avec des horaires, des jours de congés. Exactement ! Il n'y a pas d'heure et pas de jours de congés.

Et c'est là où le bât blesse !

Les mères dont l'abnégation n'est plus à démontrer, acceptent par conséquent plus volontiers des salaires plus bas.

En d'autres termes, les mères habituées à travailler pour leur famille, naturellement, sans aucune compensation, sont automatiquement dévalorisées dans leur rémunération.

Mais pourquoi ? Cela devrait être le contraire ! Après tout, ne constituent elles pas la pérennité de la société, en mettant des enfants au monde ? Oui, c'est un fait, mais l'esprit de la maternité engrammé est un obstacle à la valorisation salarial .

Mia Tevet Dayan nous raconte :

Cette semaine, je suis tombée sur un post de Facebook qui m'a rappelé à quel point la pensée féminine à propos de l'argent est négative.

Dans ce post, on a demandé aux femmes : " Pourquoi travaillez-vous et combien gagnez-vous ? Il y avait des milliers de salaires à 3 000 NIS par mois allant  jusqu'à 100 000 NIS par mois et il y avait des milliers d'emplois mais un seul travail n'est pas du tout mentionné celui de la maternité. "

Et ce n'est pas parce que les mères n'étaient pas présentes dans cette discussion.

Mais, parce que le travail maternel est le plus important mais le plus transparent de l'économie, il est mal vu d'en parler comme d'un travail.

Après tout, c'est quelque chose de naturel, la réalisation de soi, un commandement divin - "pour et contre", ce n'est pas un travail.

Mais si on regarde les chiffres, on peut parler, tout de même, de 15 à 30 ans de travail, 12 à 18 heures par jour sans conditions sociales, sans vacances, que vous ne pourrez jamais ajouter  dans votre CV professionnel, rien de tout cela, ne vous sera crédité à un travail, on ne fait pas une  "carrière maternelle" et vous ne gagnerez pas plus d'argent pour ça.

Au contraire, beaucoup d'entre nous travaillent en temps réel, elles occupent des postes de direction, gagnent pas mal d'argent mais payent toujours l'amende de la maternité.

Et ce n'est pas un concept c'est un fait d'économie.

Dans chaque pays, il est possible de vérifier de combien en moyenne le salaire d'une femme diminue pour chaque enfant qu'elle met au monde.
En Israël, c'est 7 à 9 pour cent par enfant.

Chez les hommes il existe un autre concept, la prime de paternité.
Et on peut vérifier combien, dans chaque pays, le salaire d'un homme augmente pour chaque enfant qui lui est né, considéré comme une bouche à plus à nourrir.

Et ainsi, après des décennies de travail maternel, de nombreuses mères sortent avec des enfants en bonne santé, heureux et un sentiment d'autosatisfaction mais avec très peu d'économies et d'expérience professionnelle.

De nombreux pères sortent également avec des enfants en bonne santé , heureux et un sentiment d'autosatisfaction, mais avec un salaire horaire très élevé et un travail qui a progressé depuis des décennies.

Personne ne prend en compte ce qui se cachent derrière son salaire.
Personne ne prend en compte celles qui ont travaillé de façon anonyme, sans revendications jours et nuits , tout au long de l'anné afin de permettre au conjoint d'atteindre ce salaire élevé .

Mais, le prix économique le plus lourd que nous payons, nous les mères, est notre pensée face à l'argent. Nous estimons qu'après toutes ces années passées à élever nos enfants et notre mari vers un statut social, gagner peu est déjà bien !

Et c'est normal ! Lorsque vous avez l'habitude de travailler gratuitement pendant des décennies et de travailler de manière transparente à l'extérieur également, lorsque vous négocierez vos conditions de rémunération, vous vous fixerez un prix bas, parfois trop bas.

Il s'avère que l'amende de la maternité est payée par tout le monde, même celles qui ne sont pas mères, simplement parce qu'elles peuvent devenir mères...

En Israël, les femmes gagnent 32% de moins que les hommes.

Il est temps de commencer d'ouvrir les yeux afin de considérer la maternité comme un véritable travail indispensable à l'économie.

Changer la pensée des femmes celles qui pensent qu'être mère est un obstacle à une carrière, un empêchement d'avancer et d'obtenir un salaire élevé.

Il serait trop long d'exposer ici, le nombre de compétences nécessaires pour une mère tout au long de cette carrière invisible, pour mener à bien son parcours.

Mais pour en citer quelques unes : détermination autorité naturelle, sens de l'économie et des priorités, un esprit pragmatique qui ne s'encombre pas des concepts sauf si ils peuvent sauver des vies...et par défaut celle d'une entreprise.

Gageons que demain et pourquoi pas aujourd'hui, ajouter sur son CV vos 10, 15, 20 années dédiées somme toute à la société, ces années où vous avez élevé vos enfants, parfois même seule, sera un avantage avec des répercussions directes sur votre salaire, pour devenir la prime de maternité et non plus l'amende à mère.

Vous avez offert à la société des enfants autonomes, indépendants, acteurs de l'économie n'est-ce-pas aussi important que d'avoir travailler en vase clos dans un bureau ?

Quand les RDH , directeurs des ressources humaines, prendront en compte ce facteur essentiel de l'économie que sont les mères alors nous verront remplacer l'amende de la maternité par celle de la prime de la maternité.

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