Beer-Sheva sous la coupe des criminels bédouins : une ville en otage

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Beer-Sheva sous la coupe des criminels bédouins : une ville en otage

Beer Sheva sous la coupe des criminels bédouins : une ville en otage

La ville de Beer Sheva est désormais sous l'emprise de criminels bédouins, qui se sont approprié le contrôle des entreprises des zones industrielles par le biais de pratiques de racket. Les propriétaires d'entreprises, démunis face à cette menace croissante, vivent dans la terreur. "Il n'y a aucune entreprise dans la ville qui ne paie pas de frais de parrainage, tout le monde en a peur, et il n'y a pas de police pour nous protéger", déplore Aryeh, un garagiste local.

Un racket organisé et impitoyable

Aryeh, pseudonyme d’un garagiste de longue date à Beer Sheva, se souvient avec effroi du jour où trois hommes bédouins, masqués, ont pénétré dans son établissement juste avant la fermeture.
Ils ont saisi pour des dizaines de milliers de shekels de pièces de rechange et l’ont averti qu’ils "garderaient" désormais les lieux, en échange d'un salaire de 7 000 NIS à verser à l'un d'entre eux.
Aryeh raconte : "Ils m'ont menacé que si je ne payais pas, ils nous décapiteraient, mes ouvriers et moi, et incendieraient l'endroit".

Il ajoute qu'après vérification auprès d'autres commerçants, il a découvert que "tout le monde paye" et que la police est impuissante à les protéger.

Les zones industrielles de Beer Sheva sont ainsi divisées entre différentes tribus bédouines, chacune imposant son territoire de protection.

Un chef d'entreprise de la zone industrielle d'Emek Sarah explique : "Ils ont peint leurs zones en bleu ou en jaune pour s'assurer que personne ne viole leur territoire. Ils sont les nouveaux propriétaires de la ville, et vous ne pouvez pas avoir affaire à eux sans risquer la destruction de votre entreprise."

Le silence imposé par la peur

Yoram, un autre entrepreneur, est contraint de verser 15 000 NIS par mois sous forme de salaire à un "garde" appartenant au même clan de criminels.
Il déplore l'absence de police : "Il n'y a pas de patrouilles, de jour comme de nuit. Je paie cette protection parce que l'État ne m'offre aucune alternative.
C'est une entreprise que j'ai construite de mes mains qui fait vivre des dizaines de familles, et je n'ai pas le choix."

Le phénomène ne se limite pas aux zones industrielles. Les frais de protection sont également imposés aux restaurants, supermarchés, et même aux petites échoppes de quartier. Certains propriétaires d'entreprises dorment sur place, accompagnés de chiens d'attaque, pour tenter de dissuader les criminels.

Gabriel, un autre commerçant, dénonce l'absurdité de la situation : "Je donne une fiche de paie à ce garde bédouin, et après sept mois ou un an, il démissionne pour toucher des allocations de chômage. Ensuite, un autre arrive pour prendre sa place. Ils reçoivent de l'argent légal de l'État et de moi. C'est absurde."

La loi du silence règne

La peur d'être pris pour cible empêche de nombreux commerçants de porter plainte.
Les tentatives de résistance, comme celle de Shahar Barbi et son père, restent rares.
Gérant une entreprise de pneus bien connue à Beer Sheva, ils ont refusé de se laisser dépouiller par deux jeunes bédouins, risquant leur vie dans le processus. "Nous avons décidé de ne pas nous taire", confie Shahar. "Mais malheureusement, tous les propriétaires d'entreprises ne se comportent pas comme nous, ce qui permet à ces criminels de continuer."

Une réponse policière insuffisante

La police israélienne affirme agir contre ces extorsions, mais les commerçants sont sceptiques. "La police israélienne s'efforce constamment de découvrir et de traiter l'extorsion de frais de parrainage", déclare un porte-parole. Cependant, les propriétaires d'entreprises soulignent que les arrestations sont rares et que, lorsqu'elles ont lieu, les criminels reviennent rapidement à leurs activités.

La situation à Beer Sheva est un exemple frappant de l'impuissance des autorités face à une criminalité bien organisée et profondément enracinée. Les entreprises locales, prises en otage, attendent désespérément une action décisive pour mettre fin à ce climat de terreur.

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