Amalek, Gaza et le 7 octobre : le rabbin David Stav face à la question des “non-impliqués”

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Amalek, Gaza et le 7 octobre : le rabbin David Stav face à la question des “non-impliqués”

Amalek, Gaza et Sim’hat Torah : entre haine collective et main tendue

Depuis le massacre de Sim’hat Torah : la question des “non-impliqués”

Depuis le massacre de Sim’hat Torah, il y a deux ans et demi, une question récurrente traverse le discours israélien : quelle attitude adopter envers les « non-impliqués » à Gaza ?

De nombreux signes accumulés durant la guerre indiquent qu’il n’existe aucun non-impliqué à Gaza. Des soldats et des personnes enlevées puis revenues en Israël témoignent avoir vu, dans chaque maison où ils entraient, des symboles du Hamas, des armes ou des images de la mosquée Al-Aqsa accompagnées de légendes exprimant le désir de reprendre le contrôle de la mosquée et de l’ensemble du territoire où se situe l’État d’Israël.

Des sondages menés régulièrement à Gaza comme en Judée-Samarie révèlent un large soutien au massacre barbare perpétré par les assassins du Hamas. Même ceux qui s’y opposent le font généralement pour des raisons pragmatiques, lorsqu’ils constatent les conséquences de la guerre, et non pour des considérations éthiques, morales ou humanitaires.

La question devient alors inévitable : comment tout cela doit-il influencer notre façon de penser et d’agir envers eux ? Sommes-nous en guerre contre chaque Palestinien, ou seulement contre ceux qui nous combattent directement ?

Les enregistrements horribles où l’on entend un terroriste de Gaza appeler ses parents et raconter fièrement les Juifs qu’il a assassinés rendent cette interrogation presque insoutenable.
D’un côté, il n’est pas question de vouloir tuer des innocents ; de l’autre, existe-t-il quelqu’un qui ne soit pas impliqué, directement ou indirectement, dans le plus grand crime commis contre les Juifs depuis l’Holocauste ?

Amalek : une haine qui ne relève pas d’un conflit territorial

La lecture de Chabbat Zachor, qui rappelle l’obligation de se souvenir des atrocités commises par Amalek lors de la sortie d’Égypte, offre un cadre de réflexion.

Il n’est pas certain qu’Amalek ait été le pire ennemi rencontré dans l’histoire juive.
Les Édomites, les Moabites, les Égyptiens et les Assyriens ont tué des centaines, voire des milliers de Juifs, bien davantage qu’Amalek.

Pourquoi alors la Torah s’en prend-elle spécifiquement à l’ennemi amalécite, ordonne-t-elle son anéantissement et cherche-t-elle à préserver le souvenir de ses attaques ? Pourquoi, avec la plupart des nations – y compris celles qui nous ont combattus – la Torah commande-t-elle d’entretenir des relations justes et respectueuses, tandis qu’avec une seule nation elle ordonne de détruire, de tuer et encore de détruire ?

Une hypothèse est que, dans la plupart des cas, la guerre relevait du caprice d’un roi qui contraignait son peuple à combattre Israël, alors que chez Amalek il s’agissait d’un phénomène populaire, propre à des tribus cruelles et agressives.

Une autre interprétation souligne qu’Amalek savait qu’il n’avait aucune chance de vaincre Israël et qu’il chercha à s’en prendre aux populations faibles et arriérées, comme le décrit le verset :
« Tous les arriérés après toi se retourneront contre toi. »

Amalek n’était nullement menacé. Israël n’avait pas atteint ses frontières, n’avait pas mis en péril son territoire ni ses moyens de subsistance. La guerre n’était pas motivée par un conflit territorial ou économique. Elle visait le droit même d’Israël à exister.

Des héritiers d’Amalek dans l’histoire

Au fil des générations, Amalek a eu des héritiers. Certains génétiques, comme le maléfique Haman de Perse. D’autres spirituels, comme Hitler, Khamenei et d’autres encore.

Les sages ont affirmé qu’Amalek s’est mêlé aux nations. Il devient difficile de déterminer si un ennemi est un « Amalek », si sa haine est objective – liée à un territoire ou à des ressources – ou si elle est une haine viscérale envers l’existence même des Juifs.

Il n’est pas établi que le Hamas soit un « Amalek », même si sa cruauté et sa haine du peuple juif dépassent sans aucun doute toute rationalité humaine et logique.

Les descendants de Haman : une leçon inattendue

Les sages ont ajouté que « les descendants des fils du méchant Haman » ont étudié la Torah en Terre d’Israël. Autrement dit, il est possible que des personnes issues même d’une nation que la Torah ordonne d’exterminer puissent, à terme, s’installer et intégrer la société d’Israël.

Nous sommes engagés dans une lutte terrible contre la cruauté et la haine. Mais s’il existe parmi eux des personnes qui aspirent à la paix, qui embrassent les Sept Commandements des Enfants de Noé et d’autres préceptes similaires, nous n’avons pas l’ordre de les tuer.
Au contraire, nous pouvons les accueillir parmi nous et c’est d’ailleurs ce qui se produit.

Protection nécessaire, prière persistante

Il est possible qu’en ce moment même, la majorité d’un certain groupe nous soit hostile, et il nous est commandé de tout faire pour nous en protéger.

Pourtant, une prière silencieuse demeure adressée à Celui qui siège dans les cieux : qu’Il accorde à Ses créatures davantage de connaissance et de sagesse, de compassion et de miséricorde, afin qu’elles désirent vivre en harmonie avec leur environnement, avec elles-mêmes et avec leurs semblables.

Notre main restera toujours tendue.
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