Saisie de deux millions de shekels chez une directrice d’école à Hadera : l’affaire s’enlise

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Saisie de deux millions de shekels chez une directrice d’école à Hadera : l’affaire s’enlise

La police israélienne est au cœur d’une enquête complexe après la découverte de chèques d’une valeur de deux millions de shekels et de 200 000 shekels en liquide dans l’appartement d’une directrice d’école à Hadera. Les circonstances de cette saisie soulèvent désormais des questions juridiques et fiscales, alors que les protagonistes avancent des versions divergentes sur la provenance des fonds. 

Une perquisition qui débute l’enquête

Les forces de l’ordre sont intervenues à l’appartement de l’éducatrice sur la base d’informations de renseignements, suite auxquelles elles ont mis la main sur une somme importante sous forme de chèques et de liquide.
La police a retenu pour interrogatoire le fils de la directrice  qui travaille dans une entreprise de change ainsi que son associé, tous deux suspectés d’infractions potentielles de blanchiment d’argent et de fraude fiscale. La directrice elle-même n’a pas été interrogée, les enquêteurs estimant que les fonds avaient été apportés au domicile par son fils, avec qui elle vit. 

L’explication du fils : peur du vol par la criminalité

Lors de sa déposition, le fils a expliqué aux enquêteurs qu’il avait décidé de transférer les fonds chez sa mère par crainte que des éléments criminels ne cambriolent l’entreprise de change où il travaille. « J’avais peur que des voyous font sauter le bureau pour tout voler, alors j’ai pris les chèques et l’argent en liquide à la maison, un endroit sûr. Ma mère n’a aucun lien avec cette affaire », a-t-il déclaré officiellement. 

Un interlocuteur informé des détails de l’affaire a confirmé que le fils avait apporté les sommes à l’appartement pour en assurer la garde, et souligné que la directrice, en tant que professionnelle de l’éducation, n’était pas impliquée dans les opérations commerciales de l’entreprise de change. 

Défense et documents présentés

Représentés par l’avocat Rotem Cohen, le fils et son associé ont soumis aux enquêteurs des documents qu’ils jugent probants pour établir la légalité et la traçabilité des montants saisis. Selon eux, ces pièces démontrent que les chèques et l’argent liquide proviennent d’une activité licite et correctement déclarée. 

Libération et implications fiscales

À l’issue de l’interrogatoire, le fils et son associé ont été libérés à leur domicile. Toutefois, la police a maintenu en sa possession les chèques et la trésorerie récupérés pendant la perquisition. Une fois l’enquête pénale en cours, l’Autorité fiscale israélienne est entrée dans la danse : elle examine désormais en profondeur l’origine des fonds et les déclarations qui y sont associées, afin de déterminer si les transactions reflètent une activité commerciale normale ou s’il s’agit d’un éventuel effort pour dissimuler des capitaux. 

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