Dôme de Fer : sans le génie israélien, le financement américain ne vaut rien

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Dôme de Fer : sans le génie israélien, le financement américain ne vaut rien

"J'ai dit à Bibi d'arrêter de s'attribuer le crédit pour le Dôme de Fer" : Trump a-t-il raison ?

Le président des États-Unis a affirmé que le mérite de la technologie de ce système d'interception révolutionnaire revenait à l'Amérique, mais une vérification des faits dessine un tableau différent. Tous les détails.

Le président américain Donald Trump a déclaré, lors d'un discours à la conférence internationale de Davos, à propos du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu : "J'ai dit à Bibi d'arrêter de s'attribuer le crédit pour le Dôme de Fer, le mérite nous revient", en référence aux États-Unis.

Ce système d'interception, mondialement reconnu pour ses succès face aux attaques de roquettes du Hamas et du Hezbollah, repose sur une coopération bilatérale, mais Trump dit-il vrai ?

Une enquête rapide révèle que le développement du système, jusqu'à un stade avancé, fut intégralement israélien, incluant tests et résolution de problèmes. Le financement américain n'intervint qu'une fois prouvée sa viabilité, après un soutien initial exclusivement israélien. Des composants américains sont intégrés, et des upgrades fondés sur l'expérience opérationnelle (cycles de Gaza) reposent sur la R&D israélienne. À des phases ultérieures, une implication ingénierie américaine et des tests aux États-Unis ont eu lieu.

En examinant les détails du projet phare de défense, on discerne une fusion entre ingéniosité israélienne et ressources financières américaines.

LE DÉVELOPPEMENT : LE CERVEAU EST ENTIÈREMENT ISRAÉLIEN

Le système "Dôme de Fer" naquit en Israël en 2007, en réponse aux tirs de roquettes depuis la bande de Gaza et le Liban. Son développement fut entièrement réalisé par la société israélienne Rafael, en collaboration avec Elta (filiale d'Israel Aerospace Industries) pour le radar, et mPrest pour le système de commande et de contrôle.

Durant ses premières années, le projet fut financé solely par le budget de défense israélien, malgré des critiques internes et externes doutant de sa faisabilité technologique. Le gouvernement israélien dut prendre des décisions ardues pour le poursuivre.

LE FINANCEMENT ET LA PRODUCTION : UN PARTENARIAT STRATÉGIQUE

Dès 2010, après des tests réussis, les États-Unis devinrent un partenaire clé.
Le déploiement de dizaines de batteries et de milliers d'intercepteurs coûteux excédait les capacités budgétaires d'Israël seul.

Aide économique : Les administrations américaines, de Obama à aujourd'hui, ont injecté des milliards de dollars. Depuis 2011, plus de 1,3 milliard ont été alloués spécifiquement au Dôme de Fer, selon le Département d'État américain. L'accord de 2016 prévoyait 38 milliards d'aide militaire sur dix ans (2019-2028), dont 500 millions annuels pour les systèmes antimissiles incluant le Dôme de Fer, David's Sling et Arrow.

Production sur sol américain : Conformément aux accords, environ 70 % des intercepteurs sont fabriqués aux États-Unis par le géant de la défense Raytheon, en partenariat avec Rafael. En 2014, un accord garantit 429 millions pour l'acquisition de batteries supplémentaires, favorisant la coproduction américaine.

En 2019, les États-Unis ont acquis des systèmes Dôme de Fer pour leurs propres besoins, citant une urgence immédiate en protection contre les tirs indirects.

EN RÉSUMÉ : QUI A RAISON ?

S'agissant de l'invention et du développement technologique, le crédit revient entièrement à Israël. Le système fut conçu et construit par des ingénieurs israéliens pour répondre aux menaces spécifiques du pays.

Cependant, pour son déploiement à grande échelle et opérationnel, Trump a raison : le rôle américain est crucial. Sans le financement et les infrastructures industrielles des États-Unis, Israël n'aurait pu maintenir un stock d'intercepteurs assurant une protection continue.

Aujourd'hui, Trump promeut un projet inspiré du Dôme de Fer pour protéger les cieux américains, développé intégralement aux États-Unis et adapté à ses besoins.

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