Trump menace l’Iran d’une frappe massive si le régime massacre les manifestants

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Trump menace l’Iran d’une frappe massive si le régime massacre les manifestants

Iran : le régime admet être en mode survie

Trump menace à nouveau Téhéran : « Nous observons de près ; s’ils tuent des manifestants, ils le paieront cher »

Selon un reportage du New York Times, des responsables iraniens reconnaissent que le régime est acculé à un état de survie face aux protestations. Les membres du Conseil suprême de la sécurité nationale se sont réunis vendredi en urgence après les menaces de Donald Trump d’intervenir militairement. Des sources proches des discussions gouvernementales font état d’une crainte que Israël profite de l’instabilité pour frapper à nouveau. Parallèlement, les Gardiens de la révolution ont lancé un exercice de tirs de missiles.

Le président américain Donald Trump a réitéré ses menaces contre le régime de Téhéran dans la nuit de dimanche à lundi. À bord d’Air Force One, il a déclaré aux journalistes : « Nous suivons de très près la situation en Iran. S’ils tuent des manifestants comme par le passé, ils recevront un coup très dur. »

Vendredi, le président avait pour la première fois réagi au mouvement de contestation par un message menaçant publié sur le réseau Truth : « S’ils continuent à tuer violemment des manifestants pacifiques, nous viendrons à leur secours. Nous sommes prêts à agir. »

Le régime iranien en mode survie, selon des sources internes

Trois sources informées des débats au sein du gouvernement iranien ont confié au New York Times que la République islamique se trouve en situation de survie.
Vendredi soir, après les déclarations de Donald Trump, le Conseil suprême de la sécurité nationale a tenu une réunion d’urgence pour examiner les moyens de contenir les manifestations en recourant à moins de violence, afin d’éviter d’attiser davantage la colère populaire.

Les membres du Conseil se sont également préparés à l’éventualité de frappes militaires. Ces trois sources, restées anonymes en raison de la sensibilité des sujets, ont indiqué que des hauts responsables ont admis en privé, lors de réunions et d’échanges confidentiels, que le régime était poussé dans ses retranchements.

Ces mêmes sources ont révélé que, au cours de la semaine écoulée, les craintes ont grandi à Téhéran : une instabilité prolongée pourrait inciter Israël à lancer de nouvelles attaques. Les propos de Donald Trump et de responsables israéliens sur les manifestations n’ont fait qu’alimenter ces appréhensions.

Certains conseillers ont suggéré au président Masoud Pezeshkian de rejeter la responsabilité sur le guide suprême Ali Khamenei. Les dirigeants iraniens disposent de peu de leviers pour affronter à la fois l’effondrement économique qui alimente le mécontentement et le risque d’une escalade avec Israël et les États-Unis.

Dans ce contexte, les médias iraniens ont annoncé ce soir le lancement par les Gardiens de la révolution d’un exercice de tirs de missiles et d’activation de systèmes de défense antiaérienne à travers le pays. Des détonations ont été entendues dans plusieurs villes, dont Téhéran, Shiraz et Hamadan.

Ali Khamenei avait adressé un message ferme aux manifestants avant-hier sur le réseau X : « Manifester est légitime, mais manifester n’est pas la même chose que semer le désordre. Nous dialoguons avec les manifestants. Les autorités doivent dialoguer avec eux. Mais il est inutile de discuter avec les émeutiers ; ceux-ci doivent être remis à leur place. »

Les protestations ont éclaté il y a neuf jours à Téhéran, déclenchées par la colère de commerçants face à une nouvelle chute brutale du rial face au dollar, aggravée par de multiples difficultés économiques. Des étudiants universitaires ont rejoint le mouvement, qui s’est étendu à plusieurs villes avec des slogans hostiles au pouvoir des religieux. Il s’agit de la vague de contestation la plus importante depuis 2022.

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