13 000 Âmes en Attente : La Foi Indéfectible des Juifs Éthiopiens Face à la Pauvreté -photos-

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3 000 Âmes en Attente : La Foi Indéfectible des Juifs Éthiopiens Face à la Pauvreté -photos-

Les Juifs d'Éthiopie : Une Foi Millénaire Face à l'Adversité – Témoignage d'une Mission Historique

Au cœur de l'Afrique, dans les villes d'Addis-Abeba et de Gondar, vit une communauté juive qui défie le temps : les Beta Israel, ou Juifs éthiopiens.
Depuis des millénaires, ils préservent leur identité juive dans l'isolement le plus total, au milieu de guerres, de persécutions et aujourd'hui d'une pauvreté écrasante.

En avril 2025, pour la première fois en plus de 30 ans, une délégation de sept rabbins américains et israéliens s'est rendue sur place avec l'ONG Struggle to Save Ethiopian Jewry (SSEJ).
Leur constat ? Une crise humanitaire urgente, mais surtout une résilience spirituelle qui émeut et inspire. Cette histoire de foi indéfectible, de familles séparées et d'espoir en Eretz Israël mérite d'être racontée haut et fort.

Voici l'image emblématique de cette mission SSEJ, capturant la dignité et la détermination de la communauté :

Visiting the Last Jews of Ethiopia - Tablet Magazine
Visiting the Last Jews of Ethiopia - Tablet Magazine

Une Communauté Oubliée, mais Vivante

13 000 Juifs éthiopiens vivent encore en Éthiopie, principalement à Addis-Abeba et à Gondar. La plupart survivent avec un revenu annuel moyen de seulement 600 dollars – bien en dessous du seuil international de pauvreté extrême (2,15 $ par jour).
Logés dans des pièces uniques surpeuplées sans plomberie, ils affrontent la malnutrition chronique, l'absence d'éducation et de soins médicaux de base.
La guerre civile, l'inflation galopante et l'effondrement économique post-7 octobre 2023 (qui a stoppé les envois d'argent des familles en Israël) ont aggravé une situation déjà dramatique.

Pourtant, au milieu de ces épreuves, la foi juive reste le pilier inébranlable.
Ces communautés organisent le plus grand seder de Pessah au monde : plus de 4 500 personnes à Gondar et plus de 1 000 à Addis-Abeba !
Elles maintiennent des pratiques ancestrales, enseignent l'hébreu et les études juives, et gardent Israël au centre de leur identité spirituelle.

Voici des scènes qui illustrent cette ferveur religieuse intacte, avec des familles et des enfants en prière ou lors de célébrations :

Les Voix des Rabbins : Témoins Émus

Les rabbins ont été profondément touchés par ce qu'ils ont vu. Rabbi Elie Weinstock déclare :
« L'un des aspects les plus frappants de la visite a été de voir à quel point Israël est central dans leur identité et leur pratique religieuse. Malgré toutes leurs différences culturelles, ils sont fiers d'être membres du peuple juif, profondément attachés à leur foi. »

Rabbi Reuven Tradburks ajoute : « J'ai été submergé par la forte présence de l'expression religieuse juive, l'école religieuse et l'observance profonde de la communauté. La passion religieuse que j'ai vue était incomparable. »

Le rabbin  Leonard Matanky conclut : « Malgré ces épreuves et cette souffrance, la communauté démontre un amour, une résilience et une force intérieure incroyables, en gardant espoir et dignité pour l'avenir. Ils accomplissent l'impossible. »

Ces paroles résonnent comme un appel : si l'aliyah n'est pas immédiate, sauvons-les de la faim et de la maladie. « Si ramener nos frères à la maison n'est pas possible tout de suite, au moins gardons-les en vie – nous ne pouvons laisser la pauvreté les tuer », insiste le rabbin Tradburks.

Les écoles juives et l'apprentissage de l'hébreu

Les rabbins ont observé des classes bondées où 3 070 élèves étudient l'hébreu et les textes juifs. Dans des salles simples, souvent surpeuplées, les enfants récitent des prières et apprennent la Torah, rêvant d'Israël où 70 % d'entre eux ont déjà de la famille. Une résilience incroyable : même sans livres suffisants ou matériel, l'éducation juive reste prioritaire.

La prière dans la synagogue sous un toit de tôle

À Gondar, la communauté se rassemble quotidiennement dans une synagogue modeste couverte d'un simple toit en tôle ondulée.
Les rabbins ont été accueillis par des lectures de la Torah en hébreu et en amharique, avec une ferveur intense. Malgré l'absence de confort (pas d'électricité stable, sols en terre), les prières sont passionnées et collectives – un moment où la communauté entière se retrouve pour maintenir sa foi millénaire

L'Œuvre de SSEJ : Un Pont vers la Vie

Depuis 2000, SSEJ, organisation entièrement bénévole, a permis l'aliyah de 55 000 Juifs éthiopiens, surpassant même les opérations historiques Moïse et Salomon. Aujourd'hui, elle fournit :

  • Plus de 2,5 millions de repas par an, prioritairement aux enfants, femmes enceintes et allaitantes
  • Soins médicaux à 4 000 personnes et assurance santé pour les 13 000
  • Éducation juive et hébraïque à 3 070 élèves
  • Une clinique gratuite à Gondar pour les enfants jusqu'à 18 ans et les personnes âgées

Malgré ces efforts titanesques, les besoins explosent. Plus de 70 % des familles ont des proches en Israël – parents, conjoints, enfants – qui attendent la réunification.

Un Appel à la Solidarité Juive Mondiale

Les rabbins lancent un cri du cœur : la communauté juive américaine (et mondiale) doit se réveiller. « Nous ne pouvons ignorer ce qui se passe sous nos yeux. Il est temps que le peuple juif agisse », affirme le rabbin Weinstock.

N'oublions pas ces frères et sœurs qui, depuis des siècles, prient en tournant leur regard vers Jérusalem. Leur histoire est celle de la persévérance juive ultime : survivre pour revenir chez soi.

Que pouvons-nous faire ? Soutenir SSEJ par des dons (nourriture, soins, éducation), relayer leur voix, plaider pour une accélération de l'aliyah. Chaque geste compte pour transformer la souffrance en espoir.

Car comme le dit la tradition : « Kol Israël arevim zeh bazeh » – Tout Israël est responsable les uns des autres.

Pour en savoir plus et agir : visitez le site de SSEJ. Ensemble, ramenons-les à la maison.

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