Israël reprend le contrôle du Néguev : les constructions illégales ne seront plus tolérées

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Israël reprend le contrôle du Néguev : les constructions illégales ne seront plus tolérées

Israël reprend le Néguev : les constructions illégales ne seront plus tolérées

Au sud d’Israël, l’État hébreu durcit le ton : des opérations de grande envergure sont menées pour mettre fin à des décennies d’illégalité foncière dans le Néguev. Porté par la détermination du ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, le pays entend réaffirmer sa souveraineté sur cette région stratégique. Les démolitions de structures illégales se multiplient, au prix parfois d’affrontements violents et de scènes d’embrasement.

Le Néguev, terre disputée dans le viseur de l’État

Longtemps négligé, le Néguev – qui représente près de 60 % du territoire israélien – est devenu l’un des symboles du combat entre État de droit et anarchie foncière.
Des milliers de structures ont été érigées illégalement, notamment par des membres de la communauté bédouine dans des zones non reconnues.
Certaines de ces habitations, implantées sans autorisation, échappent à tout contrôle urbanistique, sécuritaire et fiscal.

Dans ce contexte, le gouvernement israélien, soutenu par des organisations comme l’Autorité foncière d’Israël (Rami), a lancé ces derniers mois des opérations de démantèlement systématique, parfois sous haute tension.

 

Violences sur le terrain et incendies volontaires

Lors d’une récente expulsion dans un avant-poste bédouin illégal, des maisons ont été incendiées par leurs occupants eux-mêmes, dans un acte de défi à l’autorité israélienne.
Les forces de police, déployées en nombre, ont dû faire face à des menaces explicites de violences, selon un rapport du Jerusalem Post. Malgré cette pression, les opérations ont été menées à terme dans un souci de fermeté mais aussi de sécurité.

“Nous n’avons pas peur. Nous éradiquerons l’anarchie dans le Néguev, village après village, construction après construction”, aurait déclaré un officier sur le terrain.

Ben-Gvir : « Rétablir la souveraineté, c’est restaurer la loi »

Pour le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, ce combat est bien plus qu’une question de planification urbaine : il s’agit de réaffirmer la souveraineté israélienne dans une région clé pour l’avenir démographique et sécuritaire du pays.

« Petit à petit, nous reprenons en main les terres du Néguev. Cette opération est un pilier de notre politique de restauration de l’autorité de l’État et d’éradication du phénomène des constructions illégales dans le Néguev et au-delà », a-t-il déclaré publiquement. Son discours s’inscrit dans une ligne idéologique forte qui séduit une partie croissante de l’opinion israélienne, lasse de voir certaines zones du pays échapper à tout contrôle.

Enjeu stratégique : la sécurité du Sud d’Israël

Le Néguev n’est pas seulement une affaire de logement ou de droit foncier. C’est un enjeu géopolitique. Cette région, proche de la frontière égyptienne, représente une zone tampon stratégique. Laisser se développer des zones anarchiques, sans surveillance, y compris parfois utilisées pour des trafics ou des activités criminelles, pose un risque direct à la sécurité nationale.

Face à cela, la reprise du contrôle par l’État – y compris par des opérations d’envergure comme celles récemment menées – apparaît comme une nécessité vitale.

Une fracture persistante avec les communautés bédouines

Mais cette politique ne va pas sans soulever des critiques. Les organisations de défense des droits des Bédouins dénoncent ce qu’elles appellent une politique de “discrimination systémique” et rappellent que l’État n’a toujours pas reconnu de nombreux villages établis depuis des décennies.

Cependant, du point de vue gouvernemental, la loi doit être la même pour tous. Aucune population – qu’elle soit arabe, juive ou autre – ne peut prétendre s’installer sur des terres d’État sans autorisation, ni contourner les procédures juridiques d’aménagement du territoire.

Un signal fort lancé à toute la société israélienne

Les démolitions dans le Néguev sont aussi un signal politique : Israël entend reprendre le contrôle de chaque parcelle de son territoire, et ce message est d’autant plus puissant qu’il s’inscrit dans un contexte post-7 octobre, où l’obsession sécuritaire et souverainiste est devenue centrale.

La lutte contre l’anarchie foncière, portée avec vigueur par Ben-Gvir, marque un tournant dans la gestion du Sud israélien. Reste à savoir si cette politique sera poursuivie avec autant de constance… et si elle parviendra à restaurer la loi sans creuser davantage les lignes de fracture internes.

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