Kemi Seba condamné à 2 mois ferme pour avoir reconstitué la Tribu Ka

Antisémitisme/Racisme - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest

tribuk.jpgPARIS ,le 02/04/08- Kemi Seba, de son vrai nom Stellio Capochichi, a été condamné mardi par le tribunal correctionnel de Paris à six mois de prison dont quatre avec sursis pour avoir reconstitué le groupuscule noir ultra-radical et antisémite Tribu Ka qui avait été dissous en 2006.
Suivant en tout point les réquisitions du ministère public, la 17e chambre correctionnelle a assorti cette peine d'une privation pour un an des droits civiques.

"Bonne journée, le combat continue, on fera appel et merci pour la tribune", a lancé Stellio Capochichi aux magistrats, avant de quitter la salle d'audience où l'avaient accompagné une trentaine de sympathisants.

Le 28 juillet 2006, son groupe Tribu Ka avait été interdit par décret présidentiel.

Mardi, le tribunal a jugé que l'action conduite, postérieurement à cette dissolution, par le jeune homme de 26 ans, "d'abord en son nom propre puis sous couvert d'une nouvelle organisation informelle dénommée Génération Kemi Seba", avait "affiché une claire continuité avec l'organisation dissoute".

Selon les magistrats, elle a "poursuivi les mêmes buts et s'est réclamée de la même idéologie surtout marquée par l'encouragement à la discrimination à l'égard des personnes qui ne sont pas noires et par l'antisémitisme".

En outre, relèvent-ils, le groupement a "eu recours aux mêmes méthodes d'action, notamment par l'utilisation intensive d'internet et par la focalisation sur une rue de Paris emblématique de son quartier juif".

Le tribunal fait ici référence à la rue des Rosiers, dans le IVe arrondissement de Paris. C'est suite à une manifestation antisémite de la Tribu Ka dans ce quartier du Marais, le 28 mai 2006, que Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, avait proposé la dissolution du groupuscule.

La 17e chambre a estimé qu'une peine de prison ferme était nécessaire "compte tenu de la gravité des faits, de nature à troubler l'ordre public et la paix sociale, notamment au travers d'appels réitérés, souvent empreints d'une grande violence verbale, à la discrimination raciale ou religieuse, comme de la personnalité du prévenu qui a déclaré au tribunal n'avoir d'autre occupation que le combat dont il se réclame, ni d'autre source de revenus que les dons de ceux qui le soutiennent".

En novembre, la même chambre avait déjà condamné Capochichi à un mois de prison ferme et deux ans d'inéligibilité pour avoir diffusé en août 2006 des propos antisémites sur son site internet. Il a interjeté appel.

Vos réactions

  1. odlomi@yahoo.fr'michel favier millet

    Une fois de plus le racisme anti-blanc et anti-sémite est passé sous silence. On peut s’étonner que ce sinistre individu qui porte un nom italien ne se considère pas comme à moitié blanc. C’est le meme phénomene que Dieudonné…A croire qu’il règle lui aussi des comptes personnels avec une ascendance pas complètement noire..

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi