la paracha de la semaine par Claude Layani. HOUKAT BALAKQu’elles sont bellesoh ! tes tentes, Israël !!!!

Paracha de la semaine - le - par .
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BALAK Qu’elles sont belles  oh ! tes tentes, Israël !!!!


Quand, malgré lui, le prophète des nations bénit Israël du haut de sa montagne, nos Sages pensent, à travers ces bénédictions mêmes, pouvoir retrouver ses intentions profondes dans son subconscient et son inavouable passion destructive. 

Quand il souhaite que la Présence du Seigneur ne se manifestât pas parmi eux, il s'écria: .."Tes résidences, ô Israël !

Lorsqu'il voulut annoncer que leur pouvoir politique s'éteindrait, il prophétisa: ..." comme des rivières elles s'étendent" voulant dire qu'ils n'auraient ni oliviers, ni vignes, il annonça:comme des jardins au bord des rivières"... (Nombres 24,6) ; qu'elles n'auraient pas de parfum, il dit: "comme des arbres odoriférants plantés par le Seigneur" voulant proclamer que leurs chefs seraient malingres, il prophétisa..."comme des cèdres au bord des eaux".

Nous en passons pour abréger cette énumération que chacun pourra retrouver dans le Talmud Sanhédrin 105 b.

Il voulut, termine Rabbi Yochanan, annoncer que leur existence physique serait menacée et il annonça..."et son royaume deviendra tout-puissant"

Qu'est-il advenu de toutes ces bénédictions qui dans le subconscient de Balaam devaient être des malédictions? Dans cette même page du Talmud, Rabbi Abba bar Cahana constate avec amertume que seule la pensée destructrive devenue parole de bénédiction concernant "les maisons de prière et les écoles" a vu son accomplissement maintenu à travers les générations ; il s'appuie sur le verset: ..."mais l'Eternel, ton D.ieu, ne voulut pas écouter Balaam ; il transforma pour toi la malédiction en bénédiction...(Deut.23,6) dans lequel malédiction et bénédiction sont au singulier. Cette seule malédiction serait donc à travers l'histoire demeurée bénédiction pour Israël. pourquoi, parmi toutes les bénédictions appelées sur Israël, celle-là seule s'est-elle maintenue à travers les temps ; n'est-ce pas parce que dans les "maisons de prière et les écoles" s'accomplit le destin d'Israël, celui de maintenir vivante l'étude de la Torah et la recherche de la connaissance à travers ce sacerdoce.

Qu'elles sont belles, tes tentes, ô Jacob, tes demeures, ô Israël !" Nos Sages paraphrasent cette ode triomphale et y voient une glorification du temple et de l'école, ces deux piliers du judaïsme. Les tentes, ce sont les maisons de prière, et les demeures, ce sont les maisons d'étude. Et complétant le parallèle, ils poursuivent: "Prolongées comme des rivières, comme des jardins sur le fleuve..."  Celui qui est impur descend la rivière et se lave de ses impuretés corporelles ; de même celui qui a sali son esprit et son coeur, pénètre dans le temple, fréquente l'école et se purifie sur le plan moral et intellectuel. "Les jardins sur le fleuve ce sont les élèves,les étudiants qui y apprennent la science de la Torah.

Aux yeux de nos Sages, rien ne paraît plus digne d'être glorifié, que le temple où l'âme s'élève et l'école où l'esprit s'ennoblit.

Les maisons de prière et les maisons d'étude sont les vraies demeures d'Israël qui ont maintenu la flamme du judaïsme et la survie du peuple juif à travers les siècles.

Selon l'adage talmudique le monde subsiste par l'étude de la Torah et la prière.Ce sont les priorités indispensables au maintien de nos communautés.



Claude Layani

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