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Nouvel attentat évité dans le tram de Jérusalem

Nouvel attentat évité dans le tram de Jérusalem

Les vigiles en charge de veiller à la protection du tramway de Jérusalem ont appréhendé un homme suspect, debout près de la gare sur le boulevard Herzl.

Nouvel attentat évité dans le tram de Jérusalem

Les vigiles ont découvert plus tard, que l'homme avait un couteau caché sur lui.

La police a été appelée sur les lieux et a emmené l'homme en garde à vue

Les premiers éléments de l’enquête indiquent que le suspect, âgé de 17 ans est entré illégalement en Israël.

Alors que des actes terroristes se multiplient en Europe, la vigilance israélienne et les systèmes de sécurité commencent à faire la Une des journaux dans le monde, qui découvrent comment un petit pays comme Israël fait face à la violence et aux menaces quotidiennement.

Il y a deux jour, mardi, Ali Abou Hassan, âgé de 21 ans résidant de l’Autorité palestinienne, a été inculpé pour sa tentative de faire exploser le tram de Jérusalem le 17 Juillet dernier.

L'attentat avait été évité de justesse quand un garde de sécurité s’est approché Hassan, qui était sur le point de monter à bord de la rame, et a découvert un grand engin explosif dissimulé dans son sac à dos. Les 3 vigiles avaient été félicités par le maire de Jérusalem.

Source : arutz 7

 

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Dans le cas contraire des poursuites pourront être engagées.

La vague de terreur en France favorise-t-elle la hausse des prix de l’immobilier en Israël

La vague de terreur en France favorise-t-elle la hausse des prix de l’immobilier en Israël

Suite à la vague de terrorisme en Europe, notamment en France, on note une augmentation significative de l'intérêt des Juifs dans l'achat d'un logement pour vivre et non plus seulement pour investir. C’est ce qu’explique Nir Smol, patron de la société immobilière Snir.

Selon lui, lors du dernier salon de l’immobilier à Paris, les français ont montré davantage d’intérêt pour les possibilités d'emploi dans le pays et pour les différents types d’écoles présentes dans les zones où ils souhaitaient acheter.

« C’est une nouvelle tendance constatée parmi les Juifs de France et de Belgique, en particulier depuis l’année dernière, suite à la vague de terreur », explique-t-il. Selon les données publiées, 17000 immigrants sont venus de France en 2015, ce qui représente une augmentation de 40% par rapport à l'année précédente. Selon les recherches effectuées par le département, le nombre d'immigrants augmentera à 25 - 30000 d'ici la fin de l'année, toujours pour les mêmes raisons.

Après chaque attentat, les Juifs français pensent à partir

Après chaque attentat, les Juifs français pensent à partir

Smol ajoute que les destinations des acheteurs ont également changé : « Beaucoup sont toujours intéressés par les villes côtières comme Netanya, Ashdod, Bat Yam ou Tel Aviv-Jaffa. Toutefois, au cours de la dernière année, nombreux sont ceux qui ont acheté à Ra'anana, à Herzliya, à Hadera, à Or Akiva, à Beersheba, à Haïfa, à Nesher et à Tibériade, en fonction de leur budget. »

Sandra Morali, responsable de la société French Connexion en Israël, spécialisée dans l'immobilier pour la communauté juive de France explique qu’après chaque attentat, beaucoup de personnes les appellent pour se renseigner. Elle ajoute que les personnes qui hésitent le plus sont celles qui exercent en France des professions libérales.

« Si ces personnes montent en Israël, elles vont devoir passer des équivalences pour pouvoir travailler. C’est pourquoi nombre d’entre elles continuent à acheter pour investir et envisagent l’aliya au moment de la retraite. »

Nir Smol souligne une nouvelle tendance, la location temporaire, phénomène qui selon lui n’existait pas les années précédentes. Certains souhaitent s’essayer à la vie israélienne pendant un an ou deux avant de prendre la décision d’acheter.

Il conclut en ajoutant que la demande de milliers d’appartement de la part des Juifs européens contribue et contribuera à la hausse des prix en Israël, ce qui s’ajoute à la hausse continue en raison de la pénurie de logements et de terrains disponibles pour la construction.

Source : kanbonimmagazine.mako.co.il

Attaque au couteau à côté de Hébron : une morte et un blessé

Attaque au couteau à côté de Hébron : deux blessés graves

Deux personnes ont été poignardées dans une attaque terroriste dans la ville de Kiryat Arba, à côté de Hébron en Judée.

Les rapports indiquent que le terroriste a poignardé deux personnes, l'une d’elle est une jeune fille de 13 ans, avant d'être abattu.

La jeune fille est dans un état grave, elle est décédée à l'hôpital après avoir été poignardée dans son lit et l’homme est dans un état critique. Les pompiers les ont traités sur place avant qu’ils ne soient évacués dans deux hôpitaux de Jérusalem (Hadassah Ein Karem et Shaarei Tsedek).

Attaque au couteau à côté de Hébron : deux blessés graves

Un porte-parole de Kiryat Arba a déclaré que le terroriste a pénétré le périmètre de sécurité de la ville et est entré dans le quartier de Ramat Mambré (Givat Harsina). Alors que le terroriste a été neutralisé, les responsables ont demandé aux résidents de rester chez eux pendant que les forces de sécurité effectuent des recherches en vue d’éventuels terroristes supplémentaires.

Source : ynetcoil

 

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Tentative de double attentat à Jérusalem déjouée

Tentative de double attentat à Jérusalem déjouée

Les forces de sécurité israéliennes ont arrêté aujourd’hui trois Palestiniens de la ville de Naplouse en Judée-Samarie soupçonnés d’avoir planifié une attaque terroriste à Jérusalem.

Tentative de double attentat à Jérusalem déjouée

Les trois détenus ont été transférés au Shin Bet pour un nouvel interrogatoire.

Les arrestations, qui ont été menées par une force conjointe comprenant la police israélienne et le Shin Bet, ont été faites dans le quartier de Jérusalem Est de Jabal Mukaber.

Deux des suspects sont mineurs - âgés de 15 ans et 16 ans - et l'autre est un homme de 23 ans.

Les trois Palestiniens ont été arrêtés après que les forces de sécurité aient obtenu une info indiquant qu'une attaque était imminente.

Les autorités disent que les Palestiniens prévoyaient de commettre une double attaque contre des civils impliquant un engin explosif et une fusillade.

L'attaque devait se produire durant fête de Pesah et devait être exécutée dans une zone très peuplée de la ville.

L'engin explosif devait être remis par un autre conspirateur non identifié et l'arme utilisée pour tirer sur les civils était un fusil d'assaut improvisé construit dans l'une des usines de fortune palestiniennes.

Après leur arrestation, les trois Palestiniens ont avoué le complot, d’après les services de sécurité. Les suspects ont dit qu'ils ont été inspirés par l’attentant à la bombe du bus 12 à Jérusalem qui a blessé19 personnes la semaine dernière, et tué le terroriste après plusieurs jours en soins intensifs.

Source :jpost.com

 

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Le Hamas promet que l’attaque contre le bus 12 n’est que le début

Le Hamas promet que l’attaque contre le bus 12 n’est que le début

Les responsables du Hamas ont averti hier (mardi) que l'attentat à la bombe dans le bus 12 à Jérusalem n’était "juste que le début", mais ils évitent de revendiquer l'explosion.

Le Hamas promet que l’attaque contre le bus 12 n’est que le début

Jusqu'à présent, aucun groupe n'a revendiqué l'attaque, bien que chacun d'entre eux - le Hamas, le Djihad islamique, et même le Fatah de Mahmoud Abbas – s’en soit félicité.

Au cours des dernières années, le Hamas a tardé à officialiser les revendications de de ses attaques, expliquant qu'il voulait protéger ses membres.

Mais le porte-parole du Hamas Sami Abu Zuhri a déclaré mardi que l'attaque était une "réponse naturelle aux crimes israéliens et en particulier aux exécutions et à la profanation de la Mosquée Al-Aqsa [ed.Mont du Temple]."

Husam Badran, un haut responsable du Hamas en Samarie, a déclaré que l'attaque a été la première d’une série d'attaques visant à surprendre l’«ennemi partout où il se trouve."

Badran a souligné que personne n'a la capacité d'arrêter la «rage populaire» et a ajouté que l'attaque prouve que le peuple palestinien n’abandonnera pas la lutte.

Source :arutz 7

 

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Israël : Sur la ligne 12, au lendemain de l’attentat, la vie continue.

Attentat bus à Talpiot

 

Moins de 24 heures après l’explosion d’une bombe dans un bus Egged de la ligne 12 à proximité de Talpiot à Jérusalem, les habitants du quartier tentent de revenir à la normale. Ils sont extrêmement préoccupés mais, disent-ils ce mardi matin, la vie doit continuer.

Svetlana, qui patiente à l’arrêt de bus, témoigne : « «Je craignais de venir ici ce matin, mais je n’ai simplement pas d'autre choix. Je n’ai pas de voiture, donc je prends le bus». Elle explique que cet attentat survenu hier lui a rappelé les pires moments. « Nous avons vécu des moments difficiles, c’était très effrayant. Surtout pour les enfants. Je ne laisse pas mes enfants prendre le bus, ma fille est toujours avec moi. Elle a des activités extra-scolaires mais je ne la laisse pas, jamais ».

Yinon vit dans le quartier et prend tous les matins le bus 12 pour aller travailler. «La première chose qui a traversé mon esprit quand j'ai entendu parler de l'attaque était : « Je ne voyagerai plus jamais sur cette ligne. Pourtant, je suis ici", dit-il. "Il n’y a rien à faire, c’est la seule qui m’emmène au centre commercial."

"Nous continuerons à attendre le bus, c'est la réalité de Jérusalem"

"Nous continuerons à attendre le bus, c'est la réalité de Jérusalem"

« Nous vivons ici, dans le coin. Autour de nous, des arabes, des juifs, des musulmans, il n’y a rien à craindre », explique –t-il. « Tout de suite après l'attaque, ma mère m'a appelé pour vérifier où j’étais, si j’allais bien. Que peut-on faire, c’est la réalité dans laquelle nous vivons."

Bar, elle aussi, utilise chaque jour la ligne 12 pour aller travailler et malgré son appréhension, elle est venue aujourd’hui, comme tous les matins, attendre son bus. « J’ai peur », dit-elle, « si la situation redevient ce qu’elle a été, je ne prendrai plus le bus, j’achèterai une voiture ».

Elle reconnait que son ressenti est pénible mais souligne que la vie continue et qu’elle doit malgré tout se déplacer: «Je suis toujours attentive à ce qui se passe dans le bus et si je vois quelque chose de suspect, je descends tout de suite ».

Ce matin, Tamar est montée sans crainte dans le bus n°12. Elle décrit cela comme « la réalité de Jérusalem ». « Il y a eu une longue accalmie mais aujourd’hui, c’est revenu, une nouvelle fois, et il n’y a rien à faire. Ma famille m’a dit d’être prudente mais cela peut se produire sur n’importe quelle ligne, même dans le tramway. Vous sortez de chez vous et vous vous dites : « Pourvu que je revienne en paix à la maison ».

« Je n’ai pas peur, mais je suis aux aguets » ajoute Esther. « Je vais poursuivre ma vie normalement. C’est mon pays, mon Etat, et je vis ici avec confiance ».

Source : mako tv

Réveil brutal à Jérusalem

Réveil brutal à Jérusalem

Jérusalem se réveille brutalement: Deux terroristes ont tiré sur un bus plein de passagers au carrefour de Ramot dans la capitale. Les terroristes ont ouvert le feu à l'arrêt de bus alors qu’ils étaient en voiture et ont fui les lieux et se sont dirigés vers le centre-ville par la rue des Parachutistes. La police a repéré les terroristes et a ouvert le feu pour les neutraliser, ils ont été éliminés dans leurs véhicules. Un civil israélien de 50 ans a été gravement blessé dans l'incident et conduit à l'hôpital.

L'incident a commencé vers 07h38, quad un appel a été reçu affirmant que des tirs en provenance d’une voiture avaient été entendus contre un bus. Deux passagers du bus ont été blessés légèrement en raison de la panique. Les deux terroristes qui se trouvaient dans le véhicule ont réussi à fuir les lieux, et les forces de police ont lancé une chasse à l’homme dans la capitale.

Vers 08h30, un véhicule transportant les deux terroristes a été repéré dans la rue des parachutistes. La police a repéré les deux essayant de sortir leurs armes du véhicule pour lui tirer dessus. A ce stade, les terroristes ont tiré à nouveau, mais la police a ouvert le feu pour les neutraliser, ils ont été éliminés sur place.

Réveil brutal à Jérusalem

Pendant la neutralisation des terroristes, un automobiliste israélien de 50 ans a été grièvement blessé de 50 ans qui passait à côté et il a été emmené à l'hôpital Haddassah Mont Scopus. A ce stade, on ne sait pas si le citoyen a été blessé par les tirs des forces de police ou ceux des terroristes.

"Pendant le trajet, nous avons tous entendu des tirs et nous avons tous paniqué», a déclaré Sarah, qui était dans le bus quand la fusillade a eu lieu. "Ils ont tiré dans toutes les directions. Les passagers de bus étaient hystériques et criés" Terroristes! Terroristes!

Source : mako.co.il/vidéo nrg.co.il

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Attentat rue des Rosiers : La Jordanie refuse d'extrader les deux suspects  vers la France

rue des rosiers

Le cerveau présumé de l’attentat de la rue des Rosiers à Paris qui a fait six morts en 1982 restera en Jordanie . En effet, la justice jordanienne a rejeté l'extradition vers la France de deux suspects.

Ils ne comparaîtront pas devant la justice française. Voilà que 34 ans après les faits, la Jordanie a rejeté l'extradition vers la France de deux suspects installés sur son sol, dont le principal commanditaire de l'attentat contre un restaurant juif de la rue des Rosiers, à Paris, qui avait fait six morts en 1982.

Le 9 août 1982, à Paris c'est à la mi-journée qu'une grenade avait été jetée dans le restaurant casher de Jo Goldenberg . L'engin avait explosé au milieu d'une cinquantaine de clients. Deux tueurs étaient ensuite entrés et ouvert le feu.

Composé de trois à cinq hommes armés, le commando avait ensuite remonté la rue, vidant en direction des passants les chargeurs de leurs pistolets-mitrailleurs. Six personnes avaient été tuées, 22 autres blessées.

Quatre mandats d'arrêts internationaux  avaient été émis en 2015 par la justice française contre des membres présumés du commando qui avaient terrifiés le cœur de Paris.

Parmi eux, le Jordanien d'origine palestinienne  Souhair Mouhamed  al-Abassi, alias "Amjad Atta", était activement recherché. il est signalé comme le cerveau de cette attaque.

1982,attenat de la rue des rosiers,Paris

1982,attentat de la rue des rosiers, Paris

Âgé de 62 ans, l'homme vit aujourd'hui en Jordanie où il travaillait comme employé dans la construction. Il a été arrêté à Zarga,une ville proche de la Jordanie le 1er juin 2015, il sera finalement libéré sous caution quelques jours plus tard : l’accord d’extradition entre Paris et Amman, signé en 2011, n’est entré en vigueur qu’en juillet 2015, a expliqué à l'AFP une source judiciaire sous couvert de l'anonymat.

Le 29 octobre 2015, Le rejet de l'extradition de Souhair Mouhamed  al-Abassi a été décidé.

Le deuxième suspect Jordanien ne sera pas "rendu" à la France . Nizar Tawfiq Mussa Hamada, 54 ans, restera en Jordanie "en raison du dépassement du délai de prescription" pour les faits qui lui sont reprochés, a précisé la justice jordanienne dans une décision.

"Pas suffisamment de pièces à conviction pour permettre un éventuel procès en Jordanie" déclare l'avocate du suspect, Nour al-Iman.

"Je suis consterné. On attendait des autorités jordaniennes un message fort dans la lutte antiterroriste. C'est une décision de politique interne pour ménager la paix sociale en Jordanie. On espère vivement que les autorités françaises continueront leurs efforts pour que les suspects puissent comparaître devant la justice", a déclaré David Père, avocat de l'Association française des victimes du terrorisme et partie civile dans le dossier.

Une décision qui n'est pas surprenante pour la source judiciaire française, la Jordanie n'acceptant que très rarement d'extrader ses citoyens vers d'autres pays.

Deux autres membres présumés du commando sont aussi recherchés : Mahmoud Khader Abed Adra, alias "Hicham Harb", 59 ans, qui vit aujourd'hui en Cisjordanie et Walid Abdulrahman Abou Zayed, alias "Souhail Othman", 56 ans, qui vit en Norvège.

L'attentat de la rue des Rosiers avait été attribué à un groupe palestinien Abou Nidal, dissident de l'Organisation de libération de la Palestine du défunt leader Yasser Arafat, le Fatah-Conseil révolutionnaire Fatah-CR.

Nathalie Zadok

Fusillade à côté de Bet El: 3 blessés

Fusillade à côté de Beit El: 3 blessés

Au moins trois personnes ont été blessées dans une fusillade juste à l'extérieur de Bet El, au nord de Jérusalem.

Deux des victimes sont  dans un état grave, tandis que la troisième a été légèrement blessée par des tirs. Toutes les trois ont été évacuées à l'hôpital.Fusillade à côté de Beit El: 3 blessés

L'attaque a eu lieu à un barrage militaire de « Focus » entre Bet El et Ramallah.

Selon les premiers rapports le terroriste palestinien de 34 ans, Amdjid Al Soukri est arrivé au poste de contrôle en voiture avant d’en sortir et d’ouvrir le feu sur les soldats en poste. Le terroriste a été éliminé sur place par les soldats de Tsahal.

Sur FB avant de perpétuer l’attaque le terroriste a écrit : « Un jour de victoire, il n’y a qu’un seul Dieu et c’est Allah et Mohamed est Son envoyé. Je ne vois aucune raison de vivre, à part pour Lui.

Après l'attaque, la route de Bet El à Givat Assaf a été fermée jusqu'à nouvel ordre.

Source : ynet.co.il

Copyright: Alliance

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Les Juifs des Buttes-Chaumont : "nous ne céderons pas à la peur"

L-ecole-Beth-Hanna-Petit-accueille

Aux Buttes-Chaumont, les juifs ne veulent pas céder à la peur

L’agression d’un enseignant juif, lundi 11 janvier, à Marseille, a provoqué de nombreuses polémiques concernant le port de la Kippa. La communauté juive des Buttes-Chaumont se refuse de céder à la peur.

Dans le 19eme arrondissement de Paris, trois jeunes hommes discutent du drame de Marseille et de l'actualité israélienne : « cela ne va pas nous empêcher de porter la kippa ! s’exclament-ils. Nous en avons vu d’autres, et nous en verrons encore… Que voulez-vous qu’on y fasse ? » 

Ce quartier où la proportion de personnes de confession juive, toutes tendances confondues, est l’une des plus élevées d’Europe est rythmé par les boucheries et épiceries où se pressent orthodoxe et plus religieux plus modérés.

« Ce qui s’est passé à Marseille n’a rien de nouveau », affirme Haïm Nisenbaum, rabbin de la communauté loubavitch, un mouvement religieux qui compte plusieurs milliers de membres dans ce quartier populaire. « Nous sommes habitués… La nouveauté, c’est la réaction nationale de solidarité qui s’est ensuivi, car les juifs en France se sont sentis bien seuls ces dernières années »,souligne-t-il .

Même si des familles doutent aujourd'hui « Certaines se demandent si elles ont encore leur place ici », explique-t-il

« Mais de toute façon, nous ne devons pas reculer, ni quitter la France sous le coup de la peur », tranche ce responsable.

À ses yeux, les tensions entre communautés se sont cristallisées au début des années 2000, avec la deuxième Intifada dans les territoires palestiniens. « Il y a eu une transposition du conflit israélo-arabe en France, avec des heurts ponctuels dans le quartier et des insultes de plus en plus fréquentes de la part de jeunes Maghrébins mal intégrés », se souvient-il.

Il y eut aussi la « bande des Buttes-Chaumont », qui envoyait des jeunes se battre en Irak. Parmi ses membres figurait Chérif Kouachi, l’un des deux frères impliqués dans l’attaque de l’hebdomadaire Charlie Hebdo le 7 janvier 2015.

« L’attaque de l’Hyper Cacher, ça aurait pu être nous, souffle-t-il. Il aurait pu revenir frapper dans son ancien quartier, mais il ne l’a pas fait : peut-être parce que, malgré tout, ici, c’était chez lui. »

Rue Petit, le complexe scolaire Beth-Hanna qui rythme la vie d’une importante communauté juive, accueille plus de 1 600 filles, de la maternelle à la terminale. La plus grande école loubavitch de Paris s’inquiète : « Depuis quelque temps, on vit en pensant : quand sera le prochain attentat ? »

Dans ce quartier populaire et mixte, les différentes communautés se côtoient dans les commerces et sur les terrains de sport. Mais l’identité juive orthodoxe, très visible, en intrigue certains. « Il y a beaucoup d’enfants, forcément cela fait du bruit. C’est un style de vie particulier, un peu hermétique », commente Blandine, qui vit avec son mari à proximité du parc des Buttes-Chaumont.

« Beaucoup de juifs ne veulent plus mettre leurs enfants à l’école publique pour des questions de sécurité, explique André Touboul. Il y a trop de prises à partie, d’insultes. » Récemment, une des élèves a été agressée verbalement dans le métro. « Il n’est pas rare non plus de se faire traiter de “sale juif”, relève le directeur, même si c’est uniquement le fait de quelques jeunes mal intégrés. »

« Nous avons conscience que les gens ne nous connaissent pas bien, c’est une vraie difficulté, reconnaît le rabbin Nisenbaum. Notre look ne nous aide pas : pour beaucoup, avec nos longues barbes, nous sommes les “intégristes” du judaïsme. »

Parc des Buttes-Chaumont

Parc des Buttes-Chaumont

Certes, des rencontres ont parfois lieu entre les responsables religieux du quartier. « Les événements officiels se passent toujours bien mais derrière, il n’y a pas grand-chose », estime-t-il. S’il reconnaît le rôle positif du curé de la paroisse voisine, ses relations avec la mosquée sont visiblement au point mort.

« Pourquoi vouloir changer notre image ? On ne nous aime pas et c’est tout », décrète avec la certitude de son âge l’une des lycéennes. « Nous sommes persécutés depuis des millénaires, et cela continue aujourd’hui. Mais je ne suis pas inquiète, quand ce sera mon heure, ce sera mon heure »,  Sara T., institutrice de CP.

Contre une forme de résignation, certains voudraient faire bouger les lignes. Mahor Chiche, adjoint au maire du 19e arrondissement, veut contribuer à créer des espaces de dialogue. « Ici, reconnaît-il, on constate un échec de l’école républicaine pour le brassage des populations, mais il serait faux de dire que tout va mal. Des initiatives sont menées. Nous essayons de trouver des relais pertinents, y compris religieux : dans un arrondissement comme le nôtre, la laïcité doit prendre davantage en compte cette dimension. »

Pour Annie-Paule Derczansky, présidente fondatrice des Bâtisseuses de paix, une association basée sur le modèle d’une organisation israélienne de femmes juives et arabes engagées pour la paix, il s’agit de « recréer du lien citoyen entre le monde juif et le monde musulman », dans un contexte de « rupture » depuis quelques années. « Les femmes sont plus réceptives au message éducatif et capables de le transmettre dans leurs familles », assure-t-elle.

Des « actions pédagogiques », en lien notamment avec des établissements scolaires, ont été lancées, avec la projection d’un documentaire sur la résistance au nazisme de la Grande Mosquée de Paris, suivie d’un débat. L’école Beth-Hanna s’est volontiers impliquée. Ses élèves ont rencontré ceux d’un collège public du quartier.

En 2009, les « bâtisseuses » ont aussi organisé le premier pique-nique « République et citoyenneté » au parc des Buttes-Chaumont. Et des Journées de la mémoire partagée vont prochainement avoir lieu. « C’est un travail de longue haleine et, sans moyens humains et financiers, cela reste un saupoudrage, regrette Annie-Paule Derczansky. Il faut une prise de conscience à tous les niveaux de la nécessité absolue de mener de telles actions à une échelle plus importante. » 

Sur l’avenue Jean-Jaurès, parallèle à la rue Petit, les magasins africains et les kebabs voient défiler les habitants de ce quartier éclectique. En équilibre fragile.

Selon différentes estimations, les juifs de France seraient entre 480 000 et 520 000. D’après une enquête Ifop de septembre 2015, 40 % se sont déclarés d’origine séfarade (majoritairement d’Afrique du Nord), 26 % ashkénaze Europe centrale et orientale, et 14 % issus des deux communautés. Le reste ne s'est pas prononcé.

En 2014, le Service de protection de la communauté juive SPCJ, en coopération avec le ministère de l’intérieur, a recensé 851 actes antisémites, soit le double par rapport à 2013 . Pour 2015, le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve a donné le chiffre de 806, hier.

Une baisse croissante du nombre de juifs est à noter depuis les années 1980, pour deux raisons : les mariages mixtes, ainsi que la lente mais constante émigration vers Israël.

Selon les chiffres de l’Agence juive, 7 900 personnes ont quitté la France en 2015, dont la moitié avait moins de 35 ans. En 2014, elles étaient environ 7 300, tandis que moins de 2 000 personnes émigraient en moyenne annuellement pendant les années 2000. La France est devenue depuis deux ans le premier pays d’émigration vers Israël dans le monde.

Nathalie ZADOK