Natasha Jouve

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Après une expérience dans la production d'audiovisuel et également dans la presse avec Nice Matin, j'ai décidé de vivre une expérience en immersion en Israël avec un stage chez Alliance. Je suis une passionnée de l'actualité mondiale et particulièrement celle liée à Israel. J'ai été très intéressée par l’offre de stage en tant que Journaliste media web pour le magazine Alliance. Alliance se distingue par la diversité de ses sujets, allant de l’actualité juive à la santé, au cinéma ou à la cuisine, mais aussi par son engagement dans la lutte contre la désinformation..

Les articles de Natasha Jouve

Caroline Yadan succède à Meyer Habib dans la 8e circonscription des Français de l'étranger

Caroline Yadan succède à Meyer Habib dans la 8e circonscription des Français de l'étranger

Caroline Yadan, membre du parti du président Emmanuel Macron, a remporté les élections françaises face à Meir Habib.

"Aujourd’hui à l’Assemblée Nationale je suis la référente sur la lutte contre l’antisémitisme et pour Israël. Je serai le cauchemar de LFI et je ferai entendre ma voix ! C’est ma mission aujourd’hui !", affirme t-elle.

Meyer Habib, élu depuis 2013, a connu de nombreuses passes d’armes parfois très virulentes face à des députés de gauche depuis le pogrom perpétré par le groupe terroriste du Hamas le 7 octobre dans le sud d’Israël.

Il s’est incliné face à Caroline Yadan, qui a obtenu 52,70% des voix, dans cette circonscription qui comprend l’Italie, Malte, Saint-Marin, le Vatican, Chypre, la Grèce, la Turquie, et Israël.

Caroline Yadan, avocate de 55 ans, mariée et mère de trois enfants, vient d'une famille juive traditionnelle aux origines tunisiennes et polonaises.
C'est son deuxième mandat de députée après avoir déjà servi à l'Assemblée nationale pour les 17e et 18e arrondissements de Paris en juin 2022.

Avant de s'engager en politique, elle a été responsable du pôle antisémitisme de la LICRA.

Durant sa campagne, Caroline Yadan a mis l'accent sur la lutte contre l'antisémitisme et son soutien à Israël :
"J'ai toujours combattu l'antisémitisme, mais depuis le 7 octobre et l'augmentation de l'antisémitisme, ma priorité en tant que députée est de lutter contre ce fléau.
C'est une affaire personnelle pour moi et je veux réduire la haine dans certaines parties de la société française. Je m'efforce aussi de montrer aux Français les aspects positifs d'Israël." Son soutien à Israël l'a conduite à protester contre le récent boycott d'entreprises israéliennes lors de l'exposition"Eurosatory", affirmant que ce boycott était illégal et arborant des drapeaux israéliens.

La nouvelle députée de la huitième circonscription se dit satisfaite des résultats électoraux. "Durant toute la campagne, j'ai mis en avant mes projets pour l'avenir, démontrant mon souci pour la France et ses citoyens. Je suis reconnaissante de la confiance que les électeurs m'ont accordée en me choisissant comme leur représentante."

Elle souligne que malgré les tensions récentes entre Israël et la France, "les relations sont fortes depuis des décennies et le resteront. La France a soutenu Israël lors de l'attaque de missiles et de drones iraniens. Les relations entre Macron et Netanyahu pourraient être meilleures, mais depuis le 7 octobre, la France comprend la légitimité d'Israël à se défendre."

La France traverse une période d'instabilité politique avec la dissolution de l'Assemblée nationale et les récentes élections. "Il vaut mieux éviter les changements de gouvernement avant et pendant les Jeux Olympiques", dit-elle. "Je crois que le bloc libéral et le centre politique partagent des valeurs similaires et peuvent travailler ensemble. Ce scénario serait bénéfique pour la France et pour Israël."

La famille de Daniela Gilboa révèle une vidéo de leur fille otage du Hamas -vidéo-

La famille de Daniela Gilboa révèle des détails poignants sur sa captivité et son état mental

La famille de Daniela Gilboa, retenue en captivité par le Hamas depuis six mois, a pris la décision courageuse de diffuser une vidéo complète de sa détention, malgré les avertissements concernant son état mental fragile.

Dans cette vidéo émotive, Daniela apparaît à la fois forte et troublée, adressant un appel direct au gouvernement pour qu'il agisse rapidement en vue de sa libération.

Elle exprime également un amour profond pour sa famille, soulignant les défis émotionnels qu'elle traverse actuellement. Dans la vidéo, Daniela se tourne vers la caméra et exige sa libération :

« Où étais tu e 7 octobre lorsque j'ai été kidnappée de mon lit ? Où es-tu maintenant ? Pourquoi moi, en tant que soldate qui s'est donnée à cent pour cent au pays et qui a servi dans un service difficile comme à Otef, devrais-je me sentir abandonnée par toi, mon cher gouvernement ?

Commencez à faire votre travail correctement pour nous ramener tous à la maison tant que nous sommes en vie. »

Elle ajoute : « Je n'ai pas besoin de nourriture, d'argent, de vêtements, de quoi que ce soit, juste que tu nous ramènes vivants à la maison. Et vous ma famille, vous me manquez beaucoup et je vous  aimes - maman, papa, Noni, Roiko. Soyez forts et faites tout ce que vous pouvez pour me ramener à la maison, tant que je suis encore en vie. »

Orli Gilboa, la mère de Daniela, a commenté cette diffusion vidéo, mettant en lumière les difficultés psychologiques auxquelles sa fille est confrontée :

« Pour ceux qui ne la connaissent pas, elle semble très forte et affirmée, mais nous avons reçu un avis psychologique selon lequel elle est dans un état mental difficile. Ils ont su comparer son comportement à celui des autres vidéos que nous leur avons envoyées et affirment qu'elle est dans un état mental difficile, malgré la force qu'elle montre dans cette vidéo. Je le rappelle, c'était il y a plus de six mois. Aujourd'hui, je ne sais pas quel est son état. »

Elle a partagé les moments de douleur vécus par la famille depuis l'enlèvement de Daniela et a exprimé son anxiété face au manque de nouvelles récentes concernant sa fille.

Cette semaine marque neuf mois depuis les événements du 7 octobre. Pour Orly, cette date est lourde de signification

Orli Gilboa a souligné l'importance symbolique des neuf mois écoulés depuis le jour de l'enlèvement, une date marquante et douloureuse pour la famille et particulièrement pour une mère :

: « Toute mère qui a porté son enfant pendant neuf mois, et encore plus une mère dont l'enfant est en captivité depuis neuf mois, comprend la signification de cette date. C'est une journée difficile. Je me suis couchée ce jour-là trois heures auparavant. C'était difficile de m'endormir. Depuis neuf mois, chaque jour est encore plus difficile parce qu'on se rend compte qu'elle n'est toujours pas  là. Parfois, il y a des jours plus optimistes.

La famille n'a reçu aucun signe de vie de Daniela depuis deux mois.

Cette vidéo, publiée six mois après le dramatique enlèvement de Daniela lors d'une attaque du Hamas, a ravivé l'attention internationale sur son sort ainsi que sur celui des autres captifs encore détenus. La famille continue d'appeler à un soutien accru et à une action déterminée pour garantir le retour sécurisé de Daniela et de tous les otages, tout en espérant une résolution positive après une période prolongée de souffrance et d'incertitude.

Israël : Tsahal réduit le recrutement des Ultra-orthodoxes malgré les critiques juridiques

Israël : Tsahal réduit le recrutement des Ultra-orthodoxes malgré les critiques juridiques

Le chef d'état-major adjoint, le général Amir Baram, a informé la commission des affaires étrangères et de la sécurité que l'armée israélienne ne pourra recruter que 4 800 ultra-orthodoxes au cours des deux prochaines années.

Cette annonce a été critiquée par le conseiller juridique adjoint du gouvernement, Gil Limon, qui a souligné que cela ne respecte pas la décision d'augmenter progressivement le taux de recrutement des ultra-orthodoxes pour atteindre celui de la population générale.

La commission des affaires étrangères de la défense, présidée par Yuli Edelstein, membre de la Knesset, a tenu, hier, une discussion sur le projet de loi sur le service de défense. Au cours de celle-ci, Baram a exposé les menaces actuelles auxquelles Tsahal est confronté et a insisté sur la nécessité de recruter plus de personnel, notamment des ultra-orthodoxes, tout en respectant leur mode de vie.

La Haute Cour a exigé un plan de recrutement basé sur l'égalité, sans préciser de nombre exact. Gali Beharev Miara, conseiller juridique du gouvernement, a demandé aux ministères de présenter un plan pour exploiter et augmenter le potentiel de recrutement des ultra-orthodoxes.

Tsahal a proposé trois plans avec des chiffres de recrutement beaucoup plus élevés.

Première proposition, recruter 50 000 à 60 000 ultra-orthodoxes par an via un bureau spécial, similaire à l'immigration soviétique, mais coûteux. La deuxième proposition, recruter 15 000 ultra-orthodoxes par an en renforçant les bureaux de recrutement existants, prenant environ cinq ans pour atteindre le recrutement total. Enfin, troisième proposition, et celle adoptée par l’establishment sécuritaire, le recrutement de seulement 3 000 ultra-orthodoxes par an.

Cette décision pourrait retarder l'intégration des ultra-orthodoxes dans l'armée israélienne, malgré les appels à une augmentation progressive du recrutement pour atteindre les standards de la population générale. Les implications légales et sociales de cette politique suscitent un débat persistant au sein de l'établissement sécuritaire et au-delà.

En réduisant le nombre de recrues ultra-orthodoxes, Tsahal répond à des pressions juridiques tout en cherchant à équilibrer les besoins de sécurité nationale avec les attentes politiques et sociales. L'évolution de cette politique continuera de faire l'objet d'un suivi attentif dans les prochaines années.

Israël : révélations poignantes d'Andrey Kozlov l'otage libéré du Hamas

Andrey Kozlov : révélations poignantes d'un otage libéré du Hamas

Andrey Kozlov, récemment libéré d'une captivité sous le Hamas grâce à une opération de sauvetage israélienne, a partagé des détails bouleversants sur les conditions de sa détention.

Capturé lors de l'attaque du Hamas en octobre dernier, Kozlov, âgé de 27 ans et originaire de Russie, a vécu huit mois de terreur à Gaza avant d'être secouru avec trois autres otages, Almog Meir Jan, Shlomi Ziv et Noa Argamani, par les forces spéciales israéliennes dans le camp de réfugiés de Nuseirat.

Dans des interviews accordées à plusieurs médias, Kozlov a décrit comment ses ravisseurs l'avaient menacé de mort et prévu de l'utiliser dans une vidéo de propagande avant de l'exécuter.

Il a partagé les conditions extrêmes de sa captivité, marquées par une terreur psychologique constante et des menaces physiques réelles, comme des gardiens armés de couteaux et des règles strictes de comportement sous peine de punition. Ses ravisseurs avaient toujours un gros couteau sur eux et lui était souvent ligoté.

Il raconte à quel point les gardiens insultaient souvent les prisonniers.
Ils aimaient dire aux otages : "Tu es un animal, tu es un âne, tu es un imbécile, tu es sale". Maintenant, Andrey connaît parfaitement ces mots en arabe. Il a bien appris tous les gros mots arabes.

« À certains moments, j'étais convaincu qu'ils me considéraient comme une cible, me filmant pendant qu'ils planifiaient mon exécution », a confié Kozlov lors d'une interview avec Channel 12, soulignant les profonds impacts émotionnels de cette expérience traumatisante. Il a exprimé sa difficulté actuelle à ressentir des émotions normales après avoir survécu à cette épreuve.

"Ma source de sentiments est vide. Maintenant, je comprends tout dans mon esprit, mais il y a beaucoup de choses que je ne ressens pas ici", dit-il en montrant son cœur.

Kozlov a également décrit le moment où ses sauveteurs lui ont permis pour la première fois de parler directement avec ses parents. « Je leur ai crié : "Maman ! J'ai été sauvée deux fois de la mort", en référence au massacre du festival Nova et aux huit mois de captivité.

La libération de Kozlov et des autres otages a mis en lumière les tensions persistantes à Gaza, où plusieurs civils israéliens restent captifs du Hamas. Les autorités israéliennes continuent de travailler pour assurer leur libération, alors que la communauté internationale suit de près l'évolution de cette situation complexe et préoccupante.

France : inquiétude des juifs français après la victoire électorale de l'extrême gauche

France : inquiétude des juifs français après la victoire électorale de l'extrême gauche

Les élections législatives françaises ont vu les électeurs rejeter un parti d’extrême droite aux racines antisémites, tout en soutenant une alliance de gauche également accusée d’antisémitisme.
Dimanche 7 juillet, Le Nouveau Front Populaire (NFP) a remporté 182 sièges, tandis que le parti centriste Ensemble, soutenu par le président Emmanuel Macron, en a obtenu 168.

La victoire de l'extrême gauche en France, dans un contexte de montée de l'antisémitisme, suscite des inquiétudes parmi les Juifs français. Jean-Luc Mélenchon, leader du parti d'extrême gauche La France Insoumise, a annoncé son intention de reconnaître l'État palestinien dans son discours de victoire.

Accusé de minimiser l'antisémitisme et de véhiculer des stéréotypes antisémites, Mélenchon qualifie pourtant l’antisémitisme en France de « résiduel », malgré une recrudescence des attaques contre les Juifs.

De plus, la présence de l’activiste, Rima Hassan, pro-palestinienne, au côté du Front Populaire inquiète. Elle représente le symbole d’une stratégie controversée basée sur l’idée de transformer les différents scrutins en un référendum sur Gaza et en important encore plus le conflit en France. C'est une championne de l’antisémitisme.
Le soutien de La France Insoumise au Hamas est affiché, le parti ne considère pas le Hamas comme un groupe terroriste mais comme un groupe de résistants.

Cette situation place les Juifs français dans une position inconfortable.
Beaucoup de Juifs français estiment que la rhétorique de l’extrême gauche a alimenté l'antisémitisme, une opinion soutenue par un sondage de l'American Jewish Committee (AJC) en Europe. Avec la victoire du Nouveau Front Populaire, d'une certaine manière, la voix des antisémites et des anti-sionistes a sa place en France.

Cela peut influencer une recrudescence des attaques contre les juifs français.

Face à cette nouvelle configuration politique, le Premier ministre centriste Gabriel Attal, ayant des origines juives a annoncé son intention de démissionner. Cette décision intervient alors que la France connaît une recrudescence de l'antisémitisme depuis le 7 octobre.

Le Conseil Représentatif des Institutions Juives de France (CRIF) avait appelé la communauté à rejeter autant l'extrême droite que l'extrême gauche. Malgré cela, certains leaders juifs de premier plan ont incité la communauté à voter pour le parti de Le Pen face à la montée de la France Insoumise.

Serge Klarsfeld, survivant de l'Holocauste et célèbre pour avoir traqué des criminels nazis, a exprimé son soutien au Rassemblement national en déclarant : « Le Rassemblement national soutient les Juifs et l’État d’Israël. Lorsqu’il y aura un parti antijuif et un parti pro-juif, je voterai pour le parti pro-juif. »

 

Israël: un franco-israélien arrêté à l'aéroport Ben-Gourion avec des paquets de café un peu fort

Découverte d'une importante cargaison de drogues à l'aéroport Ben Gourion

Lors d'une inspection à l'aéroport Ben Gourion, un passager israélien en provenance de France a été arrêté avec plus de 15 kg de drogues dissimulés dans ses bagages. Les substances illégales étaient habilement cachées dans des paquets de café et des sels de bain.

Le passager, qui avait emprunté la voie verte pour éviter les contrôles, a été repéré par les douaniers israéliens qui ont jugé son comportement suspect. Après avoir demandé à passer ses valises aux rayons X, ils ont découvert la cache de drogue qui n'était autre qu'un paquet de café. L'homme a été immédiatement arrêté et remis aux enquêteurs de l'unité des stupéfiants de la police israélienne.

Le mois précédent, une autre importante saisie de drogue avait eu lieu à l'aéroport. Les détectives de l'unité 747 de la police régionale, agissant sur la base de renseignements préalables, ont suivi la suspecte, Chaya Almakais, dès son atterrissage jusqu'à la récupération de ses bagages. Lors de l'inspection, ils ont découvert huit paquets de drogue d'une valeur estimée à un million de shekels.

La passagère, Chaya Almakais, qui vit à Jérusalem, a été arrêtée, tandis que sa sœur, initialement suspectée, a été relâchée après avoir été disculpée de toute implication. Chaya Almakais a avoué que la contrebande avait été organisée par Emanuel Rein Rahminov, un criminel de Ramla âgé de 26 ans, qui lui avait promis une rémunération de 8 000 NIS. Il aurait également financé ses hôtels et billets d'avion. La drogue était dissimulée dans des doubles parois pour échapper aux contrôles.

Insolite Israël : Un cambrioleur trouvé caché dans un placard à Haderah

Intrusion à Hadera : arrestation surprenante d'un cambrioleur trouvé caché dans un placard

Dans une scène qui a semé la panique à Hadera, la police a été alertée par un couple terrifié, retranché dans leur chambre après avoir entendu des bruits suspects dans leur appartement.

Les officiers dépêchés sur les lieux ont immédiatement commencé à inspecter la résidence à la recherche de l'intrus présumé. À leur grande surprise, ils ont découvert que le cambrioleur était une femme de 45 ans et qu'elle avait réussi à se dissimuler à l'intérieur d'un placard du salon.

La police a arrêté la suspecte pour l'interroger. Elle a été emmenée au commissariat et finalement incarcérée. Aujourd'hui, selon les besoins de l'enquête et ses conclusions, la police demandera au tribunal la prolongation de sa détention.

La police israélienne s'occupe souvent d'organisations criminelles, d'affaires de corruption, de perception de frais de parrainage et de guerres entre gangs, mais il arrive parfois que les policiers soient confrontés à des histoires vraiment bizarres.

Art Israélien et Identité Juive : une galerie de Manhattan se mobilise

Art Israélien et Identité Juive : une galerie de Manhattan se mobilise

 

Maryana Kaliner, une Israélienne d'origine russe vivant à New York, a voulu mettre en lumière des artistes israéliens après l'attaque du Hamas du 7 octobre. L'exposition "The New Barbizon", présentant les œuvres de trois artistes israéliens d'origine russe, est visible à la galerie FORMah, dans le Lower East Side, jusqu'au 20 juillet.

Art Israélien et Identité Juive : une galerie de Manhattan se mobilise

Art Israélien et Identité Juive : une galerie de Manhattan se mobilise

Kaliner décrit cette initiative comme une réponse artistique et personnelle aux événements tragiques. "Chaque Israélien qui entre ici dit avoir l'impression que l'art les enlace", affirme-t-elle. L'exposition rassemble les peintures d'Olga Kundina, Anna Lukashevsky et Natalia Zourabova, qui capturent des scènes familières de Tel Aviv et Jaffa, apportant une chaleur et une couleur bienvenues à l'espace industriel de la galerie.

Les œuvres, comme "Shabbat, 2024" de Kundina, qui représente un homme ultra-orthodoxe passant devant des réfugiés africains à Tel Aviv, suscitent des réactions variées. De nombreux visiteurs, souvent confus par les scènes représentées, réalisent qu'elles dépeignent Israël plutôt que des endroits comme Brooklyn.

Depuis son arrivée à New York, il y a cinq ans, Kaliner a été confrontée à des sentiments anti-israéliens et antisémites, particulièrement exacerbés après le 7 octobre. "Je veux que mon pays existe et je ne tolérerai pas qu'on parle de 'du fleuve à la mer'", dit-elle. Pour Kaliner, organiser cette exposition est une forme de résistance et de défense de l'identité israélienne.

L'exposition attire un public diversifié, incluant des membres des communautés israéliennes, juives et russes, ainsi que des amateurs d'art et des professionnels du secteur financier. Kaliner a également attiré l'attention de clubs sociaux et d'instituts d'études, désireux d'en apprendre davantage sur les artistes et le marché de l'art israélien.

Consciente des tensions politiques, Kaliner a pris des mesures pour assurer la sécurité de l'exposition. Elle a augmenté la prime d’assurance et renforcé les mesures de sécurité pour l'événement d'ouverture, tout en restant ouverte au dialogue avec des visiteurs de toutes opinions. "C'est ouvert au public et je peux tolérer de nombreuses opinions politiques, mais parfois, des gens portant un keffieh entrent et je panique", admet-elle. "Mais même la personne portant un keffieh avait des questions et était intéressée. Je pense que s'il y a une personne que je peux changer pour qu'elle soit plus tolérante, alors j'ai gagné."

En exposant des artistes israéliens, Kaliner espère non seulement promouvoir leur travail, mais aussi montrer une image d'Israéliens forts et patriotes au monde entier. Elle souligne l'importance de soutenir les artistes israéliens en les intégrant dans la communauté artistique internationale.

Benny Gantz : Soutien à trois Israéliens accusés du meurtre d'un terroriste

Benny Gantz : Soutien à trois Israéliens accusés du meurtre d'un terroriste

Benny Gantz, a évoqué l'affaire du 7 octobre où trois suspects sont accusés d'avoir tué un terroriste du Hamas à Nohba.
"Tout Gazaoui franchissant la frontière ce jour-là représentait un danger clair et immédiat", a déclaré Gantz. "De nombreuses armes étaient présentes, et certains terroristes servaient de chauffeurs pour kidnapper des civils."

Après l'indignation publique suscitée par l'arrestation des trois suspects dans l'affaire du meurtre d'un terroriste du Hamas à Nohba, le député et ancien membre du Cabinet de Guerre, Benny Gantz, a exprimé son soutien aux accusés, soulignant les circonstances exceptionnelles du 7 octobre, journée marquée par une attaque surprise meurtrière.

"Le 7 octobre a été l'un des jours les plus désastreux de l'histoire du pays. Tout Gazaoui franchissant la frontière ce jour-là représentait un danger clair et immédiat.", a écrit Gantz sur les réseaux sociaux. "Ce jour-là, de nombreux héros - soldats, policiers, et civils - ont combattu avec courage, et beaucoup sont tombés au combat." Bien qu'il n'ait pas vu les preuves, Gantz croit en la justice des suspects en raison du danger extrême auquel ils faisaient face contre les terroristes infiltrés.

"Quiconque osait franchir la frontière ce jour-là était condamné à mort", a-t-il ajouté, décrivant le chaos de cette journée. "Il y avait beaucoup d'armes dans la zone, et certains terroristes servaient de chauffeurs pour kidnapper des civils. Dans ce contexte de chaos et de guérilla, il est crucial de soutenir largement ceux qui se battent - qu'ils soient soldats, policiers ou civils. Notre devoir est de protéger ceux qui sauvent des vies humaines et protègent notre pays, et j'espère que le système judiciaire agira en conséquence."

Des affirmations similaires ont été faites par l'un des suspects, Ofir Sa'ar, lors d'une interview récente. Sa'ar a décrit le chaos de ce jour et affirmé qu'il n'avait tué aucun terroriste ne le menaçant pas directement.

Bataille d'une mère : "Que Dieu venge son sang" sur les pierres tombales militaires enfin autorisée en Israël

Bataille d'une mère : "Que Dieu venge son sang" sur les pierres tombales militaires autorisée en Israël

En juin, la famille du capitaine Yisrael Yudkin s'est rassemblée dans un cimetière pour une cérémonie funéraire marquant le dévoilement de la pierre tombale de leur fils et frère, Yisrael Yudkin, un soldat israélien mort au combat le 22 mai dans le nord de Gaza.

Cependant, contrairement à de nombreuses autres familles israéliennes qui ont enterré leurs proches cette année, la famille Yudkin a choisi de manifester sa protestation en laissant la pierre tombale d'Israël sans inscription. Ils attendaient la résolution d'un différend avec le ministère israélien de la Défense.

La famille, affiliée au mouvement hassidique Chabad, souhaitait que l'inscription sur la tombe d'Israël inclue l'abréviation de trois lettres de la phrase « Que Dieu venge son sang ».
Cette expression traditionnelle juive a toujours été ajoutée aux noms des Juifs tués pour leur foi.
Depuis la création d'Israël, elle a également été utilisée pour désigner les victimes de guerre et de terrorisme, mais elle n'était pas permise sur les pierres tombales militaires.

Dans une lettre adressée au ministre de la Défense Yoav Gallant, la famille a exprimé son mécontentement en déclarant : « Ce n’est pas seulement notre douleur, mais celle de beaucoup d’autres. Le problème n’a pas été résolu, ce qui témoigne d’une insensibilité envers les familles endeuillées et envers le caractère sacré des morts. »

Mardi, après avoir reçu le soutien de parlementaires et de personnalités publiques influentes, le ministère de Gallant a finalement approuvé le changement.
Désormais, les familles qui le souhaitent pourront inclure cette abréviation sur les pierres tombales des soldats, ainsi que l'abréviation de deux lettres de l'épitaphe principale « de mémoire bénie ».

Tzipi Yudkin, la mère de Yisrael, a commenté : « C’est un fardeau de moins dans notre deuil pour notre fils. Ce n’est pas une coutume haredi, c’est une tradition juive qui existe depuis des milliers d’années.
Il est impensable qu’en Israël, nous n’ayons pas le droit d’inscrire cela sur une tombe. » Elle a ajouté : « Peu importe qu’ils soient de gauche, de droite, religieux ou non, ils ont été tués parce qu’ils étaient juifs. »

Tzipi Yudkin a également souligné que l'expression pourrait avoir un autre sens.

En hébreu, le mot « yikom » signifie « venger », mais selon les particularités grammaticales, il peut aussi signifier « se lever », faisant allusion à la croyance en la résurrection des morts à l'époque messianique. « Nous demandons à Dieu de ressusciter son sang, pour ainsi dire, pour qu'il puisse continuer à exister », a-t-elle expliqué. « Et seul Dieu peut le faire, alors nous le lui demandons. »

Le soutien à cette campagne provient de l'ensemble du spectre juif israélien.
Une des partisanes les plus véhémentes est la députée Ioulia Malinovsky, du parti laïc de droite Israël Beiteinu, qui a présenté ce combat dans le contexte du débat national sur l'enrôlement des soldats orthodoxes haredi comme Yudkin.

Le parti de Malinovsky est un fervent défenseur de la conscription des hommes haredi, historiquement exemptés de la conscription obligatoire.

Elle a plaidé pour que les directives d'enrôlement soient modifiées, car pour enrôler des soldats haredi, Israël doit respecter leurs coutumes, même lors des funérailles. « Nous avons besoin des haredi avec nous dans l’armée, et nous devons faire des concessions pour eux, tant dans la vie que, malheureusement, dans la mort », a-t-elle écrit sur Facebook. « Ce qui a commencé comme la lutte justifiée de la famille Yudkin a conduit à une nouvelle réalité. »

Dans ses propres messages en hommage aux soldats tombés, Malinovsky utilise l’abréviation « Que Dieu venge son sang ». Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à la tête d’une coalition avec des partis religieux, a également employé cette expression ou ses variantes dans des déclarations officielles.

Quatre des huit enfants de la famille Yudkin ont servi dans l'armée, et Tzipi Yudkin a décrit son fils défunt comme une figure paternelle pour ses soldats du bataillon haredi Netzach Yehuda. Lors de ses permissions, Yisrael rendait visite aux soldats démunis et remplissait leurs réfrigérateurs de provisions, a-t-elle raconté.

« Il était ferme mais montrait beaucoup de compassion. Il exigeait 100 % de ses soldats mais leur donnait aussi plus que 100 %. Il ne s’agissait pas d’un ou deux soldats, ni même de 10. Il s’agissait de bien plus. Aujourd’hui encore, des soldats viennent me voir pour me dire qu’ils se sentent brisés. Ils ont l’impression d’avoir perdu un père », a-t-elle déclaré.

Pour Yudkin et d'autres membres de sa communauté, la nouvelle politique représente une avancée significative, surtout dans le contexte du débat sur l’enrôlement des Haredim. « L’armée commence enfin à se rendre compte qu’elle doit être plus juive », a-t-elle affirmé. Certains Israéliens ont exprimé leurs réserves quant à ce changement. Un journaliste israélien a écrit : « Il existe un format pour l'enterrement des soldats de Tsahal, et l'enterrement civil est une option où la famille peut choisir ce qu'elle veut inscrire sur la pierre tombale. »

Cependant, après cette décision, plusieurs autres familles endeuillées ont demandé que l'abréviation soit ajoutée sur les pierres tombales de leurs proches, selon Shilo Freid, journaliste pour Ynet.

Tzipi Yudkin a également reçu de nombreux messages de personnes souhaitant ajouter l'abréviation sur les tombes de leurs proches.

Elle ne regrette pas d'avoir mené une bataille épuisante et chronophage immédiatement après la mort de son fils. « C’était nécessaire, nous ne pouvions pas nous reposer tant que cela n’était pas terminé. Le chagrin ne finira jamais », a-t-elle déclaré. « Mon cœur est partagé entre mes huit enfants, et cela n’a pas changé avec le décès d’Yisrael. Mais maintenant que tout cela est terminé, je veux retourner au deuil et retrouver un jour la routine et la joie de vivre que j’avais autrefois. »