Tag Archives: juif

France et Etats-Unis : Lutter contre la radicalisation un enjeu majeur

Pour lutter contre le phénomène de radicalisation en prison ,un an après les attentats de janvier et deux mois après ceux de novembre, la LICRA, Ligue Internationale Contre le Racisme et l’Antisémitisme , a passé les murs de la prison de Fresnes, pour discuter avec les détenus.

Avec ces 2600 détenus ,le centre pénitencier de Fresnes est l'un des plus gros centre  de France. 27 personnes vivent à l'écart des autres, pour éviter les pressions. 

Lors de la réunion, un détenu s'exprime : "On ne peut pas prétendre être musulman et  commettre des attentas " expliquant, "ils déforment les idées du Coran".

Stephane Scotto, directeur du centre pénitentiaire de Fresnes, explique  que les 27 personnes ne doivent pas contraindre  les autres, il est donc indispensable de les mettre à l'écart.

Pour le responsable de la LICRA paris, David Olivier Kaminski , chacun à le pouvoir d'éviter le pire  "un comportement étrange d'un membre de notre famille, amis, collègue,doit interpeller, et on se doit d'en avertir les autorités" 

Un détenu s’inquiète des amalgames, "quand je me rend à la mosquée, il m'est arrivé que l'on me demande "tu n'es pas en voie de radicalisation ?"  

Pour faire la différence, aujourd'hui, les agents de l'administration pénitentiaire reçoivent depuis peu des formations spécifiques.

Récemment, le gouvernement a annoncer même le recrutement exceptionnel d’Imam aumônier.  

Aux Etats-Unis,ce vendredi, la Maison Blanche a annoncé la création d’une cellule de lutte contre la radicalisation et l'extrémisme violent aux Etats-Unis.  

Dans le même temps, plusieurs hauts responsables américains rencontrent les géants de l’Internet, en Californie, pour lutter contre la propagande de Daesh sur le réseau.

Pour se faire, la nouvelle cellule concentrera en son sein plusieurs agences fédérales préexistantes. 

Cette cellule de lutte contre la radicalisation aura aussi pour but "d’intégrer et d’harmoniser" les efforts conduits aux Etats-Unis par le ministère de la Justice et le ministère de la Sécurité intérieure, rapporte l'AFP.

Ned Price, porte-parole du Conseil de sécurité nationale (NSC), précise que "les terribles attentats de Paris et San Bernardino cet hiver ont mis en lumière la nécessité pour les Etats-Unis (…) de priver les extrémistes violents tels que ceux de l’organisation Etats islamique d’un terreau fertile de recrutement". Une initiative qui s’inscrit dans "l’engagement du président Obama à prendre toutes les mesures possibles pour faire face aux activités terroristes et les interdire où qu’elles soient, y compris en ligne".

 

Etats-Unis : création d’une cellule de lutte contre la radicalisation

Etats-Unis : création d’une cellule de lutte contre la radicalisation

Une annonce qui intervient pendant que divers haut responsables de la Maison Blanche rencontrent dans la Silicon Valley ,Californie, plusieurs grands pontes de l’Internet ,Google, Facebook, Twitter,afin de mettre au point une stratégie pour riposter contre l’utilisation poussée des réseaux sociaux par Daesh dans son processus de recrutement.

"C'est l'occasion de discuter franchement de comment compliquer la tâche des terroristes qui se servent d'internet pour recruter, radicaliser et mobiliser des partisans pour commettre des actes violents", a précisé le porte-parole de la Maison Blanche, Josh Earnest. Ce dernier précise encore que le but affiché est de "créer, publier et promouvoir des contenus crédibles qui vont contrer les messages de radicalisation de l’Etat islamique".

Nathalie ZADOK

Wildenstein : Dallas-sur-Seine

guy-wildenstein un nouvel escroc juif est au RMI

Wildenstein : Dallas-sur-Seine

Le procès du richissime marchand d'art Guy Wildenstein, qui encourt une peine de 10 ans de prison, s'est ouvert cette semaine à Paris.

Procés de Wildenstein Guy

Guy Wildenstein, l'homme par qui le scandale arrive...

 

 

 

 

 

 

 

 

Il a été renvoyé à mai prochain, le temps d'examiner une très complexe « question prioritaire de constitutionnalité ».

Mais le dossier mérite qu'on s'y arrête, car il défraie la chronique judiciaire et alimente les conversations dans le petit monde des hommes d'affaires juifs, qui ne sont pas très fiers de l'attitude de leur coreligionnaire et de ses ascendants.
Elle tranche avec le comportement exemplaire des Rothschild ou d'autres illustres familles israélites insoupçonnables et par ailleurs grandes donatrices au profit d'Israël et de la communauté - contrairement aux Wildenstein.

Guy est soupçonné d'avoir « oublié » de déclarer des sommes gigantesques au fisc français.

L'enjeu est en effet considérable : cette succession, puisqu'il s'agit du sort des biens de son père Daniel Wildenstein, est évaluée à 4 milliards d'euros. Avec un taux d'imposition de 40 %, au moins 1,5 milliard d'euros manqueraient dans les caisses de l'Etat.

L'histoire ressemble à un épisode de « Dallas ». Lorsque Daniel meurt en 2001, la République des arts porte le deuil à l'échelle planétaire.

C'était une sommité dans son domaine. Il possédait la plus grande collection de peinture du monde. C'était aussi un amoureux de la race chevaline, propriétaire d'une des plus prestigieuses écuries de course de l'Hexagone.

Le hic, ce sont d'abord les femmes. Aucune « pièce rapportée » n'a le droit de toucher au fabuleux patrimoine. Parfois, elles se révoltent. Dans les années 90, Jocelyn, première épouse d'Alec, l'autre fils de Daniel décédé en 2008, a fait scandale en révélant que les Wildenstein, malgré leur judéité, avaient collaboré avec les nazis pilleurs de tableaux pendant la Shoah.
Elle aurait aussi été menacée de mort par son mari avec un révolver 9 millimètres au moment où elle l'a découvert aux bras d'une jeune mannequin russe.

Sylvia, la veuve de Daniel (lequel gagnait officiellement le... RMI, ancêtre du RSA !), est écartée de la succession en 2001 dans des conditions rocambolesques. S'estimant grugée, elle est partie prenante du procès en cours. Son avocate a découvert que la majeure partie des biens ont quitté la France via des trusts fumeux domiciliés dans des paradis fiscaux.

En 2006, le rapport d'un commissaire-priseur mandaté par la cour d'appel de Paris a réintégré des centaines de millions dans la succession française, notamment sous la forme de tableaux de Bonnard mal dissimulés dans une zone franche genevoise. Mais cette réintégration a bizarrement été annulée en 2009 par la cour de cassation.

Il est vrai que Guy Wildenstein a fait appel aux ténors du barreau : les cabinets Darrois puis Bredin-Prat. Ajoutons que la famille, proche de Nicolas Sarkozy, est donatrice du musée du Louvre et bénéficie d'un magnifique carnet d'adresses. D'où une certaine et très coupable mansuétude en haut lieu...

Le grand-père de Daniel, Nathan Wildenstein, né en 1851, était le fils d'un marchand de bestiaux alsacien (l'une des rares professions autorisées à l'époque pour les Juifs), prénommé Lazar, et de Babette Lévi.

Il a commencé à vendre des tableaux à la fin du 19ème siècle et s'est installé très vite à New York et à Londres, tout en conservant un bureau et plusieurs domiciles à Paris.

La fin de vie de Daniel Wildenstein a été marquée par de nombreuses polémiques et par des procédures à répétition, intentées entre autres par des familles juives dépossédées de leurs œuvres d'art par les Allemands, avec la complicité supposée de Georges, père de Daniel, et par d'ex-acquéreurs de sculptures de Modigliani, accusant les Wildenstein d'escroqueries.

Börries Kuzmany : les réfugies juifs  de 1881 sont comparables au réfugiés de 2015

Borries Kuzmany  fait un parallèle entre les réfugiés Juifs de 1881 aux réfugiés de 2015. Cet historien slaviste à l’Académie autrichienne des sciences, spécialiste de l’ancienne frontière austro-russe aux XIXe et XXesiècles, compare l’afflux de réfugiés arrivés de Russie dans l’Empire austro-hongrois à la fin du XIXe siècle et l’accueil des migrants dans l’Europe d’aujourd’hui «On peut comparer la crise des réfugiés juifs de 1881 avec celle de 2015»

Il explique que très vite, un réseau de solidarité s'est mis en place pour venir en aide aux nouveaux arrivants. Création de comités de soutien au niveau local, l'appel à l’aide internationale, l'enregistrement des arrivants, organisation de la poursuite du voyage, frilosité sur la répartition des réfugiés , pour l'historien, on peut aller encore plus loin dans les comparaisons entre hier et maintenant.

Il explique qu'un camp a été créé pour identifier, compter et enregistrer ceux qu’on appellerait aujourd’hui des «migrants».

La Galicie n’offrait alors aucune perspective économique aux réfugiés, qui ne voulaient pas rester ici et souhaitaient tous immigrer plus à l’ouest. L'argent nécessaire à la survie de la population venait du fait que les juifs d’Europe occidentale et du Nouveau Monde étaient reliés par l’Alliance israélite universelle.

Comme Brody faisait partie de ce réseau, la ville a alors demandé de l’aide à ses partenaires à Paris, à Berlin, etc.
L’alliance a créé un comité de soutien. Les correspondances de l’époque prouvent qu’en France, on s’est vraiment ému du sort des réfugiés.
Les Etats-Unis se sont déclarés prêts à accueillir les premiers d’entre eux, et ce sont les juifs de l’Alliance de Paris, notamment le baron Alphonse de Rothschild et le baron Maurice de Hirsch, qui ont payé les convois. L’affrètement des bateaux a stimulé l’économie européenne.

Pour l'historien, il y a , comme aujourd'hui, tout un business autour des réfugies, Paris insistait pour que les bateaux partent d’Anvers, certainement par intérêt économique. Berlin voulait favoriser le port d’Hambourg. Les Etats-Unis exigeaient de ne recevoir que les populations aptes à subvenir à leurs besoins. Au début, tout le monde a cherché à tirer parti de la situation.

Puis, voyant que le flot ne se tarissait pas et qu’il en venait même à grossir, la situation s’est crispée. Lorsqu’à la fin de l’hiver 1882, une deuxième vague de réfugiés, encore plus importante que la première, est arrivée à Brody, il y a eu un mouvement de panique.

Börries Kuzmany

Börries Kuzmany

Börries Kuzmany explique que la nouvelle s’était rependue tout l’hiver, créant un appel d’air : à Brody, on aidait les juifs à émigrer. Des juifs autrichiens ont tenté de se faire passer pour des Russes, dans l’espoir de monter eux aussi gratuitement dans les bateaux. Après l’arrivée des neuf premiers transatlantiques, les Etats-Unis ont donc fermé leurs portes.

Le comité a mis en place des tests de langue, pour départager les «faux» des «vrais» réfugiés. Dans les journaux russes et auprès des rabbins, on a fait savoir que les conditions d’accueil à Brody étaient difficiles, dans l’espoir de décourager les nouveaux candidats. Puis l’aide au voyage a cessé, du jour au lendemain.

Pour régler le sort des 12 000 réfugiés toujours présents dans le camp de Brody, on a convoqué en urgence une conférence internationale. Elle a eu lieu à Vienne. Les délégations juives présentes ont décidé de renvoyer en Russie, avec un pécule, les réfugiés incapables de survenir à leurs besoins ailleurs que dans leur pays natal.

Ceux qui avaient de la famille aux Etats-Unis ont encore pu partir. Restaient 8 000 personnes, pour la plupart des hommes jeunes, qui avaient fui la conscription en Russie. Pour eux, une répartition équitable dans les communautés juives européennes a été décidée

Un plan qui ne  fut jamais  appliqué ! A l’exception de la France, qui se montra plutôt généreuse, les juifs européens ne réussirent jamais à s’entendre. Si à Paris, on se déclarait prêt à prendre en charge 700 personnes, la Hongrie ne concédait une aide que pour 50 familles, la Suisse pour quelques-unes. L’Allemagne, elle, ne se voyait capable d’accueillir qu’une cinquantaine d’orphelins et l’Autriche refusa, catégoriquement, de prendre sa part de «quotas», le représentant viennois menant même une campagne de dénigrement des réfugiés, traités de mendiants et de voleurs.

Constatant son échec, la conférence a alors été contrainte de négocier avec Moscou le retour des derniers juifs vers la Russie. Entre-temps, les pogroms avaient cessé suite à un changement politique en Russie. Ensuite, l’Empire austro-hongrois a lancé un ultimatum : les réfugiés russes avaient jusqu’à la fin de l’année pour quitter le territoire. L’exemple de cette crise de 1881-1882 montre donc qu’il est préférable de faire partie de la première vague des arrivants.

Pour Börries Kuzmany une situation qui n'était pas vraiment bien gérée. Tout le monde a très vite admis qu’il s’agissait d’une catastrophe humanitaire majeure due à une menace réelle, et qu’on ne pouvait pas fermer simplement la frontière. On reconnaissait que les juifs étaient victimes de persécutions. Mais on ne se sentait pas responsable et poussé à agir, bien comparable aux réfugiés d'aujourd'hui.

A Vienne, le premier réflexe du pouvoir central a été de concentrer tous les réfugiés juifs à Brody. Il s’est dit qu’il revenait à des juifs d’apporter l’aide nécessaire à leurs «frères» de Russie. Lorsque les autorités interpellaient des réfugiés sur le territoire de l’Empire austro-hongrois, elles les renvoyaient donc dans cette ville.

Du point de vue économique et poltique, bien sûr,on peut comparer ces réfugiés. Deux territoires semblables certes, avec des chrétiens, des Juifs et même phénomène humanitaire, logistique, technique , culturel, social, politique et démographique. Cependant,les idées de l'historien sur les comparaisons possibles avec les Juifs qui ont fui la persécution en 1882 sont discutables. 

Les réfugiés juifs ont été accueillis par la population locale au XIXe siècle car à l’époque, cette ville était du côté autrichien. Elle avait la particularité de concentrer la plus grande population juive de l’empire des Habsbourg : environ 80 % de sa population était juive. Les juifs de Brody, bien que religieux, étaient germanophones et éclairés. Ils entretenaient de nombreux échanges commerciaux à l’international.

Effectivement les Juifs ont trouvé "leurs frères" Ils n'avaient pas d autres endroit ou aller, pas d'état Juif pas , comme peuvent l'avoir les réfugiés Syriens, qui eux, sont des arabes musulmans  pouvaient aller dans leur pays les plus proches, : en Turquie, en Arabie Saoudite, en Egypte.  Pour les Juifs, cette minorité persécuté depuis des siècles, n'avait aucune autre alternative  Les juifs ont été solidaire entres eux , alors pourquoi les réfugiés Syriens, n'ont pas eux trouver de l'aide en leurs "frères"

On peut également  comparer avec tous les réfugiés qu'il y a eu dans l'histoire ? Pourquoi s'être arrêté sur les Juifs de 1881 ?

Dans la Russie tsariste, les Juifs ont  interdiction d’acquérir des terres, d’intégrer la fonction publique ou d’atteindre un grade d’officier dans l’armée. L’immense majorité est donc cantonnée aux métiers traditionnels du commerce, des services, de l’artisanat et de l’industrie.

Pour le petit peuple orthodoxe, le Juif est donc vu comme « l’Autre », qui ne travaille pas la terre mais se livre à l’usure et au commerce  ce qui est souvent assimilé à la « spéculation » ou à « l’accaparement », surtout en période de crise ou de pénurie. Plus fondamentalement, l’antijudaïsme populaire est nourri par la croyance que le peuple juif était « celui qui avait crucifié le Christ ». À intervalles réguliers, cet antijudaïsme, habilement instrumentalisé par les autorités, remontait à la surface.

L’assassinat du tsar Alexandre II entraîna une première vague de manifestations anti-juives appelées « pogroms » « attaque » ou « émeute » en russe), sur une période allant de 1881 à 1884.

Alors que sur le groupe de 15 assassins, 1 seul était juif, les Juifs sont rendus responsables de cet assassinat. La politique du gouvernement russe au sujet des Juifs tient dans ce programme : « Un tiers des Juifs sera converti, un tiers émigrera, un tiers périra ». Lors des événements de 1881, la centaine de pogroms était principalement limités à la Russie, mais les pogroms se poursuivirent de façon intensive jusqu’en 1884.

En 1881, et jusqu’à la fin de l’année 1882, l’afflux a été soudain et massif : entre 20 000 et 25 000 réfugiés sont arrivés de Russie dans une ville frontalière de 20 000 habitants, appelée Brody et située dans la région, aujourd’hui disparue, de la Galicie.

Nathalie ZADOK

Je bois mon café près du Bataclan et je viens faire mes courses à l'Hyper-Cacher

Un an après l'Hyper Cacher, la vie continue !

"Je suis Yoav, Yohan, Phillipe et François-Michel", tous les quatre ont été tués par Amely Coulibaly, parce que Juifs, lors de l'attentat à l'hyper Cacher de Vincennes en Janvier 2015. Un an après, la communauté Juive se veut plus forte que jamais face aux menaces.   

Aujourd'hui, rien ne rappelle la tragédie à l’Hyper Cacher de la Porte de Vincennes. Le supermarché a fait peau neuve , comme pour gommer le souvenir macabre de ce 9 janvier 2015. Réagencé avec des rayons plus larges et une façade,repeinte en blanc. Même le personnel a été renouvelé.

Cependant, dehors, derrière la porte coulissante, les images réapparaissent instantanément par la présence de la  patrouille militaire qui  assure toujours la sécurité de l'établissement, où le djihadiste Amédy Coulibaly a pris 28 personnes en otages et fait quatre morts, le 9 janvier 2015.

Après la douleur, après la crainte, le courage a repris. Si certains habitués hésitent désormais à franchir le seuil de l'Hyper Cacher, ou d'autres attendront une année, le temps du deuil dans le judaïsme, malgré tout, la vie communautaire juive a repris son cours.

Un an après l'attaque, les habitués témoignent d'une volonté de "reprendre le cours de sa

Une année s’est déjà écoulée depuis l’attaque de l’Hyper Cacher à Paris, et ces photos, et visages restent gravés à jamais dans nos mémoires.

Une année s’est déjà écoulée depuis l’attaque de l’Hyper Cacher à Paris, et ces photos, et visages restent gravés à jamais dans nos mémoires.

vie". "Il m'a fallu six mois pour commencer à revenir", raconte Samuel, 24 ans. "Il y a eu une vraie rupture, maintenant on sait qu'on peut se faire tuer en allant faire ses courses, en marchant dans la rue." "On réfléchit avant de venir, mais quand on voit la sécurité déployée, on se sent plus ou moins protégé", estime Déborah, 29 ans.

« Quand on les voit avec leurs mitraillettes, forcément, on y pense. Ça fait quelque chose », avoue Emmanuel.  Pas question pour lui de changer ses habitudes parce que des « décérébrés l’ont décidé. » pareil pour Mazal, voisine de l’Hyper Cacher, qui n’oubliera jamais la « journée de siège, les sirènes. Et l’image de la vitrine, avec tous ces impacts… Mais on est là. On continue de faire nos courses parce qu’on continue de vivre tout simplement. »

Allant même jusqu'à faire un acte militant pour ceux  qui viennent d’un peu plus loin, faire ses courses à l’Hyper Cacher Henri, résident du 8e, effectue ainsi le trajet deux fois par semaine pour remplir ses cabas. En ce vendredi matin, veille de shabbat, il veut montrer « qu’il n’a pas peur, même si le climat se dégrade. » « Je bois mon café près du Bataclan et je viens faire mes courses ici. »

Depuis la tragédie, beaucoup de juifs ont réalisé leur Alya (départ pour Israël). Sandrine y a pensé, mais n'a finalement pas franchi le pas.

« Mon cousin est parti mais nous, on ne peut pas avec les enfants et au final, l’insécurité est la même ici qu’ailleurs. »  souligne Emmanuel,  informaticien , se sentant: « Je dirais que je suis juif - français ».

Une chanson "hommage aux victimes" fait actuellement le tour des réseaux sociaux, se voulant positive et moderne. Ecrite et chantée en trois langues, hébreu, anglais, et bien évidemment en français. Ce clip est unique et nouveau dans son genre. Chaque chanteur se filme en mode « selfie » avec son smartphone pour obtenir un résultat surprenant et plein d'énergie. C’est le premier clip selfie de musique juive.

Shai Barak, l’un des musiciens et arrangeur des plus renommés en Israël, a décidé d’utiliser le slogan « Je Suis Juif », étant devenu le slogan principal de cette attaque à travers le monde et en France, pour créer un clip musical.Il réunit alors les artistes les plus populaires de la musique juive du monde entier :

https://www.youtube.com/watch?v=2kNKkR65Ie0

Pour la sécurité de la communauté Juive, des soldats assurent leur protection devant plus de 700 synagogues, écoles juives, centres communautaires.

Le nombre d'actes antisémites interpelle. Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a toutefois laissé entendre qu'il y avait eu, sur toute l'année 2015, moins d'actes antisémites qu'en 2014, se félicitant ,  la "fermeté commence à payer".

La France en 2015 à vécu, sa  deuxième année consécutive de record de départs pour Israël avec près de 7.900 personnes.

Nathalie ZADOK

L'histoire du Golem récupérée par les nazis et leur courant occultiste

Publié en 2004 par les éditions Phébus, Alain Delbe est l’auteur de "Golem, ce récit qui fait revivre, de façon originale, une des grandes légendes de Prague.

Le Golem aurait été créé par le Maharal de Prague , le rabbin de Loew ,tout comme Dieu les kabbalistes auraient le pouvoir de vie et de mort et ils auraient été capable à partir de l'argile de créer un être doué de vie, à l'image de Dieul.

Dans le livre d'Alain Delbe  l'idée a été de reprendre cette figure emblématique de la littérature de la  mystique juive, le Golem, en la plaçant dans Prague de la fin des années 1930.

L'auteur le fait vivre concrètement à une époque précise tout aussi emblématique celle de Prague en 1937.

Pour l'auteur,  il fallait faire ressortir l'idée que le Golem n’est pas seulement une légende mais qu'il pouvait être la source d'un désir inavouable des nazis celui de retrouver le secret du Maharal de Prague.

Partant du principe que le don de D.ieu que possédait par tradition la communauté juive de Prague est toujours actuel l'auteur, imagine donc que les nazis, puisqu’il y a eu tout un courant occultiste derrière le nazisme, ont eu comme projet d’arracher aux Juifs le secret de la fabrication du Golem. 

Les nazis prétendaient que c’était là une tradition qui avait appartenu à leurs ancêtres…Et oui, c'est l'une des surprises de l’écriture  de son roman.

En se documentant, Alain Delbe s'est aperçu qu’il y avait eu tout , un courant parmi des occultistes qui étaient très proches du pouvoir nazi, en particulier un certain Karl Maria Wiligut que l’on surnommait ‘Le Raspoutine d'Himmler’, qui avaient développé la théorie selon laquelle les secrets magiques de la Kabbale étaient à l’origine les secrets des druides, des érudits, des prêtres aryens, germains, païens, et que devant la christianisation qui effaçait très violemment tout ce qui était lié au paganisme, ces druides ont confié leur secret à des gens de la communauté juive qui, eux aussi, étaient persécutés par le christianisme à l’époque, mais qui leur paraissaient plus en mesure de s’organiser pour survivre.

Et l’histoire l’a confirmé, puisque cette tradition a perduré.

Mais il y a donc cette idée que les secrets magiques de la Kabbale étaient à l’origine ceux des prêtres et des druides de la tradition germanique païenne.

Faisant un pas de plus, l'auteur imagine que les nazis vont réussir à arracher le secret de la fabrication du Golem aux Juifs de Prague dans le but évident de s’en servir pour leurs besoins, comme soldats ou ouvriers. Et dans le fantasme de leur idéologie, cela leur permettait de ne plus s’encombrer des races inférieures. C’était la finalité. »

On retrouve plusieurs "Golem" dans ce roman, il  n’y a plus seulement ce Golem auquel on redonne vie une fois de temps en temps lorsqu'il y a un nouveau possesseur du secret, mais une espèce de reproduction en masse de golems, en s’appuyant sur l’objectif des nazis qui était donc de se réapproprier le secret du Golem, d’où le titre du livre au pluriel, ainsi plusieurs golems : celui de Prague et le golem des nazis.   

Mais la première partie du livre ne s’arrête cependant pas à ce fait. L’histoire, de Prague de l’avant-guerre, rassemble différents personnages : un espion allemand qui se lie d’amitié avec une étudiante française qui, elle, tombe amoureuse d’un jeune Juif auquel le grand rabbin transmet LE secret.  

Un roman construit autour de plusieurs idées, notamment le personnage de l’espion allemand, qui  a existé.  C’est un homme assez mystérieux, qui s’appelle Otto Rahn.

Il a écrit deux livres qui ont participé en particulier au regain d’intérêt pour le catharisme par exemple, avec ‘Croisade contre le Graal’. C’était donc un des écrivains préférés du régime nazi, qui a appartenu à la SS avant de disparaître de façon très mystérieuse.
Dans le livre, c’est donc lui qui est censé infiltrer le milieu juif à Prague pour retrouver les traces du secret du Golem, ce à quoi il va d’ailleurs parvenir. »

Prague et la magie de la ville, même si c’est un cliché que d’affirmer cela, selon lui,  le personnage principal de la première partie du livre est la ville de Prague elle-même. C’est une ville magique et mystérieuse, certes, mais de façon originale.
Ce n’est pas comme les grandes villes saintes comme Jérusalem ou Bénarès, où on voit que c’est le divin qui appelle l’homme. Dans Prague, il y a quelque chose de plus prométhéen. Les légendes, ce sont des magiciens, des médiums, des alchimistes… le Golem bien entendu… C’est  l’homme qui force les portes du divin.

Un roman qui s'appuie sur trois voyages qu'à fait l'auteur à Prague, dont le premier dans les années 1970, ne voulant pas pour autant mettre en avant l’évolution de cette ville. "Bien sûr elle a bien changé depuis mon premier séjour (..)  Mais si Prague m’a convaincu de quelque chose, c'est que Prague est toujours magique. »

On y retrouve beaucoup de choses autobiographiques dans ce livre,  un plaisir pour l'auteur   d' y infiltrer des choses personnelles.

« A partir de ce livre, le personnage va faire des cauchemars qui vont le lancer dans l’aventure et dans la redécouverte de toute cette partie de l’histoire qui se passe à Prague. Il y est lié par le fait que cette jeune Française venue poursuivre ses études à Prague en 1937 se trouve, bien des années plus tard, faire partie de sa famille. Et le personnage en question va donc avoir quelque chose à faire pour achever cette partie de l’histoire. »

Et la photo du prisonnier d’un camp qui traumatise l’enfant au tout début du livre et lui fait faire des cauchemars constitue le point de départ également de la seconde partie .

Une trentaine d’années plus tard, les images lui reviennent et on retrouve alors également cette étudiante française à Prague en 1937 qui est désormais une vieille dame…

« (sic) Et une des clefs ou hypothèses du roman est de penser que quelque chose de l’esprit du Juif qui possédait le secret du Golem est toujours présent et prend possession de l’esprit du psychologue qui semble à première vue être un personnage insignifiant . Ce sont ses cauchemars qui vont le pousser à se lancer dans l’aventure afin d'essayer d’arrêter ces choses abominables qui sont en train de se reproduire avec ces Golems fabriqués par ce fou de Karl Maria Wiligut. »

Golem de Alain Delbe

Golem de Alain Delbe

« Dans la Kabbale aussi, ce sont des choses qui existent : un grand personnage spirituel peut tout à fait influer sur l’esprit d’un descendant ou d’un successeur, comme on peut le voir également dans des traditions comme le bouddhisme tibétain."

Une partie de ce roman, comporte le secret de la fabrication du Golem. Ce n’est quand même pas rien… "Si quelqu’un lit attentivement le livre, il réussira peut-être, comme moi, à construire son propre Golem. En somme, je crois que c’est un livre qui prend sa place dans ce que peut être la vie d’un mythe. »souligne Alain  Delbe

Nathalie ZADOK

Belgique : 18 mois de prison ferme pour avoir refusé d'enlever sa niquab

Fin mai 2012 à Jette, une des 19 communes de Bruxelles , une femme convertie avait refusé d'enlever son niqab  (voile intégral couvrant le visage à l'exception des yeux,ndlr) pour un contrôle d'identité puis blessé des policiers lors de son interpellation.
Mardi, le tribunal correctionnel de Bruxelles a condamné la jeune femme à 18 mois de prison ferme. 

Absente à l'énoncé du jugement, Le juge a demandé son arrestation. Selon la RTBF, elle a été reconnue coupable de "rébellion, coups à agents ayant entraîné des incapacités de travail et outrage à agents".

Les faits , après un simple contrôle de police, la jeune femme refuse de retirer son niqab en donnant des coups de tête,cassant le nez et deux dents d'une des policières. Elle se défendra, plus tard en déclarant que c'était de la légitime défense. S'en était suivies des échauffourées devant le commissariat de la commune de Molenbeek-Saint-Jean, à l'appel du groupuscule islamiste radical Sharia4Belgium, dissout depuis. Le chef de Sharia4Belgium, Fouad Belkacem, avait été condamné quelques semaines plus tard pour incitation à la haine et à la violence.

Mardi, le tribunal a aussi prononcé à l'encontre de la prévenue une amende de 900 euros et des dommages et intérêts de 2.500 à 7.200 euros à verser aux policiers victimes. Elle devra également verser 607 euros de dommages et intérêts à la zone de police de Bruxelles-Ouest.

Femme portant le niqab

Femme portant le niqab

La Belgique a interdit le port du niqab ou de la burqa sur la voie publique en juillet 2011. Les contrevenants sont passibles d'une condamnation allant jusqu'à 7 jours de prison et/ou d'une amende de 137,50 euros. 

Nathalie ZADOK

New-York : Mohammed V honoré à titre posthume pour avoir protégé les juifs des nazis

New-York :A peine un mois après la distinction attribuée à New York au roi Mohammed VI pour la réhabilitation des cimetières juifs au Maroc, c‘est au tour de son défunt grand-père, d'être honoré dans la capitale économique américaine, en hommage à son action en faveur des Juifs du royaume ,pour les avoir protégé des nazis pendant la seconde guerre mondiale.

Le 20 décembre, l’ambiance est solennelle à la synagogue B’nai Jeshurun, au coeur de New York. On célèbre, à titre posthume, la remise du « prix de la liberté Martin Luther King Jr-Rabbin Abraham Joshua Heschel » à l’ancien roi du Maroc marocain Mohammed V  pour «  son action honorable à empêcher l’application des lois de Vichy sur ses sujets Juifs lorsque le Maroc était sous protectorat français ».

Vêtue d’un caftan aux broderies juives, la princesse Lalla Hasna, la soeur du roi actuel a reçu ce prix, au nom de la famille royale marocaine. Le conseiller de Mohammed VI, André Azoulay, a lu en anglais une lettre du souverain qui témoigne de l’honneur ressenti en apprenant que ce prix serait accordé à son grand-père.

7000 convives étaient présents à cette cérémonie, dont  des membres de la communauté juive américaine et marocaine, avec à leur tête le secrétaire général des Communautés israélites du Maroc, Serge Berdugo.

Mohammed V est ainsi distingué pour avoir protégé les 250 000 Juifs du royaume des forces d'occupation françaises de Vichy et des nazis pendant la Seconde Guerre mondiale. L’histoire révèle en effet qu’en 1941, alors que le Maroc était encore sous protectorat français contrôlé par un gouvernement pro Vichy, celui-ci avait refusé d’appliquer les lois discriminatoires aux Juifs présents sur son territoire. « Il n'y a pas de juifs au Maroc, seulement des sujets », aurait-il déclaré.

Serge Berdugo, secrétaire général des communautés juives du Maroc et ambassadeur itinérant ajoute : « Tous les Marocains, juifs ou musulmans, ont apprécié sa pleine protection », soulignant que le prix qui célèbre cette année son 10ème anniversaire représente « la reconnaissance [par la communauté juive américaine] des convictions profondes, l'approche morale et la politique courageuse du défunt monarque ».

Mohammed V

Mohammed V

Le roi Mohammed VI a témoigné de l’honneur fait à la famille royale marocaine au travers de cette distinction. Honneur qui « est plus qu'un simple rappel d'une page exemplaire de l'histoire écrite il y a plus de 70 ans », a affirmé le souverain.

« Aujourd'hui, nous avons besoin, plus que jamais, de méditer les leçons et la pertinence de cette partie de l'histoire afin de nous lever plus de puissamment contre les aberrations mortelles de ceux qui détournent nos cultures, nos religions et nos civilisations », a-t-il rappelé avant d’ajouter : « En capitalisant sur la profondeur et la résilience de l'héritage laissé par mon grand-père vénéré Sa Majesté Mohammed V, nous pouvons, ensemble, énoncer pour récupérer les étendues perdues de la raison et du respect mutuel qui ont disparu de nombreuses régions du monde ».

Nathalie ZADOK

 

 

Allemage : Mein Kampf bientôt enseigné dans les lycées allemands

Le livre le plus effroyable de ces 70 dernières années Mein Kampf de Adolf Hitler pourrait être enseigné à l'école en Allemagne.

Réédité en français et sera en vente libre à partir du 1er Janvier 2016 voir notre précédent article : https://www1.alliancefr.com/actualites/mein-kampf-enfin-reedite-en-francais-tout-nouveau-tout-beau-6026906

Les lycéens allemands pourraient bientôt étudier Mein Kampf en classe.
En effet,pour le syndicat allemand des enseignants, il est grand temps d'intégrer l'étude de ce pamphlet au cours du secondaire, rapporte le quotidien Handelsblatt. Une décision qui fait peur...

Le président du syndicat Josef Kraus estime que son enseignement « constituerait une contribution importante à l'immunisation des adolescents contre l'extrémisme politique »,rappelons que Adolf Hitler, l'auteur de ce livre, est le meurtrier de millions de Juifs.

Cet ouvrage détaille les bases idéologiques du programme nazi. Écrit dix ans avant que le dictateur ne devienne chancelier, ce livre propage un discours antisémite qui a réussi à fédérer de nombreux Allemands, quelques années avant la seconde guerre mondiale.

La réédition du livre comprendrait le texte original sur les pages de droite et des commentaires sur la page de gauche. Cette version annotée sera la seule autorisée sur le territoire allemand, les ouvrages non commentés resteront interdits à la vente.

Mein Kampf

Mein Kampf

En France, les éditions Fayard envisagent également de sortir en janvier une nouvelle version de Mein Kampf dans laquelle seront ajoutés des commentaires de chercheurs et d'historiens.

Le traducteur se défendait de la sortie de ce pamphlet  : « On ne peut pas être converti par Mein Kampf, c'est impossible. En outre, il est déjà en vente libre sur Internet. Il est disponible sur des sites extrêmement dangereux. En deux clics, vous pouvez le lire telle quelle, dans une traduction qui a plutôt tendance à le rendre plus lisible et sans commentaire. C'est la situation actuelle qui est dangereuse. »

En vente libre dès 2016 ,et traduite en français, cette réédition est pour le moins surprenante alors que les extrémismes vont déjà bon train.

Nathalie ZADOK

Après l'assassinat de Samir Kantar le chef du Hezbollah promet une riposte appropriée

D'imposantes funérailles ont été organisées par le Hezbollah , lundi 21 décembre dans le sud de Beyrouth pour Samir Kantar, figure du mouvement chiite libanais, tué près de Damas par un raid imputé à Israël.

Le chef du Hezbollah libanais Hassan Nasrallah,  a promis à Israël une riposte « appropriée ». « On se réserve le droit de répondre à son assassinat, à l’endroit et au moment que nous jugerons appropriés. Nous allons exercer ce droit », a-t-il affirmé dans un discours téléviséretransmis sur Al-Manar, la chaîne du mouvement chiite.

Funérailles Samir Kantar

Funérailles Samir Kantar

"Pour nous, Israël porte pleinement la responsabilité de l'assassinat du martyr Samir Kantar. Nous n'avons pas le moindre doute sur ce point", a poursuivi le chef du Hezbollah.

Quant aux moyens utilisés par Israël pour viser Samir Kantar, Hassan Nasrallah a indiqué qu'il s'agissait seulement d'un "détail technique", en précisant que l'assassinat avait été commis par des tirs de missiles.

Samir Kantar a "toujours été la cible" d'Israël depuis sa libération en 2008 dans le cadre d'un échange entre le Hezbollah et l'Etat hébreu, a ajouté Hassan Nasrallah.

Israël s'est félicité dimanche de sa disparition mais sans en revendiquer la responsabilité. Un haut responsable de la sécurité israélienne avait toutefois averti en 2008, peu après la libération du libanais d’une prison israélienne, qu’il restait une « cible pour Israël ».

Ancien militant du Front populaire palestinien (FLP) incarcéré pendant près de 30 ans en Israël pour une opération meurtrière commise à l'âge de 16 ans, qui y avait fait quatre morts, dont une fillette de 4 ans , Samir Kantar, avait rejoint aussitôt après sa libération le Hezbollah.

Les vins israéliens de vraies merveilles !

Le vin cascher, dans la religion juive, est d’abord une affaire de conviction.
Le vin est philosophiquement associé à la pratique religieuse (Kiddouche de Shabbat, offices religieux, célébrations de naissances, de mariages...).

Pour cette raison, le vin cacher se doit d'être produit par des personnes pratiquantes respectant scrupuleusement les lois de la Torah. Aussi, qui souhaitera produire du vin cacher aura besoin d'une certification cachère (Beth Din de Paris, de Strazbourg, de Marseilles.....) et de délégués rabbiniques : "Les Shomrim".

Dans le chai, le raisin puis le jus doivent être manipulés par des surveillants rabbiniques pour que le vin soit estampillé "casher".

Enfin, seuls les additifs naturels, dont le rabbinat assure les contrôles, peuvent être utilisés dans l’élaboration d'un vin cacher, ce qui exclut évidement, les adidtifs de types : sulfates, conservateurs, acide citrique, colle de poisson, gélatine, etc...

De vraies merveilles,  du côté des vins Israéliens:

Les vignobles israéliens et leur histoire, finalement à peine plus vieille que l’état d’Israël qui les abrite. Rien a envier à la réputation de certains vignobles des vins du monde, à l’image des Cabernets de Californie, des vins d’Afrique du Sud ou de Nouvelle-Zélande.

Une production de qualité. Tout commence avec le célèbre Baron Edmond de Rothschild, banquier, collectionneur, philanthrope engagé et propriétaire du domaine bordelais Château Lafitte. Il fonde le vignoble Carmel Winery en 1882 en achetant des terrains en Palestine, à l’époque sous gouvernement Ottoman. Aujourd’hui, Carmel Winery produit 15 millions de bouteilles par an.

Ce qui au XIXème siècle représentait une infime production de vin exclusivement casher, consacrée aux bénédictions des repas rituels dans la tradition juive, elle est devenu une vaste production. Elle se destine au marché local mais aussi à celui de l’exportation.

Actuellement, les Israéliens consomment entre 4 à 5 litres de vin par personne et par an contre 46 litres pour un Français. Une raison de plus pour attribuer un certain mérite au travail des vignerons israéliens qui ont créé de grands vins à partir d’environnements géologique et climatique très rudes et qui militent pour une production de qualité.

Voici une sélection de quelques vins de différents domaines israéliens en accord avec quelques mets. Il faut compter de 10 à 50 € en France. Abordables sur place, ils deviennent pour certains malheureusement assez chers après exportation.

 

 

Arômes de cerise noire mûre, de lavande, clou de girofle et de boîte à cigares sont suivis par des notes minérales dans la finition. Ce beau rouge a la capacité d'âge pour une décennie ou plus. Savourez avec des viandes grillées, rôtis et des plats de pâtes en sauce

Arômes de cerise noire mûre, de lavande, clou de girofle et de boîte à cigares sont suivis par des notes minérales dans la finition. Ce beau rouge a la capacité d'âge pour une décennie ou plus. Savourez avec des viandes grillées, rôtis et des plats de pâtes en sauce

Admon Vineyard - chardonnay  2013 Un nez agréable et très floral. Le chardonnay éveille le goût des fromages.

Admon Vineyard - chardonnay 2013 Un nez agréable et très floral. Le chardonnay éveille le goût des fromages.

Carmel Limited Edition - 2009 Dans le plus pure style bordelais, ce vin provient de vignes élevées en Haute Galilée. Un mélange de poisson terre mer ou une viande rouge mijotée de préférence.Il sera parfait

Carmel Limited Edition - 2009 Dans le plus pure style bordelais, ce vin provient de vignes élevées en Haute Galilée. Un mélange de poisson terre mer ou une viande rouge mijotée de préférence.Il sera parfait.

Hermon Mount Hermon White - 2014 Avec des notes très fraîches fruitées aux accents de pomme et de goyave. Ce blanc est idéal à l’apéritif.

Hermon Mount Hermon White - 2014 Avec des notes très fraîches fruitées aux accents de pomme et de goyave. Ce blanc est idéal à l’apéritif.

Gamla Sangiovese - 2012 Dans un beau style Chianty italien. Délicieux avec un canard ou un gibier.

Gamla Sangiovese - 2012 Dans un beau style Chianty italien Délicieux avec un canard ou un gibier.

 

Nathalie ZADOK