Ballade à Jerusalem

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Ballade de Jérusalem

Lorsque l'on s'approche de Jérusalem, on ne peut rester indifférent, qu'elle que soit votre religion à l'impajeru[1].gifct que produit sur vous cette vue d'ensemble. Cette grandeur s'impose tant par sa beauté que par son histoire, malgré cette apparente misère rencontrée dans ses rues, c'est un lieu où le sacré et la souillure se confondent sans se corrompre, un lieu où les contradictions constituent une symbiose, une harmonie qui est unique au monde. On ne peut l'admirer sans se souvenir, on ne peut écouter le vent du soir s'élevant au dessus des coupoles d'or et d'argent sans éprouver un frisson. On ne peut voir Jérusalem sans s'émouvoir. C'est bien plus qu'une ville, c'est un univers où toutes les étoiles de tous les saints convergent en un seul lieu,vers un seul Dieu. Que ce soit la Mosquée d'Omar qui s'élève éclatante défiant le soleil,,que ce soient les prières sourdes des carmèlites s'élevant au delà des remparts, que ce soit ce mur immense où les lamentations se confondent avec les cris d'allégresse on ne peut dénier la présence du sacré. Lentement nos pas nous ménent vers le souck; Ici le sacré cède la place à la corruption. Les larges marches nous enfoncent sur un pas rythmé dans une mascarade de couleurs, une foule incessante, où les langues se confondent, en un bourdonnement insolite à l'instar d'une Tour de Babel. Malgré ce bruit, l'odorat est le premier sens agressé. Les odeurs confuses, confinées par l'espace restreint de ce long vestibule d'échopes, qui s'allongent sans fin, dégagent toutes leur puissance. Ainsi l'enscens, les épices, le bois, des articles de souvenirs, les fritures des petits kiosques donnent naissance à un parfum typique. Mais quel que soit ses composants, il est unique. Les villes nouvelles sont derrière nous. Nous sommes au coeur de l'Orient. L'histoire la vraie, se raconte, au fil de nos pas, les légendes n'éxistent plus. Leurs traces apparaissent au coin de chaque ruelle, à chaque nom s'identifie un souvenir.
Le soleil aujourd'hui innonde ses rues, tel que le sang et les larmes de douleurs, il n'y a pas si longtemps.
Chemin de croix, chemin de guerre,Jérusalem! Ton nom est rattaché à requiyem, mais aussi à l'espoir. Tu es le coeur d'un nation qui bat aux noms de ceux qui ne sont plus. Les derniers pas s'égrennent, la vieille ville s'éloigne. En franchissant la porte de Damas, le bruit cède la place au silence du crépuscule. Le ciel dans un camayeux de rose rend son dernier soupir. Les rues ne sont pourtant pas désertes, mais les pas sont hâtifs, la journée se languit. Le temps qui semblait suspendu au rythme de l'Orient reprend sa véritable dimension. Ce sont les échos de la vie urbaine qui frappent à présent contre les remparts. C'est la nouvelle ville qui vient au devant de nos pas. C'est Israël d'aujourd'hui.

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