A 22 ans, Nissim Malka devient rabbin de Tours

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nissimmalka.jpgArticle paru dans "La Nouvelle République"

Nissim Malka, fils de rabbin, passionné d'informatique, prend en main la conduite de la communauté juive de Tours.

Rabbin, ce n'est pas un métier pour un juif... La réplique n'est pas de Gad El Maleh mais de Nissim Malka, étudiant à l'école rabbinique de France à Paris et tout nouveau rabbin de Tours.
Il faut dire que ce jeune garçon de 22 ans, né à Caen, de famille Séfarade, benjamin d'une fratrie qui compte trois soeurs, sait de quoi il parle. Son père, Meyer Malka, est un rabbin qui a porté, tout au long de sa vie, de lourdes responsabilités (il a notamment travaillé à Clichy et a officié dans la synagogue de la rue de la Roquette à Paris, avant de s'occuper des conversions au sein du Consistoire). « J'ai vu de près la difficulté d'exercer ce métier très prenant. Voilà pourquoi, dans un premier temps, j'avais choisi une autre voie. J'ai entamé une licence en informatique... Puis, je suis revenu vers l'école rabbinique. Cela dit, je ne perds pas de vue l'informatique. »
'' Mais où sont les jeunes ? ''

En attendant, Nissim Malka doit comprendre les ressorts d'une communauté qu'on évalue entre 150 et 200 familles en Indre-et-Loire. Communauté ancienne (NDLR : elle fête ses 150 ans cette année), vivante, enthousiaste mais forcément fluctuante, pas toujours assidue aux rendez-vous de la religion et toujours difficile à capter sur une longue durée quand on met de côté les quelques fidèles. « J'ai été très bien accueilli ici par le président Paul Lévy et par les gens de Tours, ville que j'ai préférée à deux autres propositions qui m'ont été faites. Ce sera mon challenge de faire venir les gens à la synagogue, d'essayer de renforcer le lien entre eux pour faire vivre un esprit communautaire. L'année dernière, je suis resté trois mois ici, au printemps, pour un intérim. J'y avais rencontré des jeunes lors d'une soirée, mais depuis, je ne les retrouve pas. Où sont-ils passés ? »
A l'orée d'une nouvelle année juive (la fête de Roch Hachanah, le 9 septembre dernier, a marqué l'entrée dans l'année 5771), Nissim Malka est prêt à relever le défi. « En ce moment, c'est Souccoth (la fête des cabanes), l'un des trois fêtes les plus importantes pour les juifs. C'est une fête qui se caractérise par le rassemblement. Et j'aimerais que ce rassemblement se prolonge au-delà des fêtes. »

Vos réactions

  1. jeancharluynes@gmail.com'Fourrier

    Bonjour
    j’aimerai vous rencontré, car j’ai créé un concept qui peut être appliqué : dans le monde entier
    merci
    cordialement
    jean-charles Fourrier

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