Yves Benjamin ATTALI

Né le 8 juin 1957 à Paris
Études secondaires en internat à l'école Maïmonide de Boulogne sur seine.
Aliyah en 1976, terminale au lycée français de Jérusalem.
Service militaire dans le génie combattant.
Marié avec une Israélienne, Hanna, père de 4 enfants (2 filles et 2 garçons). Habitons à Kfar Tavor en basse Galilée.
Licence en sociologie et ressources humaines de l'université de Bar-Ilan.
Amoureux des langues, considéré comme le plus Israélien des francophones de ma promotion.
J'ai collaboré pour la première fois avec Alliance en 1997. Aujourd'hui j'ai renoué avec le magazine juif qui est incontestablement le meilleur sur Web.

Les articles de Yves Benjamin ATTALI

Israel : I24NEWS. Cette semaine sur i24news

news1.jpgCette semaine sur i24news

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

10 mars 2014


Edition spéciale d'i24news: Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu révèle des informations sur la cargaison d’armes iranienne interceptée par l’armée israélienne.

i24news diffusera en direct la conférence de presse du Premier Ministre Israélien à Eilat, ainsi que des reportages et commentaires de nos journalistes sur place et dans les studios.

 

Lundi 10 mars à 16:30*

 

Toujours cette semaine sur i24news

 

Fashion Week à Tel-Aviv 

Culture Mag, couvrira toute la semaine la "Tel-Aviv Fashion Week". A partir d'aujourd'hui (lundi) et jusqu'à jeudi, Culture Mag diffusera des reportages, des interviews exclusives de personnalités israéliennes de l'industrie de la mode et nous fera découvrir les dernières collections signées par les stylistes israéliens les plus en vue.

 

Du lundi 10 mars au jeudi 13 mars à 16h10*, 18h10* et 22h40*

 

Interviews exclusives des descendants d'Alfred Dreyfuss et d'Emile Zola

Yaël Perl Ruiz et Martine Leblond Zola arrière-petites-filles respectives d’Alfred Dreyfuss et d'Emile Zola seront les invitées en plateau de l’émission Culture Mag. A l’occasion de l’ouverture de l’exposition « Dreyfus, histoire d’une famille juive française »  au musée Beit Hatfutsot de Tel Aviv, les descendantes de Dreyfuss et Zola parleront de l’histoire familiale de l’affaire et  du combat des membres de la famille d’Alfred Dreyfus restés dans l’ombre et pourtant engagés jusqu’au bout sur le plan juridique pour obtenir sa réhabilitation.

 

Jeudi 13 mars à 16h10*, 18h10* et 22h40*

 

*Heure de diffusion : heure Israélienne (GMT+2) 

 

Ces programmes sont également disponibles en ligne sur le site d’i24news :

http://www.i24news.tv/

 

 

 

 

Israël: poursuite de la fouille du bateau chargé "d'armes iraniennes"

bateauarmes.jpgL'armée israélienne poursuivait dimanche ses fouilles dans le bateau intercepté mercredi en mer Rouge transportant, selon Israël, des armes envoyées par l'Iran vers Gaza, qui est arrivé samedi dans le port israélien d'Eilat, a constaté un photographe de l'AFP.

Les dizaines de containers à bord du "Klos-C", qui bat pavillon panaméen et dans lequel des dizaines de roquettes de type M-302 ont été découvertes par un commando israélien au large de Port-Soudan, ont été déchargés à terre sous la surveillance de la police militaire.

Ces containers sont ensuite convoyés à bord de camions. Selon la radio publique, les 150 containers sont fouillés dans une base de la marine israélienne située près du port d'Eilat. "Cette opération de fouille et de recherches se déroule avec précaution, car ces containers pourraient être piégés", a ajouté la radio.

Selon une porte-parole de l'armée, une conférence de presse au cours de laquelle seront présentées toutes les armes découvertes à bord du bateau intercepté, est prévue lundi à Eilat.

Des ambassadeurs et attachés militaires, ainsi que "d'importantes personnalités israéliennes" seront invités à voir le matériel militaire saisi "afin de prouver au monde que l'Iran aide en armes les organisations terroristes actives dans la bande de Gaza", a ajouté la radio.

Interrogé à la radio publique, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a souligné qu'Israël n'hésiterait pas à lancer de nouvelles opérations d'interception. "Si la possibilité d'empêcher un trafic d'armes se présente nous continuerons à agir", a-t-il prévenu.

"Nous allons prouver que l'Iran organise des opérations secrètes pour armer des organisations terroristes à Gaza", a affirmé le Premier ministre.

Lors du conseil des ministres hebdomadaire, Benjamin Netanyahu a ensuite lancé un appel à la chef de la diplomatique européenne Catherine Ashton qui effectue dimanche sa première visite à Tehéran.

"Je souhaiterais lui demander si elle a l'intention de poser des questions à ses hôtes iraniens sur la fourniture d'armes à des groupes terroristes et, si elle ne le fait pas, lui demander pourquoi?", a affirmé le Premier ministre.

"Personne n'a le droit d'ignorer les actions réelles et meurtrières du régime iranien", a-t-il poursuivi, selon un communiqué de son bureau.

Le chef du renseignement militaire israélien, le général Aviv Kochavi, avait accusé les Gardiens de la révolution, la garde prétorienne de la République islamique, et en particulier la "Force Qods", leur unité chargée des opérations extérieures, d'avoir organisé ce trafic d'armes.

Selon Israël, le navire, arraisonné dans les eaux internationales entre le Soudan et l'Erythrée, transportait des dizaines de roquettes M-302 de fabrication syrienne qui devaient être débarquées à Port-Soudan, puis acheminées par voie terrestre vers la bande de Gaza, via la péninsule égyptienne du Sinaï.

Le Soudan a démenti jeudi toute implication, de même que le Hamas, au pouvoir à Gaza, et le Jihad islamique, auquel les armes auraient été destinées.

L'Iran a également catégoriquement démenti les accusations israéliennes.

M. Netanyahu ne cesse de presser la communauté internationale de maintenir les sanctions économiques contre Téhéran et son programme nucléaire.

Une petite partie d'entre elles a été levée en échange d'un gel de certaines activités nucléaires par Téhéran, en vertu d'un accord signé le 24 novembre entre l'Iran et les grandes puissances.

La plupart des analystes israéliens, doutent que l'interception du "Klos-C" suffise à convaincre la communauté internationale de se monter plus ferme envers l'Iran.

Israël: roquettes à longue portée à bord du cargo "d'armes iraniennes"

L'armée israélienne a annoncé dimanche avoir découvert 40 roquettes d'une portée de 160 km à bord du bateau intercepté mercredi en mer Rouge et transportant, selon Israël, des armes envoyées par l'Iran vers Gaza.

"L'armée a achevé ce soir le déchargement et l'inspection des conteneurs d'armes découverts à bord du Klos-C. Elle a trouvé à bord: 40 roquettes (de type M-302), d'une portée allant jusqu'à 160 kilomètres, 181 obus de mortier de 122 mm, environ 400.000 balles de calibre 7.62", a précisé l'armée dans un communiqué.

Le déchargement et l'inspection des conteneurs ont été effectués dans le port d'Eilat (sud d'Israël) par une force d'intervention composée de soldats de la marine, du génie militaire et du service de l'armement.

"Chacune de ces roquettes est une menace contre la sécurité des citoyens d'Israël. Chaque balle, chaque roquette, qui a été découverte avait une adresse israélienne", a assuré le chef d'état-major de l'armée israélienne, le général Benny Gantz, cité par le communiqué.

"Nos efforts pour empêcher la prolifération des armes (...) dans la région ne sont pas terminés. Nous allons trier ces équipements et poursuivre nos efforts quotidiens. Il y a encore beaucoup d'autres missions devant nous", a averti le général Gantz.

L'arsenal découvert à bord du bateau, intercepté mercredi par un commando israélien au large de Port-Soudan, sera présenté lors d'une conférence de presse, lundi à Eilat, en présence du Premier ministre Benjamin Netanyahu et du ministre de la Défense Moshé Yaalon.

Des ambassadeurs et attachés militaires, ainsi que "d'importantes personnalités israéliennes" seront invités à voir le matériel militaire saisi "afin de prouver au monde que l'Iran aide en armes les organisations terroristes actives dans la bande de Gaza", a précisé la radio publique.

- Tel-Aviv à portée de roquette -

Les roquettes tirées par les groupes armés palestiniens depuis la bande de Gaza s'abattent généralement dans la région d'Ashkélon et du nord du Neguev, même si des engins de plus longue portée ont été lancés lors de la dernière opération militaire israélienne dans la bande de Gaza, en novembre 2012, atteignant notamment la région de Jérusalem.

Des roquettes d'une portée de 160 km pourraient facilement atteindre Tel-Aviv et sa région.

Interrogé à la radio publique, Benjamin Netanyahu a souligné qu'Israël n'hésiterait pas à lancer de nouvelles opérations d'interception. "Si la possibilité d'empêcher un trafic d'armes se présente nous continuerons à agir", a-t-il prévenu.

"Nous allons prouver que l'Iran organise des opérations secrètes pour armer des organisations terroristes à Gaza", a-t-il affirmé.

Le ministre de la Défense Moshé Yaalon a quant à lui déclaré dimanche, lors d'une cérémonie militaire, qu'Israël était engagé dans une "lutte complexe contre un ennemi cruel, insaisissable et multiforme", en faisant allusion à l'Iran.

Le chef du renseignement militaire israélien, le général Aviv Kochavi, avait accusé les Gardiens de la révolution, la garde prétorienne de la République islamique, et en particulier la "Force Qods", leur unité chargée des opérations extérieures, d'avoir organisé ce trafic d'armes.

Selon Israël, les roquettes transportées par le navire, arraisonné dans les eaux internationales entre le Soudan et l'Erythrée, devaient être débarquées à Port-Soudan, puis acheminées par voie terrestre vers la bande de Gaza, via la péninsule égyptienne du Sinaï.

Le Soudan a démenti jeudi toute implication, de même que le Hamas, au pouvoir à Gaza, et le Jihad islamique, auquel les armes auraient été destinées.

L'Iran a également catégoriquement démenti les accusations israéliennes.

M. Netanyahu ne cesse de presser la communauté internationale de maintenir les sanctions économiques contre Téhéran et son programme nucléaire.

Une petite partie d'entre elles a été levée en échange d'un gel de certaines activités nucléaires par Téhéran, en vertu d'un accord signé le 24 novembre entre l'Iran et les grandes puissances.

La plupart des analystes israéliens, doutent que l'interception du Klos-C suffise à convaincre la communauté internationale de se montrer plus ferme envers l'Iran.

Israel Inside par Yves Benjamin, des news inédites d'Israeltoutes les semaines

18  Israéliens dans la liste des milliardaires de Forbes 

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Le magazine économique américain a publié la liste des milliardaires pour l'année 2014. Bill Gates est l'homme le plus riche de la planète, sa fortune est évaluée à 76 milliards de dollars. La liste de 1645 milliardaires comprend 18 Israéliens. Le premier Israélien milliardaire, Eyal Ofer se situe à la 198 ième place, sa fortune est évaluée à 7 milliards de dollars. D'autres Israéliens dans cette liste sont parmi les plus connus: Stef Wertheimer à la 286 ième place avec une fortune de 4,4 milliards de dollars. Shari Arison, principale actionnaire de la banque Apoalim, à la 308 ième place, 4,2 M de dollars.



 Elle est la femme la plus riche du Moyent-Orient. Yitzhak Tshuva est classé à la 670 ième place pour une fortune de 2,2 M de dollars et en fin de liste à la 1342 ième place se trouve Marius Necht avec la modeste fortune de 1 milliard de dollars.

Le matelas-réveil

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Deux élèves en terminale du lycée Kadouri en Galilée ont inventé un matelas-réveil pour marquer la journée des bonnes actions, le 11 mars.

Méshi, 18 ans est malentendante de naissance. Malgré son handicap, elle étudie dans une classe régulière en terminale. Une de ses amies, Nofar, 18 ans, devant présenter un projet en classe de mécatronique, eu l'idée de s'intéresser comment améliorer le quotidien de Méshi. 

Ne pouvant entendre le réveil, Méshi a des difficultés à se réveiller tous les matins pour se rendre au lycée. Nofar et Omry avec la collaboration de Méshi ont relevé le défi. Après avoir interrogé un grand nombre de sourds et malentendants, ils arrivèrent à la conclusion que jusqu'à ce jour ces handicapés n'avaient aucun moyen pour se réveiller seul. Ainsi naquit l'idée du matelas-réveil. 

Le principe est tout simple, à l'heure choisie, un système de boules se met en marche pour effectuer un massage qui réveillera la personne allongée dessus. Autre avantage de ce matelas-réveil, dès que la personne se lève, le massage s'arrête automatiquement. Cela promet d'être une start up.


Le contact avec les électeurs 

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Les députés reçoivent un budget de la Knesset pour garder le contact avec les électeurs. Le député Avraham Michaëli du Parti religieux Shass a  dépensé en 2013 la somme de 71.908 shékels, environ 15.000 euros pour garder le contact avec les électeurs. Peu d'électeurs ont entendu parler de ce député car avec ce budget il a acheté entre autres trois ordinateurs, un abonnement à la société biper. Par contre, le Premier ministre n'a dépensé que 1.137 shékels et le ministre de l'Économie Yaïr Lapid, 875 shékels pour garder le contact avec les électeurs.


Des daims au mont Hermon

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Huit daims ont été lachés dans la nature non loin de Neve Ativ dans le Hermon dans le but de repeupler cette région de ces magnifiques animaux. Cette opération a été organisée par les gardes-champêtres de l'autorité des parcs naturels.


 

Dans un premier temps ont été installés des abreuvoirs jusqu'au moment où les daims seront capables de trouver des sources d'eau par eux-mêmes. L'écologue de l'autorité des parcs naturels, Amit Dolev a rajouté: "c'est un acte important car cet animal a disparu depuis le 19 ième siécle du paysage israélien".

 

 

 

 


Le logo officiel du 50e anniversaire des relations diplomatiques Israélo-Allemandes

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Pour inaugurer le 50e anniversaire des relations diplomatiques Israël- Allemagne en 2015 a été dévoilé le logo officiel. Il a été choisi parmi les 18 logos réalisés des étudiants Israéliens et Allemands sous l'égide de Bezalel l'Académie des arts et du design à Jérusalem.


Israel People

Arkadi Duchin

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Le chanteur Arkadi Duchin s'est produit la semaine dernière au club Zapa Tel Aviv. Durant le concert, il a énormément transpiré et a beaucoup bu d'eau. Il a expliqué à son public que la cause de cet état-là était due à un nouveau régime qu'il avait commencé. Il a invité tous les participants à un nouveau concert pour les dédommager.




 

Ninet Taieb

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La chanteuse Ninet Taieb au festival de rock d'Eilat, invitée sur scène par Ivry Lider a envoûté le public par sa performance.


 

 

 

Par Yves Benjamin pour Alliance

Israel :Elazar Stern député israélien : La loirévolutionnaire dans la cacheroute en Israel

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Elazar Stern: la loi révolutionnaire sur la cacheroute

 

depute_stern.jpgLe député Elazar Stern a déposé un projet de loi concernant la cacheroute dans lequel est stipulé que les établissements ouverts le shabbath pourraient recevoir un certificat de cacheroute. 


Jusqu'à ce jour en Israël une des conditions impératives pour obtenir ce certificat de cacheroute est que l'établissement soit fermé le shabbath. Pour mieux comprendre le projet de loi du député Stern, je suis allé l'interviewer chez lui à Hoshaya. 



Elazar Stern, 57 ans, général de réserve, député du parti Hatnuah m'a reçu dans son jardin et nous sommes tout de suite rentré dans le vif du sujet.


Yves Benjamin: L'idée sur la loi sur la cacheroute est révolutionnaire, comment est-elle née?


Elazar Stern: je vais vous dire comment elle est née.

Vous êtes sur Facebook, voilà ce que j'ai écrit sur mon mur, la semaine dernière je suis allé en compagnie de deux survivants de l'Holocauste, âgés de 90 ans.

 Il y a un endroit  au  Grand "Kénihon" (centre commercial à Haïfa) qui est cacher.

Nous montons et descendons ,impossible de trouver le restaurant. 

Il s'avère que le seul endroit cacher a fermé !

Il y a encore 10 restaurants et aucun n'est cacher. 

Certains sont des restaurants de laitage. Nous savons que les restaurants de laitage sont pratiquement cachers. 

Je me suis posé la question pourquoi ces restaurants ne sont pas cachers ?

Il y a des restaurants qui sont prêts à employer un mashgiach (surveillant) de la cacheroute le shabbath comme c'est le cas dans les hôtels. 

Il y en a d'autres qui sont prêts à se servir d'ustensiles de cuisine et de services de table différents. 

Ceux de la semaine seront enfermés par le mashgiach le vendredi dans une armoire jusqu'au dimanche pour assurer leurs cacheroutes.


YB: comment cela peut être cacher si on se sert d'une caisse le shabbath ? À l'hôtel je comprends qu'on puisse acheter le repas la veille.


ES: premièrement le shabbath ce ne sera pas cacher, les religieux ne viendront pas s'attabler le samedi. Ce que je désire c'est que ce soit cacher tous les jours ouvrables de la semaine. 

Pour que la plupart des gens qui veulent respecter la cacheroute trouvent un endroit où manger cacher. Car aujourd'hui faute de restaurants cachers ils observent moins les lois de la cacheroute.


YB: il y a un problème sérieux dans le nord pour trouver un endroit cacher. En réalité on n'a pas besoin d'être juif pour ouvrir un restaurant cacher.


ES: Exactement, quel rapport entre nourriture cachère, ouvert le shabbath et fête du réveillon. Aucun.

 Aujourd'hui on ne donne pas de certificat de cacheroute à celui qui organise un réveillon de fin d'année. Tu ne veux pas réveillonner ne vas pas le jour du réveillon. 

À mes yeux, d'un côté on donne à la rabanouth un certain pouvoir et celle-ci veut gagner sur ça  et d'un autre côté cela nuit aux personnes qui veulent respecter la cacheroute car au fur et à mesure où ils ne mangent plus dehors ou ils deviennent moins pointilleux pour le certificat de cacheroute.


YB: En tant que personnage public et religieux, vous avez un problème pour manger dans des endroits sans certificat de cacheroute?


ES: oui et pour deux raisons etmême si je ne bois que de l'eau. 

Certaines personnes diront si Stern est là c'est sûrement cacher, ils s'assiront mangeront de tout. 

La deuxième raison est que d'autres diront ce n'est  pas étonnant que Stern veuille faciliter la conversion, il s'assoit dans des endroits sans certificat de cacheroute. Quoi qu'il arrive…

YB: vous ne pouvez pas


ES: Je ne veux pas m'attabler dans des restaurannts non cachers, à l'étranger je le fais, je ne commande que des aliments cachers. Ma fille va se marier, à la Rabanouth on lui demande d'amener un certificat que l'endroit où elle se mariera, est cacher. 

Pourquoi? La moitié des enfants de Hoshaya se marient dans le jardin de la maison de leurs parents. Comment amènent-ils un certiticat de cacheroute?


YB: avec un traiteur cacher ?


ES: exactement, mais la mère veut cuisiner pour le mariage de sa fille. Alors que le rabbin s'il ne veut pas manger qu'il ne mange pas. 

Bien entendu je suis pour que tout le monde mange cacher. Mais forcer, soyons logique, que ce ne soit pas une coercition religieuse sous le parrainage de la loi car à cause de cela on finira par perdre la loi.


YB:  J'aimerai de mon côté vous expliquer en quoi votre projet sur la cacheroute est  révolutionnaire pour les Juifs français votre loi de la cacheroute. 


En France vous êtes propriétaire d'un restaurant cacher, fermé le shabbath, si on vous surprend par exemple à voyager le samedi, vous vous verrez retirer votre certificat de cacheroute. 

N'est-ce pas de l'agressivité de la part du consistoire?


ES: bien sûr c'est de l'agressivité. aussi ici elle existe. 

Pourquoi ne pas donner de certificat de cacheroute à celui qui sert des plats cachers? 

La Rabanouth donne bien des certificats aux hôtels. Elle ne vérifie pas si les employés ont voyagé oui ou non shabbath. Je vous assure que dans les grands hôtels, sans être hôte, le samedi vous mangez et payer votre repas cacher. Alors pourquoi là-bas c'est permis?


YB: intérêts économiques ?


ES: il n'y a aucun doute sur le fait que  la cacheroute est basé sur  des intérêts économiques. Qu'est-ce que cela nous fait? C'est comme ce qui arrive aux jeunes de 20 ans, la Rabanouth leur fait des difficultés, sans rentrer dans les problèmes de Halacha (régles religieuses). 

À la fin ces jeunes ne veulent plus se marier à la Rabanouth. Je connais un cas plus dur et je suis sûr qu'il en existe beaucoup comme celui-ci. 

Un jeune autrefois religieux propose à son ami de le marier avec l'élue de son cœur. Après la cérémonie ils sont considérés comme mari et femme mais ne s'étant pas mariés sous la tutelle de la Rabanouth, les enfants seront considérés comme des bâtards. 

Religieusement on en arrive à des absurdités. Les gens assemblent tout. Je parle de la cacheroute mais eux pensent que là n'est pas le problème. La religion est le problème et ils s'en éloignent.


YB: ça me mène à vous poser la question sur le lobby du nom de "peuple, religion et état" que vous avez constitué avec le député Hertzog concernant la convention Gabizon-Medan. Quel est son rôle?


ES: Oui ce lobby a été fondé pour mettre en application la convention Gabizon-Medan. Le rabbin Medan est le chef de la Yéchiva Har Etsion, grand religieux, érudit en Torah. 

Professeur Gabizon a dirigé, dans les années 80, l'association pour les droits civils en Israël. Elle est la plus extrémiste dans le libéralisme. Gabizon-Medan ont compris ensemble que si on veut que l'état d'Israël soit juif-démocratique, il est nécessaire de faire des concessions. Par exemple le sujet concernant le shabbath dans les années 80, il y avait des lois interdisant d'ouvrir les théâtres ainsi que les salles de cinema.


YB: Effectivement je suis arrivé  en 1976 à Jérusalem, tout était fermé le shabbath.


ES: la convention dit : les établissements culturels et les cafés ouverts le shabbath. Les centres commerciaux, les autobus, pas le shabbath seulement des minibus et des taxis fonctionneront. 

Tout cela pour respecter l'ambiance du jour du repos. 

Qu'est-ce que j'essaie de faire avec ce lobby? 

C'est "peuple, religion et état". Pourquoi aussi peuple? 

Etant donné que ce ne sont pas que les problèmes des Juifs en Israël mais de tout le monde juif. Il faut voir ça comme ça. 

Moi, j'ai une compréhension dont je parle beaucoup. 

Ce pays ne pourra pas continuer à exister au Moyen-orient s'il n'est pas un état juif-démocratique. Pour que l'état soit juit et démocratique, parfois la démocratie doit faire une révérence, par exemple la loi du retour. 

Ce n'est pas une loi démocratique, mon voisin Bédoin Ahmed Sélach comme moi a servi dans l'armée ainsi que ses enfants. Et bien les membres de sa famille habitant l'étranger ne pourront pas venir s'installer en Israël par contre les miens oui. 

Et celui qui comprend que là la démocratie a fait une révérence au judaïsme, alors comprend que l'inverse doit aussi exister. En plus, qui dit que le judaïsme extrême orthodoxe (hassidique) est le vrai judaïsme ?

 Il est possible que le judaïsme libéral soit le vrai. On ne doit pas automatiquement adopter l'opinion de celui qui est intransigeant. Tout au long de l'histoire du judaïsme il y a eu des différends.


YB: Pour en revenir à la loi de la cacheroute, comment voyez-vous son application? Il y aura une pancarte "Cacher en semaine".


ES: Oui sûrement. En fait il y en aura qui ne seront pas contents qu'ils ne viennent pas dans ces restaurants. 

La Rabanouth vérifiera la cacheroute, elle sera obligée de le faire selon la loi. La Cour suprême s'est déjà prononcée sur le sujet de la cacheroute. 

Un établissement ouvert le jour du réveillon ce n'est pas un sujet de cacheroute. Je n'irai pas réveillonner, mais ne m'empêchez le choix.


YB: dans le milieu religieux, comment est perçue votre loi?


ES: 80% de réactions positives, 10% ne comprennent pas et 10% s'opposent. 

Quand je suis allé voir Ben-Dahan, le vice-ministre des cultes pour lui faire part de mon projet de loi en lui racontant qu'un rabbin de la Galilée donnait des certificats de cacheroute. Ben-Dahan me répondit:"cite des grands rabbins comme le rav Eliyaouh Mordéhai qui permet aussi cela".


YB: La loi sera votée finalement à la Knesseth?


ES: j'espére que oui. Dans le contexte politique actuel assez triste, le parti Habaït Ayéhoudi a été élu par mes voisins, mes amis et aussi d'autres personnes pas religieuses qui désirent un État juif.

 Il se tourne maintenant vers un extrémisme religieux. Cet extrémisme nous fait perdre des enfants d'Israël. Mes enfants portent la kippah, mais beaucoup maintenant vont sans. 

J'ai dit à l'époque au président Weizman quand j'étais le chef de l'école de formation d'officiers, si on n'apprend pas aux officiers à être fiers d'être juif alors on ne gagnera pas la guerre. 

On ne sera plus là. Je vais vous dire quelque chose de difficile, les religieux se reposent sur leur foi en l'Éternel. Moi je crois en l'Éternel mais je ne compte pas qu'il me résoude tous les problèmes et lui non plus ne veut pas que je compte sur lui 100%.


YB: croyez-vous qu'il faille renouveler le judaïsme, l'actualiser?


ES:  Je suis orthodoxe. Cette semaine, au moment de la première lecture de la loi sur la conversion, Aryeh Deri m'a dit: "Dis-moi qui sont tes amis et je te dirai qui tu es". I

l voulait dire comment peux-tu parler à des juifs réformistes? Je suis fier d'avoir des amis réformistes. 

L'attitude des orthodoxes vis-à-vis des réformistes nous a fait beaucoup de dommage. 

Nous avons perdu des millions de ces Juifs durant ces derniers cent ans. Il n'est pas logique de dire aux Juifs russes tant que vous ne respecterez pas les 613 lois vous ne serez pas convertis. Ils ne se marient pas qu'entre eux. 

Ils ne sont pas moins beaux que nous, pas moins intelligents  que nous. 

A l'armée, j'ai réussi à convertir 7000 soldats en tant que général des ressources humaines. Chaque jour où on ne s'occupe pas de ce problème, nous l'intensifions.


Yves Benjamin pour alliance.



 

 

Israël annonce avoir intercepté un bateau d'armes d'Iran pour Gaza

Israël a annoncé avoir intercepté mercredi en mer Rouge un navire transportant "une cargaison iranienne d'armes sophistiquées" destinées à des groupes armés palestiniens à Gaza, le Premier ministre Benjamin Netanyahu y voyant la preuve de la menace représentée par Téhéran.

Auparavant, l'armée israélienne avait affirmé avoir blessé deux membres du Hezbollah qui plaçaient un engin explosif sur le Golan, attisant la tension avec le parti chiite libanais allié de l'Iran, visé la semaine dernière par un raid attribué à Israël.

"Au moment où il parle avec les grandes puissances mondiales, l'Iran sourit et dit toutes sortes de choses agréables, mais ce même Iran envoie des armes meurtrières aux organisations terroristes", a accusé M. Netanyahu, en campagne aux Etats-Unis pour le maintien des sanctions contre Téhéran, engagé dans des négociations avec les grandes puissances sur son programme nucléaire controversé.

"Nous continuerons à faire tout ce qui est nécessaire pour défendre les citoyens israéliens", a-t-il prévenu.

Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Amir Abdolahian a démenti les allégations israéliennes.

Le porte-parole de la Maison Blanche Jay Carney a pour sa part révélé que l'armée et les services de renseignement américains avaient collaboré avec Israël pour repérer le navire en Mer Rouge.

Selon le porte-parole de l'armée israélienne Peter Lerner, "les forces israéliennes ont arraisonné dans les eaux internationales entre le Soudan et l'Erythrée un cargo qui transportait une cargaison d'armes iraniennes à destination de la bande de Gaza".

"L'équipage du navire, le Klos-C, qui battait pavillon panaméen, n'a pas opposé de résistance", a-t-il précisé.

"Des dizaines de missiles sol-sol M-302 de fabrication syrienne ont notamment été trouvés", a-t-il ajouté.

Selon l'armée, les renseignements militaires avaient identifié "il y a plusieurs mois" des transferts de l'aéroport de Damas à Téhéran de ces missiles d'une portée d'une centaine à 200 km, selon les modèles, soit davantage que ceux utilisées jusqu'à présent par les groupes armés de Gaza.

De Téhéran, la cargaison a ensuite été chargée à un port iranien sur le Klos-C, qui a ensuite gagné un port irakien "où il a embarqué d'autres conteneurs de sacs de ciment afin de parachever le camouflage", selon la même source.

- Armes destinées au Jihad islamique -

Lors de l'interception, dont l'armée a diffusé des photos et des vidéos, le cargo se dirigeait vers Port-Soudan, d'où les armes auraient été acheminées par voie terrestre vers Gaza via la péninsule égyptienne du Sinaï, selon la même source.

Le ministre israélien de la Défense Moshé Yaalon a affirmé lors d'une conférence de presse que ces armes étaient destinées au mouvement radical Jihad islamique, "le bras armé de l'Iran dans la bande de Gaza".

Le ministère israélien des Affaires étrangères a annoncé dans un communiqué qu?Israël avait porté plainte contre l'Iran auprès du Conseil de sécurité de l'ONU.

Un responsable du Jihad islamique a démenti à l'AFP "toute implication du mouvement, qui a bien d'autres moyens de se procurer des armes".

Le porte-parole du gouvernement du mouvement islamiste Hamas, au pouvoir à Gaza, Ihab al-Ghussein, a lui dénoncé dans une déclaration à l'AFP "des délires et des mensonges" d'Israël.

Par ailleurs plusieurs commentateurs israéliens notamment de la "10", une télévision privée, se sont interrogés sur le moment choisi pour annoncer cet arraisonnement. Ils ont laissé entendre que l'opération aurait été synchronisée avec le voyage de Benjamin Netanyahu aux Etats-Unis sans tenir compte du fait que les bâtiments de la marine israélienne se trouvent encore à 1.500 km des côtes israéliennes ce qui pourrait mettre en danger leur équipage.

L'armée israélienne a également affirmé avoir déjoué une attaque du Hezbollah.

"Deux terroristes affiliés au Hezbollah ont été identifiés alors qu'ils tentaient de placer un engin explosif" près de la ligne de démarcation sur le Golan, a-t-elle annoncé.

L'armée syrienne a accusé pour sa part les militaires israéliens d'avoir "tiré quatre roquettes à partir du Golan occupé contre une école et une mosquée à Al-Hamidiyé", dans la partie du plateau sous contrôle syrien, puis des obus de char et à la mitrailleuse, "blessant sept membres des forces de sécurité intérieure et quatre civils.

Le ministère syrien des Affaires étrangères a protesté auprès de l'ONU et demandé une condamnation d'Israël.

Le bateau transportant des "armes iraniennes" sera en Israël samedi

Article paru dans "Le Point"

Le navire transportant des "armes iraniennes" intercepté mercredi par la marine israélienne en mer Rouge devrait arriver dans le port d'Eilat samedi soir, a indiqué jeudi le porte-parole de l'armée israélienne.

"Actuellement ce navire qui transportait des dizaines de roquettes de type M-302 d'une portée de 150 à 200 km selon les modèles, se trouve à 100 km au nord du Port Soudan et il doit arriver à Eilat samedi soir", a affirmé à la radio militaire le général Motti Almoz, le porte-parole de l'armée.

"Une fois arrivé, nous allons vérifier si d'autres armes et munitions ne sont pas dissimulés dans ce navire", a ajouté le porte-parole.

Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Amir Abdolahian avait démenti mercredi les allégations israéliennes.

Le porte-parole de la Maison Blanche Jay Carney a pour sa part révélé que l'armée et les services de renseignement américains avaient collaboré avec Israël pour repérer le navire en mer Rouge.

Selon Israël, la marine israélienne a arraisonné dans les eaux internationales entre le Soudan et l'Erythrée un cargo qui transportait une cargaison d'armes iraniennes à destination de la bande de Gaza.

"L'équipage du navire, le Klos-C, qui battait pavillon panaméen, n'a pas opposé de résistance", avait précisé un porte-parole militaire.

"Des dizaines de missiles sol-sol M-302 de fabrication syrienne ont notamment été trouvés", avait-il ajouté.

Selon l'armée, les renseignements militaires avaient identifié "il y a plusieurs mois" des transferts de l'aéroport de Damas à Téhéran de ces missiles. Les armes devaient être débarquées à Port-Soudan, d'où les armes auraient été acheminées par voie terrestre vers Gaza via la péninsule égyptienne du Sinaï.

Par ailleurs, le porte-parole a démenti que l'annonce de l'opération ait été liée au voyage qu'effectue le Premier ministre Benjamin Netanyahu aux Etats-Unis au cours duquel, il n'a cessé d'appeler la communauté internationale à ne pas lever les sanctions prises contre l'Iran et son programme nucléaire.

"La décision de l'arraisonnement a été prise en fonction des conditions opérationnelles", a assuré le général Almoz.

Le porte-parole a ainsi répondu à des interrogations de plusieurs commentateurs israéliens notamment de la "10", une télévision privée, sur le moment choisi pour annoncer cet arraisonnement.

Ces commentateurs ont laissé entendre que l'opération aurait été synchronisée avec le voyage de Benjamin Netanyahu aux Etats-Unis, sans tenir compte du fait que les bâtiments de la marine israélienne qui escortent le navire arraisonné se trouvaient à 1.500 km des côtes israéliennes ce qui pourrait mettre en danger leur équipage.

Netanyahu pour l'interdiction de l'enrichissement en Iran

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, en visite mardi aux Etats-Unis, a exhorté la communauté internationale à interdire à l'Iran de continuer à enrichir de l'uranium, afin que la République islamique ne puisse se doter un jour de l'arme nucléaire.

"Malheureusement, les grandes puissances parlent de laisser à l'Iran sa capacité d'enrichir de l'uranium. J'espère que ce ne sera pas le cas car ce serait une grave erreur. Cela laisserait à l'Iran la possibilité de devenir une puissance nucléaire", a dit Benjamin Netanyahu lors d'un discours à Washington devant l'AIPAC, puissant groupe de pression pro-israélien.

Le chef du gouvernement, reçu la veille par Barack Obama, a réclamé un renforcement des pressions diplomatiques internationales afin de faire plier l'Iran et s'est à nouveau engagé à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité d'Israël.

Barack Obama l'a assuré lundi de son "engagement absolu" à empêcher l'Iran de se doter de l'arme atomique, mais il l'a aussi invité à prendre des "décisions difficiles" pour contribuer au sauvetage des pourparlers israélo-palestiniens renoués en juillet sous l'égide des Etats-Unis.

Sur ce point, Benjamin Netanyahu a souhaité mardi qu'un accord soit conclu, mais a jugé que la balle était dans le camp des Palestiniens. Le Premier ministre leur demande de longue date de reconnaître Israël en tant qu'Etat juif, ce qui implique de renoncer au droit au retour des réfugiés.

"Il est temps que les Palestiniens cessent de nier l'histoire. De la même façon qu'Israël est prêt à reconnaître l'existence d'un Etat palestinien, les Palestiniens doivent être prêts à reconnaître un Etat juif", a-t-il estimé.

A Ramallah, on rétorque que l'Etat d'Israël a déjà été reconnu dans le cadre de déclarations officielles ou lors de la signature des accords de paix intérimaires et on juge que c'est la poursuite de la colonisation israélienne qui constitue le principal obstacle à la paix.

Les Etats-Unis espèrent convaincre Israéliens et Palestiniens d'accepter d'ici à la fin avril un "cadre de négociations" qui permettrait la poursuite des discussions sur le principe de "la terre contre la paix".

Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne, est attendu à son tour à la Maison blanche le 17 mars. (Dan Williams, Guy Kerivel et Jean-Philippe Lefief pour le service français)

Netanyahu appelle Abbas à reconnaître Israël comme Etat juif

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a une nouvelle fois exhorté mardi le président palestinien Mahmoud Abbas à reconnaître Israël comme un Etat juif, pour montrer qu'il était "vraiment prêt à mettre un terme" au conflit israélo-palestinien.

"Président Abbas, reconnaissez (Israël comme) Etat juif... Vous diriez ainsi aux Palestiniens d'arrêter de fantasmer sur l'idée de submerger Israël avec des réfugiés. En reconnaissant (Israël comme) Etat juif, vous montreriez clairement que vous êtes vraiment prêts à mettre un terme au conflit", a lancé Benjamin Netanyahu, qui s'exprimait à Washington devant l'American Israel Public Affairs Commitee (Aipac), le principal lobby pro-Israël aux Etats-Unis.

"Si nous faisions la paix avec les Palestiniens, cet accord serait très certainement attaqué par le Hezbollah, le Hamas, al-Qaïda et d'autres", a par ailleurs jugé le Premier ministre israélien.

Faisant également référence au mouvement de boycott international d'Israël intitulé Boycott, désinvestissement, sanctions (BDS) et présenté comme un mouvement émanant de la société civile palestinienne, Benjamin Netanyahu a évoqué une "mascarade": "Il échouera", a-t-il assuré.

Quant au président palestinien Mahmoud Abbas, il exige un gel de la colonisation juive et les libérations de prisonniers supplémentaires pour envisager une prolongation des négociations avec Israël au-delà de l'échéance de fin avril, a-t-on appris mardi de sources concordantes.

M. Abbas a exprimé cette position lundi soir lors d'une rencontre avec la chef du parti d'opposition de gauche israélien Meretz, Zehava Gal-On, peu après la publication de statistiques montrant que les mises en chantier dans les colonies juives de Cisjordanie occupée avaient plus que doublé en 2013.

"Nous ne pouvons pas continuer les négociations avec cette poursuite de la colonisation", a déclaré M. Abbas, cité par un membre du Comité central de son mouvement, le Fatah, Mohammad al-Madani.

Selon un communiqué du bureau de Mme Gal-On, il a également exigé la libération "de prisonniers supplémentaires après le prochain groupe, y compris des femmes, des jeunes et des détenus administratifs (sans jugement, NDLR)".

Lors de la reprise des pourparlers de paix fin juillet à l'initiative du secrétaire d'Etat américain John Kerry, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a accepté la libération en quatre fois de 104 prisonniers palestiniens, dont le dernier contingent doit être relâché le 29 mars.

"Si l'accord-cadre (que les Etats-Unis doivent présenter aux deux parties, NDLR) n'apporte pas de réponse aux questions de fond, nous n'accepterons pas de prolongation des négociations et nous tournerons vers les institutions internationales", a également dit M. Abbas, selon le communiqué.

Interrogé par la radio publique israélienne sur ces exigences, le ministre des Relations internationales Youval Steinitz, un proche du chef du gouvernement, a déclaré que ce n'était "même pas à l'ordre du jour".

M. Netanyahu a réitéré mardi à Washington devant le principal lobby pro-Israël aux Etats-Unis sa revendication que les Palestiniens reconnaissent "Israël comme Etat juif".

Il a pressé le président palestinien de dire à son peuple "d'abandonner la chimère de submerger Israël de réfugiés".

Lors de sa rencontre avec la dirigeante du Meretz, M. Abbas a qualifié de "plaisanterie" l'idée selon laquelle il voudrait inonder Israël de cinq millions de réfugiés palestiniens, selon le communiqué de Mme Gal-On.

"Pas un réfugié ne retournera en Israël sans accord israélien". Mais j'attends d'Israël qu'il fixe un quota de réfugiés qu'il acceptera chaque année", a expliqué le président palestinien.

M. Netanyahu a été reçu lundi par le président américain Barack Obama à la Maison Blanche, avant M. Abbas le 17 mars.

Lors de son dernier voyage au Proche-Orient en janvier, M. Kerry a présenté un projet d'"accord-cadre" traçant les grandes lignes d'un règlement définitif portant sur les questions dites de "statut final": les frontières, les colonies, la sécurité, le statut de Jérusalem et les réfugiés palestiniens.

Obama appelle Netanyahu à prendre des décisions difficiles

netobm2014.jpgBarack Obama a appelé lundi Benjamin Netanyahu à prendre des décisions "difficiles" pour la paix au Proche-Orient, mais le Premier ministre israélien lui a répondu que les Palestiniens n'avaient pas rempli leurs obligations dans ce processus.

Le président américain a fait remarquer que la date-butoir de la fin des négociations directes avec les Palestiniens se rapprochait. "Il va falloir prendre certaines décisions difficiles", a-t-il déclaré face aux journalistes au début d'une réunion avec M. Netanyahu dans le Bureau ovale.

De son côté, le dirigeant israélien a estimé que contrairement à son pays, les Palestiniens n'avaient pas fait le nécessaire dans ce dossier.

"Pour l'instant, Israël a démantelé" des colonies et relâché des centaines de "terroristes" palestiniens, a remarqué M. Netanyahu. "Israël a fait ce qu'il devait, et je suis désolé de le dire, mais les Palestiniens n'ont pas fait de même", a-t-il poursuivi.

Avant d'évoquer les négociations de paix, M. Netanyahu a parlé d'emblée de l'Iran, affirmant à son interlocuteur que le dossier nucléaire de la république islamique représentait le défi "le plus important" auquel leurs deux pays étaient confrontés.

"Le plus important défi, sans aucun doute, est d'empêcher l'Iran de se doter de la capacité d'élaborer des armes nucléaires", a assuré le dirigeant en appelant à démanteler totalement les installations nucléaires de Téhéran.

M. Netanyahu exprime depuis des mois son inquiétude vis-à-vis de la tournure des pourparlers entre les grandes puissances et l'Iran après qu'un accord intérimaire eut été trouvé en novembre sur le programme nucléaire de la république islamique.

Mobilisé pendant le week-end par l'intervention russe en Ukraine, l'une des pires crises de politique étrangère qu'il ait dû gérer, M. Obama s'est retrouvé avec M. Netanyahu en terrain plus balisé mais face à un dossier, le processus de paix israélo-palestinien, qui lui résiste depuis son arrivée au pouvoir il y a cinq ans malgré ses engagements.

- "Résister à l'intimidation" -

Les pourparlers de paix, qui ont repris en juillet 2013 après quasiment trois ans d'interruption, sont censés déboucher d'ici au 29 avril sur un "accord-cadre" traçant les grandes lignes d'un règlement définitif sur les questions dites de "statut final": les frontières, les colonies, la sécurité, le statut de Jérusalem et les réfugiés palestiniens.

Mais les discussions n'ont pas enregistré d'avancées concrètes et le secrétaire d'Etat John Kerry a fait savoir que les discussions se poursuivraient probablement au-delà de la date-butoir.

Dans un entretien publié dimanche par Bloomberg, le président américain avait mis en garde son hôte au sujet de la "construction accélérée dans les colonies" et estimé que "si les Palestiniens arrivent à la conclusion qu'un Etat palestinien souverain et contigu n'est plus possible, alors notre capacité à gérer les conséquences internationales sera limitée".

Selon des statistiques officielles israéliennes publiées lundi, le nombre de mises en chantier de logements dans les colonies juives de Cisjordanie occupée a plus que doublé en 2013 par rapport à 2012.

Le négociateur en chef palestinien, Saëb Erakat, a salué les déclarations de M. Obama, qualifiant d'"illusion" l'idée selon laquelle la colonisation améliorerait la sécurité d'Israël. "Netanyahu doit le comprendre. C'est la vérité", a affirmé M. Erakat, par ailleurs attendu à Washington mardi.

Mais Dani Dayan, représentant des colons, a condamné "l'incompréhension éhontée" des réalités régionales dont fait preuve selon lui M. Obama, et a exhorté M. Netanyahu à "résister à l'intimidation" de Washington.

M. Kerry avait déjà provoqué l'ire de la droite israélienne en mettant en garde début février contre les risques de boycottage d'Israël si ce dernier ne concluait pas rapidement la paix.

Deux semaines après M. Netanyahu, M. Obama recevra le président palestinien Mahmoud Abbas. Les Palestiniens ont manifesté leur hostilité à un accord-cadre qui inclurait "l'exigence d'une reconnaissance de la judéité de l'Etat d'Israël comme Etat-nation juif", élément cardinal d'un accord de paix pour M. Netanyahu.

Peu avant l'arrivée de M. Netanyahu à la Maison Blanche, un Palestinien a été tué lundi dans le nord de la bande de Gaza par un raid israélien, qui a également fait trois blessés, selon des sources médicales dans le territoire gouverné par le Hamas.