Yves Benjamin ATTALI

Né le 8 juin 1957 à Paris
Études secondaires en internat à l'école Maïmonide de Boulogne sur seine.
Aliyah en 1976, terminale au lycée français de Jérusalem.
Service militaire dans le génie combattant.
Marié avec une Israélienne, Hanna, père de 4 enfants (2 filles et 2 garçons). Habitons à Kfar Tavor en basse Galilée.
Licence en sociologie et ressources humaines de l'université de Bar-Ilan.
Amoureux des langues, considéré comme le plus Israélien des francophones de ma promotion.
J'ai collaboré pour la première fois avec Alliance en 1997. Aujourd'hui j'ai renoué avec le magazine juif qui est incontestablement le meilleur sur Web.

Les articles de Yves Benjamin ATTALI

Shalit : un accord avec le Hamas est incertain

SHALIT0.jpgArticle paru dans "Nouvelobs"

Il "n'est pas du tout certain" qu'il y ait un accord avec le mouvement islamiste pour échanger des prisonniers palestiniens contre le soldat israélien Gilad Shalit, affirme le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé, dimanche 27 décembre, qu'il n'y avait pas encore d'accord avec le Hamas sur la libération du soldat israélien Gilad Shalit, et qu'il n'était "pas du tout certain" qu'il y en aurait un.
"Pour le moment, il n'y a pas d'accord et il n'est pas du tout certain à mes yeux qu'il y en aura un", a indiqué Benjamin Netanyahu, cité par un haut responsable avant la réunion hebdomadaire du conseil des ministres.
"Si nous recevons une véritable proposition, je la présenterai devant le gouvernement, mais nous n'en sommes pas encore là et je ne sais pas si nous allons y arriver", a-t-il ajouté.

Négociations indirectes

Benjamin Netanyahu a fait cette déclaration après avoir annoncé qu'il se rendrait en Egypte mardi, au moment où les négociations indirectes sur un échange de prisonniers avec le Hamas traversent une phase cruciale.
"J'ai l'intention de me rendre en Egypte mardi pour y rencontrer le président Hosni Moubarak", a-t-il annoncé aux journalistes.
Cette visite fera suite à celle en Israël, la semaine dernière, du chef des renseignements égyptiens, le général Omar Souleimane.
Lors de son bref séjour, le général Souleimane avait discuté avec les dirigeants israéliens d'un éventuel échange de près de 1.000 prisonniers palestiniens contre Gilad Shalit.
Israël et le Hamas mènent des négociations indirectes, parrainées par l'Egypte avec l'aide d'un médiateur allemand, en vue de la libération du jeune tankiste israélien.
Le gouvernement israélien a apparemment accepté la semaine dernière le principe de l'élargissement de centaines de détenus palestiniens contre le soldat, mais il s'oppose au retour en Cisjordanie d'un certain nombre d'entre eux, condamnés pour des attentats anti-israéliens particulièrement meurtriers.
Le Hamas a rejeté à ce stade ces conditions en accusant le gouvernement israélien d'"entraver" l'accord tout en assurant "n'avoir pas fermé la porte à des négociations".

Le colon juif assassiné par un commando palestinien

Benjamin Netanyahu a par ailleurs souligné dimanche que le récent assassinat d'un colon juif par un commando palestinien près de Naplouse justifiait les craintes que l'élargissement de détenus palestiniens conduise à de nouveaux attentats après deux années de calme relatif en Cisjordanie.
L'armée israélienne a tué samedi à Naplouse trois activistes palestiniens qu'elle accuse d'avoir assassiné le colon israélien, dont un qui était sorti de prison.

"La crainte que des terroristes puissent reprendre leurs activités est un élément-clé dans les négociations sur Gilad Shalit. La sécurité de nos concitoyens, en particulier ceux de Judée-Samarie (nom biblique de la Cisjordanie), est cruciale", a insisté le Premier ministre israélien.
Le sergent Shalit, 23 ans, qui a également la nationalité française, a été capturé le 25 juin 2006 à la lisière de la bande de Gaza par un commando palestinien. Il est détenu depuis par le Hamas.

Visite de Benyamin Nétanyahou mardi en Egypte

netanyahu-benjamin.jpgLe Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a annoncé qu'il allait se rendre cette semaine en Egypte pour y rencontrer le président Hosni Moubarak.

L'objectif déclaré du voyage qu'il effectuera mardi est de s'entretenir du processus de paix au Proche-Orient. Mais le chef du gouvernement israélien doit également discuter des négociations sur un échange de centaines de Palestiniens emprisonnés en Israël contre le soldat franco-israélien Gilad Schalit enlevé par des militants de la Bande de Gaza en 2006.

L'Egypte et l'Allemagne jouent le rôle de médiateurs dans ces pourparlers.

Par le biais des médiateurs, Israël a transmis sa dernière proposition aux dirigeants du Hamas à la Bande de Gaza qui n'y ont pas répondu.

"Il n'est pas évident qu'il y ait un accord", a déclaré un allié de Benyamin Nétanyahou en rapportant les propos de ce dernier devant ses ministres. Le Premier ministre israélien a déclaré que le meurtre d'un colon juif cette semaine en Cisjordanie mettait en lumière les risques d'un accord.

Israël veut poursuivre les négociations dans le dossier Shalit

SHALIT0.jpgLe sergent Gilad Shalit, 23 ans, qui a également la nationalité française, a été capturé le 25 juin 2006 à la lisière de la bande de Gaza par un commando palestinien. Il est depuis aux mains du Hamas qui contrôle la bande de Gaza.

Le "cabinet restreint" a mené des discussions  marathon ce lundi pour examiner un accord d'échange entre le soldat israélien et des prisonniers palestiniens. Pour l'heure, le Premier ministre refuse de donner son feu vert.

Le cabinet restreint israélien a décidé lundi soir de ne pas entériner pour le moment un accord sur la libération de centaines de détenus palestiniens en échange du soldat Gilad Shalit, détenu par le Hamas et de poursuivre les négociations.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et six de ses ministres "ont donné comme instructions à l'équipe des négociateurs (israéliens) de poursuivre leurs efforts en vue du retour de Gilad Shalit sain et sauf", a indiqué un communiqué.

Discussions marathon

Après une semaine de rumeurs persistantes et cinq réunions consacrées à ce dossier en 24 heures, Netanyahu s'est donc pour le moment refusé à donner son feu vert à un projet d'accord mis au point par un médiateur allemand qui supervise en Egypte des négociations entre Israël et le Hamas. Il s'était jusqu'à présent prononcé contre une libération de prionniers palestiniens compte tenu du risque, selon lui, que ces personnes condamnées pour avoir organisé des attentats suicide ne lancent de nouvelles opérations.

Selon la radio publique, les six ministres du cabinet restreint étaient divisés dans la journée de lundi. Trois ministres dont Ehud Barak (Défense) étaient d'accord pour qu'Israël relâche des centaines de détenus (parmi lesquels Marwan Barghouti) qui seront autorisés à regagner leurs foyers, y compris en Cisjordanie occupée, comme l'exige le Hamas. Trois autres ministres, dont le nationaliste Avigdor Lieberman (Affaires étrangères), étaient opposés à cette option.

Le sergent Gilad Shalit, 23 ans, qui a également la nationalité française, a été capturé le 25 juin 2006 à la lisière de la bande de Gaza par un commando palestinien. Il est depuis aux mains du Hamas qui contrôle la bande de Gaza. Netanyahu avait reçu ses parents lundi à la mi-journée. Le couple avait imploré le Premier ministre de "sauver" leur fils en acceptant de conclure un accord avec le Hamas.

Israël: Les principaux ministres décident du sort du soldat Gilad Shalit

SHALIT0.jpgJERUSALEM — Les plus importants ministres du gouvernement israélien se sont retrouvés lundi pour une réunion qualifiée de cruciale par la presse qui pourrait régler le cas du soldat Gilad Shalit entre les mains du Hamas depuis plus de trois ans.

"J'espère que la décision sera prise aujourd'hui et que chaque ministre est conscient du fait que son choix va décider si Gilad vivra ou non", a déclaré aux journalistes la mère du jeune homme, Aviva, avant la rencontre.

Réunis à trois reprises dimanche, les sept plus importants ministres du gouvernement ne sont pas parvenus à s'entendre sur un accord d'échange de prisonniers avec le mouvement islamiste palestinien.

Selon la radio publique, trois ministres, dont celui de la Défense Ehud Barak, sont d'accord pour qu'Israël relâche des centaines de détenus qui pourront regagner leurs foyers, y compris en Cisjordanie occupée, comme l'exige le Hamas, en échange du tankiste israélien.

Trois autres ministres, dont le chef de la diplomatie, le nationaliste Avigdor Lieberman, sont opposés à un tel accord.

Les haut gradés conviés à ces réunions sont tout aussi divisés, selon la radio: le chef d'état-major Gaby Ashkenazi est pour, mais le patron du service de sécurité intérieure, Youval Diskin, est contre.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui a un poids déterminant dans le choix, s'est jusqu'à présent prononcé contre une telle libération compte tenu du risque, selon lui, que des prisonniers condamnés pour avoir organisé des attentats suicide ne lancent de nouvelles opérations meurtrières après leur élargissement.

M. Netanyahu devait recevoir les parents de Gilad Shalit lundi après la réunion du "cabinet restreint", qui a commencé à 10H30 locales (08H30 GMT), mais la rencontre a été reportée sans qu'un nouveau rendez-vous ne soit fixé.

Noam et Aviva Shalit avaient imploré dimanche le Premier ministre de "sauver" leur fils en acceptant de conclure un accord avec le Hamas.

"Nous nous adressons à toi dans un cri du coeur de dernière minute. Nous t'implorons de sauver notre fils. Sauve notre fils !", ont-ils écrit dans une lettre au chef du gouvernement.

"La négociation est arrivée à un point de non retour. Il n'y a plus que deux options: ou notre fils reviendra à la maison ou bien il sera abandonné au Hamas", ont-ils plaidé.

Rumeurs et informations contradictoires se sont multipliées ces dernières semaines sur l'imminence d'un accord. Israël et le Hamas mènent des négociations indirectes, parrainées par l'Egypte avec l'aide d'un médiateur allemand.

Dimanche, le chef des services de renseignement égyptiens, Omar Souleimane, a rencontré les plus hauts responsables israéliens pour discuter, notamment, des pourparlers en cours.

Le sergent Gilad Shalit, 23 ans, qui a également la nationalité française, a été capturé le 25 juin 2006 à la lisière de la bande de Gaza par un commando palestinien. Il est depuis aux mains du Hamas qui contrôle la bande de Gaza.

La presse israélienne, plutôt favorable à un échange de prisonniers, estime que cette affaire constitue un test majeur quant aux capacités de M. Netanyahu de diriger le pays.

Elle relève que le Premier ministre de droite, qui a déjà été accusé dans le passé d'être indécis, se retrouve confronté aux pressions contradictoires d'une part d'une opinion publique sensible au drame de la famille Shalit et de l'autre de son propre camp politique ou de chefs des services de sécurité opposés à un accord qui renforcerait le Hamas.

Nétanyahou, malade, reporte sa visite en Allemagne

netanyahu-benjamin.jpgLe Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou est tombé malade, et sa visite en Allemagne est reportée.
M. Nétanyahou devait se rendre en Allemagne lundi pour une journée de rencontres avec les dirigeants allemands. Les services du Premier ministre israélien ont diffusé un communiqué dimanche soir expliquant qu'il ne se sentait pas bien. Son médecin lui a diagnostiqué une infection virale et une légère fièvre, et lui a conseillé de reporter son voyage.

Les ministres israéliens des Affaires étrangères et de la Défense devaient l'accompagner. Selon le communiqué, le voyage sera reprogrammé au mois de janvier.

Colonies: Nétanyahou annonce un gel de 10 mois

netanyahu-benjamin.jpgLe Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a annoncé mercredi un gel de dix mois des constructions dans les colonies juives de Cisjordanie. L'objectif est "d'encourager la reprise des discussions de paix avec nos voisins palestiniens", a-t-il déclaré à la télévision après l'approbation de la mesure par son cabinet de sécurité.

Si l'administration américaine a salué la décision israélienne, les Palestiniens ont exprimé leur rejet avant même l'annonce de Benyamin Nétanyahou, car le gel des constructions ne concerne pas Jérusalem Est, la partie de la Ville sainte qu'ils revendiquent comme capitale de leur futur Etat alors qu'Israël considère l'ensemble de la ville comme sa capitale de tout temps.

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a exigé l'arrêt total des constructions dans les colonies avant toute reprise des pourparlers de paix.

"Le gouvernement d'Israël a fait un pas important vers la paix aujourd'hui", a estimé Benyamin Nétanyahou en annonçant le gel. Faisons "la paix ensemble".

Le Premier ministre israélien avait soumis la proposition à son cabinet de sécurité qui l'a approuvé dans la journée, par onze voix contre une, selon des responsables de son bureau.

"Ce n'est pas simple, ce n'est pas facile, mais cela présente plus d'avantages que d'inconvénients", avait affirmé M. Nétanyahou. "Cela nous permet de présenter au monde une vérité simple: le gouvernement israélien veut ouvrir les négociations avec les Palestiniens, prend des mesures pratiques pour ouvrir les négociations et est très sérieux quant à ses intentions en faveur de la paix", avait-il plaidé.

Quelque 300.000 Israéliens vivent en Cisjordanie, plus environ 180.000 dans les quartiers juifs de Jérusalem-Est. Benyamin Nétanyahou a déjà promis qu'aucune nouvelle colonie ne serait construite en Cisjordanie et évoqué l'idée de suspendre la construction dans celles qui existent déjà, mais c'est la première fois qu'il indique pendant combien de temps ce gel s'appliquera.

Allié de longue date des colons, le Premier ministre israélien a cependant précisé que ce gel s'appliquera seulement aux nouvelles constructions d'habitations, ce qui signifie qu'il ne concernera pas les quelque 3.000 logements déjà en construction ou pour lesquels le permis de construire a été délivré.

"Nous ne mettrons pas fin aux constructions existantes et nous continuerons à construire des synagogues, des écoles" et "des bâtiments publics essentiels à une vie normale" dans les colonies, a-t-il dit.

Avant même l'annonce officielle de mercredi, Nabil Abou Rdeneh, conseiller du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, avait fait savoir qu'un gel laissant Jérusalem-Est de côté serait inacceptable. "Toute offre israélienne qui n'inclut pas Jérusalem sera immédiatement rejetée. Aucun Palestinien, aucun arabe ne franchira cette ligne", a-t-il dit.

A Washington, l'émissaire spécial américain pour la paix au Proche-Orient George Mitchell a observé que ce gel n'était pas à la hauteur d'un gel de l'ensemble des colonies, mais l'a salué comme un développement positif et un pas significatif qui pourrait conduire les Israéliens et les Palestiniens vers une reprise des négociations de paix.

Echange de prisonniers palestiniens contre Gilad Schalit: Nétanyahou reste prudent

netanyahu-benjamin.jpgLe Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a voulu rester prudent mardi sur l'éventualité d'un échange de prisonniers palestiniens contre le soldat franco-israélien Gilad Schalit, malgré des informations selon lesquelles Israël et le Hamas étaient proches d'un accord.

"Il n'y a pas d'accord pour l'instant, et il pourrait ne pas y en avoir", a déclaré M. Nétanyahou à Jérusalem.

Une délégation du Hamas se trouvait en Egypte mardi pour rencontrer un médiateur allemand qui essaye de finaliser un accord. Des responsables égyptiens ont dit qu'un accord était proche, mais qu'il était peu probable qu'il soit conclu dans les prochains jours.

A Paris, le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a affirmé que lors d'une rencontre il y a quatre jours avec le président israélien Shimon Peres, il avait reçu des "précisions positives". "Depuis il me semble que les choses continuent dans un sens positif. Nous n'avons pas de précision ni sur la date de libération ni sur le contenu exact de cette liste", a-t-il précisé.

"Nous avons été échaudés plusieurs fois, en attendant cette nouvelle. Je crois quand même que l'évolution d'une négociation est positive", a-t-il ajouté.

La libération du soldat Gilat Shalit pourrait être proche

SHALIT0.jpgLE CAIRE - Les négociations sur une possible libération du soldat israélien Gilad Shalit dans le cadre d'un échange de prisonniers complexe et graduel entre Israël et le Hamas ont progressé et le dossier pourrait se débloquer cette semaine, dit-on de source autorisée au Caire.

Une délégation de responsables du Hamas à Gaza s'est rendue lundi au Caire pour peaufiner ce projet mis au point grâce à la médiation de l'Egypte et de l'Allemagne.

De leur côté, les parents du soldat captif depuis juin 2006 des activistes de Gaza ont rencontré le principal négociateur israélien et se sont dits remplis d'espoir.

"Ce n'est pas le moment pour bavarder mais pour agir", a toutefois déclaré Noam Shalit, le père de Gilad, enlevé en juin 2006 en territoire israélien par trois groupes activistes de Gaza, dont la branche militaire du Hamas.

"L'épisode Shalit est sur le point d'être clos", a déclaré un des responsables au Caire, en détaillant le déroulement du processus. Dans un premier temps, le Hamas remettrait Shalit aux mains de l'Egypte tandis qu'Israël procéderait à la libération de 350 à 450 prisonniers.

Des sources des deux parties ont déclaré qu'il existait un espoir de voir un accord conclu avant la fin de la semaine.

Mais un des responsables du Hamas, Sami Abou Zouhri, a tenu à minimiser les attentes. "Nous insistons sur le fait qu'il est prématuré de parler d'un quelconque résultat au sujet d'un accord d'échanges de détenus", a-t-il dit à Reuters.

"NI ACCORD, NI DÉCISION"

A Jérusalem, des représentants du gouvernement ont refusé d'évoquer en détail les perspectives d'un tel accord mais le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, interrogé lors d'une réunion à huis clos du Likoud, a clairement indiqué qu'il n'entrevoyait pas de percée imminente.

"La raison pour laquelle il n'y a pas de discussion pour le moment au sein du groupe (le Likoud, NDLR), et pas de discussion au sein du gouvernement, c'est qu'il n'y a ni accord, ni décision", leur a-t-il dit selon les propos rapportés par un responsable israélien.

"Ce qui se passe dans l'autre camp concernant différentes demandes n'est pas encore clair. Cela deviendra clair avec le temps", a-t-il ajouté.

Dans un communiqué, il avait indiqué au préalable que "les efforts pour obtenir la libération de Gilad Shalit se poursuivent et ont lieu hors des projecteurs des médias".

"C'est un moment trop délicat pour parler. Il nous faut anticiper et nous préparer à mener à bien toute procédure appropriée pour ramener Gilad à la maison", a confié pour sa part à la presse le ministre travailliste de la Défense, Ehud Barak.

Le Hamas a fait une concession en acceptant que certains détenus partent en exil plutôt que de revenir à Gaza ou en Cisjordanie.

Israël a pour sa part accepté d'augmenter de 160 le nombre d'activistes palestiniens qui seront libérés, avec parmi eux des Arabes israéliens, ce que refusait jusqu'à présent l'Etat juif.

Lorsque Shalit aura été transféré d'Egypte en Israël, le gouvernement israélien procédera à l'élargissement d'autres détenus, dont le nombre n'est pas précisé. Enfin, d'autres libérations s'étaleront ensuite sur plusieurs semaines.

Le 2 octobre, Israël a fait libérer vingt détenues après la publication d'une vidéo montrant que Shalit, aujourd'hui âgé de 23 ans, est toujours en vie.

Les Palestiniens auraient rejeté une offre israélienne

netanyahu-benjamin.jpgL'Autorité palestinienne a rejeté une nouvelle offre de reprise des négociations de paix avec Israël sans arrêt préalable de la colonisation.

"Israël a proposé par l'intermédiaire de l'administration américaine de reprendre les négociations" en étendant les zones sous contrôle palestinien en Cisjordanie occupée, a déclaré à l'AFP un haut responsable palestinien.

"La raison du refus est que l'Autorité palestinienne demande en premier lieu un arrêt des implantations en Cisjordanie et à Jérusalem-est", a-t-il ajouté sous couvert de l'anonymat.

La colonisation israélienne des territoires palestiniens occupés constitue le principal obstacle à une reprise des négociations de paix suspendues depuis près d'un an. Les Palestiniens réclament l'arrêt total des constructions en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-est, avant de revenir à la table des négociations, ce que refuse Israël.

Selon ce responsable, l'offre israélienne prévoyait de transférer à l'Autorité palestinienne des zones de Cisjordanie actuellement sous le contrôle de l'armée israélienne, la libération de 400 Palestiniens détenus dans des prisons de l'Etat hébreu, l'allègement du dispositif de points de contrôle israéliens en Cisjordanie ainsi qu'un gel partiel de la colonisation, à l'exclusion de Jérusalem-est.

Israël pas "au courant "

Mark Regev, le porte-parole du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, a déclaré à l'AFP ne pas être "au courant d'une telle offre", associant une reprise des négociations à des promesses ou des gestes de bonne volonté israéliens.

Mark Regev s'est borné à réaffirmer la position du chef du gouvernement qui s'est prononcé à de multiples occasions "pour une reprise immédiate et sans conditions" des négociations interrompues à la suite de l'offensive israélienne à Gaza de décembre-janvier dernier.

Interrogé par l'AFP, le négociateur palestinien Saëb Erakat s'est également refusé à confirmer ou démentir cette information, mais a réitéré l'exigence palestinienne d'un arrêt préalable des implantations avant toute reprise des discussions.

Saëb Erakat se trouve en Amérique latine où il accompagne le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas dans une tournée régionale.

La libération du soldat Gilad Shalit serait imminente

shalitgg.jpgLe soldat israélien Gilad Shalit pourrait recouvrer la liberté cette semaine dans le cadre d'un échange de prisonniers complexe et graduel entre Israël et le Hamas, dit-on lundi de source autorisée au Caire.

Une délégation de responsables du Hamas à Gaza s'est rendue au Caire dans la journée pour peaufiner ce projet mis au point grâce à la médiation de l'Egypte et de l'Allemagne.

De leur côté, les parents du soldat captif depuis juin 2006 des activistes de Gaza ont rencontré lundi le principal négociateur israélien et se sont dits remplis d'espoir.

"Ce n'est pas moment pour bavarder mais pour agir", a toutefois déclaré Noam Shalit, le père de Gilad, enlevé en juin 2006 en territoire israélien par trois groupes activistes de Gaza, dont la branche militaire du Hamas.

"Les efforts pour obtenir la libération de Gilad Shalit se poursuivent et ont lieu hors des projecteurs des médias. Nous n'avons pas l'intention d'en dire plus", a déclaré le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, dans un communiqué.

"C'est un moment trop délicat pour parler. Il nous faut anticiper et nous préparer à mener à bien toute procédure appropriée pour ramener Gilad à la maison", a confié pour sa part à la presse le ministre travailliste de la Défense, Ehud Barak.

"L'épisode Shalit est sur le point d'être clos", a déclaré un des responsables au Caire, en détaillant le déroulement du processus.

Dans un premier temps, Le Hamas remettrait Shalit aux mains de l'Egypte tandis qu'Israël procéderait à la libération de 350 à 450 prisonniers.

Le Hamas a fait une concession en acceptant que certains détenus partent en exil plutôt que de revenir à Gaza ou en Cisjordanie.

Israël a pour sa part accepté d'augmenter de 160 le nombre d'activistes palestiniens qui seront libérés, avec parmi eux des Arabes israéliens, ce que refusait jusqu'à présent l'Etat juif.

Lorsque Shalit aura été transféré d'Egypte en Israël, le gouvernement israélien procédera à l'élargissement d'autres détenus, dont le nombre n'est pas précisé. Enfin, d'autres libérations s'étaleront ensuite sur plusieurs semaines.

Le 2 octobre, Israël a fait libérer vingt détenues après la publication d'une vidéo montrant que Shalit, aujourd'hui âgé de 23 ans, est toujours en vie.