Yves Benjamin ATTALI

Né le 8 juin 1957 à Paris
Études secondaires en internat à l'école Maïmonide de Boulogne sur seine.
Aliyah en 1976, terminale au lycée français de Jérusalem.
Service militaire dans le génie combattant.
Marié avec une Israélienne, Hanna, père de 4 enfants (2 filles et 2 garçons). Habitons à Kfar Tavor en basse Galilée.
Licence en sociologie et ressources humaines de l'université de Bar-Ilan.
Amoureux des langues, considéré comme le plus Israélien des francophones de ma promotion.
J'ai collaboré pour la première fois avec Alliance en 1997. Aujourd'hui j'ai renoué avec le magazine juif qui est incontestablement le meilleur sur Web.

Les articles de Yves Benjamin ATTALI

Benjamin Netanyahu rencontre Angela Merkel en Allemagne

bbneta.jpgLe Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, se rend ce lundi en Allemagne pour un entretien avec la chancelière Angela Merkel consacré au programme nucléaire iranien et aux efforts en vue d'une reprise des pourparlers de paix au Proche-Orient.
Une demi-douzaine de membres du gouvernement israélien accompagneront Netanyahu lors de ce déplacement qui vise, aussi, à renforcer les liens entre les deux pays sur des questions comme l'aide aux pays en développement, l'énergie renouvelable et la science, ont déclaré des responsables des deux parties.

A la veille de sa visite, Netanyahu a rappelé qu'Israël accordait une "grande importance" à ses liens historiques avec l'Allemagne, qui joue selon lui un rôle important pour la sécurité d'Israël.
Après la Seconde Guerre mondiale et l'Holocauste, l'Allemagne a été l'un des principaux pourvoyeurs d'aide à l'Etat juif et reste aujourd'hui encore l'un de ses plus fidèles alliés même si Berlin a joint ces dernières années sa voix au concert de critiques européennes sur la politique d'Israël envers les Palestiniens.

Netanyahu et Merkel devraient débattre du nucléaire iranien et de l'opportunité d'imposer de nouvelles sanctions contre Téhéran. L'Allemagne fait partie des six pays - avec les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies - engagés dans les négociations avec la République islamique.

"Nous disons qu'il est temps maintenant d'accentuer les sanctions", a déclaré un responsable israélien lors d'un point avec la presse avant la visite à Berlin.

"En fin de compte, Israël pense que plus la pression est forte aujourd'hui, plus les efforts diplomatiques ont de chance de réussir", a-t-il ajouté.

Les deux dirigeants discuteront également des efforts occidentaux en vue d'une reprise du dialogue israélo-palestinien alors que l'émissaire spécial des Etats-Unis au Proche-Orient, George Mitchell, est attendu dans la région dans les prochains jours, a précisé ce responsable.

Israël envoie deux avions d'aide à Haïti

haiti2.jpgJERUSALEM - L'armée israélienne a dépêché vendredi deux avions d'aide transportant du matériel médical et du personnel soignant à Haïti, frappé par un séisme dévastateur, a annoncé une porte-parole.

"L'équipe israélienne constituée de 220 personnes va créer un hôpital de campagne", a-t-elle précisé.

La mission comprend 40 médecins, 20 infirmiers, 24 infirmières et du personnel technique. Un tiers du personnel médical est constitué de réservistes de l'armée qui ont été rappelés sous les drapeaux.

Saluant le chef de l'équipe, le général de réserve Shalom Ben Aryeh, chargé des opérations se secours au sein de la Défense civile, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a rendu hommage à "une mission nationale, conforme à la tradition juive d'aide" aux sinistrés.

Jusqu'à présent, aucun Israélien n'est porté disparu en Haïti. Une célébrité locale, Sharona Elsaieh, la fille du pacifiste israélien Abie Nathan, a finalement donné signe de vie après trois jours, selon la radio publique israélienne.

Les traitements contre les rides résistent à la crise

boo.jpgVoir article sur le même sujet "Botox : info ou intox"

Le Botox, produit phare d'Allergan, reste le plus utilisé dans la lutte contre les rides, avec 80% de part de marché en Europe et dans le reste des pays où la marque est présente.

Le marché s'élève à plus d'un milliard d'euros, dont 320 millions pour l'Europe.

Difficile d'évaluer la place prise par Azzalure, le traitement à base de toxine botulique lancé par Galderma en juin dernier. La filiale commune de Nestlé et L'Oréal assure que les premières ventes «dépassent ses espérances». Son grand concurrent, Allergan, qui commercialise le Botox depuis des années, estime de son côté que Galderma n'a grignoté que «1% à 2% de part de marché» en France. «Nous conservons près de 80% de part de marché en Europe et dans les pays où nous sommes présents, pour les traitements à base de toxine botulique», a expliqué vendredi David Pyott, président d'Allergan, qui participait à Paris au congrès de l'Imcas rassemblant des dermatologues et des chirurgiens plastiques du monde entier.

Allergan, l'un des leaders mondiaux de la dermatologie et de l'esthétique médicale, se développe aussi bien dans les soins (ophtalmologie, urologie, etc.) que dans la cosmétique. Dans ce domaine, qui représente 30% de ses ventes, le laboratoire américain attend jusqu'à 500 millions de dollars de chiffre d'affaires annuel avec le Latisse. Ce nouveau produit pour allonger les cils démarre lentement sur le marché américain. Mais «il devrait séduire les femmes de tous âges», pronostique David Pyott.

En attendant, le Botox (utilisé en cosmétique et pour des traitements médicaux) reste le produit phare d'Allergan. En 2009, son chiffre d'affaires est proche de 1,28 milliard de dollars, soit près de 30% des revenus totaux du laboratoire américain.

Une croissance assurée

Dans la même spécialité, David Pyott mise largement sur Juvéderm et Voluma. Ces gels pour infiltrations à base d'acide hyaluronique lui permettent d'offrir une gamme de soins complète puisqu'ils «traitent le bas du visage quand le Botox répare les dégâts entre les yeux et sur le front».

Le créneau est porteur. Le comblement des rides est le traitement préféré des femmes qui cherchent à améliorer leur physique. Les gels à base de toxine botulique et d'acide hyaluronique représentent en 2009 un chiffre d'affaires de 1,1 milliard d'euros, dont 320 millions pour l'Europe et 46 millions pour la France. C'est un marché quasiment stable par rapport à 2008 malgré la crise, juge l'Imcas et «qui devrait croître encore de 5% à 10% par an» au cours des prochaines années.

Le marché de l'esthétique médicale est difficile à cerner précisément. L'Imcas l'évaluait l'an dernier à 7 milliards de dollars (5,25 milliards d'euros) mais ce regroupement de praticiens a revu ses données cette année et il estime qu'il était plutôt de l'ordre de 4,3 milliards de dollars en 2008. Globalement, l'esthétique médicale aurait subi une baisse d'au moins 15% qui affecte surtout les actes chirurgicaux. «Les patients recherchent de moins en moins de changements drastiques à base de chirurgie. Ils s'intéressent plus aux traitements légers qui leur permettent de garder leur visage intact», explique Benjamin Asher, directeur de l'Imcas.

Les prothèses mammaires (500 millions d'euros de chiffre d'affaires dans le monde dont 14 millions en France) ont ainsi reculé de 15% en un an. Moins toutefois que les traitements à base d'énergie. Le chiffre d'affaires des équipements utilisant le laser, la radiofréquence ou les ultrasons plonge de 40%.

Israël va clôturer sa frontière avec l'Egypte

netanyahu-benjamin.jpgLe Premier ministre Benjamin Netanyahu a approuvé dimanche un projet visant à établir une barrière et du matériel de surveillance perfectionné sur une partie de la frontière israélo-égyptienne afin d'en écarter les immigrants clandestins et les activistes.

"J'ai pris la décision de fermer la frontière sud d'Israël aux éléments infiltrés et aux terroristes. C'est une décision stratégique visant à préserver le caractère juif et démocratique d'Israël", annonce-t-il dans un communiqué.

Des milliers d'immigrants africains et autres, fuyant des conflits et cherchant du travail, sont entrés en Israël ces dernières années en franchissant sa frontière poreuse avec l'Egypte.

Netanyahu a dit qu'Israël continuerait à admettre des réfugiés en provenance de zones de conflit, mais il a ajouté:

"Nous ne pouvons laisser des dizaines de milliers de travailleurs en situation irrégulière s'infiltrer en Israël par la frontière sud et inonder notre pays de clandestins étrangers."

La réalisation de la clôture prendra deux ans et coûtera un milliard de shekels (270 millions de dollars). La barrière ne sera pas érigée le long de l'ensemble de la frontière, longue de 266 km.

La police égyptienne a intensifié ces derniers mois ses efforts de surveillance de la frontière avec Israël à la suite d'une recrudescence des infiltrations à travers l'Egypte. Depuis mai, au moins 17 immigrants ont été tués par la police égyptienne.

Israël construit aussi une "barrière de sécurité" controversée autour de la Cisjordanie et qui empiète par endroits sur ce territoire. Il fait valoir que cette barrière hérissée de fil de fer barbelé et qui prend par endroits la forme de hauts murs de béton est nécessaire pour mettre fin aux infiltrations de kamikazes en Israël. Les Palestiniens dénoncent l'empiètement sur leur territoire. Israël a jusqu'ici construit environ la moitié des 670 km prévus.

Un mur de béton sépare au sud Israël de la bande de Gaza et un réseau de clôtures surmontées de fils coupants et de systèmes électroniques serpente au nord le long de sa frontière avec le Liban et la Syrie.

L'Egypte construit pour sa part une barrière souterraine le long de sa frontière avec la bande de Gaza pour empêcher les Palestiniens de faire venir des armes grâce à des tunnels.

Israël ripostera "puissamment" aux nouveaux tirs de Gaza

net.jpgJERUSALEM - Benjamin Netanyahu a promis dimanche de "riposter immédiatement et puissamment" à tout nouveau tir de roquettes provenant de la bande de Gaza, après plusieurs jours d'escalade à la frontière entre le territoire contrôlé par le Hamas et Israël.
Benjamin Netanyahu a promis dimanche de riposter immédiatement et puissamment à tout nouveau tir de roquettes provenant de la bande de Gaza, après plusieurs jours d'escalade à la frontière entre le territoire contrôlé par le Hamas et Israël.

Peu après, l'armée israélienne a annoncé avoir lancé un raid aérien à Gaza, sans fournir d'autres précisions dans l'immédiat. Mais le Hamas a fait état de trois Palestiniens tués par des tirs israéliens alors qu'ils s'apprêtaient à lancer des roquettes sur le territoire israélien.

Le Premier ministre israélien a déclaré lors du conseil des ministres hebdomadaire qu'une vingtaine d'obus de mortier et de roquettes avaient été tirés sur l'Etat juif la semaine écoulée à partir de Gaza, où trois Palestiniens avaient déjà été tués jeudi dans un raid aérien de représailles de Tsahal.

L'aviation israélienne a largué au-dessus du territoire contrôlé par le Hamas depuis juin 1967 des tracts invitant les Gazaouis à ne pas s'approcher à moins de 300 mètres de la clôture de sécurité israélienne.

"Je prend cela très au sérieux. La politique du gouvernement est claire, tout tir sur notre territoire entraînera une riposte immédiate et puissante", a déclaré le chef du Likoud.

La tension qui ne cesse de monter à la frontière depuis décembre, après le répit d'un an qui a suivi l'offensive dévastatrice de Tsahal contre le Hamas, complique les efforts diplomatiques américains pour relancer le processus de paix dans la région.

Netanyahu a reproché par ailleurs au mouvement rival palestinien Fatah, qui prédomine en Cisjordanie occupé, d'avoir baptisé une place du nom d'un activiste impliqué dans une attaque sanglante contre un autobus israélien en 1978.

Le Premier ministre israélien a invité l'Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas à mettre fin à ces "incitations à la haine". "Ce n'est pas une façon de faire la paix", a-t-il ajouté.

En dépit des pressions américaines, Abbas refuse de reprendre les négociations de paix avec Israël tant que celui-ci gèlera pas totalement la colonisation juive en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

Yasmin Levy le 6 février 2010 à l’Alhambra

YasminLevy.jpg- Voir article sur le même sujet, la judéria

- Article Mano suave

Yasmin Levy à L’Alhambra
21, rue Yves Toudic, Xe arrondissement
6 février 2010, 29€

Chanteuse intense et revendiquant la tradition judéo-espagnole en chantant en ladino, l’Israélienne Yasmin Levy sera sur la scène de l’Alhambra le 6 février, pour y chanter notamment les chansons de son dernier album, Sentir (lequel comporte notamment une surprenante reprise en ladino du « Hallelujah » de Leonard Cohen), sorti en octobre 2009.

Israël est plus connu pour sa tumultueuse histoire et les conflits à répétition que pour sa scène musicale. Hormis quelques rares artistes (des black metalleux de Melechesh au brillant groupe de trance goa Astral Projection, en passant bien sûr par les incontournables Keren Ann et Yael Naim, cette dernière ayant réussi l’exploit d’être populaire en France en chantant en hébreu), la diversité des musiques d’Israël est assez méconnue. Le pays est pourtant, par son histoire, sa géographie, le réceptacle d’héritages pluriels. Et de ceci atteste singulièrement la musique de Yasmin Levy.

Yasmin Levy chante avec une ferveur qui fait mouche immédiatement. Il suffit d’écouter le bouleversant « La Alegria » (« La joie », titre singulier eu égard à sa tonalité dramatique – voir ci-dessous) pour être chaviré par cette voix intense. Toute Israélienne soit-elle, Yasmin Levy chante en ladino, langue des Judéo-espagnols elle-même réceptacle de l’histoire tourmentée des sépharades d’Espagne et de leurs errances, langue héritière de plusieurs langues méditerranéennes et langue aujourd’hui menacée d’extinction…

Dans ses moments sublimes, la chanteuse atteint à l’intensité d’une grande flamenquista, avec ce pathos grandiose et fier qui rappelle en effet le flamenco. Mais sa musique, tantôt tourmentée et tantôt hypnotique, est le fruit d’un métissage, où se croisent le flamenco, les percussions et les cordes orientales, des orchestrations amples, des arabesques du chant et, plus occasionnellement, des touches de jazz…

En même temps qu’il dit l’attachement à une culture ladino menacée d’extinction (culture qu’a beaucoup promu son père Yitzhak Levy), son art est aussi ouverture et échange – ou la démonstration que la quête d’identité n’est pas forcément un cloisonnement.

Même si elle n’a que 35 ans et 4 albums à son actif, Yasmin Levy a dans la voix cette force d’âme brûlante et cette douleur altière qui rappellent les meilleures chanteuses ibériques. Difficile de lui prédire prématurément une carrière à la Amália Rodrigues ou à la Niña de los Peines, mais il s’agit assurément d’une des grandes voix actuelles de ce que les Français nomment si vilainement la « world music ».

Yasmin Levy à L’Alhambra
21, rue Yves Toudic, Xe arrondissement
6 février 2010, 29€

Botox: info ou intox ?

BOTOX.jpgArticle paru "Topsante.com"

Les injections de toxine botulique sont l'acte de chirurgie esthétique le plus pratiqué dans le monde. Moins lourdes et moins invasives que la chirurgie esthétique classique, ces injections soulèvent tout de même bien des questions, notamment sur leur toxicité.

Ecrit par celui a introduit la toxine botulique en France il y a 16 ans, le chirurgien plasticien Benjamin Ascher, Toxine botulique : Info ou Intox ? tente de démontrer que cette toxine n'est en rien toxique.

L'ouvrage du médecin fait "le point sur les différents produits disponibles, leur efficacité, leurs indications ou contre-indications et leurs effets reconnus", pour toutes celles et tous ceux qui souhaitent un jour franchir le pas.

Toxine botulique : Info ou Intox ?, Dr. Benjamin Ascher, Ed. Presses du Châtelet

Vers une reprise du processus de paix ?

drapeau-israel.jpgDes signes d'une possible reprise du processus de paix au Proche-Orient, gelé depuis un an, sont apparus lors d'une entrevue mardi entre le chef du gouvernement israélien et le président égyptien, estiment des responsables israéliens et palestiniens.

"La région va connaître une intense activité politique dans les deux semaines à venir", a ainsi prédit Nabil Abou Rdainah, conseiller du président palestinien Mahmoud Abbas.

L'émissaire américain George Mitchell, qui a effectué plusieurs navettes cette année sans résultat, se rendra à nouveau dans la région le mois prochain, apprend-on de source diplomatique.

Répondant au conseiller de Mahmoud Abbas, Mark Regev, porte-parole de Benjamin Netanyahu, a quant à lui exprimé l'espoir "de voir reprendre les discussions avec les Palestiniens dans un avenir proche".

"Nous sommes prêts", a-t-il souligné.

Interrogé par Reuters, un membre de l'administration israélienne ayant requis l'anonymat a, lui aussi, annoncé des efforts importants à brève échéance en vue d'une relance du processus de paix. "Tout le monde le souhaite", a-t-il assuré.

Le gouvernement ne veut pas dévoiler ses intentions à ce stade, a ajouté le haut fonctionnaire, "mais nous sommes prêts à jouer notre rôle dans le cadre d'un règlement global".

Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit, a quant lui fait état d'une évolution de la position du premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, après son entretien de mardi au Caire avec le président Hosni Moubarak.

"Je ne peux pas entrer dans les détails (...) mais Netanyahu a parlé de choses qui, à notre avis, vont plus loin que ce que nous entendions depuis un long moment de la part des Israéliens", a dit le chef de la diplomatie égyptienne.

"IL AVANCE"

"Je ne peux pas dire qu'on se rapproche d'un règlement. Je ne peux pas dire si Netanyahu est venu en Egypte pour faire part d'un changement de sa position (...) Mais il avance", a-t-il poursuivi.

A son retour à Jérusalem mercredi, le Premier ministre israélien a dit aux membres de son parti, le Likoud, que "le temps était venu de reprendre le processus de paix", un de ses leitmotivs depuis plusieurs semaines.

Mahmoud Abbas refuse de reprendre les discussions sans, notamment, un gel total des implantations juives dans les territoires palestiniens.

Le président de l'Autorité palestinienne doit prononcer jeudi à Ramallah un discours pour le 45e anniversaire de la fondation de son mouvement, le Fatah. Il entamera ensuite une tournée des capitales arabes et se rendra notamment au Caire.

Lundi, provoquant la colère des Palestiniens, Israël a dévoilé un projet de construction de plus de 700 nouveaux logements dans des secteurs de Cisjordanie que l'Etat juif considère comme appartenant à Jérusalem.

Sous la pression américaine, Benjamin Netanyahu a ordonné en novembre un "gel" de dix mois des nouvelles constructions en Cisjordanie - en excluant de cette mesure des zones frontalières situées à la périphérie de Jérusalem.

Israël s'est attiré les critiques de la communauté internationale le mois dernier en approuvant un projet de construction de 900 nouveaux logements dans la colonie de Gilo, à la périphérie de Jérusalem-Est, où vivent déjà 40.000 Israéliens.

Environ un demi-million d'Israéliens vivent en Cisjordanie et à Jérusalem-Est - la partie arabe de la ville sainte prise par Tsahal en 1967 - parmi 2,7 millions de Palestiniens.

Kadima rejette l'offre d'alliance de Nétanyahou

israel2.jpgJERUSALEM — Kadima, principal parti de l'opposition israélienne a rejeté lundi l'offre d'alliance du Premier ministre Benjamin Nétanyahou, qui lui avait demandé de rejoindre son gouvernement de coalition.

Kadima, le parti centriste dirigé par l'ancienne cheffe de la diplomatie Tzipi Livni, est le premier parti du pays, avec 28 sièges sur les 120 de la Knesset, soit un de plus que le Likoud de Nétanyahou.

Lundi, Tzipi Livni a qualifié cette proposition de "cynique et irrélaliste", la jugeant "indigne du Premier ministre" de chercher à se servir de la difficile situation d'Israël sur la scène internationale pour faire "de la politique politicienne".

Selon nombre d'observateurs, l'objectif du Premier ministre, qui avait proposé plusieurs postes ministériels à Kadima, serait en fait de faire exploser le parti centriste et de renforcer son propre camp avec des dissidents issus de ses rangs.

De nouvelles constructions israéliennes

israelflag.jpgLe gouvernement israélien a dévoilé lundi un projet de construction de 700 nouveaux logements proche de Jérusalem, au grand dam de l'Autorité palestinienne.

Le ministère israélien du Logement a lancé un appel d'offres pour la construction de 198 logements à Pisgat Zeev, 377 maisons à Neve Yaakov et 177 résidences à Har Homa, des colonies proches de Jérusalem.

Ce projet s'intègre dans un plan du gouvernement qui prévoit la construction de milliers de nouveaux logements en Israël.
Selon la chaîne 10 de la télévision israélienne, le premier ministre Benjamin Nétanyahou aurait donné son feu vert à ces appels d'offres, alors qu'il avait gelé la construction à Jérusalem-Est à la suite des pressions américaines.

M. Nétanyahou a approuvé un moratoire de 10 mois de la construction dans les colonies de Cisjordanie, où sont installés quelque 300 000 Israéliens.

Cependant, le moratoire ne concerne ni Jérusalem-Est, ni 3000 logements déjà en chantier en Cisjordanie, ni la construction d'édifices publics (synagogues, écoles, hôpitaux, bains rituels).

L'Autorité palestinienne a dénoncé ce nouveau projet. Saëb Erakat, le principal négociateur palestinien, a appelé Washington à « réaliser que la politique du gouvernement israélien vise à renforcer la colonisation au lieu de chercher la paix ».

Décision « illégale »

De son côté, l'Union européenne (UE) a déploré la décision « illégale » des autorités israéliennes de lancer des appels d'offres pour la construction de logements dans la partie annexée de Jérusalem.

« Les constructions sur des terres occupées sont illégales et contraires au droit international », a averti la présidence suédoise de l'UE, qui s'est dite « consternée » par l'annonce de ces appels d'offres. Elle a invité les autorités israéliennes à « reconsidérer ce projet ».

Le porte-parole de la Maison-Blanche, Robert Gibbs, a indiqué que Washington s'opposait au nouveau projet de construction israélien.

Israël s'est attiré les critiques de la communauté internationale le mois dernier en approuvant un projet de construction de 900 nouveaux logements dans la colonie de Gilo, à la périphérie de Jérusalem-Est, où vivent déjà 40 000 Israéliens.

Jérusalem-Est a été conquise en juin 1967 par Israël puis annexée. Cette annexion n'a pas été reconnue par la communauté internationale. Les Palestiniens veulent faire de la partie orientale de la ville la capitale de leur futur État.