Yves Benjamin ATTALI

Né le 8 juin 1957 à Paris
Études secondaires en internat à l'école Maïmonide de Boulogne sur seine.
Aliyah en 1976, terminale au lycée français de Jérusalem.
Service militaire dans le génie combattant.
Marié avec une Israélienne, Hanna, père de 4 enfants (2 filles et 2 garçons). Habitons à Kfar Tavor en basse Galilée.
Licence en sociologie et ressources humaines de l'université de Bar-Ilan.
Amoureux des langues, considéré comme le plus Israélien des francophones de ma promotion.
J'ai collaboré pour la première fois avec Alliance en 1997. Aujourd'hui j'ai renoué avec le magazine juif qui est incontestablement le meilleur sur Web.

Les articles de Yves Benjamin ATTALI

Benjamin Netanyahu croit à la reprise prochaine des négociations

net.jpgLe Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a dit mercredi s'attendre à ce que les négociations de paix avec les Palestiniens reprennent dans quelques semaines.

"J'ai, sur le fond, l'espoir réaliste que dans les semaines qui viennent, nous relancions le processus de paix avec les Palestiniens, et cela sans conditions préalables", a-t-il dit lors d'une conférence sur la sécurité nationale, à Herzliya, près de Tel Aviv.

Netanyahu a réaffirmé qu'Israël était prêt, sans conditions préalables, à relancer les négociations de paix, suspendues depuis l'offensive de l'armée israélienne contre le Hamas dans la bande de Gaza l'hiver dernier.

"J'espère que s'il y en a la volonté du côté palestinien, non seulement pour construire une économie et des institutions palestiniennes mais aussi pour commencer à bâtir la paix elle-même(...), si ce désir est là, nous assisterons à la reprise du processus dans les semaines à venir", a dit le chef du gouvernement israélien.

A Washington, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, interrogée sur les perspectives de négociations, a déclaré que les Etats-Unis espéraient relancer le processus de paix le plus rapidement possible.

"Je ne veux pas anticiper quelque annonce qui pourrait venir des parties en présence, parce que quand elles seront prêtes à faire une telle déclaration, elles le feront", a-t-elle dit aux journalistes.

Le président palestinien, Mahmoud Abbas, insiste pour qu'Israël gèle totalement les constructions de logements dans les colonies juives avant que le processus de paix reprenne, et juge insuffisante la suspension pour dix mois des constructions, décrétée en novembre par Netanyahu.

Aussi, Nabil Abou Rdainah, collaborateur de Mahmoud Abbas, a-t-il réagi en ces termes, interrogé par Reuters: "Nous sommes prêts à reprendre les négociations dans les jours qui viennent si Netanyahu s'engage à geler les (constructions dans les) colonies, y compris dans Jérusalem".

Première de la pièce "Colombe" de Jean Anouilh

colomvbes.jpgAU PROFIT DE YAD LATELED FRANCE
Auteur : Jean Anouilh
Artistes : Anny Duperey, Sara Giraudeau, Rufus, Gregori Baquet, Benjamin Bellecour, Jean Paul Bordes, Fabienne Chaudat, Etienne Draber, Jean Pierre Moulin, Jean Francois Pargoud
Metteur en scène : Michel Fagadau

A Comédie des Champs Elysées 15 avenue Montaigne 75008 Paris
Le mardi 09 février 2010 de 20h45 à 23h00
Réservations : 01 45 24 20 36

Julien confie son amoureuse Colombe à sa mère qu'il déteste.Plongée dans la vie du théâtre,la ravissante ingénue est très vite courtisée.
Milieu du XIXème siècle, les années du boulevard du crime. Julien part au service militaire et confie son amoureuse Colombe à sa mère qu'il déteste, la terrible Madame Alexandra.
Voilà Colombe plongée dans la vie du théâtre... La ravissante ingénue est très vite courtisée.

Silvio Berlusconi: la politique de colonisation d'Israël est "une erreur"

JERUSALEM — La politique israélienne de colonisation est "une erreur", a estimé le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi dans une interview publiée dimanche dans un quotidien israélien à la veille de sa visite officielle en Israël.

"La politique de colonisation d'Israël (ndlr: dans les territoires arabes occupés depuis juin 1967) peut constituer un obstacle à la paix. En tant qu'ami, la main sur le coeur, je veux dire au peuple et au gouvernement d'Israël que persister dans cette politique est une erreur", a-t-il déclaré au quotidien Haaretz.

Dimanche, au début de la réunion hebdomadaire de son cabinet, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a souligné la qualité des relations entre Israël et l'Italie.

"M. Berlusconi est le meilleur de nos amis sur la scène internationale, et sa visite s'inscrit dans le cadre du resserrement de nos liens avec les gouvernements européens les plus importants", a-t-il déclaré.

"Le temps est venu pour Israël et la Syrie d'agir de concert pour le bien de la paix, et dans ce contexte le plateau du Golan (occupé) devra être restitué (à la Syrie) afin que les deux pays établissent des relations diplomatiques et que Damas renonce à soutenir des organisations qui ne reconnaissent pas Israël", a encore indiqué M. Berlusconi à Haaretz.

Il s'est par ailleurs catégoriquement prononcé contre l'éventualité que "des armes nucléaires puissent être détenues par un pays (l'Iran), dont les dirigeants affirment publiquement qu'ils veulent détruire Israël et nient l'existence du génocide nazi".

M. Berlusconi est attendu lundi en Israël avec huit de ses ministres pour une visite de trois jours durant laquelle il doit notamment s'exprimer à la tribune de la Knesset (Parlement).

Dans l'interview, M. Berlusconi se félicite par ailleurs d'avoir fait de l'Italie "l'ami européen le plus proche d'Israël".

Preuve de ces liens privilégiés, une réunion conjointe des gouvernements israélien et italien doit se tenir à Jérusalem à l'occasion de cette visite.

Dix Américains arrêtés en Haïti pour adoption illégale

haiti2.jpgLa police haïtienne a arrêté dix Américains pris en flagrant délit en train d'évacuer du pays 33 enfants dans le cadre d'un programme d'adoption illicite, ont rapporté samedi les autorités.
Les cinq hommes et cinq femmes, appréhendés vendredi soir, ont été placés en détention provisoire dans la capitale, Port-au-Prince. Les autorités craignent que des trafiquants ne profitent du chaos consécutif au séisme dévastateur du 12 janvier pour se livrer à des adoptions illégales.

Les suspects ont été interpellés à Malpasse, principal poste-frontière entre Haïti et la République dominicaine, à la suite d'une fouille routinière de leur véhicule.

"C'est totalement illégal", a déclaré Yves Cristalin, ministre haïtien des Affaires sociales. "Aucun enfant ne peut quitter Haïti sans l'autorisation adéquate et ces gens-là n'avaient aucune autorisation".

Obama ne veut faire défaut ni à Israël ni aux Palestiniens

obm.jpgLe président Barack Obama a déclaré jeudi qu'il ne négligerait jamais de soutenir la sécurité d'Israël mais que Washington devait aussi prendre en compte les épreuves du peuple palestinien.

"Nous nous employons à renforcer la capacité des deux parties à prendre place de chaque côté de la table" et à négocier, a-t-il dit lors d'une réunion publique en Floride.

Les efforts d'Obama et de son administration pour relancer des pourparlers de paix entre Israéliens et Palestiniens n'ont guère produit de résultats depuis sa prise de fonctions il y a un an.

Les discussions entre les deux parties sont bloquées depuis l'offensive israélienne de décembre 2008 et janvier 2009 dans la bande de Gaza contrôlée par le Hamas, qui s'est soldée par 1.400 morts côté palestinien et 13 morts dans le camp israélien.

Le président palestinien Mahmoud Abbas demande qu'Israël cesse toute construction dans les territoires occupés pour que des négociations reprennent. Il juge insuffisant le gel temporaire des activités de construction décidé l'automne dernier par Israël.

Le chef de la Maison blanche a dit que la diplomatie de la paix se heurtait à des contraintes internes dans les deux camps.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu "fait des efforts pour aller un peu plus loin que ne le veut sa coalition", a noté Obama.

Le gouvernement conservateur de Netanyahu comprend des partis pro-colons vivement opposés à ce que des secteurs occupés soient cédés aux Palestiniens pour un futur Etat.

Pour Obama, le président palestinien Mahmoud Abbas "veut sincèrement la paix" mais doit composer avec le Hamas, qui refuse de reconnaître le droit d'Israël à l'existence. Abbas, dirigeant proaméricain modéré, est aussi affaibli du fait qu'il ne gouverne qu'en Cisjordanie et que le Hamas contrôle Gaza.

Reconnaissant les "aspirations légitimes" des deux parties, Obama a cherché à réaffirmer la capacité de son gouvernement à jouer un rôle de médiateur.

"Israël est l'un de nos plus solides alliés, a-t-il dit. C'est crucial pour nous, et je n'hésiterai jamais à garantir la sécurité d'Israël."

Mais il a aussitôt ajouté: "Nous devons porter attention à la situation désespérée des Palestiniens. Il n'est pas bon pour notre sécurité, ni pour celle d'Israël, que des millions de personnes se sentent privées d'espoir."

65 ans après sa libération, comment préserver le camp d'Auschwitz-Birkenau ?

Auschwitz.jpgArticle paru dans "Le Monde"

Le temps commence à presser. Il y a de moins en moins de survivants d'Auschwitz-Birkenau, capables de mettre des mots sur ce qui s'est passé dans ce camp de concentration et d'extermination. A l'occasion du 65e anniversaire de sa "libération", mercredi 27 janvier, ils étaient encore plusieurs dizaines à se recueillir, dans la blancheur de l'hiver qui recouvre les ruines des crématoriums. Au total, on estime à 1,1 million le nombre de victimes, dont un million de juifs.

Les sirènes d'Auschwitz-Birkenau ont retenti, mercredi 27 janvier, marquant le début des cérémonies du 65e anniversaire de la libération du camp d'extermination devenu symbole du génocide perpétré par l'Allemagne nazie pendant la Seconde guerre mondiale.

Compte rendu La parole contre l'extermination

En présence de Benjamin Nétanyahou, premier ministre israélien, son homologue polonais, Donald Tusk, a appelé à la mobilisation internationale. "Nous savons qu'il est crucial de préserver dans un état intact ce lieu de mémoire, comme cimetière, monument, comme un rappel à la mémoire et une preuve du crime accompli, que certains voudraient nier, a-t-il dit. Nous devons arrêter le processus de destruction des bâtiments, qui intervient avec le temps. C'est pour cela que nous avons créé la Fondation Auschwitz-Birkenau."

En janvier 2009, Donald Tusk avait sollicité une quarantaine de pays afin de réunir 120 millions d'euros dans le but d'assurer la préservation du site. Près de 1,3 million de visiteurs ont franchi, en 2009, le seuil du camp passant sous l'inscription "Arbeit macht frei" ("Le travail rend libre").

L'engagement allemand

Le 16 décembre 2009, au terme d'un accord passé entre le gouvernement fédéral et les Länder, l'Allemagne a accepté de verser 60 millions d'euros. Depuis, d'autres pays, dont la France, se font attendre. D'accord sur le principe, Paris n'a fait aucune annonce sur la somme qui sera versée au fonds.

Mercredi, la France était représentée aux cérémonies par le secrétaire d'Etat chargé des anciens combattants, Hubert Falco. Celui-ci a conduit une délégation d'environ 180 personnes, parmi lesquelles se trouvaient des députés, des survivants, ainsi que des lycéens. Simone Veil et l'historien Serge Klarsfeld étaient aussi présents. "Le président de la République a transmis un message très clair, assure Hubert Falco à propos du fonds. On n'est pas là dans une surenchère. Soyons sérieux. Il faut une démarche collective, européenne, dans laquelle la France prendra toute sa part."

Non loin de là, devant le Pavillon français où les murs ont été couverts de vieilles photos bouleversantes des enfants déportés, Serge Klarsfeld s'étonne. "Ce n'est pas une affaire européenne, à partir du moment où l'Allemagne a déjà donné, dit-il. A moins de l'exclure de cette initiative ou de la faire payer deux fois ! Ça doit se faire Etat par Etat. Chacun se regarde en attendant de se décider. Un chiffre de 5 ou 6 millions d'euros pour la France me semblerait normal." M. Klarsfeld espère une annonce à l'occasion de la visite du premier ministre, François Fillon, au dîner annuel du CRIF, début février.

Israël fustige l'Iran lors de la commémoration de l'Holocauste

aushperes.JPGArticle paru dans "l'Express"

Pologne - A l'occasion de la Journée internationale de commémoration de l'Holocauste, les dirigeants israéliens ont qualifié l'Iran de menace pour le monde entier et affirmé que le peuple juif ne serait plus jamais victime d'un régime fanatique.
Le président israélien Shimon Peres, reçu mercredi par le parlement allemand. A l'occasion de la Journée internationale de commémoration de l'Holocauste, les dirigeants d'Israël ont qualifié l'Iran de menace pour le monde entier et affirmé que le peuple juif ne serait plus jamais victime d'un régime fanatique. (Reuters/Fabrizio Bensch)

Le président israélien Shimon Peres, reçu mercredi par le parlement allemand. A l'occasion de la Journée internationale de commémoration de l'Holocauste, les dirigeants d'Israël ont qualifié l'Iran de menace pour le monde entier et affirmé que le peuple juif ne serait plus jamais victime d'un régime fanatique.

Le 27 janvier 1945, l'Armée rouge soviétique libérait le plus vaste camp de la mort nazi, Auschwitz, non loin du village polonais d'Oswiecim. Près de 1,5 million de personnes, en majorité juives, y ont péri durant la Seconde Guerre mondiale.

"Cette journée ne représente pas seulement un jour de commémoration pour les victimes, elle représente non seulement les remords de l'humanité face à l'incompréhensible atrocité qui a eu lieu, mais aussi face à la tragédie qui a découlé du fait d'avoir remis l'action au lendemain", a déclaré le président israélien Shimon Peres au parlement allemand.

"N'ignorez plus jamais les dictateurs assoiffés de sang qui, sous des masques démagogiques, profèrent des slogans meurtriers", a-t-il dit.

Shimon Peres, qui s'exprimait en hébreu, a pris pour cible l'Iran, dont le président Mahmoud Ahmadinejad a préconisé la destruction d'Israël et nie la réalité de l'Holocauste.

"Les menaces d'anéantissement d'un peuple et d'une nation sont formulées à l'ombre des armes de destruction massive que détiennent des mains irresponsables, des esprits irrationnels (qui s'expriment) dans un langage mensonger", a-t-il déclaré.

TOUT A CHANGÉ DEPUIS 1945

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a aussi parlé d'un devoir de vigilance en présence de journalistes avant d'assister à une cérémonie sur le site d'Auschwitz avec des dirigeants polonais et des ministres d'une trentaine de pays.

"Je crois que la tragédie du peuple juif est de ne pas avoir eu la faculté de percevoir le danger à temps, la faculté de se protéger après avoir perçu (le danger)", a-t-il dit.

"Cette situation a entièrement changé au cours des 65 dernières années. (Nous venons dire ici que) nous sommes une nation qui sait se défendre, et un pays capable d'avertir du danger les nations du monde", a-t-il ajouté.

Peres, 86 ans, a célébré les relations étroites nouées par l'Allemagne après la guerre avec l'Etat d'Israël et a fait l'éloge des Iraniens qui ont manifesté contre la réélection controversée d'Ahmadinejad l'an dernier.

"Comme nos voisins, nous nous identifions aux millions d'Iraniens qui se révoltent contre la dictature et la violence."

Le président russe Dmitri Medvedev, qui avait décliné l'invitation polonaise à assister à la cérémonie, a mis en garde, dans un message lu par le ministre russe de l'Education, Alexeï Foursenko, contre les tentatives de réécrire l'Histoire en minimisant le rôle de l'Armée rouge.

Les Russes, qui ont payé un lourd tribut à ce combat, sont très fiers du rôle joué par leur pays dans la défaite de l'Allemagne nazie. La cérémonie d'Auschwitz a été largement retransmise par les médias russes et des groupes juifs russes ont organisé des cérémonies du souvenir dans tout le pays.

La cérémonie d'Auschwitz, à laquelle ont pris part 150 survivants des camps de la mort, avait pour thème l'enseignement des réalités de l'Holocauste aux jeunes générations.

"Ce lieu a fait de moi ce que je suis aujourd'hui, à près de 90 ans. Il me reste une mission - transmettre à la prochaine génération la connaissance de ce qui s'est passé ici", a déclaré aux journalistes un survivant du camp, August Kowalczyk. Cet acteur à la retraite, envoyé à Auschwitz en 1940, est l'un des très rares détenus à s'en être évadés.

UN MINISTRE RUSSE À AUSCHWITZ

Dans un article publié par le journal Fakt, le président polonais Lech Kaczynski souligne l'importance de l'enseignement pour empêcher que ne se reproduisent des atrocités de type nazi.

"En nous concentrant sur l'enseignement, nous protégeons l'avenir de nos sociétés et de nos pays contre un retour au cauchemar des manipulations totalitaires qui ont abouti à la création de lieux tels qu'Auschwitz-Birkenau", écrit-il.

La plus grande communauté juive d'Europe vivait en Pologne avant 1945. La plupart de ses membres ont péri dans les camps nazis.

Le musée qui administre aujourd'hui le site d'Auschwitz doit présenter une exposition consacrée à la libération du camp par l'Armée rouge.

A Rome, le prix Nobel de la paix Elie Wiesel, survivant des camps d'Auschwitz et de Buchenwald, a prononcé au parlement italien un discours très critique au sujet du "silence" qui est reproché au pape Pie XII durant l'Holocauste.

"Que ce soit au plus haut degré de la politique ou au plus haut degré de la spiritualité, le silence n'aide jamais les victimes. Le silence aide toujours l'agresseur", a dit Wiesel à une assemblée d'élus et de responsables parmi lesquels figurait le président du Conseil, Silvio Berlusconi.

Wiesel a aussi demandé que le président Ahmadinejad soit arrêté s'il quittait l'Iran, et traduit devant la Cour pénale internationale "pour incitation aux crimes contre l'humanité".

Le pape Benoît XVI, qui fut enrôlé dans les Jeunesses hitlériennes durant son adolescence, a défendu l'attitude controversée de Pie XII durant la guerre. Lors d'une audience générale intervenant dix jours après sa première visite à la synagogue de Rome, le pape a qualifié mercredi l'Holocauste de "folie homicide" qui ne devra jamais tomber dans l'oubli.

Auschwitz: les survivants se recueillent, 65 ans après la libération du camp

aus.jpgCRACOVIE — Des survivants du camp nazi d'Auschwitz-Birkenau, libéré il y a 65 ans, se recueillent mercredi au côté d'anciens soldats de l'Armée rouge et de personnalités comme le Premier ministre israélien, en souvenir des victimes de ce lieu d'extermination.

Pour la plupart d'entre eux, c'est la dernière occasion de se réunir sur le lieu de leur martyre en hommage à leurs codétenus: 1,1 million d'hommes, de femmes et d'enfants gazés, fusillés, morts de faim, de froid et d'épuisement, dont un million de Juifs de toute l'Europe.
Auschwitz, installé en 1940 en Pologne occupée et libéré le 27 janvier 1945 par l'armée soviétique, est resté le symbole du génocide perpétré par l'Allemagne nazie. En 2005, l'ONU a déclaré ce jour Journée internationale du souvenir des victimes de l'Holocauste.

Avant les cérémonies prévues dans l'après-midi sur le site du camp, 700 personnes étaient rassemblées pour une conférence du Congrès juif européen dans la matinée, à Cracovie (sud), distant d'une cinquantaine de kilomètres. Un discours du président américain Barack Obama devait être diffusé mercredi par vidéo à cette occasion.

"L'Holocauste est la tragédie qui unit l'Europe", a déclaré le dirigeant du Congrès juif européen Moshe Kantor à Cracovie la veille des cérémonies.

Une centaine à peine d'anciens prisonniers de plusieurs pays se sont déplacés. Il y a cinq ans, ils étaient plus de deux mille.

Le chef du gouvernement israélien Benjamin Netanyahu, arrivé en Pologne dès mardi, prononcera un discours lors des cérémonies, de même que son homologue polonais Donald Tusk et le président Lech Kaczynski.

Le président russe Dmitri Medvedev a été invité mais a décliné, en invoquant "d'autres obligations", selon la présidence polonaise. Le ministre russe de l'Education Andreï Foursenko le représentera.

Deux anciens détenus parleront: l'historien juif polonais Marian Turski et le Polonais non-juif Wladyslaw Bartoszewski, ex-ministre des Affaires étrangères.

Le grand rabbin de Tel Aviv, Israel Meir Lau né en Pologne et orphelin survivant des camps nazis, récitera le kaddish, la prière juives aux morts.

La veille à Varsovie, M. Netanyahu a rendu hommage aux victimes et à ceux qui ont risqué leur vie pour sauver des Juifs. "Nous rencontrons à la fois le mal le plus absolu et le plus grand courage de toute l'histoire de l'humanité", a déclaré M. Netanyahu.

"Ce n'est pas une rencontre facile mais elle nous donne espoir et nous guide pour l'avenir. Dieu venge les victimes", a déclaré le dirigeant israélien qui était accompagné de son épouse Sara, dont le père avait perdu toute sa famille. Les nazis ont exterminé environ six millions de Juifs d'Europe.

Le camp fut ouvert en juin 1940 près de la ville d'Oswiecim, renommée Auschwitz par les Allemands, pour y enfermer des prisonniers politiques polonais, dix mois après l'invasion de la Pologne.

Il a ensuite été étendu au site de Birkenau distant de 3 km et consacré à partir de 1942 essentiellement à l'extermination des Juifs d'Europe.

En plus des victimes juives, entre 70.000 et 75.000 Polonais non juifs y sont morts, ainsi que 21.000 Roms, 15.000 prisonniers de guerre soviétiques et 10.000 à 15.000 autres prisonniers, dont des résistants, selon les données du musée d'Auschwitz-Birkenau.

Le 27 janvier, des troupes de l'Armée rouge découvrent le camp en avançant vers l'Ouest. Il n'y reste que 7.000 survivants. Les forces allemandes face à l'avancée soviétique ont dès le 17 janvier poussé les prisonniers dans une marche forcée vers l'Ouest qui sera appelée Marche de la mort.

Shoah : les propos de l'évêque polonais condamnés

eve.jpgArticle paru dans "Nouvelobs"

Des dirigeants juifs de Pologne et de plusieurs pays ont dénoncé les déclarations de Tadeusz Pieronek sur la Shoah.

Les déclarations de monseigneur Tadeusz Pieronek sur le site Pontifex.roma.it, lundi 25 janvier, ont déclenché des réactions outrées, particulièrement de la part des institutions juives. L'évêque polonais à la retraite aurait déclaré au site catholique traditionaliste italien que "la Shoah en tant que telle était une invention juive".

Des propos "ignobles"

Le Conseil Représentatif des Institutions juives de France (CRIF) a notamment publié un communiqué dans lequel il dénonce les propos "ignobles" de l'évêque polonais sur la Shoah.
Le CRIF rappelle que cette déclaration scandaleuse a été prononcée quelques jours après les propos réitérés par Mgr Richard Williamson.
Il y a un an, Mgr Williamson, un évêque de la fraternité Saint-Pie X avait provoqué un tollé en déclarant : "Je crois que les chambres à gaz n'ont pas existé". Dans une vidéo postée le 14 janvier 2009, il affirmait, à propos de son procès en Allemagne pour "incitation à la haine raciale" : "[C'est de l'] excitation raciale, parce que j'ai mis en question les 6 millions de juifs gazés, et le mettre en question c'est un crime selon le droit allemand, donc ils m'attaquent". En effet, s’il a présenté publiquement ses excuses pour le scandale provoqué il y a un an, Mgr Richard Williamson n’a en effet pas voulu revenir sur le fond de ses propos.
Malgré tout, le CRIF affirme soutenir le dialogue judéo-catholique, car, explique le communiqué, les positions de Mgr Pieronek et de Mgr Williamson sont très minoritaires.

Scandaleux et "grotesques"

Leone Passerman, ex-président de la communauté juive de Rome qui figurait parmi ceux qui ont accueilli le pape Benoît XVI à la synagogue de Rome le 17 janvier, s'est dit "totalement scandalisé par ces commentaires, tout particulièrement s'ils émanent d'un membre de la hiérarchie ecclésiastique".
Aux Etats-Unis, le Rassemblement des survivants de l'Holocauste et de leurs descendants a jugé les propos de Pieronek "grotesques".
Piotr Kadlcik, président de la communauté juive de Pologne qui était la plus importante d'Europe avant la Seconde Guerre mondiale, a exprimé l'espoir que cette nouvelle controverse ne porte pas préjudice aux commémorations prochaines de la Shoah.
En effet, ces propos ont été tenus alors que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est arrivé lundi soir 25 janvier en Pologne où il participera mercredi aux cérémonies du 65e anniversaire de la libération de l'ancien camp d'extermination nazi d'Auschwitz-Birkenau.

Une nouvelle polémique

La presse a également réagi face à cette nouvelle polémique. Le site internet de l'EJP (European Jewish Press) a ainsi commenté la position de l'évêque polonais et rappelé que ces déclarations intervenaient alors que les relations entre l'Eglise catholique et les communautés juives ont récemment connu des tensions, après la décision du pape Benoît XVI de faire avancer le processus de béatification de Pie XII, pape critiqué pour son silence face à la Shoah.
The Jerusalem Post a également critiqué les propos de Tadeusz Pieronek en expliquant qu'il "avait allégué que les Juifs aujourd'hui servent de l'Holocauste comme 'une arme de propagande, servant à obtenir des avantages qui sont souvent injustifiées'". Le journal explique que malgré tout "Pieronek nie avec véhémence que ses paroles découle de l'antisémitisme".
La presse polonaise est restée plutôt silencieuse à ce sujet. Le quotidien polonais Rzeczpospolita est un des rares à être revenus sur le sujet dans son édition du 26 janvier. Cependant, les positions tenues sont moins radicalement critiques vis à vis de Tadeusz Pieronek, soulignant notamment que le responsable catholique a nié par la suite avoir tenu certains des propos que le site internet italien lui attribue.

Des propos exagérés ?

En effet, Pieronek, ancien secrétaire de la conférence épiscopale polonaise, est intervenu, lundi 25 janvier, à la télévision polonaise pour dire qu'on avait manipulé ses propos. Il a nié en particulier avoir prononcé la  phrase "l'Holocauste en tant que tel est une invention juive".
Il a également dit ne pas avoir "autorisé" la publication de l'interview, qui reste en partie consultable sur le site.
"Il est indéniable que le plus grand nombre des morts dans les camps de concentration étaient des Juifs, mais il y a aussi sur la liste des tziganes polonais, des Italiens et des catholiques", dit-il dans l'interview.
Alors, Bruno Volpe, le journaliste qui a réalisé l'interview a-t-il vraiment extrapolé ses propos ou l'évêque se sent-il contraint de faire marche arrière ?
A ce sujet, Piotr Kadlcik explique que "cela a provoqué des commentaires très durs des deux parties et cela montre à quel point le dialogue entre les deux religions est fragile, ce qui est vraiment préoccupant".

Auschwitz: Obama appelle à "résister contre l'antisémitisme et l'ignorance"

barak_obama.jpgLe président américain Barack Obama a appelé mercredi à "résister contre l'antisémitisme et l'ignorance", dans un message diffusé à Cracovie (sud) pour le 65e anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz installé par l'Allemagne nazie en Pologne occupée.

Les générations actuelles doivent "résister contre l'antisémitisme et l'ignorance sous toutes ses formes, refuser de devenir des témoins du mal à chaque fois qu'il montre son visage hideux, où que ce soit", a déclaré M. Obama.

"Nous avons le devoir sacré de nous souvenir de la cruauté qui a régné ici", a-t-il dit dans ce message vidéo diffusé devant quelque 700 participants à une conférence organisée par le Congrès juif européen à Cracovie, avant les cérémonies marquant l'anniversaire de la libération du camp.

"Nous avons le devoir sacré de nous souvenir de la façon de penser déviée qui a conduit à cela, de la façon dont un grand pays de culture et de science a succombé aux pires instincts de l'homme et a rationalisé l'assassinat de masse", a-t-il également dit, en référence à l'Allemagne de la fin des années 1930.

Des survivants du camp nazi d'Auschwitz-Birkenau, libéré il y a 65 ans, se recueillent mercredi au côté d'anciens soldats de l'Armée rouge et de personnalités comme le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu en souvenir des victimes.

Le camp fut ouvert en juin 1940 près de la ville d'Oswiecim, renommée Auschwitz par les Allemands, pour y enfermer des prisonniers politiques polonais puis fut consacré, à partir de 1942, essentiellement à l'extermination des Juifs d'Europe.

Le 27 janvier, des troupes de l'Armée rouge découvrent ce camp en avançant vers l'Ouest. Il n'y reste que 7.000 survivants. En 2005, l'ONU a déclaré ce jour Journée internationale du souvenir des victimes de l'Holocauste.