Yves Benjamin ATTALI

Né le 8 juin 1957 à Paris
Études secondaires en internat à l'école Maïmonide de Boulogne sur seine.
Aliyah en 1976, terminale au lycée français de Jérusalem.
Service militaire dans le génie combattant.
Marié avec une Israélienne, Hanna, père de 4 enfants (2 filles et 2 garçons). Habitons à Kfar Tavor en basse Galilée.
Licence en sociologie et ressources humaines de l'université de Bar-Ilan.
Amoureux des langues, considéré comme le plus Israélien des francophones de ma promotion.
J'ai collaboré pour la première fois avec Alliance en 1997. Aujourd'hui j'ai renoué avec le magazine juif qui est incontestablement le meilleur sur Web.

Les articles de Yves Benjamin ATTALI

Israël: décès du diplomate David Kimche

David Kimche, ex-numéro deux du Mossad, reconverti dans la diplomatie et connu pour son expertise sur le monde du renseignement, est décédé à l'âge de 82 ans, a annoncé aujourd'hui sa famille.

Auteur de nombreux articles et livres sur le conflit israélo-arabe, il prônait ces dernières années un compromis avec les Palestiniens.
Né en Grande-Bretagne, Kimche avait immigré en Israël en 1948 et combattu dans les rangs de l'armée lors de la première guerre israélo-arabe.

Correspondant en France du quotidien anglophone The Jerusalem Post, il était entré au Mossad en 1953, où il s'était notamment occupé des contacts avec le Maroc.
Chef-adjoint du Mossad entre 1976 et 1980, il avait noué des contacts étroits avec des formations chrétiennes au Liban, mais il avait quitté le Mossad en raison de divergences sur les questions libanaises.

Il avait été directeur général du ministère des Affaires étrangères de 1980 à 1986.
Après sa retraite, Kimche a oeuvré pour un règlement de paix avec les Palestiniens, signant "l'Initiative de Genève" (2003) en faveur d'un retrait israélien des territoires occupés et la création d'un Etat palestinien aux côtés d'Israël.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lui a rendu hommage dans un communiqué.

L'OLP entérine les contacts indirects, Mitchell voit Netanyahu

mitchel.jpegLe comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine a avalisé dimanche des pourparlers indirects avec Israël, au moment où l'émissaire américain George Mitchell rencontrait le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu en vue d'en donner le coup d'envoi.

Réunie à Ramallah, siège de l'Autorité palestinienne, la direction de l'OLP a estimé que les pourparlers dits "de proximité" avec Israël via l'émissaire du président Barack Obama devaient être centrés sur les questions de "sécurité" et les frontières de la future Palestine indépendante.

"La direction palestinienne a décidé de donner à la proposition américaine une chance, à condition que ces pourparlers soient centrés sur les deux sujets des frontières et de la sécurité", dit-elle dans un communiqué.

Abbas, qui refuse de reprendre les négociations directes suspendues depuis 15 mois tant qu'Israël ne gèle pas totalement ses activités de colonisation, a accepté la semaine dernière l'idée de pourparlers indirects après avoir reçu un feu vert limité dans le temps à quatre mois de ses alliés de la Ligue arabe.

L'OLP VEUT UN ACCORD SUR LES FRONTIÈRES

Avant le comité exécutif de l'OLP, dimanche, le comité central du Fatah, le mouvement d'Abbas, avait approuvé samedi cette décision, dont Israël s'est félicité, en assurant que les Palestiniens pourraient soulever toutes les questions qu'ils veulent.

Mitchell, qui a tenté en vain au cours de l'année écoulée de relancer le processus de paix, a rencontré dimanche Netanyahu durant plus de deux heures à Jérusalem et le reverra lundi avant d'aller s'entretenir à Ramallah avec Abbas.

Dans les deux camps, on pense que Mitchell obtiendra, lors de sa tournée actuelle, un accord sur le "format" des pourparlers de proximité, qui pourraient débuter sous son égide très bientôt à Washington ou dans une capitale extérieure.

"S'il y a un désir d'aller à des négociations de part et d'autre d'un couloir, alors je crois que le plus vite sera le mieux", a dit Netanyahu avant de rencontrer Mitchell.

Mais pour que les négociations se poursuivent au-delà des quatre mois fixés par la Ligue arabe, a prévenu le comité exécutif de l'OLP, elles doivent aboutir à un accord "sur les frontières de 1967 comme base des deux Etats" (Palestine et Israël).

Le comité exécutif exige une nouvelle fois qu'Israël cesse toute nouvelle construction dans les colonies de Cisjordanie et à Jérusalem-Est avant que puissent reprendre d'éventuelles négociations directes avec l'Etat juif.

Mitchell a exprimé l'espoir de favoriser un "processus crédible, sérieux et constructif" menant à un accord global, mais nombre d'observateurs doutent que la méthode des pourparlers indirects réussira là où des négociations directes ont échoué depuis tant d'années.

Jérusalem-est : Netanyahu salué

netanyahu-benjamin.jpgLes Etats-Unis "apprécient" l'intervention du premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui a appelé le maire de Jérusalem à reporter un projet de parc archéologique dans un quartier arabe. "Nous avons noté que le premier ministre Netanyahu avait demandé au maire de poursuivre la discussion avec les habitants avant de poursuivre le projet, et nous apprécions cette intervention", a déclaré Philip Crowley.

La mairie israélienne de Jérusalem va dévoiler un projet controversé de parc archéologique dans le quartier arabe de Silwan, dans la partie orientale de la ville, qui menace de détruire des dizaines de maisons palestiniennes. M. Netanyahu lui a demandé de prendre plus de temps afin de parvenir à un accord avec les résidents.

Washington continue de demander aux parties de "s'abstenir d'actions unilatérales qui, que cela soit intentionnel ou pas, affaiblissent la confiance et les efforts pour relancer les négociations", a redit M. Crowley. La diplomatie américaine avait qualifié hier de "contre-productif" un projet de construction de 600 logements dans un quartier de colonisation juive à Jérusalem-Est.

La veuve de Moshé Dayan dénonce la barrière israélienne en Cisjordanie

MosheDayan.jpgLa veuve du général Moshé Dayan, une des grandes figures militaires de l'histoire d'Israël, a dénoncé dimanche la barrière de sécurité israélienne érigée en Cisjordanie, exprimant son pessimisme quant aux chances de paix avec les Palestiniens.

"Quand je me rends dans les Territoires (occupés), je ne me fatigue même plus à leur instiller (aux Palestiniens) de l'espoir. Par politesse, je leur dis que j'espère un changement, mais la dégradation (de leur situation) est épouvantable", explique Ruth Dayan dans une interview publiée sur le site internet du quotidien de gauche Haaretz.

"La barrière en particulier. C'est quelque chose que je ne peux pas tolérer", assure Mme Dayan.

Présentée par Israël comme une "clôture antiterroriste", cette barrière, qui doit s'étendre à terme sur plus de 650 km, est qualifiée de "mur de l'apartheid" par les Palestiniens. Elle empiète sur la Cisjordanie et rend problématique la création d'un Etat palestinien viable.

"Je suis à un âge où je ne parle même plus de paix. Nous ne savons pas comment faire la paix. Nous allons de guerre en guerre, et cela ne prendra jamais fin", poursuit Mme Dayan, âgée de 93 ans, laissant entendre que l'idéal sioniste a échoué.

Mme Dayan, impliquée dans le rapprochement israélo-palestinien, raconte que l'ancien chef palestinien Yasser Arafat "admirait" son mari, ajoutant que ce dernier avait adopté "une attitude positive envers les Arabes, même après la Guerre des Six Jours" de juin 1967.

"Il (Dayan) voyageait seul à Naplouse (nord de la Cisjordanie), il aimait bien être avec eux (les Palestiniens). Il entretenait un dialogue avec eux. Aujourd'hui, qui leur parle ? Pour le gouvernement actuel (de Benjamin Netanyhahu), la paix n'est qu'un vain mot", déplore-t-elle.

Né en 1915 en Palestine ottomane, Moshé Dayan était ministre de la Défense travailliste lors de la Guerre des Six Jours qui allait voir Israël s'emparer de la Cisjordanie, de la bande de Gaza, de Jérusalem-Est et du Golan syrien.

Le célèbre général borgne -- il perdit l'oeil gauche durant la Seconde Guerre mondiale-- fut nommé aux Affaires étrangères en 1977 et négocia la paix avec l'Egypte d'Anouar el-Sadate en 1979, avant de mourir en 1981.

Nouveaux heurts à Hébron

Intifada_pics_809.jpgDe nouveaux heurts ont opposé aujourd'hui des jeunes Palestiniens à des soldats israéliens à Hébron en Cisjordanie, après le projet controversé d'Israël d'inscrire à son patrimoine un lieu saint de cette ville à la fois vénéré par les juifs et les musulmans.

Une centaine de manifestants ont lancé des pierres vers les soldats qui ont répliqué à coups de gaz lacrymogènes et de tirs de balles en caoutchouc près du lieu saint, le Caveau des Patriarches. Quatre protestataires ont été arrêtés.

Une porte-parole de l'armée a indiqué que "des manifestations illégales se sont déroulées dans plusieurs quartiers de Hébron. Les manifestants ont brûlé des pneus et lancé des bouteilles incendiaires et des pierres vers les forces de l'ordre israéliennes qui se sont efforcées de les disperser".

La tension à Hébron, dans le sud du territoire palestinien occupé, est d'autant plus vive que jeudi marque le 16e anniversaire du massacre de 29 Palestiniens dans une salle de prière du Caveau des Patriarches -Mosquée d'Ibrahim pour l'islam- par un colon israélien le 25 février 1994.

Des affrontements sporadiques, qui n'ont pas fait de blessé, ont lieu à Hébron depuis l'annonce dimanche par le Premier ministre Benjamin Netanyahu de son intention d'ajouter le Caveau des Patriarches et le Tombeau de Rachel, situé à Bethléem, à la liste des sites historiques d'Israël.

Le Tombeau de Rachel, où selon la tradition est enterrée la matriarche biblique Rachel, est aussi vénéré par les juifs et les musulmans. L'annonce israélienne a été dénoncée par l'Autorité palestinienne et le mouvement islamiste Hamas à Gaza, ce dernier appelant les Palestiniens à "se soulever" pour "défendre" ces lieux.

Heurts à Hébron à propos du Tombeau des patriarches

hebron-tombeau-des-patriarche.jpgHEBRON, La décision d'Israël d'inclure le Tombeau des patriarches parmi les sites juifs à restaurer a provoqué lundi des manifestations de colère de centaines d'habitants arabes de Hébron.

Les manifestants s'en sont pris aux soldats israéliens en leur lançant des pierres. Ceux-ci ont riposté à coups de gaz lacrymogènes et les forces de sécurité palestiniennes ont dû se déployer pour disperser la foule.

Sous la pression de ministres ultranationalistes de sa coalition, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a inscrit dimanche le Tombeau des patriarches de Hébron et la Tombe de Rachel, entre Bethléem et Jérusalem, sur une liste de 150 sites archéologiques juifs et sionistes à réhabiliter.

Ces deux sites ont été conquis lors de la guerre de 1967 et, en prenant cette décision, le chef du gouvernement a "mis le feu aux poudres", a déclaré le maire de Hébron, Khaled Esseleh, qui a toutefois exprimé l'espoir qu'il n'y aurait pas d'autres violences.

Le Tombeau des patriarches, que les musulmans appellent la mosquée d'Ibrahim (Abraham), abrite, selon la tradition, les dépouilles de figures bibliques communes aux deux religions que sont Abraham, Isaac, Jacob, Sarah, Rebecca et Leah.

Mme Netanyahu et son ex-femme de ménage concluent un accord à l'amiable

sarahne.jpgJERUSALEM— L'épouse du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a conclu un accord à l'amiable avec son ancienne femme de ménage, qui la poursuivait en justice pour harcèlement moral, a indiqué lundi la première chaîne publique de la télévision israélienne.

Aux termes de ce compromis, Mme Sarah Netanyahu a accepté de verser à son ex-employée, Lilian Peretz, la somme de 20.000 shekels (environ 4.000 euros) pour clore le dossier, a précisé la télévision.

Mme Peretz, 44 ans, chargée de l'entretien de la résidence secondaire du couple Netanyahu à Césarée (nord de Tel-Aviv) de 2004 à 2009, reprochait à l'épouse du Premier ministre de l'avoir humiliée.

Dans sa plainte déposée en janvier, l'ancienne domestique accusait notamment Mme Netanyahu de la "submerger de tâches impossibles, de la tyranniser, de lui crier dessus (...), d'insulter sa féminité jusqu'à son effondrement mental et physique".

L'épouse du Premier ministre a démenti ces accusations et affirmé avoir traité son ancienne domestique "avec amour et chaleur" durant les six ans où elle l'avait employée.

Cette affaire a fait les gros titres de Yédiot Aharonot et Maariv, deux des principaux quotidiens d'Israël.

Israël demande un embargo immédiat sur le pétrole iranien

carte-israel.gifLe Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu demande qu'un embargo sur le secteur pétrolier iranien soit mis en place immédiatement, au besoin sans l'aval du Conseil de sécurité de l'Onu.

Le programme iranien d'enrichissement d'uranium, qui défie plusieurs résolutions de l'Onu, pousse les grandes puissances à envisager une nouvelle série de sanctions.

Israël soutient le processus de négociations engagé avec Téhéran, mais n'a jamais écarté l'option d'une frappe militaire contre les installations nucléaires iraniennes en cas d'échec de la diplomatie.

Devant un groupe de représentants d'organisations juives de différents pays, Netanyahu a estimé que si la communauté internationale n'était "pas résolue à arrêter l'Iran, alors nous n'avons pas besoin de sanctions adoucies, modérées, mais de sanctions efficaces, cinglantes, qui limiteront les importations et exportations d'hydrocarbures en Iran".

"Si le Conseil de sécurité ne peut s'accorder là-dessus, alors il faudra le faire en dehors du Conseil de sécurité, et immédiatement", a-t-il ajouté.

L'Iran est le cinquième producteur mondial de pétrole, mais doit importer 40% de son essence, ne disposant pas de suffisamment de raffineries.

VISER LE SECTEUR PÉTROLIER ?

De nombreux diplomates occidentaux estiment que la Chine, ainsi que la Russie, utiliseraient leur droit de veto au Conseil de sécurité pour s'opposer à des sanctions visant le secteur de l'énergie en Iran.

Les sanctions actuellement envisagées se concentrent sur le corps des gardiens de la Révolution.

Le porte-parole de Netanyahu, Mark Regev, a souligné qu'Israël préférait une solution passant par le Conseil de sécurité, mais a estimé que le soutien international à des sanctions sur le pétrole était suffisant pour en décider en dehors de l'Onu.

"Si les Etats-Unis, l'Europe et d'autres pays dans le même état d'esprit agissent de concert, ils peuvent réussir à envoyer le message voulu et forcer le régime de Téhéran à reconsidérer son programme d'armement nucléaire", a déclaré Regev.

L'Iran assure que ses travaux dans le domaine nucléaire ne visent qu'à assurer son indépendance énergétique.

Les discours anti-israéliens des autorités iraniennes ainsi que la menace que l'Etat juif laisse planer sur une possible frappe militaire contre les installations nucléaires de la République islamique font craindre un nouveau conflit régional.

Netanyahu n'a fait aucune référence dans son discours à l'éventualité d'une intervention armée d'Israël, qu'on suppose être la seule puissance nucléaire du Proche et Moyen-Orient.

Benjamin Netanyahu prônera en Russie des sanctions contre l'Iran

netanyahu-benjamin.jpgBenjamin Netanyahu doit rencontrer lundi à Moscou le président russe Dmitri Medvedev et entend plaider à cette occasion pour des sanctions aggravées contre l'Iran, qui accélère son programme nucléaire.
"Nous aborderons un certain nombre de questions, d'abord et surtout la question iranienne", a déclaré le Premier ministre israélien dimanche lors du conseil des ministres hebdomadaire. Il devait partir pour la Russie dans la journée.

"Israël a la conviction qu'il faut exercer de fortes pressions sur l'Iran - avant tout des sanctions très sévères, ce que la secrétaire d'Etat américaine qualifie de 'sanctions paralysantes'", a ajouté Netanyahu.

En annonçant cette semaine qu'il entreprenait d'enrichir de l'uranium à 20% afin de produire du combustible nucléaire, l'Iran a renforcé les soupçons des pays occidentaux qui l'accusent de vouloir se doter de l'arme atomique.

Etats-Unis, Grande-Bretagne, France et Allemagne envisagent de faire adopter une quatrième série de sanctions au Conseil de sécurité de l'Onu pour amener l'Iran à limiter son programme nucléaire civil.

La Russie a laissé entendre qu'elle ne s'opposerait pas à ce que de nouvelles mesures soient imposées à Téhéran pour non-respect de cinq résolutions du Conseil de sécurité exigeant l'arrêt de ses activités d'enrichissement d'uranium, mais les diplomates notent que la Chine a une position moins claire.

LISTE NOIRE

Israël, que l'on croit en possession de l'unique arsenal atomique du Proche-Orient, considère qu'un Iran doté d'armes nucléaires menacerait l'existence même de l'Etat juif.

Selon des responsables occidentaux participant aux négociations "à six" sur le nucléaire iranien, la Russie perd patience devant les changements de position de la République islamique et serait favorable à de nouvelles sanctions, mais elle pourrait s'opposer à des mesures à ses yeux trop dures qui frapperaient par exemple le secteur énergétique iranien.

On envisage notamment d'inscrire sur liste noire la banque centrale et d'autres grandes institutions bancaires iraniennes, d'interdire les déplacements à l'étranger d'un plus grand nombre d'Iraniens, d'élargir un gel des avoirs à d'autres entreprises du pays et d'interdire les livraisons d'armes à l'Iran.

Netanyahu a dit qu'Israël souhaitait aussi que la Russie contribue à accélérer les efforts encadrés par Washington pour relancer les pourparlers de paix avec les Palestiniens, suspendus depuis 2008. Le dirigeant israélien assure être prêt à reprendre des discussions sans les assortir de conditions.

Le président palestinien Mahmoud Abbas insiste pour que la politique de colonisation israélienne en Cisjordanie et à Jérusalem-Est s'arrête totalement avant toute reprise des négociations. Il a rejeté en le déclarant insuffisant un gel des constructions de dix mois ordonné par Israël en novembre.

Netanyahu s'est rendu pour la dernière fois en Russie en septembre, pour une visite secrète d'un jour qu'Israël avait confirmée après sa révélation à des médias. Des organes de presse israéliens avaient rapporté qu'il avait pris secrètement un vol pour Moscou afin d'y exprimer sa préoccupation au sujet de la vente possible de missiles antiaériens russes à l'Iran.

Al-Jazira diffuse une vidéo du cadre du Hamas assassiné à Dubaï

La chaîne satellitaire al-Jazira a diffusé dimanche une vidéo dans laquelle le cadre du Hamas, assassiné récemment à Dubaï, relate son rôle dans l'enlèvement et la liquidation de deux militaires israéliens pendant la première intifada.

La chaîne n'a pas donné de précision sur la date ou le lieu du tournage de cette vidéo dans laquelle Mahmoud al-Mabhouh, mort le 20 janvier dans un hôtel de Dubaï, apparaît le visage masqué.

Il raconte comment, au cours de la première intifada (décembre 1987-1993), il avait "planifié de tuer" des militaires israéliens dans la bande de Gaza.

Al-Mabhouh donne des détails sur la première opération, le 15 février 1989, précisant qu'il s'était déguisé en juif religieux ainsi que d'autres de ses camarades pour enlever le soldat Avi Sasportas, qui a ensuite été abattu à bout portant et enterré dans la bande de Gaza.

Le deuxième soldat, Ilan Saadon, a été enlevé le 3 mai 1989 alors qu'il faisait de l'auto-stop au sud de Tel-Aviv et conduit en voiture vers la bande de Gaza où il a été également tué.

Le corps de Sasportas a été retrouvé en avril 1989 alors que celui de Saadon n'a été retrouvé que sept ans plus tard.

Le cadre du Hamas indique qu'il a été arrêté et torturé à plusieurs reprises à partir de 1987 pour son rôle dans l'Intifada et dans l'acheminement d'armes vers la bande de Gaza.

Il affirme avoir été victime d'au moins trois tentatives d'assassinat, mais déclare qu'il avait "le flair" pour échapper à ses assaillants, et qu'on l'appelait "le renard" pour cela.

"Je suis toujours sur mes gardes, mais Dieu seul décide de la durée de notre vie. J'ai choisi un chemin dont je connais le prix, et je serais honoré d'être un martyr", dit encore le cadre du mouvement islamiste palestinien.

Le Hamas a accusé Israël d'avoir assassiné Mahmoud Al-Mabhouh, 50 ans, l'un des fondateurs de sa branche armée. Le chef de la police de Dubaï a affirmé qu'il lancerait un mandat d'arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu si le Mossad était responsable de l'assassinat.