Shalit : un accord avec le Hamas est incertain

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SHALIT0.jpgArticle paru dans "Nouvelobs"

Il "n'est pas du tout certain" qu'il y ait un accord avec le mouvement islamiste pour échanger des prisonniers palestiniens contre le soldat israélien Gilad Shalit, affirme le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé, dimanche 27 décembre, qu'il n'y avait pas encore d'accord avec le Hamas sur la libération du soldat israélien Gilad Shalit, et qu'il n'était "pas du tout certain" qu'il y en aurait un.
"Pour le moment, il n'y a pas d'accord et il n'est pas du tout certain à mes yeux qu'il y en aura un", a indiqué Benjamin Netanyahu, cité par un haut responsable avant la réunion hebdomadaire du conseil des ministres.
"Si nous recevons une véritable proposition, je la présenterai devant le gouvernement, mais nous n'en sommes pas encore là et je ne sais pas si nous allons y arriver", a-t-il ajouté.

Négociations indirectes

Benjamin Netanyahu a fait cette déclaration après avoir annoncé qu'il se rendrait en Egypte mardi, au moment où les négociations indirectes sur un échange de prisonniers avec le Hamas traversent une phase cruciale.
"J'ai l'intention de me rendre en Egypte mardi pour y rencontrer le président Hosni Moubarak", a-t-il annoncé aux journalistes.
Cette visite fera suite à celle en Israël, la semaine dernière, du chef des renseignements égyptiens, le général Omar Souleimane.
Lors de son bref séjour, le général Souleimane avait discuté avec les dirigeants israéliens d'un éventuel échange de près de 1.000 prisonniers palestiniens contre Gilad Shalit.
Israël et le Hamas mènent des négociations indirectes, parrainées par l'Egypte avec l'aide d'un médiateur allemand, en vue de la libération du jeune tankiste israélien.
Le gouvernement israélien a apparemment accepté la semaine dernière le principe de l'élargissement de centaines de détenus palestiniens contre le soldat, mais il s'oppose au retour en Cisjordanie d'un certain nombre d'entre eux, condamnés pour des attentats anti-israéliens particulièrement meurtriers.
Le Hamas a rejeté à ce stade ces conditions en accusant le gouvernement israélien d'"entraver" l'accord tout en assurant "n'avoir pas fermé la porte à des négociations".

Le colon juif assassiné par un commando palestinien

Benjamin Netanyahu a par ailleurs souligné dimanche que le récent assassinat d'un colon juif par un commando palestinien près de Naplouse justifiait les craintes que l'élargissement de détenus palestiniens conduise à de nouveaux attentats après deux années de calme relatif en Cisjordanie.
L'armée israélienne a tué samedi à Naplouse trois activistes palestiniens qu'elle accuse d'avoir assassiné le colon israélien, dont un qui était sorti de prison.

"La crainte que des terroristes puissent reprendre leurs activités est un élément-clé dans les négociations sur Gilad Shalit. La sécurité de nos concitoyens, en particulier ceux de Judée-Samarie (nom biblique de la Cisjordanie), est cruciale", a insisté le Premier ministre israélien.
Le sergent Shalit, 23 ans, qui a également la nationalité française, a été capturé le 25 juin 2006 à la lisière de la bande de Gaza par un commando palestinien. Il est détenu depuis par le Hamas.

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