C’est une société hétérogène où des processus de meltingpot ont vu le jour, aux vues des mariages intercommunautés qui se font de plus en plus nombreux.
Bien que les divergences identitaires se maintiennent, la convergence culturelle l'emporte donc, même chez les non-juifs. L’affirmation d’une identité israélienne se trouve même renforcée en temps de guerre.
Plus de 70% de la population juive est aujourd’hui des sabras (nés en Israël), et plus de la moitié d’entre eux est au moins de la deuxième génération d’Israéliens. 35% de la population actuelle est née depuis 1948. Notons également qu’en 1948, il y avait seulement une ville de plus de 100.000 habitants : Tel-Aviv.
Mais s’agit-il alors d’écarter toute notion de dualité, car Manitou lui -même voit la confrontation entre Athènes et Jérusalem « au niveau des problèmes de l’esprit, au niveau des problèmes de la vie intérieure», la pensée occidentale étant elle-même déjà depuis longtemps à la recherche de sciences humaines cohérentes.
Les nations ont-elle les Juifs qu'elles méritent?
Il y a actuellement en Israël 3 groupes dans la population ; sur 8 millions 388 500 Israéliens :
1 644 100 chrétiens et musulmans. Les 6 millions de Juifs se répartissent actuellement en groupes à peu près égaux ; le premier est celui de ceux originaires d'Europe et d'Amérique, le deuxième groupe originaires d'Afrique et d'Asie.
La politique de libre immigration a donné un parfait équilibre entre les Juifs venus d'Occident et les Juifs venus d'Orient. En fait, maintenant une grande partie des jeunes juifs sont nés dans le pays et on observe une certaine fusion des deux populations juives orient/occident.
Pour être concret, le professeur Leviathan affirmait dans les années 60, que les immigrants d’origine orientale faisaient de plus fortes dépenses pour l’habillement que les immigrants européens qui dépensaient plus pour l’enseignement et les activités culturelles.
On aurait pu croire que plus la durée de résidence en Israël augmente, plus l’écart entre ses communautés s'accroîtrait ; ce qui aurait des conséquences sociales importantes.
Paradoxalement, on observe que l'amélioration des conditions de scolarité des migrants orientaux s’est faite plus rapidement que celle de leurs compatriotes occidentaux.
Néanmoins le fossé au niveau de l’instruction reste important, les inégalités s’observent dans plusieurs domaines : inégalité d’accès à l’emploi et stratification selon l’origine culturelle, chances d’accès à la propriété.